mercredi 25 novembre 2009

A Long Time Ago..

J'ai vu La Guerre des étoiles pour la première fois à la télé de Radio-Canada, lorsque que j'étais tout jeune. Bizarrement, ce dont je me rappelle le plus, c'est le fameux saut à la Tarzan que Luke Skywalker fait avec Leia dans les bras. En 1997, lors de leurs resorties en salle, j'y suis allé avec ma première copine qui avait étrangement aimé les trois films.

C'est qu'en fait, Star Wars a transcendé son statut de film de science fiction. Le mythe a grandit, explosé, les longs métrages sont devenus des classiques, des exemples à suivre. Des milliers de fidèles ont adopté ce monde. Des milliers de gens croient vraiment qu'ils sont des Jedi en puissance.

Bon, je vous assure, je ne suis pas de ce genre. J'aime bien Star Wars, mais ça se termine là. Par contre, je voue un culte à John Williams, ce compositeur génial, qui a pondu des merveilles de bandes sonores, comme les thèmes d'Indiana Jones, Superman, Harry Potter, Schindler's List, E.T., Jaws... et bien entendu Star Wars. Il est le Bernard Hermann de Spielberg.

La Marche Impériale qu'il a composée pour Darth Vador est possiblement la marche la plus connue et la plus excitante du répertoire classique du XXe siècle, rien de moins (à mon avis).

Quand j'ai su que l'événement cinémato-symphonique Star Wars in Concert (leur site est à voir!!) arrivait à Montréal, je me suis empressé de contacter mon ami Alex pour qu'on réserve immédiatement nos places, au parterre. Joie! C'est réussi, la Force devait être avec nous.

On entre au Centre Bell plein à craquer. On fait le tour, il y a une exposition des artefacts de la série ainsi que des personnificateurs avec qui on peut se faire prendre en photo. Disons qu'on en a profité un peu (désolé Alex, je me permets :-)


Rapidement, on entre dans l'amphithéâtre. Comment sera le son? Qu'est-ce qui nous attend?

Les lumières s'éteignent, et la musique d'ouverture retentit : le Royal Philharmonic Concert Orchestra, conduit par le Belge Dirk Brossé, entame avec panache le thème d'ouverture des films cultes. Explosion. Un écran LED d'une taille gigantesque projette des extraits des six films, avec une qualité à faire rougir de honte les Imax de ce monde. C'est un spectacle d'une qualité impressionnante : Anthony Daniels, le comédien qui interprète dans tous les films le robot doré C3-P0, nous introduit chaque pièce avec humour et charme.

Bref, on s'est éclaté, l'orchestre était fantastique et de revoir toutes ces images me donnent l'envie irrésistible de me taper la série complète...

mardi 24 novembre 2009

Logo, mise à jour

Lors de mon cours de Communication organisationnelle aujourd'hui, nous parlions du logo et de son évolution.

Je suis donc tombé sur ce blog, excellent. À voir.

http://best-ad.blogspot.com/2008/08/evolution-of-logos.html

lundi 23 novembre 2009

Retour sur les résolutions

Le 6 janvier dernier, j'écrivais mes résolution 2009 sur ce blog.

Voyons voir où j'en suis rendu.

1- Aller chez Fichtre et encourager les nouveaux artistes BD, surtout les filles.

Bon, euh... Je ne suis pas allé chez Fichtre. Mais ! J'ai encouragé la BD d'ici, en achetant les livres de Zviane et de Luc Bossé. Il y avait aussi Delaf et Dubuc, Jacques Lamontagne, et n'oublions pas LE livre de 2009, Paul à Québec de Rabagliatti (bravo pour votre prix au Salon du Livre!).



2- C'est l'année d'Edgar Allan Poe. Sur la côte est américaine, on va fêter son 200e anniversaire de naissance. Je vais donc tenter de lire et de terminer (défi!) l'une de ses nouvelles.

Sérieusement, vous en avez entendu parler de cette "année Poe", en dehors de ce blog? J'avais complètement oublié. Il me reste un mois.

3- Je vais tenter de ne pas trop prendre de poids, et si possible, en perdre encore un peu. Méchante balance, à nous deux !

L'année allait bien, jusqu'à septembre dernier. Maudit automne, maudite petite couche de graisse naturelle pour nous garder au chaud. Gym en janvier, après avoir fini mon certificat?

4- Je vais diminuer mes achats de luxe (livres, dvd, bd) et me concentrer sur mes études et mon voyage au début de l'été (vive les mariages! - pas le mien, en passant). Je sais que cette résolution va un peu à l'encontre du no 1, mais shhhttt.

Zéro ralentissement! au contraire. Explosion des dépenses! Mais il n'y a pas eu de voyage en début d'été. Donc, on va voir le Cirque du Soleil à la place, et on tente de sauver des sous pour le voyage en Bretagne dans un an ou deux.

5- J'aimerais recommencer à dessiner. J'aimais dessiner. Peaufiner mon crayonné.

Ça aussi un flop cette année. Trop pris par le temps, pas le désir de m'arrêter une heure ou deux et gribouiller quelque chose... ça ira à plus tard. Mais, l'intention y était, je suis entré deux fois dans un Omer de Serre pour reluquer les crayons à dessin...

6- Essayer de prendre un peu de temps pour moi. Ça, ça va être dur...

Ce fut très dur. J'ai rarement été aussi occupé. Plusieurs en souffrent autour de moi. J'ai quand même réussi à faire un petit voyage en voiture jusqu'à Paspébiac cet été... mais je compte pratiquement sur les doigts de mes mains les fins de semaine à glander. Pour preuve, ça fait plusieurs mois que j'ai la 5e saison de Six Feet Under, et je n'y ai pas encore touché (je sais Mymy, je te jure que je fais ça le plus vite possible pour te le redonner!)

7- Tenter de voir plus souvent quelques amis qui me sont cher

Voir réponse du no 6, quand je parle des gens qui souffrent autour de moi...

8- Faire le ménage dans ma vie. Un petit coup de balai de temps en temps ça fait du bien.

Je vous avoue franchement, j'ai plutôt remis de l'ancienne poussière sur le tapis! Et moi qui croyait que c'était mes années de changement, on repassera.

Et vous, ça va vos résolutions? Pour certaines, comme Une fille et la toile, on dirait que non (mais je t'encourage!!)

dimanche 15 novembre 2009

Quotidienneté princesse

Discussion de fin de soirée entre Schtroumpfette (je tairai son nom par demande express d'anonymat - fort compréhensible) et moi

Schtroumpfette
Yééé on va voir le Cirque du Soleil le (avant Noël) !! Je suis contente!

Moi
(je souris)

Schtroumpfette
Mais c'est poche, j'aurai pas de cadeau à déballer le 24 au soir...

Moi
(bouche bée)

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Parfois, certaines personnes sont difficiles à satisfaire...

Expozine 2009

Ce week-end, 14 et 15 novembre 2009, c'était la 8e édition de l'Expozine. Depuis deux ans, je me fais un honneur d'y assister... et j'oublie chaque année à quel point il fait chaud dans ce sous-sol de l'Église Saint-Enfant-Jésus (5035, rue Saint-Dominique) et combien c'est bourré de monde. Vous savez, pas moins de 300 créateurs de livres, fanzines, bandes dessinées et autres créations imprimées* y sont assis, serrés les uns contre les autres, attendant les centaines de visiteurs derrière leurs tables et leurs produits divers. La présence de compagnies et artistes anglophones est étonnante ; la BD underground de langue anglaise à Montréal est plus qu'en santé : c'est un monstre qui ronronne sous les pavés de la métropole.

*selon le site de l'Exposine

J'y ai fait personnellement quelques découvertes, mais je dois avouer que je me suis précipité vers deux tables qui m'intéressaient davantage, que je cherchais dès mon entrée dans la salle.

Tout d'abord, j'avais envie de voir Zviane, une jeune femme dont je lis le blog dessiné depuis quelque temps déjà. Auteure touchante, dessinatrice douée, professeure de théorie musicale que je devine passionnante, j'aime son trait, ses idées. J'apprécie la lire, la suivre, la voir expérimenter, s'extasier, mais aussi, exorciser ces émotions noires. J'ai pu très brièvement échanger avec elle, et j'espère de tout coeur me reprendre et avoir une vraie conversation avec elle, incessamment.

Puis, un autre dont j'ai parlé ici, Luc Bossé, auteur et dessinateur à la ligne claire, dont j'apprécie aussi énormément l'univers simple et comique. Luc est super sympathique, facile d'approche, et on ne peut espérer que ses personnages puissent trouver rapidement une diffusion plus large.



jeudi 5 novembre 2009

Logo

Pensez-y deux secondes. Vous voyez au loin un grand M jaune. Tout de suite, vous savez ce qui se cache en dessus. Vous allez à l'épicerie ; prenez-vous le temps de lire l'étiquette pour être certain(e) d'avoir pris dans vos mains le bon produit? Vous venez de cliquer sur un petit renard qui court après sa queue autour d'une boule bleue. Vous savez pertinemment ce qui vous attend à l'écran.

Le logotype, ou plus communément appelé logo, est une image d'une force symbolique monumentale.

Petit topo sur l'importance du logo. Selon Geneviève Gagné de pigiste.ca, le logo «est la représentation graphique de qui vous êtes en tant qu’entrepreneur». Il est donc le pictogramme qui vous représente. Il établit une identité claire de ce que vous êtes et de ce que vous voulez projeter. Il doit créer une première bonne impression, doit faire partie intégrante de votre campagne de promotion et doit bien raconter l'histoire de la compagnie. À la simple vue du logo, les clients doivent vous faire confiance (http://www.articlesbase.com/marketing-articles/importance-of-logo-in-corporate-branding-961352.html).

Les gens verront le symbole de votre compagnie des milliers de fois plus souvent que l'explication exhaustive de celle-ci. Pourtant, cette petite image doit en dire autant qu'une brochure explicative.

C'est, vous l'admettrez, difficile à demander à une simple image.

Pourtant.

D'où provient le logo? Certains disent qu'il apparait au début du siècle dernier. Mais selon l'auteure du livre What logos do and how they do it, Mme Anistasia R Miller, l'image personnelle ou d'affaire est aussi ancienne que l'idée d'indiquer "ceci est à moi" ou "j'ai fait cela" sur ses possessions ou ses réalisations personnelles. On peut reculer loin, près de 7000 ans, pour se rendre compte que les artisans transylvaniens marquaient d'une icône leurs créations. Si l'un d'eux faisait une meilleure poterie qu'un autre, il était clair que sa marque prenait une plus grande valeur intrinsèque que ses compétiteurs. Les Égyptiens, les Grecs, les Romains gravaient tous leurs initiales sur leur travail. Mais, ce sont les religions anciennes qui ont marqué au fer rouge l'histoire du logo : la croix des Chrétiens, l'étoile de David des Juifs et le croissant de lune des Islamistes sont inscrits à jamais dans l'histoire de l'humanité.

Ajoutons les sceaux royaux, les symboles des familles, les images qui indiquaient la qualification professionnelle de quelqu'un (l'angle et le compas pour l'architecte, le caducée pour les médecins...).

La révolution industrielle a fait exploser le concept du trademark et la conscience corporative. Toujours selon R Miller, les termes image corporative et image de marque ne sont entrés dans le vocabulaire industriel et du design que vers les années 1940. Mais moins de 20 ans plus tard, les logos devenaient la clé irrémédiable du succès.

L'importance du logo est donc souvent sous-estimée. Pensez au crochet de Nike par exemple, à l'écriture tout aussi fantaisiste que classique de Disney, des lettres CNN, de la représentation graphique de l'architecture de l'Université de Montréal dans son fameux UdeM... Une image, milliers de mots.

Coca Cola n'a pratiquement jamais changé ni adapté son logo depuis ses débuts. McDonald's non plus. Ils sont maintenant des icônes de la pop culture, reconnaissables parmi des milliards de pictogrammes. D'autres, pourtant, choisissent de triturer leur image pour l'adapter à des événements.

J'aime quand une compagnie joue avec son image, son logo, et qu'elle arrive tout de même à conserver l'essence de son "branding".

Voyez Google par exemple. C'est un cas type. Selon le site Logo de Google de Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Logo_de_Google) :

Périodiquement, Google procède à des adaptations temporaires de son logo, les versions modifiées étant affichées pendant une journée sur la page d'accueil de son moteur de recherche : ce sont les Google Doodles (« doodle » désigne un gribouillage en anglais, et permet une paronomase avec « Google »).


Voyez quelques exemples ici : http://www.kwad9.ca/article/03102009-un-logo-a-chaque-5-minutes

En cette première semaine du mois de novembre 2009, Google célébrait à sa manière les 40 ans de Sesame Street. Chaque jour, le doodle présentait un personnage de la célèbre émission de télévision créée en 1969, diffusée à PBS et proposant les charmants personnages imaginés par Jim Hanson.

4 novembre 2009


5 novembre 2009


6 novembre 2009


7 novembre 2009


8 novembre 2009


9 novembre 2009


C'est amusant, éducatif, promotionnel. Mais côté marketing, est-ce une bonne idée? Qu'est-ce que cela indique sur la compagnie? Qu'est-ce que cela implique? Certes, c'est une façon de faire parler de soi, d'attirer l'attention. Mais comme l'indique Sam Schroeder de Mashable (http://mashable.com/2009/11/06/google-muppets/) il peut y avoir certaines conséquences : «We’ve seen Google change their logo hundreds of times to celebrate some event during the company’s history, but lately they’ve really upped the ante, changing it nearly every day; I’ve almost forgotten what the real Google logo looks like.» Il faut alors s'assurer de bien implanter la marque pour contrer les effets d'ambiguïté, si l'on décide de changer l'image qui représente la compagnie.

D'ailleurs, à la place de Big Bird, Google avait placé un Doodle différent en Grande-Bretagne, célébrant le 20e anniversaire de deux personnages que j'affectionne particulièrement, Wallace et Gromit.



Mise à jour 9 novembre - sur www.google.de (Allemagne), en ce jour historique, on célèbre la chute du mur de Berlin



Maintenant, chaque page web que nous visitons présente son branding, possède son propre logo, bien visible la plupart du temps en haut à gauche. Et bientôt, il est facile de croire que chaque personne, chaque travailleur autonome, possédera sa propre image de marque. Sommes-nous en train de tous nous réduire à une simple image, ou alors revenons-nous à l'essentiel, à la créativité, à l'inventivité en donnant à de simples couleurs et quelques traits une incroyable force représentative?