dimanche 24 juillet 2011

Fantasia, part 3

Il semble que les héroïnes ont la cote ces temps-ci.

21 juillet

The Divide


New York City est victime d'un bombardement majeur par les Coréens (on trouve les ennemis où l'on peut). Un groupe réussit à forcer la porte du sous-sol de l'immeuble appartement, bloqué par le concierge qui l'avait transformé en abri personnel après les attentats du 11 septembre. Pendant des semaines, le groupuscule devra survivre avec peu de nourriture, peu d'eau, et des corps morts en décomposition.



Inspiré de la crise économique et de Lord of the Flies de William Golding, l'oeuvre de Xavier Gens, par l'entremise d'un film typique post-apocalyptique et d'horreur, se veut une étude personnelle sociologique. Écrit en collaboration avec les acteurs (dont plusieurs connus des téléphiles, soient Michael Eklund (Battlestar Galactica), Michael Biehn (Terminator, CSI, Aliens), Milo Ventimiglia (Heroes), Rosanna Arquette (Medium, L Word, Le Grand Bleu), The Divide est à la limite de la claustrophobie psychologique, enfermant personnages et spectateurs dans ce lieu clos et au coeur d'une spirale de dévastation. Le désastre n'a pas seulement lieu à l'extérieur, mais aussi au plus profond de ces êtres coupés de tout. Il faut voir les clans qui se forment, la folie qui s'empare des protagonistes, la pitié qui disparait au profit d'une survie en mode panique. Tout nous est livré au compte-goutte ; au générique, on s'aperçoit qu'on ne connaît finalement que la moitié de l'histoire de ces personnages. Le seul personnage pour qui nous arrivons un tant soit peu à ressentir de la sympathie est celui de Lauren German, une battante ex-junkie qui trouvera le courage d'arriver à ses fins. Le jeu des comédiens se veut parfois stéréotypé, voire exacerbé, mais rappelons que nous sommes en plein film de genre, on pardonne facilement.

Si le résultat se veut un long métrage plutôt classique, avec ces moments pafois dérangeant, la fin est une dépression totale, une vision qui n'inspire absolument aucun espoir, ou alors menant vers un second film possible. Sartre serait content: l'enfer, c'est vraiment les autres.



22 juillet

A Lonely Place to Die

Mettant en vedette la magnifique Melissa George (Lie to Me, Gray's Anatomy, 30 Days of Night - je crois que j'ai trouvé mon fantasme de comédienne), A Lonely Place to Die peut se comparer à un Cliffhanger horrifique. Débutant avec de superbes scènes en montagne, le film des frères Julian et William Gilbey est un thriller haletant, terriblement efficace, qui n'hésite pas à éliminer des personnages principaux au risque de s'aliéner les spectateurs.

Un groupe d'amateurs d'escalade parcourant les hautes terres de l'Écosse tombe par hasard sur une trappe cachant une jeune fille étrangère. Rapidement, ils dessinent un plan : deux d'entre eux empruntent un chemin un peu plus dangereux pour arriver le plus rapidement possible au village le plus près et avertir la police. L'autre groupe part avec la jeune fille le long d'un chemin qui contourne un flanc de montagne. Peu de temps après leur séparation, la catastrophe : on les pourchasse, on leur tire dessus, le bilan est désastreux. Pourtant, on arrive tant bien que mal à rejoindre le village, mais les kidnappeurs ne laisseront pas une rançon de 6 millions d'euros leur échapper.

Comme le tournage a pris un an de plus à se concrétiser, les créateurs ont pu peaufiner et travailler à fond leur scénario pour arriver à un thriller authentique, dur, impitoyable. Un film d'action aux sensations fortes, filmé superbement par Ali Asad (qui a travaillé entre autres avec Michel Gondry), aux accents musicaux très celtiques (de Sophie Ramsay entre autres).



El Sanatorio

Le Costa Rica ne compte que très peu de films. La plupart de ceux qui sont subventionnés (on parle ici de quelques milliers de dollars tout au plus) parlent généralement de petit village, de misère et de filles enceintes, selon Miguel Gomez. Arriver donc avec le projet d'un film fantastique, sur une nonne fantôme et un vieil hôpital hanté, on risque de plancher solidement pour du financement. Qu'à cela ne tienne, Gomez et sa bande ont réuni l'argent pour créer un petit film à micro budget qui en étonnera plus d'un.

Un peu à la manière des récents exercices de style des dernières années, à savoir un faux documentaire que l'on retrouve sur une caméra (abandonnée) - pensons ici à Blair Witch Project ou REC, El Sanatorio propose l'histoire de deux amis qui décident d'enquêter sur d'éventuels fantômes qui hanteraient un vieil hôpital désaffecté. Ils font appel à une médium, quelques copains pour la recherche et la technique et un musicien pour la trame sonore - qui s'avère être un sceptique, un athéiste. Une fois sur place, d'étranges phénomènes se produisent : lévitation, objets qui se déplacent, sang, esprits malins. Bref, le tournage devient carnage.

L'équilibre entre humour et horreur est la principale qualité de El Sanatorio, récipiendaire soit dit en passant du prix du public du festival mexicain MÓRBIDO, créant ainsi un film très divertissant. Les personnages sont sympathiques et certains effets spéciaux, vu le budget, sont carrément spectaculaires.

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