samedi 1 août 2009

FanTasia deuxième partie

12 juillet

Thirst

Un curé pose sa candidature pour la recherche d'un remède à une maladie qui s'attaque aux Caucasiens et aux Asiatiques mâles. Alors qu'il est en train de mourir de la maladie, on tente de le sauver : une transfusion plus tard, on le croit perdu. Mais l'homme de Dieu ouvre les yeux et sa peau, pustulée, redevient aussi belle qu'elle l'était. Le prêtre revient à la maison, et la nation le déclare miraculé. Il visite un vieil ami et revoit la soeur adoptive de celui-ci, qui est maintenant sa femme. Le curé a tous les sens dans le tapis, et ne peut lui résister... de corps comme de sang. Elle se laisse emporter dans cette ivresse, se sent tout à coup vivante, mais elle perd la tête et veut aussi la puissance et l'immortalité du curé...

Après sa trilogie sur la vengeance, Park Chan-wook dépeint la passion, l'amour interdit et l'appel de la chair par le vampirisme. Inspiré d'un roman de Zola, les intrigues secondaires amenées par le réalisateur nourrissent abondamment le film. La direction photo propose parfois des moments jouissifs (comme les sauts d'un toit à l'autre de la jeune femme dans les bras du prêtre : la caméra, au lieu de montrer la prouesse des sauts, se concentre exclusivement sur le visage de la femme en extase). On va jusqu'à se moquer de la religion, en montrant le prêtre nu à quelques reprises. Les scènes explicites (deux en particulier) sont chaudes, mais crues : on ne donne pas dans le pinku, mais dans un réel surexcité, en ébullition. Le film sort bientôt en salle. À voir.



Kaifeck Murder

Marc est un photographe en quête d'un nouveau sujet. Sur la route avec son jeune fils, aux alentours de Noël, ils débarquent à Kaifeck, petite bourgade perdue où les habitants célèbrent encore une très vieille tradition, celle de se déguiser en monstres pour chasser les mauvais esprits. Fêtée tout de suite après Noël, elle inspire Marc, qui profite de l'occasion pour s'installer dans un gîte et prendre quelques clichés de l'événement à venir. De plus, l'aubergiste est assez jolie, et elle répond assez bien... Un matin, Marc se réveille d'un rêve étrange, où il assiste à une boucherie humaine, dans une ferme, duquel seul un bébé survit. Plus étrange encore, il est tout habillé et voit au pied du lit ses bottes couvertes de boue. Où est-il allé? Qui est cette famille? Alors qu'il tente d'investiguer, les villageois semblent de plus en plus hostiles. Qu'est-il vraiment arrivé à Kaifeck, pourquoi ne veut-on lui répondre? Pourquoi rêve-t-il nuit après nuit à cette ferme, et pourquoi il sent que tout ceci est relié à lui?

Suspense surnaturel, Kaifeck Murder, de la réalisatrice allemande Esther Gronenborn, se savoure tout en lenteur au départ, ce qui permet au spectateur de bien sentir la détresse psychologique du personnage principal. Les pistes sont données au compte-goutte, et l'on apprécie la cadence et paranoïa qui s'y dégage, même si la fin reste un brin décevante.



15 juillet

Mutants

Issu de la nouvelle vague de films d'horreur français, Mutants est le premier long métrage de David Morley (l'homme a définitivement le nom pour les films de zombies - Morley, Mord-les - pardonnez cette blague à un festivalier aguerri et fanatique). Il avait offert au Festival le court Morsure, qui avait plu à beaucoup de spectateurs. Mutants se passe dans un futur rapproché. Un virus se propage, transformant les êtres humains en mangeurs de chair fraîche. Sonia et Marco sont sur la route, dans leur ambulance, pour trouver une base militaire devenue mythique, appelée Noé. Suite à une rencontre fortuite, ils se réfugient dans un grand édifice vacant, en pleine forêt. Mais Marco est atteint de la maladie. Il lui reste trois jours avant que le virus prenne entièrement le contrôle de son corps. Sonia, immunisée, tente de le garder en santé, jusqu'à ce que les secours parviennent à les localiser et à venir les chercher. Des renégats entrent dans la bâtisse, et terrorisent Sonia. Les morts-vivants entourent l’immeuble, cachés dans les bois. Va-t-elle réussir à s'en sortir indemne?
Variante digne d'intérêt, Mutants propose une incursion dans la psychologie de la peur lors d'une situation extraordinaire. Progéniture lointaine d'un 28 Days Later (ou sa suite), il n'a malheureusement la force de ses inspirations, mais procure quelques bons moments. Les maquillages sont foutument bien réalisés, et on souhaite de tout coeur que Sonia (excellente Hélène de Fougerolles) quitte ces lieux rapidement, avant que son copain (intrigant et violent Francis Renaud) ne parte avec un morceau d'elle...

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