samedi 1 août 2009

FanTasia quatrième partie

19 juillet

Neon Genesis Evangelion 1.0 : You Are (Not) Alone

S'il y a bien une série animée qui a dérangé au Japon, c'est bien Neon Genesis Evangelion. Des pertes de financement, des épisodes bâclés et incompréhensibles jusqu'aux menaces de mort envoyées au responsable de la série, Hideaki Anno, Evangelion s'est tout de même taillé une place imbattable dans le coeur des admirateurs du genre. Maintenant culte, Evangelion méritait, de l'avis de "tous", quelques ajustements et modifications. Plus de dix ans après sa présentation sur les ondes des télés nippones, Anno s'attaque finalement à l'adaptation spectaculaire de la série (qui comptait 24 épisodes) en quatre films. Out les plans statiques de 45 secondes, on fait place à des scènes de combat en CGI (mais très bien intégrées, et, ma foi, époustouflantes) et plusieurs resserrements au niveau du récit. On doit admettre que l'histoire est plus facile à suivre si on a déjà visionné la série originale (ou lu les manga), puisque le début du film part sur les chapeaux de roue, mais le plaisir qui en découle est substantiel. On veut la suite !! (Evangelion 2.0: You Can (Not) Advance sera lancé d'ici 2010... )



À quelle heure le train pour nulle part?

Deuxième film du Québécois Robin Aubert (Saint-Martyr-des-Damnés), À quelle heure... est le premier de cinq films (du moins, on suppose) qui se passera sur cinq continents. Premier arrêt : l'Inde. Aubert expliquait que l'Inde est comme son deuxième pays, lui qui l'a visité déjà à quelques reprises. En compagnie du comédien Luis Bertrand, d'un caméraman et d'une fille au son, ils ont passé cinq semaines à tourner le maximum d'images. L'histoire d'Aubert est insaisissable : un homme est en Inde à la recherche de son frère jumeau. Existe-t-il vraiment? Que cherche-t-il vraiment? Peut-être sa propre rédemption. Peut-être son salut. Peut-être son frère. Il fera la rencontre de mille personnes, donc une Japonaise, qui changera le cours de ses jours. Inégal mais inspiré, poétique par moment, philosophique autrement, À quelle heure vaut le coup d'oeil pour le dépaysement. Tout ce qu'il manque, c'est l'odeur de Mumbai qui prend à la gorge pour se sentir réellement ailleurs. On attend la "suite" : À l'origine d'un cri.



28 juillet

Eureka Seven: Good Night, Sleep Tight, Young Lovers


Deux jeunes enfants, un garçon et une fille, sont sur une base militaire. Leur maître leur fait découvrir une fleur qui bourgeonne sous la neige. Tout autour d'eux, il y a pourtant un danger imminent : une force organique tente de s'emparer du monde. Les humains essaient de combattre, et créent une arme solaire ultime qui détruira le monde. La terre est aux humains ou à personne! La jeune fille se fait enlever, le garçon grandit avec la culpabilité au ventre. Il devient pilote d'un costume de combat et retrouve la jeune femme. S'aimant d'une passion qui outrepasse tout entendement, sont-ils le miracle de l'humanité? C'est ce que pensent certains rebelles, selon un livre qui ressemble étrangement à Peter Pan... Tiré de la série culte Eureka SeveN, ce film réécrit en fait la genèse de cette histoire apocalyptique. Attrayant, imparfait, le film se laisse très bien regarder. Entre les créatures bizarroïdes de Miyazaki (faut voir le Nirvash), l'action et le mysticisme d'Evangelion, Eureka Seven est maîtrisé et donne le goût de regarder la série ou le manga. Kawaii, comme diraient les Japonais.

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