vendredi 23 juillet 2010

FanTasia, part 5

22 juillet

[Rec]2

Le premier film avait fait véritable sensation au Festival en 2008. Deux ans plus tard, voici la suite, qui débute exactement là où le premier se termine. Une unité spéciale est mandatée d'entrer dans l’immeuble en quarantaine pour trouver une fiole de sang qui pourrait mener vers un antidote. Les quatre soldats et le docteur qui les accompagne ne s'attendent pas à tout ce qu'ils vont découvrir.

Je ne peux en révéler davantage, puisque je livrerais plusieurs secrets du film. Disons simplement que celui-ci, sans être aussi bon que son prédécesseur, va un peu plus loin au niveau des techniques cinéma, en utilisant plusieurs caméras (accrochées aux casques de militaires, ou par une caméra que trois adolescents trop curieux amènent avec eux à l'intérieur du bâtiment), rendant l'expérience cinématographique parfois près du first person shooter. On s'attache beaucoup moins aux personnages de Rec2, alors qu'ils sont dans l'urgence, toujours : tout est alors précipité. Le film offre par contre d'excellents moments gores, d'une fusée d'artifice en pleine gueule jusqu'à l'explosion d'une tête en vision de nuit. Et il est plutôt plaisant de retrouver la si jolie Ángela Vidal (Manuela Velasco, qui avait conquis le public international) dans un registre qui en étonnera plusieurs.



Doghouse

Pour «célébrer» le divorce d'un des leurs, six amis (plus un à la traîne) se rendent en minibus dans un trou perdu de l'Angleterre, appelé Moosley. Le plan : se saouler jusqu'à ce que mort s'ensuive. Rendus sur place, ils font la macabre découverte que toutes les femmes sont devenues de redoutables cannibales féministes enragées, et ce, à cause d'une expérimentation scientifique militaire (plus ou moins expliquée).

Réalisé par Jake West (issu du monde du jeux vidéo), d'après un scénario de Dan Schaffer (son premier film), voilà un des films de FanTasia qui a positivement ravi son public. Humoir noir et anglais, gore, critique sociale et masculiniste (trop facile) sont les ingrédients premiers de Doghouse. Les effets sont des plus répugnants et totalement amusants. Pensez à Shawn of the dead en plus glauque et encore plus adolescent. Heureusement, le film ne se prend pas du tout au sérieux, ce qui sauve passablement le film.



Woochi

Au début des temps, des dieux maintenaient des gobelins dans une grottes, à l'abri. Tous les 3000 jours, ils ouvraient la porte. Mais un mauvais calcul fait ouvrir la porte une journée trop tôt et libèrent les gobelins indéfiniment. La flûte pour les retenir disparaît. Les 3 dieux responsables, ainsi que les gobelins, se cachent sur terre sous forme humaine, et en oublient presque leur forme initiale. On demande l'aide d'un mage puissant, Hwadam. La flûte se retrouve entre les mains d'un autre mage, et l'instrument est scindé en deux. Ce mage est retrouvé après quelque temps, mort, dans sa hutte, et l'on soupçonne son jeune et arrogant apprenti, Woochi. Pour le punir, les dieux le placent dans une image, mais il réussit à prendre une partie de la flûte avant d'être encadré. Cinq cents ans plus tard, à notre époque, les dieux sont à nouveau confrontés aux gobelins, et demandent l'aide de Woochi, ainsi que son ami, un chien qui se transforme en humain, pour capturer les méchantes créatures. Mais l'adaptation ne se fait pas sans heurt, et Woochi retrouve l'image parfaite d'une veuve dont il était devenu amoureux.

Difficile de bien résumer l'histoire de Woochi, tant le récit prend plusieurs embranchements. Woochi reste pourtant l'un de mes coups de coeur de 2010. Les effets sont spectaculaires (j'irais à dire, sans pourtant l'avoir vu, mieux que The Sorcerer's Apprentice). C'est absolument amusant, les personnages sont très bien développés et chacun a un côté qui plaît. Choi Dong-hoon propose ainsi un divertissement absolument solide et sans réel temps mort (quoi que la bataille finale, même si elle est hyper satisfaisante, s'allonge un peu).

Aucun commentaire:

Publier un commentaire