lundi 21 juin 2010

Cinémanigances

D'un côté, je lisais ce matin sur Canoe, les revenus récents des films québécois et étrangers. On pouvait lire

Dur week-end pour le cinéma en général, qui a vu ses recettes baisser de 60 %. Le beau temps et le Grand Prix ont fait fuir les cinéphiles...

[...] Quant à L'Enfant prodige sur la vie d'André Mathieu, ce film se battra pour garder sa quarantaine de salles, ayant recueilli cette dernière fin de semaine des recettes de 58 000 $.

Le film de Luc Dionne a recueilli 597 495$ depuis sa sortie en salles il y a trois semaines.

Les amours imaginaires (de Xavier Dolan), bien accueilli à Cannes, était présenté sur 21 écrans, donc deux fois plus que pour son film J'ai tué ma mère. Et pourtant, les recettes recueillies ont été les mêmes pour la première fin de semaine, soit 86 895 $.

"Il a donc recueilli deux fois moins de recette par écran que pour le film J'ai tué ma mère à ses débuts l'an dernier, soit 4 138 $ en comparaison à 8 701 $ pour J'ai tué ma mère l'an dernier. Mais ce fut un dur week-end pour tout le monde", confirmait hier Simon Beaudry de chez Cineac.

Seul le Karaté Kid a su tirer son épingle du jeu et a attiré les foules, avec des recettes de 839 844 $.

839 000$ pour Karaté Kid. 86 895$ pour Les amours imaginaires. C'est presque dix fois moins de revenu. Mais ça ne vise pas le même public...

Les films québécois mentionnés sont pourtant deux longs métrages qui ont connu de bonnes critiques, il me semble.

Et puis, je lis sur Showbizz.net :

Patrick Huard incarnera le personnage principal du film «Starbuck», une comédie réalisée par Ken Scott. Le tournage débutera le 15 septembre.

Tout juste au moment où David Wosniak décide de finalement mettre de grands efforts pour réussir sa vie, cet éternel adolescent de 42 ans découvre qu'il est le géniteur de 533 enfants. Soudainement, réussir sa vie semble beaucoup plus difficile que prévu...

Faudra qu'on m'explique. Faut-il qu'un film québécois soit "con" (lire ici comédie censément désopilante) pour qu'il remporte du succès au box office? Qu'est-ce qui fait déplacer les foules québécoises vers un film québécois? Qu'est-ce qui pousse une personne à préférer Karaté Kid ou Shrek à un film de Dolan, Dionne ou n'importe qui d'autre? La langue? Le budget, le sujet, la qualité d'image?? Quoi que je ne suis pas en reste, je préfère aller voir Rapt de Belvaux ou Mic-macs à tire-larigots de Jeunet que Le baiser du barbu. Je n'ai absolument rien contre Yves Pelletier, au contraire, j'admire ce qu'il fait et ce qu'il est, mais pourquoi je ne peux m'empêcher de penser au film "La moustache" d'Emmanuel Carrère?

J'espère sincèrement que Piché - entre ciel et terre amènera beaucoup de monde au ciné. De ce que j'ai entendu jusqu'ici, c'était fameux.

Et tout ça pour dire que je trouvais vraiment trop absurde l'idée de "Starbuck"... On va vraiment financer ça?

vendredi 11 juin 2010

Gotta help myself... soon.

Les Francos sont commencées!

Et j'ai débuté fort. Deux excellents spectacles.

Tout d'abord, en scène extérieure, avec la sen-zaz-ionnelle ZAZ... Jeune artiste incroyable, à la voix post-Piaf, elle a réellement cartonné ce vendredi soir à la tente Slam. Accompagnée de ses 3 musiciens (...quel contrebassiste!!), la jolie Française a passé en revue son répertoire pour le plus grand plaisir de la foule qui débordait largement du mini chapiteau. À saveur jazz, flirtant avec le manouche, Zaz a été sincèrement incroyable. Rafraîchissante, énergique, elle rayonnait de bonheur, interprétant avec conviction et puissance ses chansons. Un vrai charme de la voir performer. En espérant la revoir très bientôt (parce que je suis amoureux. Si si.)



Puis, LE show que j'attendais, celui de Gaëtan Roussel. Chanteur de Louse Attaque et de Tarmac, Roussel a sorti un album solo il y a quelque temps, Ginger. Rock dansant, ni pesant ni aérien, Ginger est très plaisant à écouter. Et rendu sur scène, les pièces font bouger et danser la foule au rythme de la basse groovy, de la batterie parfaite et aux accords plaqués par Roussel sur sa Fender Mustang. Et on en redemande. Les chansons Inside Out, Clap your hands ou Help Myself (qu'il a fait 2 fois durant la soirée et que les spectateurs ont adoré, vu la chaleur qu'il faisait et la salle qui s'est transformé littéralement en plancher de danse - oui, j'ai dansé) sont des bijoux de chansons. Une petite surprise nous a été offert (quoi qu'elle n'a galvanisé personne): Gordon Gano, de Violent Femmes, est venu interpréter une chanson (en anglais).

Mentionnons l'excellente première partie de Salomé Leclerc, talentueuse jeune femme tant à l'écriture, à la guitare qu'à la voix, accompagnée de Philippe B. Elle sera aussi à surveiller.

mardi 8 juin 2010

Silence radio, prise 2

Mon dernier message sur ce blog remonte à plus de 6 mois. Six longs mois.

En fait, je pourrais mettre tout sur le dos du travail, des occupations, mais je n'avais pas grand chose à dire. C'est aussi simpliste que ça.

Pourtant, tant de choses se sont passés, dont j'aimerais tant débattre.... la fuite d'huile dans le Golfe du Mexique (et les conséquences désastreuses sur la nature), le logo d'Astral, mes dernières découvertes musicales... mais j'ai perdu tout intérêt à bloguer ces temps-ci.

Pour de multiples raisons.

D'abord d'ordre émotionnel. J'ai eu ma dose de conflits, d'impatience, d'incompréhension, de personnes qui tenaient à moi maladroitement, maladivement. Puis, j'ai eu ma dose de surconsommation d'information. J'étais devenu junkie. Par exemple, le réseau Twitter me hantait, j'allais regarder chaque message qui passait, j'avais besoin de savoir. Tout. Je ne pouvais plus faire ce que je faisais habituellement, ma tête me faisait mal, et je cliquais, et je rechargeais. Et j'en avais besoin encore et encore. Gimme my fix of hashtag, punk.

C'est alors qu'en avril, je me suis auto-sabordé. Adieu Twitter, pour un temps indéterminé. Plusieurs ont cru à une farce, certaines ont blagué sur mes sorties soooo dramatiques. Reste que cela devenait invivable. Comme un coké en manque de sa poudre blanche, mais qui a encore les neurones assez solides pour se dire que ça va faire pour un certain temps.

Je vais revenir bientôt sur ce réseau social sur les speeds, mais avec beaucoup de modération. Je vais recommencer doucement à bloguer, quand j'aurai vraiment quelque chose à dire (et bientôt j'aurai de quoi à partager, c'est FanTasia, et le retour de mes fameuses critiques cinéma).

J'espère que malgré tout, j'ai encore quelques lecteurs fidèles.

Oh, et j'aurai deux ou trois nouveaux chapitres à ajouter sous le titre "Un petit pas pour l'homme"...

En attendant, mille excuses.