vendredi 30 juillet 2010

FanTasia, part 8

27 juillet

Scott Pilgrim vs the World

Je ne dirai pas grand-chose de ce film, puisqu'il est attendu en salle dans moins d'un mois et que je n'ai pas pu entrer avec ma passe média (par chance je n'ai pas revendu mon billet avant la représentation). Donc je boude un peu. Ben oui.

On sait tous que ce film est une adaptation de la bande dessinée de l'Ontarien Bryan Lee O'Malley, l'un des bédéistes les plus reconnus du Canada anglais. Le nom Scott Pilgrim vient d'une chanson du groupe néo-écossais Plumtree. Il existe 6 petits volumes, tous en noir et blanc (si je ne m'abuse).



Bref, Scott Pilgrim est le deuxième livre de la série mais il nous transporte 7 ans avant les premiers événements de la série. Scott partage un appartement avec un ami gay, il joue dans un band, il sort avec une mineure chinoise, et rencontre la fille de sa vie. Mais elle a 7 evil exes qu'il doit battre pour prouver qu'il mérite la belle Ramona.

Edgar Wright (Spaced, Shaun of the Dead, Hot Fuzz) réussit ici un exploit, visuellement parlant. Un film n'aura jamais été aussi près de l'imagerie BD, manga et jeux vidéo que nul autre avant, sans s'auto-mutiler ou s'auto-ridiculiser. La facture visuelle est totalement démentielle. La trame sonore sonne comme une tonne de brique, les chorégraphies de combat entre Scott et les ex sont splendides et l'humour est d'une monstrueuse efficacité. Personnellement, le seule chose qui cloche est Michael Cera, le comédien qui incarne Scott. Trop mou, trop ado, j'ai plus ou moins accroché, surtout à cause de sa voix qui m'irrite le tympan (et comment fait-il pour avoir une ex  - jouée par Brie Larson - aussi canon??). Mais quand il affronte les ex, il arrive à étonner. Et, personnellement, j'en aurais bien combattu deux ou trois pour avoir un baiser de Mary Elizabeth Winstead, qui incarne Ramona-aux-cheveux-d'une-couleur-différente-à-chaque-week-end, la flamme de Scott... Une BD que je devrai découvrir bientôt...



28 juillet

Je clôture la portion salle de cinéma (car je poursuivrai mes critiques avec quatre films qui étaient au programme de cette année, que je n'ai pu voir en salle, mais que j'ai pu me procurer, dont Summer Wars et Possessed) avec deux films : Centurion et Metropolis.

Centurion

Grâce à quelques ajouts de séances, j'ai pu voir le plus récent film de Neil Marshall (The Descent, Doomsday), Centurion. L'action se situe au 2e siècle, alors que les Romains envahissent le nord de l'Europe. Une troupe tente tout ce qui est possible pour conquérir les terres de tribus pictes (habituellement, on situe les Pictes en Écosse). Un centurion, Quintus Dias (Michael Fassbender), réussit à se sortir vivant d'un des villages où il est séquestré après que camp fut massacré. Mais lorsqu'il revient avec un régiment, celui-ci se fait prendre dans un guet-apens, dont le général est fait prisonnier. Ne restent que quelques soldats, dont Dias. Ils partent à la recherche du général mais ne peuvent le libérer à temps. En s'enfuyant, un des leurs tue le fils du chef de la tribu picte. Le retour à la maison est donc extrêmement difficile, car ils ont à leur trousse quelques Pictes dont Etain (superbe Olga Kurylenko, que l'on connaît grâce à Quantum of Solace), une fabuleuse guerrière muette.

Extrêmement sanglant (j'ai arrêté de compter le nombre de têtes coupées après la deuxième bataille), Centurion est un film épique, très bien maîtrisé. Plus près du film d'horreur soft, du western antique que du film fantastique, Centurion nous amène dans des contrées spectaculaires, s'approchant des paysages majestueux des Lords of the Rings. Il faut voir les Highlands embrumés, les montagnes, la neige, les rivières... filmés par une caméra tout aussi nerveuse que posée, nous transportant directement dans l'action. La texture de l'image est dure, «raw», très grise, sale. Quoique grandiose, le tout reste étonnamment humain, intime. Fassbender est excellent, et on apprécie la présence de Liam Cunningham (dont j'adore la voix), Dominic West et Ulrich Thomsen.


Metropolis

FanTasia avait promis une finale des plus éclatantes, le festival a répondu à toutes les attentes. La représentation exceptionnelle de la version du film mythique de 1927, qui s'approche le plus de l'original (elle propose 145 minutes des 210 qui existaient à l'époque), a été un franc succès. Projeté à l'intérieur de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, presque à guichet fermé, le film de Fritz Lang s'est avéré être une œuvre intemporelle, abordant par la science-fiction les questions sociales universelles dont les inégalités, toujours en mettant en contraste certains thèmes de la société : le plaisir et le travail, le pouvoir et l’obéissance, etc. Les chiffres reliés à ce film sont ahurissants : un budget de 7 millions de Marks, 620 kilomètres de pellicule, 250 enfants et plus de 35 000 figurants.

Mais revenons à la représentation qui nous intéresse. J'avoue que cette soirée restera longtemps gravée dans ma mémoire de cinéphile. Les images projetées (si on met de côté bien entendu les 25 minutes d'ajout, des scènes qui valent leur pesant d'or mais très abimées) étaient d'une parfaite clarté. Pour l'occasion, le compositeur Gabriel Thibaudeau proposait une toute nouvelle trame musicale, jouée en direct par un orchestre de 13 musiciens. Si certains thèmes m'ont moins accroché que d'autres, je dois dire que ce fut grandiose comme expérience. L'oreille s'émerveillait de cette musique et l'oeil contemplait un classique de plus de 83 ans.

Un grand moment de cinéma.

lundi 26 juillet 2010

FanTasia, part 7

24 juillet 2010

King of Thorn

Adaptation d'un manga populaire, King of Thorn est un mélange de plusieurs histoires fantastiques (pensez à La belle au bois dormant, Alice au pays des merveilles et à la mythologie grecque) et d'un récit d'une complexité étonnante. Dans un avenir rapproché, un virus au nom de code Medousa pétrifie ses victimes en moins de 12 heures. La maladie est incurable. Une organisation choisit 160 individus infectés pour les placer dans un état cryogénique jusqu'à ce qu'on découvre un remède, dans un château en Écosse. Le système est géré par A.L.I.C.E., un super ordinateur. Ils sont soudainement réveillés et trouvent un château délabré, complètement ravagé par des ronces gigantesques et habité par des animaux sortis tout droit de contes médiévaux, ou de jeux vidéos. Que quelques-uns d'entre eux survivent, dont un agent américain, un policier, un jeune garçon, une infirmière et une adolescente japonaise. Ensemble, ils essaient de découvrir ce qui s'est passé, depuis combien de temps ils sont restés dans leur état d'hibernation et si le monde extérieur existe encore...

Le réalisateur Kazuyoshi Katayama est un maître dans l'art de l'animation, et il réussit à bien maîtriser son sujet pour créer un film d'animation terrifiant, sanglant, toujours sous pression, avec une complexité narrative et psychologique parfois stupéfiante. Les détails sont sublimes, l'animation, comme on s'y attend, est fluide et d'une grande qualité. Le film nous donne le goût de nous taper les six volumes du manga tout de suite après le générique. Personnellement, ce sera un ajout à ma bibliothèque d'ici très peu de temps.


25 juillet 2010

Vampires

Quelle magnifique petite surprise qu'a été ce film belge! La Belgique est reconnue pour ses faux documentaires (le plus célèbre étant C'est arrivé près de chez vous), et ce film y fait honneur. Après trois tentatives, une équipe de tournage réussit à s'introduire en sécurité chez une famille de vampires de Bruxelles. On y rencontre le père (excellent Carlo Ferrante), la mère, le fils et la fille (qui fait une crise d'adolescence et s'habille en rose au lieu du noir si approprié), des voisins du dessous (un couple moderne d'une centaine d'années), etc. On apprend leur mode de fonctionnement, les règles, on visite le frigo avec une prostituée qu'ils gardent au chaud, les soirées mondaines... Puis un soir, gaffe: le jeune fricote avec la femme du chef. Il plaide sa cause auprès du Père, à Londres, pour empêcher son exécution. Sa famille et lui sont alors exilés au Québec, où les choses et la culture sont un tantinet différentes.

Le réalisateur Vincent Lannoo réussit ici un petit film génial dans lequel il s'amuse avec le monde des vampires, et qui, du même coup, et ce, sans prétention, fait une chronique sur la famille, le (mauvais) traitement des gens de différentes nationalités (les sans-papiers, les Noirs...) les choix de vie, le respect des générations, la liberté et tout ce qui fait qu'un humain vivant est... vivant. C'est absolument drôle, c'est corrosif, cynique, et l'autodérision est à son paroxysme (ou presque). À noter, la caméra aime Montréal et sa neige, le métro Mont-Royal et Cruella, et la présence de Paul Ahmarani en chef vampire de la région de Montréal, est un peu trop optimiste et enjoué, mais est incroyablement parfait dans ce rôle.

samedi 24 juillet 2010

FanTasia, part 6

23 juillet

Bodyguards and Assassins

Les prémisses de la révolution chinoise du 20e siècle sont au coeur de ce drame historique d'envergure. On y rencontre plusieurs personnages qui auraient vécu et seraient morts lors du fameux jour d'octobre 1906, alors qu'on protégeât le retour au pays de Sun Yat-Sen, l'homme à la tête de ce qu'on pourrait considérer comme l'ultime soulèvement chinois contre la dernière dynastie en place, Qing. Alors que le pays se révèle au monde et que le monde se révèle à la Chine, les idéaux de l'Ouest (essentiellement la démocratie) se fraient un chemin dans la tête de plusieurs intellectuels et étudiants. Dans ce tumulte, nous rencontrons le professeur Chen Xiao-Bai, l'homme d'affaires et propriétaire de journaux Li Yu-Tang, son seul fils Chung-Guang qui tente de s'impliquer à tout prix, le policier et joueur compulsif Sum Chung-yang qui a vu son ancienne flamme le quitter, et plusieurs petites gens des quartiers pauvres de Hong Kong. La protection de l'arrivée de Sun est terriblement capitale, puisque par celle-ci, l'homme organisera les différents soulèvements dans tout le pays, qui se fera, malheureusement, dans le sang.

Bodyguards and Assassins est un drame historique qui se compare à plusieurs autres films du genre sortis depuis plusieurs années. Là où il se distingue, c'est dans son lot incroyable d'acteurs reconnus et de talent, dont Wang Xueqi (Warriors of Heaven and Earth), Donnie Yen (Ip Man), Nicholas Tse (Storm Warriors, Invisible Target), Tony Leung Ka Fai (The Founding of A Republic et le prochain Bruce Lee), Fan Bingbing (Battle of Wits), etc. De plus, la reconstitution de Hong Kong est saisissante (on aimerait beaucoup visiter la ville à ce moment de l'histoire!). Alors que la première partie met en place une fresque politique et familiale, la seconde est une course contre la montre pour apporter la protection nécessaire à Sun Yat-Sen contre les assassins de l'empire. Certains combats (dont ceux, vous vous en doutez, mettant en vedette Donnie Yen), sont spectaculaires. La balance entre film politique, historique et film d'arts martiaux se maintient toujours bien, grâce au réalisateur Teddy Chen. Émotions, action, politique, révolution, un film à voir.


Black Death

Nous sommes dans une Angleterre médiévale, ravagée par la peste noire. La plupart des gens croient en une punition divine. D'autres, en un acte de sorcellerie monstrueux. La chasse aux sorcières bat son plein. On entend dire qu'un village perdu n'a pas encore vu l'ombre de la maladie et l'on soupçonne les villageois. Une troupe d'hommes, d'anciens guerriers ou bourreaux, sont mandatés pour aller enquêter et ramener les hérétiques. Le chef de la troupe (Sean Bean) s'arrête en chemin dans un monastère pour demander un guide des environs. Le jeune moine Osmund, amoureux d'une jeune femme, demande l'aide de Dieu et y voit un signe divin dans cette demande, puisque sa bien-aimée s'est réfugiée dans la contrée où les hommes de guerre se dirigent. Le village atteint, non sans peine, ils y découvriront une petite bourgade simple, dirigée par une femme, qui renie la présence de Dieu. Est-elle une véritable sorcière?

Très loin du film fantastique / horreur auquel je m'attendais, Black Death est en fait à mi-chemin entre Au nom de la rose et un film d'action médiéval. Tout le drame se joue en fait dans la croyance et la foi des protagonistes, comment elle peut parfois aveugler, jusqu'à ne plus voir la réalité, et nous amène vers les chemins sinueux de la souffrance et du nettoyage de cerveau. On y parle de moralité, de meurtres, de torture, de croyances, mais toujours avec un brin de réalisme tout aussi pertinent que bien dosé. Même si le personnage, physiquement, ressemble à Boromir, son interprète Sean Bean nous le fait oublier, par le côté noir et dévoué. Carice van Houten (The Black Book) est parfaite en Langiva, cette femme qui mystifie tout autant les guerriers que les spectateurs. Eddie Redmayne joue correctement le jeune moine, et persuade davantage quand on voit ce qu'il devient, après ce terrible événement. Le film est convaincant, et dépeint un moment de l'histoire avec autant d'imagination que de vérité, si cela est possible. Le mal se cache souvent dans les coins les plus vertueux de l'âme...

vendredi 23 juillet 2010

FanTasia, part 5

22 juillet

[Rec]2

Le premier film avait fait véritable sensation au Festival en 2008. Deux ans plus tard, voici la suite, qui débute exactement là où le premier se termine. Une unité spéciale est mandatée d'entrer dans l’immeuble en quarantaine pour trouver une fiole de sang qui pourrait mener vers un antidote. Les quatre soldats et le docteur qui les accompagne ne s'attendent pas à tout ce qu'ils vont découvrir.

Je ne peux en révéler davantage, puisque je livrerais plusieurs secrets du film. Disons simplement que celui-ci, sans être aussi bon que son prédécesseur, va un peu plus loin au niveau des techniques cinéma, en utilisant plusieurs caméras (accrochées aux casques de militaires, ou par une caméra que trois adolescents trop curieux amènent avec eux à l'intérieur du bâtiment), rendant l'expérience cinématographique parfois près du first person shooter. On s'attache beaucoup moins aux personnages de Rec2, alors qu'ils sont dans l'urgence, toujours : tout est alors précipité. Le film offre par contre d'excellents moments gores, d'une fusée d'artifice en pleine gueule jusqu'à l'explosion d'une tête en vision de nuit. Et il est plutôt plaisant de retrouver la si jolie Ángela Vidal (Manuela Velasco, qui avait conquis le public international) dans un registre qui en étonnera plusieurs.



Doghouse

Pour «célébrer» le divorce d'un des leurs, six amis (plus un à la traîne) se rendent en minibus dans un trou perdu de l'Angleterre, appelé Moosley. Le plan : se saouler jusqu'à ce que mort s'ensuive. Rendus sur place, ils font la macabre découverte que toutes les femmes sont devenues de redoutables cannibales féministes enragées, et ce, à cause d'une expérimentation scientifique militaire (plus ou moins expliquée).

Réalisé par Jake West (issu du monde du jeux vidéo), d'après un scénario de Dan Schaffer (son premier film), voilà un des films de FanTasia qui a positivement ravi son public. Humoir noir et anglais, gore, critique sociale et masculiniste (trop facile) sont les ingrédients premiers de Doghouse. Les effets sont des plus répugnants et totalement amusants. Pensez à Shawn of the dead en plus glauque et encore plus adolescent. Heureusement, le film ne se prend pas du tout au sérieux, ce qui sauve passablement le film.



Woochi

Au début des temps, des dieux maintenaient des gobelins dans une grottes, à l'abri. Tous les 3000 jours, ils ouvraient la porte. Mais un mauvais calcul fait ouvrir la porte une journée trop tôt et libèrent les gobelins indéfiniment. La flûte pour les retenir disparaît. Les 3 dieux responsables, ainsi que les gobelins, se cachent sur terre sous forme humaine, et en oublient presque leur forme initiale. On demande l'aide d'un mage puissant, Hwadam. La flûte se retrouve entre les mains d'un autre mage, et l'instrument est scindé en deux. Ce mage est retrouvé après quelque temps, mort, dans sa hutte, et l'on soupçonne son jeune et arrogant apprenti, Woochi. Pour le punir, les dieux le placent dans une image, mais il réussit à prendre une partie de la flûte avant d'être encadré. Cinq cents ans plus tard, à notre époque, les dieux sont à nouveau confrontés aux gobelins, et demandent l'aide de Woochi, ainsi que son ami, un chien qui se transforme en humain, pour capturer les méchantes créatures. Mais l'adaptation ne se fait pas sans heurt, et Woochi retrouve l'image parfaite d'une veuve dont il était devenu amoureux.

Difficile de bien résumer l'histoire de Woochi, tant le récit prend plusieurs embranchements. Woochi reste pourtant l'un de mes coups de coeur de 2010. Les effets sont spectaculaires (j'irais à dire, sans pourtant l'avoir vu, mieux que The Sorcerer's Apprentice). C'est absolument amusant, les personnages sont très bien développés et chacun a un côté qui plaît. Choi Dong-hoon propose ainsi un divertissement absolument solide et sans réel temps mort (quoi que la bataille finale, même si elle est hyper satisfaisante, s'allonge un peu).

FanTasia, part 4

21 juillet

Blades of Blood

Adapté d'une bande dessinée coréenne (ce qu'on appelle manhwa, le cousin du manga), Blades of Blood a fait «redécouvrir» un style qui avait presque disparu en Corée, soit celui du film historique, qu'ils appellent sageuk. L'action se situe au 16e siècle. Le Japon s'apprête à envahir la Corée. Le gouvernement est totalement divisé, instable, voir corrompu. Lee Mong-hak, de descendance royale, fine lame, dissout les alliances est-ouest pour former sa rébellion et créer sa propre alliance ; il part défendre la patrie et par le fait-même prendre le trône. Sur son chemin, il ne laisse que des morts, dont le père du jeune Gyeong-ja, qui jure vengeance. Un aveugle, qui semble empâté, mais qui cache beaucoup de choses derrière son sourire béat, décide de l'aider dans sa quête, étant contre les idéaux de Mong-hak. Une quatrième âme se joint à l'épopée, soit celle de la courtisane Baek-ji, amoureuse de Mong-hak mais abandonnée par celui-ci.

Le film rappelle l'esthétique des films d'époque chinois, à la Yimou Zhang, en moins poétique, et le fameux héros japonais Zatoichi, avec un côté clownesque. L'humour coréen est de mise et amuse, mais avec un tel titre, nous aurions préféré de plus imposantes batailles à l'épée. Certes le film offre quelques moments intenses, mais rien pour impressionner le spectateur aguerri de FanTasia. Le film n'a finalement de poétique que la petite séquence du générique, et son réel titre : Like the Moon Escaping from the Clouds.



Overheard

Suspense policier, Overheard raconte l'histoire de trois collègues affectés à la surveillance d'une firme qui semble malhonnête. Alors que l'un d'eux, à court d'argent à cause de son garçon malade et de sa propre maladie, entend une information exclusive sur les marchés boursiers pour le lendemain. Il convainc son collègue d'effacer l'enregistrement et d'en profiter. Ils entraînent leur troisième ami dans leurs mensonges, et la violente spirale se met en marche et fait beaucoup trop de victimes.

Très bon film hongkongnais, Overheard propose des personnages humains, bardés de bonnes intentions, mais qui, en profitant du système pour faire le bien, se voient confrontés à une fatalité meurtrière. Le film commence avec une séquence fort intéressante et passionnante, pour ensuite faire patienter son public avec les trames secondaires pour enclencher à la seconde vitesse en deuxième moitié et devenir un long métrage tout aussi intense que tendu. Le trio de comédiens est sans faille, et nous touchent à un moment ou un autre.

mercredi 21 juillet 2010

FanTasia, part 3

Jusqu'ici, mon expérience FanTasia 2010 est plutôt satisfaisante. Mais trois trucs me foutent les nerfs en boule.

1) La quantité de décibels déployée

Ok. Juste pour que les projectionnistes le sachent: on est peut-être geeks, mais ON N'EST PAS SOURDS. Le son est tellement puissant parfois que j'ai l'impression que mes dents vont éclater et que Grandpa Simpson va s'écrier Turn it up!!


2) La qualité des courts avant les longs.

Je ne parle pas ici de qualité technique spécifique des courts-métrages présentés avant les films, mais de leur qualité en général. Jusqu'ici, je n'ai peut-être pas été chanceux, mais les deux auxquels j'ai dû assister étaient pires qu'une séance chez le dentiste, option on-t'arrache-ta-carie-à-frette. Après le morbide Oranus, j'ai eu droit à l'incompréhensible et platitude Seed, de Ben Richardson et Daniel Bird (estampillé de la République tchèque). On nous vend le petit film avec des mots comme "surréaliste", "cruel récit", "à la Dali"... Si relier un dépotoir, une tête de corbeau et une patte du même animal qui se font la guerre à coup d'oeuf et de pomme dans un interminable recommencement, tout en diffusant chacun une musique qu'une radio tente de capter... Quelqu'un peut m'expliquer svp pourquoi j'ai dû regarder ça??

3) Les pubs avant les films.

Je n'ai absolument aucun problème avec les publicités des commanditaires du Festival. Le festival doit bien vivre après tout, et c'est grâce à eux si nous avons la chance de voir autant de films. Mais bordel, est-ce nécessaire de nous les présenter tous ensemble à chaque film? On ne peut pas avoir une présentation A et une présentation B? Juste question de ne pas avoir 10 minutes de pubs avant le film, et de varier les présentations... parce que ça devient redondant et plutôt abrutissant... (mais je dois saluer l'auto-promo de FanTasia du chauffeur de taxi qui régurgite du pop-corn, je l'aime bien celle-là)

Ceci étant dit, venons-en aux films visionnés.

19 juillet

Eve's Necklace

Ce film était probablement le plus bizarre de ma sélection 2010 plutôt conservatrice. Eve's Necklace est un film noir où une jeune et splendide Mexicaine, Eva, nouvellement mariée aux États-Unis, vit le rêve américain. Mais la belle cache un passé entaché de trois X. Elle se voit rattrapée par un ancien magouilleur qui lui demande 20 000$. Le mari vient qu'à tout apprendre, passe près de se suicider, mais décide d'aider sa femme avec ce fardeau. Mais le vilain ne partira pas sans son argent.

La trame de base est du pur film noir. Le film est en noir et blanc (quoiqu'il manque à plusieurs reprises un contraste plus poussé qui aiderait à l'esthétisme de l'image), plusieurs plans sont source de suspense, malgré une réelle maladresse à d'autres moments. Mais ce qui impressionne davantage, c'est qu'il n'y a aucun acteur. Tous les personnages sont interprétés par des mannequins de boutique, que l'on fait bouger, manger, fumer, conduire, baiser. Et le tout, étonnamment, fonctionne, et ce, pour trois raisons : les manipulations sont très bien exécutées, le sérieux avec lequel le réalisateur Daniel Erickson filme et dirige est bénéfique, et le spectateur, par l'intervention de son imagination, octroie une certaine humanité à ces mannequins sans émotion. Comme l'a déjà dit Ingrid Bergman à sa fille, Isabella Rossellini: si tu ne sais pas comment jouer ta scène, ne pense à rien, la caméra fera le travail pour toi (ou quelque chose du genre).

Plusieurs longueurs sont accablantes - surtout que de faire bouger des mannequins rapidement est terriblement contraignant - on perd donc à certains moments la surprise, devenant alors des instants risibles, absurdes (quoique, en y pensant, tout le film est absurde en un certain sens, mais ça prenait un certain courage pour créer un film comme celui-ci). Un court aurait peut-être été préférable, avec plus de punch. Au final, Eve's Necklace reste quand même un film étrange, aussi sérieux dans sa narration qu'absurde dans son rendu.


20 juillet

1

What the eyes see, and what I see in the eye, is identical.

Je me ravise. 1 est le film le plus atypique de mes choix de festivalier.

Y a-t-il un philosophe en postdoc dans la salle? Parce que 1 est un film qui provoque soit une étrange fascination, soit une incompréhension mélangée à un sentiment de perte de temps. Il serait hasardeux de tenter de résumer le scénario. Disons tout simplement que quatre individus (le propriétaire, la vendeuse, le garçon du ménage et un client potentiel) sont dans une boutique de livres rares (magnifique décor circulaire) à la fermeture. Alors qu'on tente d'inviter l'homme à sortir, tous les livres sont remplacés par un exemplaire unique d'un bouquin intitulé 1. À l'intérieur, que des chiffres, qui semblent être des statistiques. Mais pas d'auteur, pas de distributeur. La police enquête, on fait passer une batterie de tests aux suspects, puis on verse vers une explication surnaturelle ou subconsciente... et dès que le livre est lu par la population, qu'on tente pourtant d'éradiquer, il tue par centaines de milliers.

Vous allez penser que c'est au moment où on parle de phénomènes inexpliqués que le film dérape. Faux. Il a déjà dérapé dès les premiers instants. Le film est basé sur plusieurs niveaux de conscience et de narration. Au premier degré, celle-ci, terre-à-terre, nous entretient de pensées philosophiques et sociologiques, et est parfois d'une complexité déconcertante, devenant un charabia sans fin. Les personnages, quant à eux, sont souvent à peine effleurés, voire carrément oubliés : par exemple, à l'hôpital psychiatrique, on voit des images étranges de jumelles dont on ne sait rien, ou encore, les quatre protagonistes deviennent dingues du jour au lendemain et communiquent entre eux dans leur sommeil... Certains autres sont même particulièrement absurdes, étant totalement uniformes. On y parle de rêves, de sommeil, le chiffre 1 est partout, des poires apparaissent de nulle part (quelle en est la symbolique? Un contraste avec la pomme ?). Les images manquent cruellement d'esthétique, restant glauques, floues, sales, gothiques. Pourtant, sur certains sites, on compare le travail de Pater Sparrow, le réalisateur et concepteur, à Terry Gillian ou au frères Quan. On a du chemin à faire.

Selon plusieurs, dont le réalisateur, ce film devrait être vu plusieurs fois. Il est sensé parler de la vie, de la mort, nous faire réfléchir. Est-ce alors un problème de barrière des langues, de culture? Ce casse-tête existentialiste, inspiré d'une nouvelle de Stanislaw Lem (l'auteur de Solaris - mon Dieu alors que le cinéma russe contemplatif nous manque, au moins les plans sont esthétiquement intéressants), est un labyrinthe satirique sur le chaos social de notre époque, images d'archives à l'appui lors du film. Absolument rien de ce film dense et opaque n'accroche notre imagination, notre sympathie, ni même notre curiosité primaire. On s'accroche, on veut au moins une réponse à une question dont on cherche encore la forme, à la sortie de la salle.

dimanche 18 juillet 2010

Fantasia, part 2

J'aurai une semaine absolument chargée. Je ferai donc des mises à jour assez fréquentes, disons au jour, sinon aux deux jours. Tout d'abord, je vous invite à lire ma critique de Nevermore, sur www.montheatre.qc.ca. C'est fait? Excellent. Allons-y maintenant avec les visionnements de dimanche.

Black Lightning

Un industriel sans scrupule tente de creuser le sous-sol de Moscou (au risque bien sûr de faire s'écrouler un pan de la ville) pour atteindre des diamants. Mais il n'arrive pas à percer une partie de la croûte terrestre. La seule chose qui peut l'aider s'appelle « nanocatalyseur », un cristal qui multiplie l'énergie fossile ou électrique. Mais le projet scientifique a été abandonné dans un laboratoire perdu. Après des recherches, ils retrouvent le labo, et deux contracteurs tombent sur une vieille voiture de marque Volga, qu'ils décident de revendre pour se faire un peu d'argent.

Un jeune moscovite peu fortuné, fils d'un conducteur de tram, se voit offrir comme cadeau d'anniversaire une Volga. Mais il rêve d'une Mercedes, pour impressionner Nastya, une nouvelle venue à l'université. Il s'apercevra vite que l'argent n'est peut-être pas la meilleure chose pour impressionner une fille, surtout quand on se retrouve avec une voiture... volante. Équipée du nanocatalyseur, la vieille Volga peut s'envoler et naviguer dans le ciel de Moscou. Black Lightning naît, ainsi qu'un nouvel héros. Mais l'industriel l'a dans sa mire, et veut à tout prix le nanocatalyseur.

Voici l'une des réponses russes aux nombreux films de superhéros des dernières années. Black Lightning a tout de Spider-Man : jeune homme sans le sou qui a le béguin pour une superbe fille, qui elle est draguée par un jeune riche, une figure paternelle qui meurt à cause d'un choix égoïste du protagoniste (soit celui de ne pas intervenir à un moment propice de l'histoire), la volonté de se racheter en sauvant des vies, la même demoiselle qui se retrouve en détresse, détenue par le vilain, etc. Mais c'est aussi un film sur le pouvoir du peuple : la Volga n'est pas une voiture ordinaire, elle représente le peuple russe, dans toute sa pauvreté et aussi sa force. Elle (re)devient un symbole de fierté et de lutte. Les réalisateurs Dmitriy Kiselev et Aleksandr Voytinskiy (deux assistants du réalisateur et producteur Timur Bekmambetov - Night Watch, Wanted) arrivent avec doigté, sinon beaucoup humour, à bien mélanger les forces dramatiques et romantiques du récit même si certains éléments du scénario sont carrément improbables. Malgré tout, Black Lighning est un film grand public tout à fait réussi et divertissant. Et il est plaisant de voir Moscou de manière différente...



The Accident

Une équipe d'assassins méticuleux créent des accidents d'une alarmante crédibilité pour éliminer ses cibles. Tout va, jusqu'au jour où, après une opération qui vire presqu'au vinaigre, un autobus perd le contrôle et happe l'un des membres de l'équipe. Réel accident ou meurtre d'un tiers qui se joue d'eux? Brain, le cerveau de l'affaire, est un homme paranoïaque, depuis la mort de sa femme, un assassinat qu'il croit déguisé en accident de voiture. Il positionne tous les miroirs de son appartement pour être sûr d'avoir une vue d'ensemble de toutes les pièces, où qu'il soit. Il ne touche pas la monnaie qu'il utilise dans les bus. Il écoute son équipe avant d'entrer dans le repère. Bref, l'homme croît s'être sauvé d'une tentative de meurtre contre lui, et soupçonne tout le monde. Enquêtant, ses actions l'entraînent dans une spirale de plus en plus profonde, n'épargnant personne, persuadé que rien n'était un accident.

The Accident est un film noir qui capte notre attention du début à la fin. Produit par Johnnie To, le suspense construit habilement par Soi Cheang Pou-Soi est subtil, mais omniprésent. On s'enfonce avec le personnage principal au plus profond de sa solitude et de sa paranoïa, suivant chaque pas, chaque indice, soupçonnant chaque personnage. Beaucoup de silence, beaucoup d'ombres, beaucoup de scène latente que plusieurs prendront pour des longueurs, mais qui dénotent de cette mince ligne sur laquelle marche Brain, qui le sépare de la folie. Bref, c'est précis, intelligent, sans merci. Au-delà du film d'assassin, The Accident nous plonge dans un drame psychologique où l'obsession maladive est au coeur du suspense. Fascinant.

mercredi 14 juillet 2010

Fantasia Part 1.5 - Tears for Sale

Comme mes prochains films ne sont que dans 4 jours, voici mon billet sur le plus récent film visionné.

13 juillet

Tears for Sale (Director's Cut)

La bande annonce de ce film fantastique serbe m'avait emballé. Début des années 1900 : un petit village isolé de la Serbie n'a pas vu d'homme plus haut qu'un fusil ou avec des dents depuis trop longtemps, ceux-ci ayant été réclamés par la guerre. Les femmes se débrouillent assez bien, mais pour ce qui est des oeuvres de tendresse, d'amour, de procréation, on peut oublier ça. Surtout que tout ce qui reste de "potable" est un grand-père alité. De plus, le village est dangereux : le champ de vignes est en fait un champ de mines, le propriétaire l'ayant miné juste avant de marcher sur l'un de ses propres pièges.

Deux pleureuses professionnelles, la frondeuse Boginja (Katarina Radivojevic) et la naïve Ognjenka (Sonja Kolacaric) sont mandatées de force de ramener un homme au village, après que Ognjenka aie par inadvertance tué le vieil homme de la communauté. Elles partent donc à la chasse, et dégotent deux mâles en tournée, l'un est champion de Charleston (Stefan Kapicic, qu'on a pu voir dans The Unit, Numb3rs et 24) et l'autre, homme canon (Nenad Jezdic). Il sera difficile de les amener au village, encore plus dur de se détacher d'eux, alors que l'amour, le désir et la jalousie s'en mêlent...

Le montage du réalisateur de Tears for Sale est savamment bien orchestré par Uros Stojanovic, même si le scénariste Aleksandar Radivojevic Kicic, qui nous rendait visite, disait juste avant la représentation qu'il manquait encore beaucoup de choses au long métrage pour qu'il soit à leur goût. Quoi qu'il en soit, on apprécie fortement l'humour typique, un brin pince sans rire, et le style très Jeunet dans la narration hors champ, les personnages forts et colorés, la photographie surréaliste et l'histoire fantastique. Le film est essentiellement basé sur le thème du fétichisme de la mort, que les Serbes entretiennent. Tout est relié à la grande faucheuse et au désir inexorable de vivre : le champ de raisin - le vin - est miné et propose une scène finale entre Mister Charleston et Boginja des plus passionnelles, où danse, baisers, feu et explosions entremêlent les concepts de vie et de mort ; on baise de façon suave dans un corbillard qui roule tout seul, à tombeau ouvert si l'on peut dire, on s'accroche aux fantômes masculins qui rôdent, ou encore, les deux personnages principaux sont des femmes qui sont payées pour pleurer les disparus... Malgré quelques invraisemblances, qui nous font nous questionner sur la logique de certains plans et actions des personnages ou quelques trous au scénario, dont certaines peuvent être expliquées simplement par la recherche esthétique et poétique ou par une multitude de métaphores oniriques, le film s'apprécie à sa pleine mesure. Drôle, visuellement très riche, Tears for Sale nous fait découvrir une toute autre partie de l'Europe de l'Est, et la beauté absolument époustouflantes de ses comédiennes... et de leur talent, aussi.

lundi 12 juillet 2010

FanTasia, part 1

C'est assis sur le trottoir devant l'Université Concordia, avec mon amie Bloui, que j'ai commencé mon (10e, 11e?) festival FanTasia, ce jeudi 8 juillet, en pleine canicule. Parce que oui, le festival FanTasia, c'est aussi ses files d'attente interminables assis sur le béton, dehors, le dos sur les murs de l'université, à attendre patiemment pour avoir le meilleur siège possible (lire ici, celui qui te permettra de voir l'écran ET qui n'est pas brisé).

Ceci étant dit, voici les quelques premiers films que j'ai pu voir. Ce fut un premier "week-end" très rempli.

8 juillet

IP Man 2

Le film fait suite, logiquement, à IP Man, qui avait ravi les festivaliers l'année dernière. IP Man 2, qui a remporté un succès sans précédent en Chine, attirant plus de monde que Iron Man 2, est une suite plus ou moins conventionnelle. Elle vient, en fait, détailler une partie de l'histoire de ce maître du wu chun, qui n'avait pas été abordé lors du premier film. Celui-ci se concentrait sur la "jeunesse" de l'homme, son ambition, son talent, les années 40 en Chine, la guerre. La dernière scène nous le présentait comme prospère, à la tête d'écoles d'arts martiaux chinois.

Dans ce second opus, on se concentre sur deux moments plus précis de sa vie : sa volonté d'ouvrir une école de wu chun à Honk Kong ainsi que les déboires qui s'en suivent (manque d'élèves sérieux ou disciples récalcitrants, harcèlement des autres maîtres qui lui demandent de payer une somme par mois, puis tentative de gagner le respect de ceux-ci par des combats "amicaux"). Après avoir réussi sensiblement à s'imposer, IP Man doit user de tout son talent contre un adversaire redoutable, un boxeur anglais qui a tué dans l'arène un grand maître chinois, lors d'une démonstration. Loin d'une vengeance, ou de démontrer quel art de combat est le meilleur, il s'agit ici du désir de IP Man de clamer que tous sont égaux, quels que soient leur statut social, et ce, dans une ville sous le joug des Anglais. Un thème cher à Hong Kong, qui nous l'a servi déjà mille fois, mais qui fait intrinsèquement partie de son histoire.

Le film est passablement amusant, très bien réalisé par Wilson Yip (qui reprend du service) et qui fonce directement dans l'action. Les personnages ayant été bien développés dans le premier film, on ne s'attarde donc pas à ce détail précis dans celui-ci. Les scènes de combat sont admirables, parfois époustouflantes, sinon fracassantes. Il est étonnant de voir à quel point IP Man fait tout en son pouvoir pour éviter de blesser gravement ses opposants. Et on le remercie presque, jusqu'à ce que cette grande brute de boxeur arrive... la seule envie que nous avons c'est de crier : allez!! massacre-le!

Mis à part le jeu absolument affreux des anglophones du film, d'un ridicule à mourir, la vitesse de Donnie Yen étonne toujours, et le clin d'oeil à Bruce Lee, à la fin, est savoureux.



9 juillet

Secret Reunion

Corée du Sud, l’agent Lee est sur la piste d'un assassin nord-coréen qui répond au surnom "Shadow". Il finit par le débusquer lors d'une opération, mais le tout se termine en bain de sang. C'est l'un des deux jeunes acolytes du tueur qui l'a dénoncé aux autorités. L'autre, Ji-Song, se voit alors étiqueté comme traître à sa nation. Lee est suspendu, et se retrouve sans emploi. Il se fait tête chercheuse privée, pour retrouver des femmes, des enfants, des clandestins vietnamiens. Six ans plus tard, par pur hasard, Lee tombe sur Ji-Song. Les deux se reconnaissent mais n'en font pas part, et Lee engage Song (pour ainsi l'avoir à sa portée lors de l'arrestation officielle). Les deux finissent par s'entendre, habitant sous le même toit. Mais l'un espionne tous les faits et gestes de l'autre, et vice versa, faisant rapport à leur pays respectif. Mais le quotidien les rapproche de plus en plus. Est-ce qu'ils sauront faire fi de leur nationalité pour se voir comme de vrais frères? Est-ce que Lee pourra redresser sa réputation? Est-ce que Song pourra revoir son pays, sa famille? Est-ce que Shadow pourra enfin être capturé?

Film de Jang Hun (Rought Cut), Secret Reunion a eu beaucoup de succès en Corée, dépassant les ventes d'Avatar. En fait, c'est que le film est typiquement "coréen" : drôle, un peu maladroit, fusillades sanglantes... et duo d'acteurs est génial (Gang Dong-won et l'anti-héros Song Kang-ho). Le film, grand public, ne fait pas exploser les attentes, mais on est totalement satisfait lors du générique de fin.


10 juillet

Mandrill

Juste avant de commencer le film, un des responsables de la sélection des films de FanTasia est venu nous avertir : ce que vous verrez n'a pas été retouché par ordinateur, sauf une seule séquence. Toutes les cascades sont absolument vraies. Et j'avoue, après coup, que c'est plutôt surprenant.

Antony Esposito, surnommé Mandrill, est un homme qui porte la vengeance au coeur, depuis que ses parents ont été assassinés sous ses yeux. Admirateur du héros télévisé John Colt (hybride de Magnum PI et de McGyver sud-américain, en réel kitsch), Antony veut devenir comme lui : élégant, fort, gâchette parfaite, succès incontesté avec les femmes. Apprenant les arts martiaux, s'entraînant au tir, il ne lui manque plus que le charme. C'est son oncle, qui l'élève depuis la tragédie, qui lui transmettra LA technique de séduction, qui utilise les cinq points faibles de la femme : ses cheveux, son parfum, ses yeux, sa peau, ses lèvres.

Mandrill est à la recherche de Cyclops, l'homme qui a tué ses parents. Pour y parvenir, il séduit la sublime fille du tueur, mais tombe amoureux lui aussi. La vengeance est enfin à sa portée, que choisira-t-il? Fera-t-il d'elle une orpheline?

Le troisième film du Chilien Ernesto Diaz Espinoza (après Kiltro et Mirageman) est un hommage à sa manière aux vieux James Bond (1960-1970) - le générique le prouve, Espinoza y remercie les six acteurs qui ont personnifié l'agent secret, en plus de Ian Flemming. La première partie est bourrée de références. Celui qui personnifie Mandrill est Marko Zaror, spécialiste de karaté et de taekwondo, reconnu mondialement pour ses rotations hallucinantes, son agilité et sa rapidité, malgré sa grande taille. Mais l'homme peut aussi jouer, malgré un registre restreint. Il interprète ici avec humour et une certaine aisance cet assassin professionnel, froid mais dénotant d'une profondeur émotionnelle insoupçonnée. Il a un minois irrésistible, mais est un peu prévisible (sauf au combat). Celine Reymond (Dominique) est belle, plausible en fille qui s'ennuie, "prisonnière" de son casino, mais totalement hors sentier en vilaine de service - probablement voulu, pour créer une réelle parodie du genre.

Alors que la première partie du film fait référence, comme je disais, à James Bond, accumulant scènes d'action et scènes de séduction, la deuxième s'accroche totalement au type "série télé affreusement exagéré des années 70". On sature les couleurs, on piège le méchant de façon absurde, et la "Mandrill Girl", vengeresse, se transforme complètement - difficile d'y croire. Mais les combats entre Mandrill et les sbires de Dominique (un géant puis un trio parfaitement synchrone) sont splendides.

Bref, le film se démarque par ses quelques séquences d'action fort convaincantes, à certaines images de cartes postales (lors de la courte romance entre Dominique et Mandrill) à Lima, au Pérou, tout en jouant le jeu de l'humour, marchant entre le pastiche et le risible, aux situations un peu absurdes ou aux répliques catchy.



First Squad: Moment of Truth

Production Russie / Japon / Canada, First Squad n'est pas un film d'animation typique. Il s'inspire d'un personnage de la propagande russe lors de la 2e Guerre mondiale, mais aussi de véritables informations et organisations, dont la 6e Division russe et l'Ahnenerbe, un "institut de recherche" nazi. Le film se concentre sur Nadya, jeune adolescente formée par l'armée russe, qui peut percevoir l'avenir. Elle est la seule survivante de son groupe d'extra-lucides. Alors que la Ahnenerbe tente de faire revenir par spiritisme une armée vieille de 700 ans pour que les soldats allemands puissent passer au travers les lignes russes, on demande à Nadya d'aller dans le monde des morts, retrouver ses amis pour qu'ils puissent aider la Russie lors de ce massacre à venir.

Mélange fantastique, entre histoire et fiction, First Squad est ponctué de plusieurs interventions de vétérans russes, allemand, de psychologues et d'historiens (bien entendu tous fictifs, mais extrêmement réalistes). Pour parfaire le film, les producteurs russes de First Squad se sont associés aux géniaux animateurs japonais du Studio 4°C (Animatrix, Genius Party) pour créer un film fluide, au portrait très réaliste des tranchées russes. L'histoire, parfois déroutante avec sa fausse authenticité, est somme toute passionnante. Nous aimerions par contre développer plus d'empathie envers la petite Nadya, mais le vieux personnage sans nom (Raspoutine?) qui lui sauve la vie et l'homme responsable de la 6e division (le Général Below, un Staline chauve) nous sont sympathiques. J'ai aussi apprécié les assassins de service, des jumelles allemandes aussi belles que mortelles.

L'un des seuls problèmes avec First Squad, c'est le sentiment permanent que le film est un teaser pour une série télévisée, tant parfois l'histoire est dense et que tant de choses pourraient être développées avec ces personnages et cette histoire.

Après l'écriture de ce dernier paragraphe, je vois qu'on annonce plusieurs mangas et de nouveaux longs métrages, donc...


The Message

Début des années 40, la Chine est occupée par le Japon, et est gouvernée par un groupuscule favorable à l'envahisseur. Pourtant, la rébellion est bien présente, et une série d'assassinats chez les hauts placés militaires et politiques fait rage. L'officier Takeda, qui doit affronter la cour martiale nippone pour une bévue impardonnable, tente de se racheter avant le voyage vers la mère patrie en trouvant la taupe, surnommé Phantom, et la tête pensante, Magnum, qui font circuler les informations pour les meurtres perpétrés. Les indices le mènent au centre de contre-espionnage. En faisant couler une fausse information, il établit six suspects, quatre hommes et deux femmes, qu'il invite dans un manoir reculé. Le jeu peut alors commencer.

Le film The Message est bâti comme un film d'espionnage d'époque. Langoureux, lugubre, c'est un véritable jeu d'échecs. On s'accuse mutuellement sans se dénoncer, on se retranche, et Phantom tente désespérément de faire sortir le message annulant le dernier ordre qui mènerait les rebelles dans un piège sanglant. En fait, en tant qu'occidental, je ne peux m'empêcher de comparer le film aux méthodes d'écriture d'Agatha Christie, voire Hitchcock, dans la forme narrative du film, jumelée à une puissante trame politique et beaucoup de sang et de torture. D'une belle facture visuelle, l'élégante superproduction nous plonge dans un récit trouble et sophistiqué, qui n'est pourtant ni excitante, ni déplaisante. Elle nous maintient, mais sans plus, sur le haut d'un mur, d'où on peut voir assez facilement le sol (les réponses). Les acteurs sont extraordinaires, dont Li Bingbing, la magnifique cryptographe, la frondeuse Zhou Xun (que j'ai adoré), le fier Zhang Hanyu et l'excellent Huang Xiaoming, en représentant parfait (en tout point de vue) de l'intelligence nippone.



Technotise: Edit and I

Tout d'abord, un mot sur l'atrocité monumentale qui sévissait comme première partie du film Technotise. Appelé Oranus, le court métrage d'animation type stop-motion de Jelena Girlin et Mari-Liis Bassovskaja est (je crois) un plaidoyer social et politique sur ce que nous sert la télévision aujourd'hui, soit de la merde. Mais le film est en soit une merde pitoyable, un déchet du septième art. Avec une narration complexe et pratiquement incompréhensible, Oranus se vautre dans une histoire scatologique des plus imbéciles, déféquant sur son public de façon morbide, vomissant sans scrupule et sans humour réel ses soi-disant revendications sociales. Bref, les 2 premières minutes sont particulières, on apprécie légèrement le type d'animation subversive, les quelques trouvailles (parodies de pub...) mais les 17 autres minutes sont carrément insupportables. Le public de FanTasia, qui en a pourtant vu d'autres, semblait "outré", blasé, aberré par cette monstruosité sur pellicule. Mon voisin de siège s'est même mis un sac sur la tête, littéralement. Par chance, le film principal était beaucoup plus intéressant (en fait, un écran noir aurait été beaucoup plus passionnant).

Belgrade, 2074. Edit, une superbe jeune étudiante en psychologie, a échoué ses plus récents examens. Le prochain est capital, elle ne doit pas le rater. Elle se dirige donc chez un ami, petit contrebandier, pour se faire injecter une puce de mémoire (illégal, bien entendu). Parallèlement, elle travaille pour une firme de recherche scientifique et tient compagnie à un jeune autiste, génie des mathématiques. Alors qu'elle discute avec son patron, un scientifique qui travaille à l'élaboration d'une formule mathématique pour comprendre l'univers (un peu comme le Boson de Higgs), elle emmagasine l'information d'un graphique qui schématise cette formule. C'est alors que la puce prend possession de son corps, s'infiltrant partout. Elle en vient à halluciner un homme, projeté par son subconscient, qui peut prendre le contrôle du corps d'Edit, la rendant extrêmement dangereuse. Les investisseurs qui financent les projets du scientifique apprennent l'existence de la jeune femme et des possibilités de son nouveau métabolisme pour la fameuse formule, et tentent de la coincer. Elle est heureusement aidée par ses amis, dont son copain Bojan, qui ne pense qu'au sexe, et au jeune autiste qui semble lire l'avenir.

Technotise est le premier film d'animation d'envergure de la Serbie, créé par Aleksa Gajić, bédéiste (Le fléau des dieux). Le style particulier de Technotise emprunte au cyberpunk, style qui a participé à la renommée de la maison d'édition Soleil (pour ceux et celles qui connaissent bien leur BD). Le film est l'adaptation d'un comic book, paru en format 68 pages, que l'auteur a présenté en fin d'étude. Il est d'ailleurs assez différent du dessin animé (Edit est étudiant en art, l'histoire se concentre sur un tunnel à Belgrade, etc.). Quoi qu'il en soit, la trame de Technotise est très intéressante ; son aspect futuriste de Belgrade enchante, même si c'est un peu trop propret. D'ailleurs, c'est possiblement l'une des seules choses que l'on peut reprocher à Technotise au niveau technique d'animation : ce côté très propre, très plat. Certains décors sont magnifiques, remplis de détails, mais les animateurs ont eu beaucoup de difficulté à rendre authentique, voir simplement naturelle, la démarche des personnages. Quelques clins d'oeil fort plaisants sont perceptibles lors du film, dont à Akira (le jacket d'Edit) ou aux DA japonais (les animaux robots qui parlent). L'humour grinçant est très européen, voir typiquement serbe, on réussit à y parler de politique (avec l'apparition de Slobodan Milošević), mais le ton n'est jamais futuro-philosophique, ou moralisateur. Il reste un film plaisant à regarder, malgré ses défauts, et une promesse d'avenir sans précédent pour le film d'animation d'Europe de l'Est.


À venir : Tears for Sale, Black Lightning, The Accident...

mardi 6 juillet 2010

FanTasia, et c'est parti (presque)

J'ai mes billets en main pour le prestigieux festival FanTasia. La programmation de cette année offre beaucoup trop de bonnes choses, choisir a été un moment difficile, couper a été déchirant.

Mais voici ma liste (presque) finale (mais assurée) de mes films de cette année, avec commentaires. Les liens mènent vers les fiches du site de FanTasia.

1
Hongrie - science fiction - tous les livres d'une bibliothèques sont remplacés par un seul bouquin intitulé 1. Ça me semble intrigant...

Blades of Blood
Corée du Sud - historique/arts martiaux - On y parle ici de rébellion, et de personnages plus grands que nature, dont une référence à Zatoichi.

Overheard
Hong Kong - Thriller policier - une élite d'écoute électronique s'en prend à un homme d'affaire puissant - on nous dit que les scènes d'action et de violence sont peu nombreuses mais que le jeu du chat et de la souris est superbe...

[Rec]2
Espagne - horreur - une suite très attendue! Le premier film avait fait sensation à FanTasia (voir ma critique) et je suis très heureux de pouvoir voir la suite (mais j'aurais tellement apprécié le voir avec Cassiopée...)

Doghouse
Royaume Uni - horreur/comédie - Six amis, virée du siècle, zombie, cannibalisme, bref ce que le Royaume-Uni offre de meilleur, si on réfère à Shawn of the Dead. Comiquement intrigant.

Woochi
Corée du Sud - Fantastique - Artefact magique, une pipe, des sorciers, une histoire sur plus de 500 ans, un apprenti qui fout le bordel. Cool...

Bodyguards and Assassins
Hong Kong - historique/arts martiaux - l'éveil de Hong Kong lorsque la ville était une colonie anglaise. Au cœur de cette effervescence se trouve Sun Yat-Sen, celui que l’histoire identifie aujourd’hui comme étant « le père de la nation ». ...« intrigue aussi complexe que captivante,(...) pour plus d’une heure de combats de rues » I'm in.

Black Death
Royaume-Uni - horreur - Angleterre médiévale, peste noire, chasse aux sorcière, Boromir Sean Bean. Quoi de mieux?

Vampires
Belgique - horreur/mockumentaire - une équipe de cinéaste suit un groupe de vampires en Belgique, dont certains d'entre eux doivent déménager au Canada. Plusieurs prises de vues de Montréal, chez Cruella, avec Paul Amharani, du rire et de l'hémoglobine. Pourquoi pas?

King of Thorn
Japon - Animation - une épidémie du virus Medusa ravage la terre entière. Un château en Écosse est transformé en complexe cryogénique où on envoie 140 personnes triées sur le volet. Adaptation de la série de mangas en six volumes de Yuji Iwahara.

Ip Man 2
Hong Kong - arts martiaux - Probablement le film que j'attendais le plus ardemment. J'avais beaucoup aimé le premier film, l'an dernier. Savoir qu'il y avait une suite je jubilais, savoir qu'elle était à FanTasia cette année je bénissais les directeurs artistiques de l'événement!

Secret Reunion
Corée du Sud - Thriller policier - L’agent Lee fait partie d’une agence gouvernementale vouée à la capture d’espions nord-coréens. Une des missions échouent lamentablement, dans un bain de sang. Six ans plus tard, l'agent et l'espion se retrouvent dans des circonstances troublantes. Avec la tension entre les deux pays, ce film me semble fort intéressant...

Mandrill
Chili - arts martiaux - film de vengeance, Mandrill, assassin et expert en arts martiaux, veut se venger du chef mafieux Cyclops et charme, grâce à la technique infaillible de séduction de son oncle, la fille de Cyclops. Scènes d'un romantisme mièvre à la James Bond avec scènes d'action réussies, ce film chilien promet quelques bons moments.

First Squad: The Moment of Truth
Animation - Russie/Japon/Canada - une drôle d'alliance pour un film d'animation, mais qui promet beaucoup. Librement adapté dit-on de personnages d’une série de bandes dessinées populaires datant de la propagande de l’ère soviétique. On aura droit à un mélange historique et fiction. J'avais vu quelques images il y a quelque temps, je suis content de trouver ce film d'animation dans la programmation du Festival.

The Message
Chine - historique/drame - Occupation de la Chine par le Japon. Tout le monde a des secrets, et certains peuvent s'avérer dangereux.

Technotise: Edit & I
Serbie - Animation - premier véritable film d'animation serbe de haut calibre, Technotise propose quelque chose de très intéressant. 2074, Belgrade. Une jeune étudiante doit passer un test et s'implante une puce à mémoire. Mais les conséquences sont désastreuses pour elle.

Tears for Sale
Serbie - Fantastique/comédie - un village serbe est vidé de ses membres masculins laissant les femmes seules. Ou presque. Deux femmes sont obligés d'aller à la ville pour ramener de la chair fraiche, pour de futurs mariages. Mais ces nouveaux venus sont convoités... J'avoue que j'ai surtout été attiré par l'esthétisme du film, mais qui sait?

Black Lightning
Russie - Fantastique - un jeune homme découvre que sa vieille Volga, la voiture du peuple, est un prototype incroyable, une voiture volante! Produit par Timur Bekmambetov (Night Watch), Black Lightning est une «variante russe du film de superhéros»... Ça reste à voir. Mais de ce que j'ai vu, c'est amusant.

Accident
Hong Kong - thriller - quatre tueurs à gages créent une méthode novatrice pour faire leurs crimes, des meurtres sans traces. En fait, presque. Ils créent des accidents bien préparés. Le chef perd presque la vie lors d'un coup qui tourne mal, malgré la grande préparation. Était-ce un accident ou si on se joue d'eux, à leur manière?

Eve's Necklace
États-Unis - thriller/«animation» - probablement le film le plus intrigant que j'irai voir cette année. Une jeune femme essaie de refaire sa vie, mais elle est poursuivie par un ancien collègue de porno. De type film noir, l'intrigue est classique, l'image est haletante, mais le film se démarque par l'absence de comédiens, qui ont été remplacés par... des mannequins de vitrine. Étrange. Coup de tête.

Scott Pilgrim Vs the World
États-Unis - comédie/action - je ne pouvais pas manquer ce film d'Edgar Wright (Shawn of the Dead), une adaptation de la BD du même nom. Et puis j'adore la couleur des cheveux de Mary Elizabeth Winstead...

Je terminerai mon festival avec Metropolis, chef-d’œuvre expressionniste de science-fiction de Fritz Lang, totalement restaurée, avec nouvelle trame sonore symphonique de 13 musiciens de Gabriel Thibaudeau. Une soirée historique.