samedi 1 août 2009

FanTasia cinquième partie

29 juillet

Left Bank

Une jeune athlète de course à pied, Marie, est insatisfaite de sa vie, de ses performances. Alors qu'elle se qualifie pour une course importante pour le Portugal, elle tombe amoureuse d'un bel archer. La pauvre est pourtant au bout du rouleau. Trois périodes menstruelles en un an, la jeune femme manque de fer, et son corps s'affaiblit. Repos forcé! Elle s'installe chez le bel étalon, sur la rive gauche de cette ville morne. Mais cet appartement recèle des secrets : la précédente locataire a disparu inexplicablement il y a plusieurs mois sans laisser de trace. Marie enquête et tombe sur d'ancestrales pratiques de sorcellerie. Réalité ou fiction? Et pourquoi se sent-elle mêlée à tout ça?

Film belge à la caméra glauque, Left Bank nous paraissait comme un Polanski : torturé, étrange. Mais sincèrement, ce film ne mène absolument nulle part, et la fin laisse pantois tant elle peut sembler ridicule. On s'écrit facilement : tout ça pour çaaaa? Contemplatif certes, on ne sent que très peu la tension monter, et on s'attache difficilement aux personnages, mis à part Marie, non sans un certain effort. L'image reste crue, autant dans les scènes érotiques que sportives - purement belge. La trame surnaturelle promettait beaucoup, dommage.



Private Eye

J'ai conclu mon festival avec un film sud-coréen. Nous sommes en 1910, et Jin-ho, ancien policier devenu détective, se fait les poches avec les femmes infidèles. Une fois les maris au courant, il vend les photos à un journal à potins. Payant, l'homme économise pour partir aux États-Unis. Mais sa bulle est crevée alors qu'un jeune médecin, Kwang-su, vient le supplier de l'aider. Il a disséqué un cadavre... qu'il croit être celui du fils d'un haut placé du gouvernement. Il veut alors démasquer le meurtrier avant que les soupçons ne pèsent sur lui. Mais cette enquête ne sera pas une partie de plaisir, et le danger plane...

Un détective privé, un médecin, une enquête mystérieuse... ça ne vous dit rien? Le fantôme de Sir Arthur Conan Doyle rôde autour de ce film, qui est plutôt bien réussi. Sherlock Holmes coréen? Et pourquoi pas? On y rit, et la dose d'action et d'histoire est plutôt intéressante. La reconstitution de la Corée du début du dernier siècle vaut le coup d'oeil. Un pur divertissement qui ravit le spectateur. Une belle finale !



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BONUS

J'ai pu mettre la main sur certains films que je n'ai pu voir lors de ce présent festival. Au cours des prochaines semaines, je reviendrai sur ces film... voici le premier :

Dead Snow

Des jeunes en vacances dans un espace désert et enneigé de la Scandinavie se retrouve dans un chalet. Il y a le geek fana de films d’horreur, la fille facile, le copain un peu crétin, le couple d’amoureux... Un soir de Twister, ils reçoivent la visite d'un homme âgé des parages, qui leur raconte qu'un trésor nazi gît en quelque part dans ces montagnes, et qu'il ne faut pas y toucher.

Vous devinez la suite hein? Bien sûr, l'or est entre deux caisses de bière sous le plancher du chalet, et dès que la boîte est ouverte, des centaines de zombies nazis sortent de la neige pour récupérer leur magot.

Ce film de Tommy Wirkola, qui s'était fait remarquer par sa parodie grotesque de Kill Bill (Kill Buljo), est à catégoriser dans "étrange". Sérieusement, l'image fait souvent défaut, ou est de calibre académique, même amateure. L'humour est absurde, voire carrément débile. Le gore est présent à souhait, et on en éclate de rire tellement c'est débile. On doit donner un plus aux décors et aux maquillages, mais sans plus. Dead Snow est le genre de film à voir entre amis, pour rigoler.

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