vendredi 15 juillet 2011

Je suis VIVAAAANNNT! - Fantasia 2011

Après près d'un an de silence clavier, je ravive au défibrillateur virtuel ce blogue dont je reconsidère la survie mois après mois. Mais, comme vous le savez lecteur et lectrice (attention, le singulier n'est pas pour la forme intime, mais pour le nombre réel de lecteur), on est en juillet, et c'est le festival FanTasia qui commence ! Comment passer à côté !

FanTasia 2011, ou comment avoir l’embarras du choix

Cette année, plus de 300 films étalés sur 25 jours sont offerts aux cinéphiles de tous genres. Et pour cette 15e édition, FanTasia explose : la presse s'emballe, les partenariats pleuvent (dont un avec iTunes), projections extérieures, pluie de courts, nouveautés (même la billetterie physique a changé de place, c'est tout dire). Bref, voici quelques réflexions de ma part sur l'édition 2011 et quelques titres à ne pas rater (dont plusieurs que je verrai et que je commenterai ici, comme je l'ai fait les années précédentes).

Les Américains nous envahissent, Moscou se retire

L'une des premières constatations que j'ai faite lorsque la programmation est sortie est le nombre effarant de films de nos voisins du Sud. Alors qu'on en comptait que quelques-uns les années précédentes, voilà qu'on a l'impression que plus du tiers de la programmation de cette année est occupée par nos amis les Américains. Prenez par exemple les titres des films d'ouverture et de fermeture du Festival : Red State que Kevin Smith traine de festival en festival, et Don't Be Afraid of the Dark, du grand Guillermo del Toro (qui sera présent lors de la projection). Deux grosses pointures, tout de même, et un coup superbe de la part des programmeurs. - Notez que les séances sont à guichets fermés.

On dénote certains disparus. La Russie ne semble pas s'afficher outre mesure cette année, et les animations font relativement pâle figure : mis à part une vingtaine de courts présentés lors de Au-delà de l'animation, ou la compilation Celluloid Experiments 2011, l'Argentin El Sol, à mi-chemin esthétique entre South Park et Beavis, un pseudo Speed Racer (Redline dont les traits rappellent un peu Aeon Flux), le seul réel intérêt réside en Legend of the Millenium Dragon (des Studio Pierrot -- Naruto). Sinon, l'adaptation de Gantz (volet 1 et volet 2), ou de Karate-Robo Zaborgar restent une solution de rechange. On a plutôt hâte au 3e volet de Evangelion...

Plusieurs classiques seront à l'honneur. Notons, entre autres, le film belgo/franco/allemand Les lèvres rouges, tourné en anglais mais avec la sublime Danielle Ouimet, la présentation très spéciale du Fantôme de l'opéra de 1925, musique de Gabriel Thibaudeau (celui qui était de la partie, l'an dernier, pour Metropolis), Battle Royale, ce classique pour ados violents, Gina, de Denys Arcand, et le film qui, je l'avoue, a ouvert en moi les tout premiers fantasmes sombres grâce à sa pochette révélatrice quand je me perdais au club vidéo, Ilsa, la louve des SS.

Notons aussi quelques documentaires qui risquent d'attirer l'attention, dont Art/Crime, de Frédérick Maheux sur la polémique entourant l'enquête de la SQ qui visait Rémy Couture, un spécialiste des effets spéciaux qui aurait posté en ligne un vidéo plutôt gore et trop réaliste pour certains, Jean Rollin le rêveur égaré de Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser et Last Days Here, de Don Argott et Demian Fenton, un regard cru mais stupéfiant sur Bobby Liebling, du groupe Pentagram et pionnier du heavy metal.

Un volet bien particulier est assez rigolo : Mon premier Fantasia. On accueille donc les petits cinéphiles à voir des courts entre 1 et 16 minutes, dont Simon's Cat. Une manière de fidéliser un futur auditoire? Je salue tout de même l'initiative, qui semble prometteuse.

Notons aussi (au nombre de fois que je l'ai dit j'espère que vous avez noté pour vrai!), comme nouveauté, l'application iPhone et iTouch du festival. Permet de créer son horaire. Quelques petits problèmes étaient encore présents lors de ma dernière utilisation, mais c'est un excellent outil pour consulter un horaire rapidement - ou stocker la nôtre.

Mes intérêts... par où commencer?

Chaque année, je fais une présélection. Habituellement, je retire deux ou trois films, tout au plus. Cette année, pour des raisons personnelles (j'ai besoin de vacances!!), j'ai dû biffer 17 titres. Je verrai donc 12 films, et quelques-un en projection privé.

Pour votre curiosité, voici quelques titres que je manquerai mais qui mérite un coup d'oeil:

Plusieurs titres attirent inévitablement. Par exemple, The Theatre Bizarre, en première mondiale, qui risque de soulever la foule, ou alors Horny House of Horror, qui ravira les adeptes du gore comique.

Dans la catégorie OMG WTF: Bullhead (Belgique), Captain America (1990, oui, le nanar, en format director's cut, avec le bouclier en plastique et les fausses oreilles), Clown (adaptation d'une série télé danoise complètement, mais complètement déjantée), Deadball (mais qu'est-ce que les Japonais ont à être si fascinés par le baseball?), Invasion of Alien Bikini (une extra-terrestre tente d'avoir la semence d'un mâle qui combat le crime avec... une fausse moustache. Tsé), Monster Brawl, The Robot (le film indien le plus hilarant de la programmation de cette année, je vous jure)

Je me bidonne simplement de vous dire qu'il n'y a pas un, mais DEUX films sur le Père Noël cette année, Rare Exports - A Christmas Tale et Saint. Attention, Santa Claus is baaaad.

13 Assassins (director's cut), de Takeshi Miike: plus long que la version disponible en dvd, avoir la chance de voir ce film sur grand écran, qui deviendra possiblement un classique de films de samouraïs, vaut le détour.
Absentia, de Mike Flanagan, tourné avec Canon DSLR. Le sujet, des disparitions mystérieuses, quoique classique, semble vraiment bien exploité ici.
Another Earth, de Mike Cahill, un film de science-fiction métaphysique (en espérant une sortie en salle prochainement)
Bangkok Knockout, de Panna Rittikrai : après Born to Fight et Ong Bak, on est curieux de savoir ce que ce réalisateur thaï a envie de mettre en scène comme bagarres plus impressionnantes les unes que les autres.
Battlefield Heroes, de Lee Jon-ik - même si les fresques historiques coréennes sont moins bien réussies habituellement que celles des Chinois, la notion d'humanité et l'humour des Coréens attirent toujours
Brawler, de Chris Sivertson, les fans du festival se rappellent de Red, White and Blue... Ce film intrigue, décrit comme un vaudeville insolent.
Burke and Hare, de John Landis - Landis, Simon Pegg, Andy Serkis, Tom Wilkinson, ai-je besoin d'en dire davantage?
Detective Dee and the Mystery of the Phantom Flame, de Tsui Hark, un des films que je regrette le plus de manquer.
IP Man: The Legend Is Born, de Herman Yau, sera-t-il aussi bon que les deux premiers?
Ironclad, de Jonathan English, film médiéval mettant en vedette Paul Giamatti en roi fou, oui je veux!
Kill Me Please, de Olias Barco, pseudo docu sur l'euthanasie et les derniers souhaits. Tant que vous payez... Noir et blanc, Poelvoorde, Saul Rubinek... C'est arrivé près de chez vous, ça sonne une cloche?
The Last Ronin, de Shigemichi Sugita, inspiré de la légendaire histoire des 47 ronins, ce film semble être une fable douce et poignante ; reste à prouver.
Ninja Kids!!! : un Miike pour et avec des enfants ??!
One Hundred Years of Evil, de Erik Eger, Magnus Oliv - et si Hitler n'était pas mort, et s'il s'était réfugié aux États-Unis, révolutionnant la pop culture? Troublant.
Retreat, de Carl Tibbetts, un autre que je pleure à chaudes larmes de rater. Avec Cillian Murphy et Jamie Bell - un couple en perdition prennent quelques jours ensemble sur une île déserte et lointaine. Mais un soir, un homme fait son apparition et clame que la population terrestre est décimée par un virus mortel. Mensonge, vérité? Un thriller prometteur.
The Troll Hunter, de Andre Ovredal, un autre pseudo docu, sur la chasse aux trolls. Moi ça m'allume.
True Legend, de Yuen Woo-Ping (chorégraphe mondialement connu pour son travail dans Matrix et autres Tigre et dragon de cette terre), quoi rajouter?
The Unjust, de Ryoo Seung-wan, bavure sur bavure chez la police coréenne qui tente de mettre la main sur un dangereux tueur. On en fait une affaire personnelle. Corruption, police, Corée. Superbe trio.
Wasted on the Young, de l'Australien Ben C. Lucas, une histoire de pouvoir chez des jeunes d'une école privée nantie. Supervision nulle des parents, viol, manipulation... l'Australie pourrait épater cette année.
The Wicker Tree, de Robin Hardy, qui revient sur ses pas pour offrir une sorte de suite à The Wicker Man (sorti il y a 38 ans!). Plutôt intéressant! (première mondiale)

Et moi, que verrai-je?

King of Devil's Island (Norvège/France/Suède) une île, des jeunes délinquants, des travaux forcés plutôt que des devoirs, une histoire vraie.
Attack the Block (Royaume-Uni) et si les extra-terrestres tombaient du ciel? (avec Nick Frost)
Die (Canada/Italie) quand le destin et notre mort se trouvent sur les faces d'un dé...
Victims (Royaume-Uni) un enlèvement juste avant un mariage, on tente de faire avouer par la torture à un homme qu'il est bien ce salopard qu'on cherchait. Et s'ils se trompaient de victime?
The Divide (Canada/Allemagne/États-Unis) une pluie de missiles tombe sur New York. Où se réfugier?
A Lonely Place to Die (Royaume-Uni) imaginez Cliffhanger en mode horreur. Can't wait.
El Sanatorio (Mexique) les chasseurs de fantômes (la série, pas les Ghostbusters) made in Mexico.
Urban Explorer (Allemagne) des explorateurs urbains parcourent les méandres et les dédales des tunnels sous Berlin. Se cachent des êtres étranges....
The Silence (Allemagne) une histoire sordide de meurtre d'enfant. Un village qui tente encore de se relever de cette disparition. Un nouveau meurtre qui est perpétré, dans les mêmes conditions...
Kidnapped (Espagne) une invasion de domicile à glacer le sang, semble-t-il (les Espagnols sont forts dans ce domaine, j'ai encore beaucoup de plaisir à parler et à revoir [Rec])
Exit (Australie) imaginez Dark City dans un univers à la Adjustment Bureau. Où des citoyens tentent de trouver des portes dérobées pour sortir de cette maudite ville sans issue.
Marianne (Suède) le cauchemar d'un homme qui a perdu sa femme...

...et sûrement quelques autres, mais je vous réserve la surprise. Première critique à venir, King of Devil's Island et Attack the Block!

PS j'aimerais faire une mention spéciale à certains annonceurs qui s'amusent à produire des pubs exprès pour le festival, dont Jean Coutu et Vidéotron. Amusant!

MISE À JOUR

Les films à guichets fermés, au 15-07-2011


Red State
Jeudi/Thursday le 14 juillet 2011 à 18H45 Hall
Attack the Block
Vendredi/Friday le 15 juillet 2011 à 21H40 Hall
Ironclad
2011-07-15 19:00
Petty Romance
Lundi/Monday le 18 juillet 2011 à 19H15 de sève
Super
2011-07-21 19:00
13 Assassins (Director’s Cut)
2011-07-27 18:30
Absentia
Jeudi/Thursday le 28 juillet 2011 à 21H45 de Seve
Don’t Be Afraid of the Dark
Jeudi/Thursday le 4 août 2011 à 21H10 Hall

5 commentaires:

  1. Pour ma part, je n'irai voir que «Burke and Hare» cette année. Question de budget, encore une fois! ;)

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  2. Salutation de la part d'une des lectrices (oui, au pluriel ! :D )

    J'ai déjà hâte de lire tes critiques !

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  3. Bon j'imagine que tu peux utiliser le pluriel maintenant lorsque tu t'adresses au(x) lecteur(s)

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  4. wow vous êtes 3 !! certain que je vais mettre mes affaires au pluriel ! ;)

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  5. Je suis certaine que nous sommes plus que 3, voyons! ;)

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