samedi 24 juillet 2010

FanTasia, part 6

23 juillet

Bodyguards and Assassins

Les prémisses de la révolution chinoise du 20e siècle sont au coeur de ce drame historique d'envergure. On y rencontre plusieurs personnages qui auraient vécu et seraient morts lors du fameux jour d'octobre 1906, alors qu'on protégeât le retour au pays de Sun Yat-Sen, l'homme à la tête de ce qu'on pourrait considérer comme l'ultime soulèvement chinois contre la dernière dynastie en place, Qing. Alors que le pays se révèle au monde et que le monde se révèle à la Chine, les idéaux de l'Ouest (essentiellement la démocratie) se fraient un chemin dans la tête de plusieurs intellectuels et étudiants. Dans ce tumulte, nous rencontrons le professeur Chen Xiao-Bai, l'homme d'affaires et propriétaire de journaux Li Yu-Tang, son seul fils Chung-Guang qui tente de s'impliquer à tout prix, le policier et joueur compulsif Sum Chung-yang qui a vu son ancienne flamme le quitter, et plusieurs petites gens des quartiers pauvres de Hong Kong. La protection de l'arrivée de Sun est terriblement capitale, puisque par celle-ci, l'homme organisera les différents soulèvements dans tout le pays, qui se fera, malheureusement, dans le sang.

Bodyguards and Assassins est un drame historique qui se compare à plusieurs autres films du genre sortis depuis plusieurs années. Là où il se distingue, c'est dans son lot incroyable d'acteurs reconnus et de talent, dont Wang Xueqi (Warriors of Heaven and Earth), Donnie Yen (Ip Man), Nicholas Tse (Storm Warriors, Invisible Target), Tony Leung Ka Fai (The Founding of A Republic et le prochain Bruce Lee), Fan Bingbing (Battle of Wits), etc. De plus, la reconstitution de Hong Kong est saisissante (on aimerait beaucoup visiter la ville à ce moment de l'histoire!). Alors que la première partie met en place une fresque politique et familiale, la seconde est une course contre la montre pour apporter la protection nécessaire à Sun Yat-Sen contre les assassins de l'empire. Certains combats (dont ceux, vous vous en doutez, mettant en vedette Donnie Yen), sont spectaculaires. La balance entre film politique, historique et film d'arts martiaux se maintient toujours bien, grâce au réalisateur Teddy Chen. Émotions, action, politique, révolution, un film à voir.


Black Death

Nous sommes dans une Angleterre médiévale, ravagée par la peste noire. La plupart des gens croient en une punition divine. D'autres, en un acte de sorcellerie monstrueux. La chasse aux sorcières bat son plein. On entend dire qu'un village perdu n'a pas encore vu l'ombre de la maladie et l'on soupçonne les villageois. Une troupe d'hommes, d'anciens guerriers ou bourreaux, sont mandatés pour aller enquêter et ramener les hérétiques. Le chef de la troupe (Sean Bean) s'arrête en chemin dans un monastère pour demander un guide des environs. Le jeune moine Osmund, amoureux d'une jeune femme, demande l'aide de Dieu et y voit un signe divin dans cette demande, puisque sa bien-aimée s'est réfugiée dans la contrée où les hommes de guerre se dirigent. Le village atteint, non sans peine, ils y découvriront une petite bourgade simple, dirigée par une femme, qui renie la présence de Dieu. Est-elle une véritable sorcière?

Très loin du film fantastique / horreur auquel je m'attendais, Black Death est en fait à mi-chemin entre Au nom de la rose et un film d'action médiéval. Tout le drame se joue en fait dans la croyance et la foi des protagonistes, comment elle peut parfois aveugler, jusqu'à ne plus voir la réalité, et nous amène vers les chemins sinueux de la souffrance et du nettoyage de cerveau. On y parle de moralité, de meurtres, de torture, de croyances, mais toujours avec un brin de réalisme tout aussi pertinent que bien dosé. Même si le personnage, physiquement, ressemble à Boromir, son interprète Sean Bean nous le fait oublier, par le côté noir et dévoué. Carice van Houten (The Black Book) est parfaite en Langiva, cette femme qui mystifie tout autant les guerriers que les spectateurs. Eddie Redmayne joue correctement le jeune moine, et persuade davantage quand on voit ce qu'il devient, après ce terrible événement. Le film est convaincant, et dépeint un moment de l'histoire avec autant d'imagination que de vérité, si cela est possible. Le mal se cache souvent dans les coins les plus vertueux de l'âme...

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