vendredi 30 juillet 2010

FanTasia, part 8

27 juillet

Scott Pilgrim vs the World

Je ne dirai pas grand-chose de ce film, puisqu'il est attendu en salle dans moins d'un mois et que je n'ai pas pu entrer avec ma passe média (par chance je n'ai pas revendu mon billet avant la représentation). Donc je boude un peu. Ben oui.

On sait tous que ce film est une adaptation de la bande dessinée de l'Ontarien Bryan Lee O'Malley, l'un des bédéistes les plus reconnus du Canada anglais. Le nom Scott Pilgrim vient d'une chanson du groupe néo-écossais Plumtree. Il existe 6 petits volumes, tous en noir et blanc (si je ne m'abuse).



Bref, Scott Pilgrim est le deuxième livre de la série mais il nous transporte 7 ans avant les premiers événements de la série. Scott partage un appartement avec un ami gay, il joue dans un band, il sort avec une mineure chinoise, et rencontre la fille de sa vie. Mais elle a 7 evil exes qu'il doit battre pour prouver qu'il mérite la belle Ramona.

Edgar Wright (Spaced, Shaun of the Dead, Hot Fuzz) réussit ici un exploit, visuellement parlant. Un film n'aura jamais été aussi près de l'imagerie BD, manga et jeux vidéo que nul autre avant, sans s'auto-mutiler ou s'auto-ridiculiser. La facture visuelle est totalement démentielle. La trame sonore sonne comme une tonne de brique, les chorégraphies de combat entre Scott et les ex sont splendides et l'humour est d'une monstrueuse efficacité. Personnellement, le seule chose qui cloche est Michael Cera, le comédien qui incarne Scott. Trop mou, trop ado, j'ai plus ou moins accroché, surtout à cause de sa voix qui m'irrite le tympan (et comment fait-il pour avoir une ex  - jouée par Brie Larson - aussi canon??). Mais quand il affronte les ex, il arrive à étonner. Et, personnellement, j'en aurais bien combattu deux ou trois pour avoir un baiser de Mary Elizabeth Winstead, qui incarne Ramona-aux-cheveux-d'une-couleur-différente-à-chaque-week-end, la flamme de Scott... Une BD que je devrai découvrir bientôt...



28 juillet

Je clôture la portion salle de cinéma (car je poursuivrai mes critiques avec quatre films qui étaient au programme de cette année, que je n'ai pu voir en salle, mais que j'ai pu me procurer, dont Summer Wars et Possessed) avec deux films : Centurion et Metropolis.

Centurion

Grâce à quelques ajouts de séances, j'ai pu voir le plus récent film de Neil Marshall (The Descent, Doomsday), Centurion. L'action se situe au 2e siècle, alors que les Romains envahissent le nord de l'Europe. Une troupe tente tout ce qui est possible pour conquérir les terres de tribus pictes (habituellement, on situe les Pictes en Écosse). Un centurion, Quintus Dias (Michael Fassbender), réussit à se sortir vivant d'un des villages où il est séquestré après que camp fut massacré. Mais lorsqu'il revient avec un régiment, celui-ci se fait prendre dans un guet-apens, dont le général est fait prisonnier. Ne restent que quelques soldats, dont Dias. Ils partent à la recherche du général mais ne peuvent le libérer à temps. En s'enfuyant, un des leurs tue le fils du chef de la tribu picte. Le retour à la maison est donc extrêmement difficile, car ils ont à leur trousse quelques Pictes dont Etain (superbe Olga Kurylenko, que l'on connaît grâce à Quantum of Solace), une fabuleuse guerrière muette.

Extrêmement sanglant (j'ai arrêté de compter le nombre de têtes coupées après la deuxième bataille), Centurion est un film épique, très bien maîtrisé. Plus près du film d'horreur soft, du western antique que du film fantastique, Centurion nous amène dans des contrées spectaculaires, s'approchant des paysages majestueux des Lords of the Rings. Il faut voir les Highlands embrumés, les montagnes, la neige, les rivières... filmés par une caméra tout aussi nerveuse que posée, nous transportant directement dans l'action. La texture de l'image est dure, «raw», très grise, sale. Quoique grandiose, le tout reste étonnamment humain, intime. Fassbender est excellent, et on apprécie la présence de Liam Cunningham (dont j'adore la voix), Dominic West et Ulrich Thomsen.


Metropolis

FanTasia avait promis une finale des plus éclatantes, le festival a répondu à toutes les attentes. La représentation exceptionnelle de la version du film mythique de 1927, qui s'approche le plus de l'original (elle propose 145 minutes des 210 qui existaient à l'époque), a été un franc succès. Projeté à l'intérieur de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, presque à guichet fermé, le film de Fritz Lang s'est avéré être une œuvre intemporelle, abordant par la science-fiction les questions sociales universelles dont les inégalités, toujours en mettant en contraste certains thèmes de la société : le plaisir et le travail, le pouvoir et l’obéissance, etc. Les chiffres reliés à ce film sont ahurissants : un budget de 7 millions de Marks, 620 kilomètres de pellicule, 250 enfants et plus de 35 000 figurants.

Mais revenons à la représentation qui nous intéresse. J'avoue que cette soirée restera longtemps gravée dans ma mémoire de cinéphile. Les images projetées (si on met de côté bien entendu les 25 minutes d'ajout, des scènes qui valent leur pesant d'or mais très abimées) étaient d'une parfaite clarté. Pour l'occasion, le compositeur Gabriel Thibaudeau proposait une toute nouvelle trame musicale, jouée en direct par un orchestre de 13 musiciens. Si certains thèmes m'ont moins accroché que d'autres, je dois dire que ce fut grandiose comme expérience. L'oreille s'émerveillait de cette musique et l'oeil contemplait un classique de plus de 83 ans.

Un grand moment de cinéma.

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