samedi 1 août 2009

FanTasia 2009 première partie

Le festival sévissait dans la métropole pendant presque tout le mois de juillet. Les organisateurs ont proposé quelques films très attendus, comme Love Exposure, Thirst ou encore, finale, Inglorious Basterds. Le festival a comblé la plupart des attentes que j'avais, sans pourtant les dépasser. Un festival, donc, qui s'est plutôt bien déroulé. Selon Showbizz.net "Le festival montréalais a attiré plus de 90 000 spectateurs dans ses deux salles tandis que 40% des 195 projections ont été présentées à guichets fermés."

Voyons maintenant ma programmation personnelle.

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Quatorze billets m'attendaient à la billetterie. À chaque jour, je publierai mes mini critiques de trois films. On commence!

10 juillet

Dream

Un homme (Jin) poursuit en voiture son ex-petite-amie. Il happe une autre automobile avant d'éviter un piéton... et se réveille. Intrigué, il monte dans sa bagnole et conduit jusqu'au lieu de l'accident, qui est, ô surprise, bien réel. Il suit la police : ceux-ci arrêtent une jeune femme (Ran), voiture abîmée, qui clame qu'elle dormait et qui ne comprend pas ce qui se passe. C'est alors que l'homme se rend compte que ce dont il rêve se concrétise par cette femme qui est somnambule. Rencontrant tous les deux une voyante-psychologue, ils se rendent compte qu'ils sont aux extrémités du spectre humain. Alors que lui, de noir vêtu, cherche à retrouver sa bien-aimée, elle, en revanche, ne veut plus rien savoir de son ex. Mais dès que lui rêve de son amour perdu, c'est elle qui, endormie, se dirige chez son ex-copain pour faire ce dont l'homme rêve... La sortie? Tomber amoureux l'un de l'autre. Ou alors, "l'autre sortie", plus drastique.

Plutôt étrange comme description, n'est-ce pas? Tout en contraste, les merveilleuses images de Dreams (simples, mais d'une force métaphorique hors-norme - faut voir comment Ran, la sleepwalker, passe du blanc total au noir pour se fondre aux habitudes vestimentaires de Jin, ou alors, les matériaux qu'ils travaillent - Jin sculpte le bois pour créer des estampes (dureté), elle est couturière (souplesse). Quinzième long métrage de Kim Ki-duk, premier dans le domaine du fantastique, Dreams nous plonge "en plein délire freudien, marqué par l'univers bouddhiste". Douceur, douleur, métaphores, on en sort un peu ébloui et intrigué.



11 juillet

Queens of Langkasuka

Prenez un grand bol, plongez-y une goutte de Waterworld, les costumes elfiques du Seigneurs des anneaux, la notion du bien et du mal et les Padawan de Star Wars, les kamikazes de Pearl Harbor, Sauvez Willy sur l'acide, quelques flèches d'Hero et de Willow, les idées heureuses de Peter Pan et beaucoup, beaucoup de Pirates des Caraïbes et vous aurez une idée de ce qu'avait l'air Queens of Langkasuka. Film thaïlandais à gros budget, Queens ratisse si large que les deux heures que dure le long métrage en paraissent le double. Mais attention : ce n'est pas un (si) mauvais film : épique, il propose beaucoup d'action, grâce au héros qui apprend l'art de la sorcellerie sous-marine, des pirates et de la vie tumultueuse d'un garde du corps des reines de Langkasuka. Pulp, on plonge dans une aventure fantastique aux multiples (parfois trop nombreux) rebondissements.



Ip Man

Ne faites pas l'erreur que je fais à chaque fois que je lis le titre de ce film de Wilson Yip, ne prononcez pas "aïe pi" (comme une adresse IP, sur Internet), mais bien "yip monne". Ip Man est un maître incontesté du Wing Chun, art martial chinois. Plusieurs viennent voir le maître bien nanti, dans sa propre maison, pour l'affronter, et du même coup apprendre. Mais Ip Man ne désire pas ouvrir d'école. Il ne pense qu'à améliorer sa technique, pendant que sa femme s'offusque et lui demande de passer plus de temps avec son fils. 1937, les Japonais envahissent la Chine et profitent de leur stationnement à Fo Shan pour s'exercer et combattre. Le général Miura tire avantage des Chinois qui meurent de faim en leur proposant un sac de riz par combat. Ip Man ne se prête pas au jeu, malgré sa nouvelle pauvreté, son travail harassant dans le charbon et sa femme qui se meurt de faim. Mais en voyant un autre maître et ami tomber sous une balle dans la tête après un combat, il se met dans une fureur incroyable et affronte 10 adversaires en même temps. Le général Miura, hébété, veut s'approprier ce savoir, mais Ip Man ne baisse pas les bras et le défit en combat singulier.

Pour faire une histoire courte, le Wing Chun est principalement, à cette époque, pratiqué par les femmes. Mais sous Ip Man, il devient extrêmement populaire, localement pour se défendre contre les Japonais, plus tard (surtout) grâce à l'un de ses plus grands élèves, Bruce Lee. Histoire biographique, IP Man reste sobre dans son traitement, mais en met plein la vue aux bons moments, avec des prouesses martiales exemplaires et une vitesse d'exécution qui me laisse encore pantois. Donnie Yen s'y trouve criant de vérité, et est dans une forme resplendissante. J'ai beaucoup apprécié le visionnement, qui fut très satisfaisant. À voir, si vous aimez les biopic martiaux sans trop de flafla.

1 commentaire:

  1. Excellents résumés !

    Je suis d'accord avec tes impressions pour ces 3 films, les 3 seuls que j'ai vu au festival, et j'attends donc avec impatience la suite de tes critiques pour faire des découvertes ;)

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