lundi 26 juillet 2010

FanTasia, part 7

24 juillet 2010

King of Thorn

Adaptation d'un manga populaire, King of Thorn est un mélange de plusieurs histoires fantastiques (pensez à La belle au bois dormant, Alice au pays des merveilles et à la mythologie grecque) et d'un récit d'une complexité étonnante. Dans un avenir rapproché, un virus au nom de code Medousa pétrifie ses victimes en moins de 12 heures. La maladie est incurable. Une organisation choisit 160 individus infectés pour les placer dans un état cryogénique jusqu'à ce qu'on découvre un remède, dans un château en Écosse. Le système est géré par A.L.I.C.E., un super ordinateur. Ils sont soudainement réveillés et trouvent un château délabré, complètement ravagé par des ronces gigantesques et habité par des animaux sortis tout droit de contes médiévaux, ou de jeux vidéos. Que quelques-uns d'entre eux survivent, dont un agent américain, un policier, un jeune garçon, une infirmière et une adolescente japonaise. Ensemble, ils essaient de découvrir ce qui s'est passé, depuis combien de temps ils sont restés dans leur état d'hibernation et si le monde extérieur existe encore...

Le réalisateur Kazuyoshi Katayama est un maître dans l'art de l'animation, et il réussit à bien maîtriser son sujet pour créer un film d'animation terrifiant, sanglant, toujours sous pression, avec une complexité narrative et psychologique parfois stupéfiante. Les détails sont sublimes, l'animation, comme on s'y attend, est fluide et d'une grande qualité. Le film nous donne le goût de nous taper les six volumes du manga tout de suite après le générique. Personnellement, ce sera un ajout à ma bibliothèque d'ici très peu de temps.


25 juillet 2010

Vampires

Quelle magnifique petite surprise qu'a été ce film belge! La Belgique est reconnue pour ses faux documentaires (le plus célèbre étant C'est arrivé près de chez vous), et ce film y fait honneur. Après trois tentatives, une équipe de tournage réussit à s'introduire en sécurité chez une famille de vampires de Bruxelles. On y rencontre le père (excellent Carlo Ferrante), la mère, le fils et la fille (qui fait une crise d'adolescence et s'habille en rose au lieu du noir si approprié), des voisins du dessous (un couple moderne d'une centaine d'années), etc. On apprend leur mode de fonctionnement, les règles, on visite le frigo avec une prostituée qu'ils gardent au chaud, les soirées mondaines... Puis un soir, gaffe: le jeune fricote avec la femme du chef. Il plaide sa cause auprès du Père, à Londres, pour empêcher son exécution. Sa famille et lui sont alors exilés au Québec, où les choses et la culture sont un tantinet différentes.

Le réalisateur Vincent Lannoo réussit ici un petit film génial dans lequel il s'amuse avec le monde des vampires, et qui, du même coup, et ce, sans prétention, fait une chronique sur la famille, le (mauvais) traitement des gens de différentes nationalités (les sans-papiers, les Noirs...) les choix de vie, le respect des générations, la liberté et tout ce qui fait qu'un humain vivant est... vivant. C'est absolument drôle, c'est corrosif, cynique, et l'autodérision est à son paroxysme (ou presque). À noter, la caméra aime Montréal et sa neige, le métro Mont-Royal et Cruella, et la présence de Paul Ahmarani en chef vampire de la région de Montréal, est un peu trop optimiste et enjoué, mais est incroyablement parfait dans ce rôle.

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