vendredi 4 décembre 2009

Le cinéma des années 2000

Voilà 2009 qui tire bientôt à sa fin. Une décennie nous sépare du bog qui a raté son entrée, et de la naissance de René Charles. Eh ben. Il s'en est passé des choses en 2000. Une chance que 2001 nous a pété au visage pour qu'on se réveille.

Mais si on rembobine le film des 10 dernières années (ah quel beau lien !), quels ont été les films marquants?

Le site lecinema.ca sous la plume de Martin Gignac, fait un topo satisfaisant des films qui ont imposé leur marque sur les écrans partout dans le monde.

Voici quelques titres :

Américains

Memento de Christopher Nolan
Requiem for a dream de Aronofsky
Elephant de Gus Van Sant
Eternal Sunshine of the spotless mind de Michel Gondry
I'm not there de Todd Haynes
There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson

International

Spirited Away de Miyazaki
Le fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jeunet
Le fils
des frères Dardenne
Caché de Haneke

Québécois

La moitié gauche du frigo de Philippe Falardeau
Le neg' de Robert Morin
Les invasions barbares de Denis Arcand
CRAZY de Jean-Marc Vallée
La Neuvaine de Bernard Émond
Tout est parfait de Yves-Christian Fournier

Que pensez-vous de cette liste? Elle n'est pas complète, vous pouvez consulter le site de lecinema.ca pour tout voir. Mea culpa... je n'ai vu que peu de films de la série américaine (2 sur 10), mais j'en ai vu 3 sur 5 du côté international. C'est du côté québécois que ça se gâche... zéro en 10 !! Il faut remédier à ça. Pourtant, j'écoute plus de 50 films par année...

Personnellement, de cette liste, je déplore l'absence (c'est un peu fort comme terme, mais bon...) de

The Pianist
, pour la force du propos et le jeu d'Adrien Brody

Lost in Translation
, qui nous a fait découvrir Sofia Copolla, la belle Scarlett et un touchant Bill Murray vieillissant

Lord of the Rings
, pour l'immensité de cette trilogie

El Laberinto del fauno
, une fable incroyablement touchante de Del Toro

Slumdog Millionnaire
, pour les images de Bombay, les couleurs et la fabuleuse histoire d'amour

Der Untergang
, pour la magistrale prestation de Bruno Ganz en Hitler déchu

Kill Bill
, 1 et 2, qui réunissent tous les thèmes qui inspirent Tarantino

Million Dollar Baby
, but la subtilité et la force brute de la réalisation de Eastwood

Wo hu Cang Long
(Tigres et Dragons), qui a révélé au monde entier le style de combat Wudang

Shawn of the dead
, parce que Simon Pegg est trop drôle. Point.

Et vous? les films de la dernière décennie?

mercredi 25 novembre 2009

A Long Time Ago..

J'ai vu La Guerre des étoiles pour la première fois à la télé de Radio-Canada, lorsque que j'étais tout jeune. Bizarrement, ce dont je me rappelle le plus, c'est le fameux saut à la Tarzan que Luke Skywalker fait avec Leia dans les bras. En 1997, lors de leurs resorties en salle, j'y suis allé avec ma première copine qui avait étrangement aimé les trois films.

C'est qu'en fait, Star Wars a transcendé son statut de film de science fiction. Le mythe a grandit, explosé, les longs métrages sont devenus des classiques, des exemples à suivre. Des milliers de fidèles ont adopté ce monde. Des milliers de gens croient vraiment qu'ils sont des Jedi en puissance.

Bon, je vous assure, je ne suis pas de ce genre. J'aime bien Star Wars, mais ça se termine là. Par contre, je voue un culte à John Williams, ce compositeur génial, qui a pondu des merveilles de bandes sonores, comme les thèmes d'Indiana Jones, Superman, Harry Potter, Schindler's List, E.T., Jaws... et bien entendu Star Wars. Il est le Bernard Hermann de Spielberg.

La Marche Impériale qu'il a composée pour Darth Vador est possiblement la marche la plus connue et la plus excitante du répertoire classique du XXe siècle, rien de moins (à mon avis).

Quand j'ai su que l'événement cinémato-symphonique Star Wars in Concert (leur site est à voir!!) arrivait à Montréal, je me suis empressé de contacter mon ami Alex pour qu'on réserve immédiatement nos places, au parterre. Joie! C'est réussi, la Force devait être avec nous.

On entre au Centre Bell plein à craquer. On fait le tour, il y a une exposition des artefacts de la série ainsi que des personnificateurs avec qui on peut se faire prendre en photo. Disons qu'on en a profité un peu (désolé Alex, je me permets :-)


Rapidement, on entre dans l'amphithéâtre. Comment sera le son? Qu'est-ce qui nous attend?

Les lumières s'éteignent, et la musique d'ouverture retentit : le Royal Philharmonic Concert Orchestra, conduit par le Belge Dirk Brossé, entame avec panache le thème d'ouverture des films cultes. Explosion. Un écran LED d'une taille gigantesque projette des extraits des six films, avec une qualité à faire rougir de honte les Imax de ce monde. C'est un spectacle d'une qualité impressionnante : Anthony Daniels, le comédien qui interprète dans tous les films le robot doré C3-P0, nous introduit chaque pièce avec humour et charme.

Bref, on s'est éclaté, l'orchestre était fantastique et de revoir toutes ces images me donnent l'envie irrésistible de me taper la série complète...

mardi 24 novembre 2009

Logo, mise à jour

Lors de mon cours de Communication organisationnelle aujourd'hui, nous parlions du logo et de son évolution.

Je suis donc tombé sur ce blog, excellent. À voir.

http://best-ad.blogspot.com/2008/08/evolution-of-logos.html

lundi 23 novembre 2009

Retour sur les résolutions

Le 6 janvier dernier, j'écrivais mes résolution 2009 sur ce blog.

Voyons voir où j'en suis rendu.

1- Aller chez Fichtre et encourager les nouveaux artistes BD, surtout les filles.

Bon, euh... Je ne suis pas allé chez Fichtre. Mais ! J'ai encouragé la BD d'ici, en achetant les livres de Zviane et de Luc Bossé. Il y avait aussi Delaf et Dubuc, Jacques Lamontagne, et n'oublions pas LE livre de 2009, Paul à Québec de Rabagliatti (bravo pour votre prix au Salon du Livre!).



2- C'est l'année d'Edgar Allan Poe. Sur la côte est américaine, on va fêter son 200e anniversaire de naissance. Je vais donc tenter de lire et de terminer (défi!) l'une de ses nouvelles.

Sérieusement, vous en avez entendu parler de cette "année Poe", en dehors de ce blog? J'avais complètement oublié. Il me reste un mois.

3- Je vais tenter de ne pas trop prendre de poids, et si possible, en perdre encore un peu. Méchante balance, à nous deux !

L'année allait bien, jusqu'à septembre dernier. Maudit automne, maudite petite couche de graisse naturelle pour nous garder au chaud. Gym en janvier, après avoir fini mon certificat?

4- Je vais diminuer mes achats de luxe (livres, dvd, bd) et me concentrer sur mes études et mon voyage au début de l'été (vive les mariages! - pas le mien, en passant). Je sais que cette résolution va un peu à l'encontre du no 1, mais shhhttt.

Zéro ralentissement! au contraire. Explosion des dépenses! Mais il n'y a pas eu de voyage en début d'été. Donc, on va voir le Cirque du Soleil à la place, et on tente de sauver des sous pour le voyage en Bretagne dans un an ou deux.

5- J'aimerais recommencer à dessiner. J'aimais dessiner. Peaufiner mon crayonné.

Ça aussi un flop cette année. Trop pris par le temps, pas le désir de m'arrêter une heure ou deux et gribouiller quelque chose... ça ira à plus tard. Mais, l'intention y était, je suis entré deux fois dans un Omer de Serre pour reluquer les crayons à dessin...

6- Essayer de prendre un peu de temps pour moi. Ça, ça va être dur...

Ce fut très dur. J'ai rarement été aussi occupé. Plusieurs en souffrent autour de moi. J'ai quand même réussi à faire un petit voyage en voiture jusqu'à Paspébiac cet été... mais je compte pratiquement sur les doigts de mes mains les fins de semaine à glander. Pour preuve, ça fait plusieurs mois que j'ai la 5e saison de Six Feet Under, et je n'y ai pas encore touché (je sais Mymy, je te jure que je fais ça le plus vite possible pour te le redonner!)

7- Tenter de voir plus souvent quelques amis qui me sont cher

Voir réponse du no 6, quand je parle des gens qui souffrent autour de moi...

8- Faire le ménage dans ma vie. Un petit coup de balai de temps en temps ça fait du bien.

Je vous avoue franchement, j'ai plutôt remis de l'ancienne poussière sur le tapis! Et moi qui croyait que c'était mes années de changement, on repassera.

Et vous, ça va vos résolutions? Pour certaines, comme Une fille et la toile, on dirait que non (mais je t'encourage!!)

dimanche 15 novembre 2009

Quotidienneté princesse

Discussion de fin de soirée entre Schtroumpfette (je tairai son nom par demande express d'anonymat - fort compréhensible) et moi

Schtroumpfette
Yééé on va voir le Cirque du Soleil le (avant Noël) !! Je suis contente!

Moi
(je souris)

Schtroumpfette
Mais c'est poche, j'aurai pas de cadeau à déballer le 24 au soir...

Moi
(bouche bée)

__

Parfois, certaines personnes sont difficiles à satisfaire...

Expozine 2009

Ce week-end, 14 et 15 novembre 2009, c'était la 8e édition de l'Expozine. Depuis deux ans, je me fais un honneur d'y assister... et j'oublie chaque année à quel point il fait chaud dans ce sous-sol de l'Église Saint-Enfant-Jésus (5035, rue Saint-Dominique) et combien c'est bourré de monde. Vous savez, pas moins de 300 créateurs de livres, fanzines, bandes dessinées et autres créations imprimées* y sont assis, serrés les uns contre les autres, attendant les centaines de visiteurs derrière leurs tables et leurs produits divers. La présence de compagnies et artistes anglophones est étonnante ; la BD underground de langue anglaise à Montréal est plus qu'en santé : c'est un monstre qui ronronne sous les pavés de la métropole.

*selon le site de l'Exposine

J'y ai fait personnellement quelques découvertes, mais je dois avouer que je me suis précipité vers deux tables qui m'intéressaient davantage, que je cherchais dès mon entrée dans la salle.

Tout d'abord, j'avais envie de voir Zviane, une jeune femme dont je lis le blog dessiné depuis quelque temps déjà. Auteure touchante, dessinatrice douée, professeure de théorie musicale que je devine passionnante, j'aime son trait, ses idées. J'apprécie la lire, la suivre, la voir expérimenter, s'extasier, mais aussi, exorciser ces émotions noires. J'ai pu très brièvement échanger avec elle, et j'espère de tout coeur me reprendre et avoir une vraie conversation avec elle, incessamment.

Puis, un autre dont j'ai parlé ici, Luc Bossé, auteur et dessinateur à la ligne claire, dont j'apprécie aussi énormément l'univers simple et comique. Luc est super sympathique, facile d'approche, et on ne peut espérer que ses personnages puissent trouver rapidement une diffusion plus large.



jeudi 5 novembre 2009

Logo

Pensez-y deux secondes. Vous voyez au loin un grand M jaune. Tout de suite, vous savez ce qui se cache en dessus. Vous allez à l'épicerie ; prenez-vous le temps de lire l'étiquette pour être certain(e) d'avoir pris dans vos mains le bon produit? Vous venez de cliquer sur un petit renard qui court après sa queue autour d'une boule bleue. Vous savez pertinemment ce qui vous attend à l'écran.

Le logotype, ou plus communément appelé logo, est une image d'une force symbolique monumentale.

Petit topo sur l'importance du logo. Selon Geneviève Gagné de pigiste.ca, le logo «est la représentation graphique de qui vous êtes en tant qu’entrepreneur». Il est donc le pictogramme qui vous représente. Il établit une identité claire de ce que vous êtes et de ce que vous voulez projeter. Il doit créer une première bonne impression, doit faire partie intégrante de votre campagne de promotion et doit bien raconter l'histoire de la compagnie. À la simple vue du logo, les clients doivent vous faire confiance (http://www.articlesbase.com/marketing-articles/importance-of-logo-in-corporate-branding-961352.html).

Les gens verront le symbole de votre compagnie des milliers de fois plus souvent que l'explication exhaustive de celle-ci. Pourtant, cette petite image doit en dire autant qu'une brochure explicative.

C'est, vous l'admettrez, difficile à demander à une simple image.

Pourtant.

D'où provient le logo? Certains disent qu'il apparait au début du siècle dernier. Mais selon l'auteure du livre What logos do and how they do it, Mme Anistasia R Miller, l'image personnelle ou d'affaire est aussi ancienne que l'idée d'indiquer "ceci est à moi" ou "j'ai fait cela" sur ses possessions ou ses réalisations personnelles. On peut reculer loin, près de 7000 ans, pour se rendre compte que les artisans transylvaniens marquaient d'une icône leurs créations. Si l'un d'eux faisait une meilleure poterie qu'un autre, il était clair que sa marque prenait une plus grande valeur intrinsèque que ses compétiteurs. Les Égyptiens, les Grecs, les Romains gravaient tous leurs initiales sur leur travail. Mais, ce sont les religions anciennes qui ont marqué au fer rouge l'histoire du logo : la croix des Chrétiens, l'étoile de David des Juifs et le croissant de lune des Islamistes sont inscrits à jamais dans l'histoire de l'humanité.

Ajoutons les sceaux royaux, les symboles des familles, les images qui indiquaient la qualification professionnelle de quelqu'un (l'angle et le compas pour l'architecte, le caducée pour les médecins...).

La révolution industrielle a fait exploser le concept du trademark et la conscience corporative. Toujours selon R Miller, les termes image corporative et image de marque ne sont entrés dans le vocabulaire industriel et du design que vers les années 1940. Mais moins de 20 ans plus tard, les logos devenaient la clé irrémédiable du succès.

L'importance du logo est donc souvent sous-estimée. Pensez au crochet de Nike par exemple, à l'écriture tout aussi fantaisiste que classique de Disney, des lettres CNN, de la représentation graphique de l'architecture de l'Université de Montréal dans son fameux UdeM... Une image, milliers de mots.

Coca Cola n'a pratiquement jamais changé ni adapté son logo depuis ses débuts. McDonald's non plus. Ils sont maintenant des icônes de la pop culture, reconnaissables parmi des milliards de pictogrammes. D'autres, pourtant, choisissent de triturer leur image pour l'adapter à des événements.

J'aime quand une compagnie joue avec son image, son logo, et qu'elle arrive tout de même à conserver l'essence de son "branding".

Voyez Google par exemple. C'est un cas type. Selon le site Logo de Google de Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Logo_de_Google) :

Périodiquement, Google procède à des adaptations temporaires de son logo, les versions modifiées étant affichées pendant une journée sur la page d'accueil de son moteur de recherche : ce sont les Google Doodles (« doodle » désigne un gribouillage en anglais, et permet une paronomase avec « Google »).


Voyez quelques exemples ici : http://www.kwad9.ca/article/03102009-un-logo-a-chaque-5-minutes

En cette première semaine du mois de novembre 2009, Google célébrait à sa manière les 40 ans de Sesame Street. Chaque jour, le doodle présentait un personnage de la célèbre émission de télévision créée en 1969, diffusée à PBS et proposant les charmants personnages imaginés par Jim Hanson.

4 novembre 2009


5 novembre 2009


6 novembre 2009


7 novembre 2009


8 novembre 2009


9 novembre 2009


C'est amusant, éducatif, promotionnel. Mais côté marketing, est-ce une bonne idée? Qu'est-ce que cela indique sur la compagnie? Qu'est-ce que cela implique? Certes, c'est une façon de faire parler de soi, d'attirer l'attention. Mais comme l'indique Sam Schroeder de Mashable (http://mashable.com/2009/11/06/google-muppets/) il peut y avoir certaines conséquences : «We’ve seen Google change their logo hundreds of times to celebrate some event during the company’s history, but lately they’ve really upped the ante, changing it nearly every day; I’ve almost forgotten what the real Google logo looks like.» Il faut alors s'assurer de bien implanter la marque pour contrer les effets d'ambiguïté, si l'on décide de changer l'image qui représente la compagnie.

D'ailleurs, à la place de Big Bird, Google avait placé un Doodle différent en Grande-Bretagne, célébrant le 20e anniversaire de deux personnages que j'affectionne particulièrement, Wallace et Gromit.



Mise à jour 9 novembre - sur www.google.de (Allemagne), en ce jour historique, on célèbre la chute du mur de Berlin



Maintenant, chaque page web que nous visitons présente son branding, possède son propre logo, bien visible la plupart du temps en haut à gauche. Et bientôt, il est facile de croire que chaque personne, chaque travailleur autonome, possédera sa propre image de marque. Sommes-nous en train de tous nous réduire à une simple image, ou alors revenons-nous à l'essentiel, à la créativité, à l'inventivité en donnant à de simples couleurs et quelques traits une incroyable force représentative?

mardi 27 octobre 2009

L'Icône

Il y a de ces gens, dans le grand monde du showbusiness ou ailleurs, qu'on croit immortels. Certains restent gravés dans nos mémoires, d'autres trébuchent et disparaissent doucement.

Au Québec, peu, je crois, méritent ce statut. Pourtant, l'homme d'une soixantaine d'années qui performait devant nous, sur une scène montréalaise, comme si le public était encore et toujours à reconquérir, se trouve dans cette toute petite liste d'Éternels.

Le Garou original, tignasse frisée indéfectible, gabarit imposant, forme exemplaire, n'en est pas à son premier spectacle. Il n'a plus rien à prouver. Pourtant, planche par planche, il mange la scène sur laquelle il joue et y laisse les traces de sa sueur.

Robert Charlebois.

Ce soir était la première de son nouveau show, Avec tambour ni trompette, à La Tulipe. Un spectacle passablement acoustique, aux arrangements sublimes. Seul au piano, il nous fait doucement décoller avec un Lindberg qui a rarement été aussi simple et inspirant. Puis, comme un hymne national, il entonne Je reviendrai à Montréal - dans un Boeing bleu de mer... On plonge avec lui dans son répertoire grandiose, et on savoure plusieurs pièces connues, mais surtout moins connues de Réjean Ducharme et de Pierre Calvé (Vivre en ce pays).

Vous voulez que je sois un Dieu
Si vous saviez comme j'me sens vieux


Vieux est l'antonyme de Charlebois. Il est surprenant, intemporel. D'une énergie aussi douce qu'effervescente. Il est solidement épaulé par trois musiciens hors pair, Dominic Lanoie, Daniel Lacoste et Steve Gagné. Même si le piano est présent, la guitare sous toutes ses formes (acoustique, électrique, ukulélé, banjo, sexto...) est à l'honneur. Des rythmes latins, blues, country, rock, pop, folk, doux, fort, on en redemande.

C'est un touchant rappel que la belle bande nous offre, trois fois plutôt qu'une. L'homme et ses paroles souvent d'une simplicité volontaire, mais qui nous font toujours chanter comme des bougalous, nous font passer une excellente soirée.

La musique de Charlebois ne mourra jamais, le Québec s'en est imprégné jusqu'à la moelle. Essayez de ne pas terminer cette phrase dans votre tête :

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7...

Je le savais, je vous ai entendu jusqu'ici. Et j'espère que Charlebois aussi.

lundi 26 octobre 2009

Premières

Je suis un peu en retard sur mon vélo, mais comme disait mon père : vaut motard que jamais.

J'ai assisté récemment à deux premières, l'un au Cinéma Impérial, l'autre au Star Cité.

5150 rue des Ormes

Film d'Éric Tessier, scénario Patrick Senécal, basé sur le premier roman de Senécal.

Un jeune cinéaste en devenir a un accident de vélo dans une rue perdue. Alors qu'il demande de l'aide à une famille, il se voit séquestré dans une petite chambre. Sa seule porte de sortie : battre le père de famille, champion aux échecs.

Combat entre le bien et le mal, avec une touche de fanatisme religieux, le film est plutôt bien adapté. Beaucoup mieux du moins que le fut Sur le seuil, un film où il manquait au bas mot une trentaine de minutes. Le jeu de Normand D'Amour est fantastique, il faut voir comment la direction photo et le réalisateur ont magnifié ses yeux bleus perçants et son regard... Grondin aurait pu être un tantinet plus crédible, mais il passe la rampe - dur quand c'est un premier film d'horreur et de genre. La jeune Mylène St-Sauveur est tout simplement fantastique et Sonia Vachon est surprenante dans le rôle de la femme soumise, éloignée des stéréotypes de femmes fragiles, maigres et fragiles, que l'on voit habituellement.

On aime : les nombreux liens du film envers un autre bouquin de l'écrivain, le jeu de D'Amour, la réalisation efficace

On aime moins : la qualité de l'image (je sais, nous avons une signature au niveau de l'image au Québec, mais quand même, j'ai vu des courts métrages indépendants sortir mieux que ça), la finale, qui aurait pu reprendre celle du livre - avec un caméo du docteur Lacasse, de Sur le seuil... ça aurait été fantastique !

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Astro


de David Bowers, selon un personnage de Osamu Tezuka

Les studios Imagi, qui s'en viennent avec un impressionnant Gatchaman (selon mon ami Alex), nous proposent, en attendant, une adaptation de la genèse du petit robot qui a conquis le public mondial dans les années 80. Astro, tout le monde le connaît...

J'avais participé à la toute dernière minute à un concours sur le site de GeekFest (geekfestmtl.com) pour assister à la première du film, le 19 octobre. Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai appris que j'avais été retenu! Mieux encore, 4 billets m'attendaient! Pour me mériter cette paire supplémentaire j'avais fait parvenir une photo de moi, avec mes coffrets dvd du petit robot.

Voici mon explication (disponible sur le site http://geekfestmtl.com/2009/10/26/gagnants-du-concours-fan-dastro/)

Lors de mon plus récent passage en France, j’ai carrément dévalisé une petite boutique qui s’appelle Manga Distribution. Les coffrets Astro dans les mains je me dirige quelques jours plus tard vers un appartement en Belgique où je vais loger. Je déballe les dits coffrets, je les mets dans le lecteur optant pour le pire, côté traduction… hourra!! c’est la version de Radio-Canada!! Quelle magnifique surprise ce fut !


Le film en soi est divertissant. Le doublage l'est un peu moins. Parfois hors synchro, il balance entre un français normatif adéquat et un parler québécois qui titille l'oreille. Est-ce parce qu'on veut que les enfants s'identifient? Ils sont pourtant habitués à ce langage correct, avec les excellents doublages de Pixar, par exemple.

Reste que quelques scènes sont superbes et l'histoire est intéressante, même si elle est très loin de l'originale.

Je vais réécouter mes vieux Astro, même si je sais pertinemment qu'ils ont très mal vieilli...

Merci beaucoup à l'équipe de GeekFest pour la belle soirée, les prix et l'opportunité!



Félicitations aux gagnant du concours « Êtes-vous un fan d’Astro » qui étaient tous présent avec un ou une invité(e)s:

* David Lefebvre
* Denis Boudreau
* Eric Lehouillier
* Laurent LaSalle
* Laurent Maisonnave
* Olivier rousseau
* Marc Chabot
* Nicolas Dion
* Pascal Mailhiot
* Philippe Gamache
* Philippe Méthot
* Remy Hespel
* Valérie Carrière
* Yannick Gingras
* Yves Haché

Source : http://geekfestmtl.com/2009/10/26/gagnants-du-concours-fan-dastro/

lundi 5 octobre 2009

Silence radio

Je sais, c'est le silence radio depuis un certain temps ici.

Pour ceux et celles qui me suivent depuis longtemps, vous vous rappelez que j'avais annoncé une refonte de look du site. Eh bien je suis à travailler là-dessus.

Je vous reviens donc sous peu.

En attendant, vous dire que j'ai rencontré Luc Bossé (super chouette) le dessinateur de bd de cul (www.bddeculcom) lors de Puces Pop...

À bientôt!

mercredi 26 août 2009

Orange...

Je fais, ici, une entorse mineure à mon code d'éthique. Car parler de musique est pour moi difficile, professionnellement parlant, car par mon statut d'employé, je me dois d'être neutre musicalement parlant. Du moins devant public.

Mais.

Je ne peux passer sous silence ce groupe très intéressant qu'est Orange Orange.

Le lancement de son disque éponyme a eu lieu hier, sur la terrasse d'un hôtel du centre-ville. Le duo (car c'est un duo) est formé de Dom Hamel, ex-Gatineau, et Sabrina Sabotage. Leurs voix se marient à merveille et ils semblent s'entendre comme deux poissons oranges dans un gros, gros, gros bocal.



Le groupe se concentre sur une musique électro-pop 80, à saveur beatbox. Comme le décrit si bien le site de Bande à part, on pourrait presque comparer à Camille, mais le tout est plus sophistiqué qu'il n'y paraît et fort entrainant. Il suffit d'entendre Et je pleure pour qu'elle reste scotchée sur les bords de notre boîte crânienne et nous nargue toute la journée. Avec un batteur et un bassiste, juste pour rendre la musique synthé et pré-enregistrée un peu plus organique, mettez ça dans une petite salle et elle surchauffe, c'est assuré par Ouinouincéça.



Donc c'est accrocheur, tendance, et tout à fait rafraîchissant. Ce n'est pas la bombe du siècle, mais c'est (et elle, surtout...) tout à fait charmant(e).

La beauté des lancements, c'est qu'on peut s'approprier le stock et faire nos découvertes avec intérêt et snobisme. C'est-à-dire : fêter, boire, avoir du plaisir, assister à une mini prestation et avoir le cd du band, gratis.

À ma grande surprise, c'est une énorme pochette qui m'attendait, comme vous avez pu le constater sur les deux photos précédentes. Mais !! Ce matin, en ouvrant la dite pochette, j'ai pu m'apercevoir, à ma grande satisfaction, que celle-ci contenait réellement un vinyle (je disais Pop 80 tout à l'heure?) et il est...

ORANGE !!!

Bon vous allez me dire que c'est pas super original, que même Prince en avait fait un mauve et que celui d'André Guitare (La p'tite grenouille) était bleu flash (oui je sais, je suis vieux)... mais tout de même.

C'EST TROP COOL !!

(bravo aux concepteurs de la pochette et du disque.)

lundi 17 août 2009

AdEaters

Les Publivores, "conçus" par Jean Marie Boursicot, proposent leur version des Nuits de la pub un peu partout dans le monde (sauf, bien sûr, au Canada). Selon le site www.nuitdespublivores.com,

La Nuit des Publivores, c’est un spectacle présent dans plus de 40 pays, et représentant la production publicitaire d’une soixantaine de nationalités. C’est l’occasion d’ouvrir une fenêtre sur le monde et de goûter pendant 6 heures aux ambiances russes, asiatiques, africaines, sud-américaines, de découvrir des spots Mongols, Irakiens, ou même en Indien Guarani !


Bon. Pourquoi on a pas ça à Montréal? hein???

La représentation la plus près d'ici est à New York, le 25 septembre. Le coût : 99$. Ouf. Cher un peu pour regarder de la pub pendant une nuit.

Je regrette quand même de ne pas pouvoir y assister.

Voici leur "bande annonce"...



À quand les tournées internationales de Total Crap?

dimanche 16 août 2009

District 9

En ce dimanche caniculaire et fièrement gaie, je me suis engouffré dans un cinéma pas si près de chez moi. Je voulais voir le film de Neill Blomkamp, District 9 ; la campagne virale et les trailers sur le web m'avaient titillé.



Inspiré de Alive in Joburg, un court métrage réalisé par Blomkamp et trois acolytes, Sharlto Copley, Simon Hansen et Shanon Worley, District 9 raconte en fait l'histoire d'un employé de la MNU - Multi National United, Wikus Van De Merwe (brillamment joué par Sharlto Copley, qui n'a aucune expérience en jeu - surprenant), bon mari, sympa, travaillant. Il est choisi pour mener à bien une tâche particulière : faire signer les avis d'expulsion à des résidents vivant dans un bidonville au milieu de Johannesbourg. Le problème, c'est que ces "habitants" ne sont pas des humains, mais des extraterrestres. Cela fait 20 ans que leur vaisseau s'est stationné au-dessus de la ville de l'Afrique du Sud. Les non-humains, ou Prawns (crevettes) comme ils les appellent, ne sont pas à priori envahissants, intelligents. Ils sont barbares, un peu simple d'esprit certes, mais sans plus. Bref, on est pris avec eux. On décide de les amener dans un endroit loin de la population, pour qu'ils ne dérangent plus. Mais lors de perquisitions, ça se passe plutôt mal pour Van de Merwe, qui se retrouve à être recherché autant par sa propre compagnie (qui fait des expériences sur les Prawns) que par les habitants humains du ghetto extraterrestre. C'est que le monsieur voit son ADN se modifier, et est le premier humain qui peut utiliser réellement les armes des extraterrestres, synchronisés avec la biochimie des visiteurs...

Le film nous est proposé de deux manières : la fiction d'un film du genre se mélange à plusieurs clips style documentaire : on interview les spécialistes, les amis, la famille, etc. Le ton est d'un réalisme saisissant. Le visuel est impeccable : ancien finissant du Vancouver Film School, Blomkamp a su comment raconter son histoire, insuffler la dose parfaite d'âme dans le récit fantastique pour que la balance fragile reste en place et nous frappe de plein fouet. De plus, la trame narrative est inspiré de la jeunesse de Blomkamp. On sent l'écho de l'apartheid, les ghettos, la violence, l'armée blanche contre les pauvres, la puissance caucasienne, les trafics d'armes, les magouilles politiques, les expériences scientifiques, tout y passe. Et on se dit, à mi-course : merde, était-ce vraiment comme ça durant les années de ségrégation?

Tout est intéressant dans ce film : l'homme fragile et quelconque qui se bat pour sa vie, la multi-nationale cachotière et diabolique, la crise de santé du protagoniste, le partenariat difficile entre l'homme et l'extraterrestre, la fuite difficile sinon impossible... District 9 est un film de science fiction à la hauteur des attentes, intelligent, bien construit, divertissant et dérangeant, en quelque part. Ça fait du bien de voir ça, après les Transformers 2 et les GO Joe de cet été, ou encore pire, Wolv"yeurk"rine - désolé, mais c'était du pourri sur du vert de gris...

Me reste à voir l'autre film du même type que j'ai raté cet été, Moon, de Duncan Jones avec Sam Rockwell...



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Tiens, je viens de tomber sur ce film UK qui s'en vient, de Scott Mann, appelé The Tournament. Tous les 7 ans, les meilleurs assassins du monde se regroupent pour un tournoi : un bain de sang, et un seul survivant. Mais un prêtre est mêlé à tout ça... Reste à voir ce que ça peut donner... Pourquoi ai-je des images de Ballistic: Ecks vs. Sever?!

Sur Twitch

samedi 1 août 2009

FanTasia cinquième partie

29 juillet

Left Bank

Une jeune athlète de course à pied, Marie, est insatisfaite de sa vie, de ses performances. Alors qu'elle se qualifie pour une course importante pour le Portugal, elle tombe amoureuse d'un bel archer. La pauvre est pourtant au bout du rouleau. Trois périodes menstruelles en un an, la jeune femme manque de fer, et son corps s'affaiblit. Repos forcé! Elle s'installe chez le bel étalon, sur la rive gauche de cette ville morne. Mais cet appartement recèle des secrets : la précédente locataire a disparu inexplicablement il y a plusieurs mois sans laisser de trace. Marie enquête et tombe sur d'ancestrales pratiques de sorcellerie. Réalité ou fiction? Et pourquoi se sent-elle mêlée à tout ça?

Film belge à la caméra glauque, Left Bank nous paraissait comme un Polanski : torturé, étrange. Mais sincèrement, ce film ne mène absolument nulle part, et la fin laisse pantois tant elle peut sembler ridicule. On s'écrit facilement : tout ça pour çaaaa? Contemplatif certes, on ne sent que très peu la tension monter, et on s'attache difficilement aux personnages, mis à part Marie, non sans un certain effort. L'image reste crue, autant dans les scènes érotiques que sportives - purement belge. La trame surnaturelle promettait beaucoup, dommage.



Private Eye

J'ai conclu mon festival avec un film sud-coréen. Nous sommes en 1910, et Jin-ho, ancien policier devenu détective, se fait les poches avec les femmes infidèles. Une fois les maris au courant, il vend les photos à un journal à potins. Payant, l'homme économise pour partir aux États-Unis. Mais sa bulle est crevée alors qu'un jeune médecin, Kwang-su, vient le supplier de l'aider. Il a disséqué un cadavre... qu'il croit être celui du fils d'un haut placé du gouvernement. Il veut alors démasquer le meurtrier avant que les soupçons ne pèsent sur lui. Mais cette enquête ne sera pas une partie de plaisir, et le danger plane...

Un détective privé, un médecin, une enquête mystérieuse... ça ne vous dit rien? Le fantôme de Sir Arthur Conan Doyle rôde autour de ce film, qui est plutôt bien réussi. Sherlock Holmes coréen? Et pourquoi pas? On y rit, et la dose d'action et d'histoire est plutôt intéressante. La reconstitution de la Corée du début du dernier siècle vaut le coup d'oeil. Un pur divertissement qui ravit le spectateur. Une belle finale !



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BONUS

J'ai pu mettre la main sur certains films que je n'ai pu voir lors de ce présent festival. Au cours des prochaines semaines, je reviendrai sur ces film... voici le premier :

Dead Snow

Des jeunes en vacances dans un espace désert et enneigé de la Scandinavie se retrouve dans un chalet. Il y a le geek fana de films d’horreur, la fille facile, le copain un peu crétin, le couple d’amoureux... Un soir de Twister, ils reçoivent la visite d'un homme âgé des parages, qui leur raconte qu'un trésor nazi gît en quelque part dans ces montagnes, et qu'il ne faut pas y toucher.

Vous devinez la suite hein? Bien sûr, l'or est entre deux caisses de bière sous le plancher du chalet, et dès que la boîte est ouverte, des centaines de zombies nazis sortent de la neige pour récupérer leur magot.

Ce film de Tommy Wirkola, qui s'était fait remarquer par sa parodie grotesque de Kill Bill (Kill Buljo), est à catégoriser dans "étrange". Sérieusement, l'image fait souvent défaut, ou est de calibre académique, même amateure. L'humour est absurde, voire carrément débile. Le gore est présent à souhait, et on en éclate de rire tellement c'est débile. On doit donner un plus aux décors et aux maquillages, mais sans plus. Dead Snow est le genre de film à voir entre amis, pour rigoler.

FanTasia quatrième partie

19 juillet

Neon Genesis Evangelion 1.0 : You Are (Not) Alone

S'il y a bien une série animée qui a dérangé au Japon, c'est bien Neon Genesis Evangelion. Des pertes de financement, des épisodes bâclés et incompréhensibles jusqu'aux menaces de mort envoyées au responsable de la série, Hideaki Anno, Evangelion s'est tout de même taillé une place imbattable dans le coeur des admirateurs du genre. Maintenant culte, Evangelion méritait, de l'avis de "tous", quelques ajustements et modifications. Plus de dix ans après sa présentation sur les ondes des télés nippones, Anno s'attaque finalement à l'adaptation spectaculaire de la série (qui comptait 24 épisodes) en quatre films. Out les plans statiques de 45 secondes, on fait place à des scènes de combat en CGI (mais très bien intégrées, et, ma foi, époustouflantes) et plusieurs resserrements au niveau du récit. On doit admettre que l'histoire est plus facile à suivre si on a déjà visionné la série originale (ou lu les manga), puisque le début du film part sur les chapeaux de roue, mais le plaisir qui en découle est substantiel. On veut la suite !! (Evangelion 2.0: You Can (Not) Advance sera lancé d'ici 2010... )



À quelle heure le train pour nulle part?

Deuxième film du Québécois Robin Aubert (Saint-Martyr-des-Damnés), À quelle heure... est le premier de cinq films (du moins, on suppose) qui se passera sur cinq continents. Premier arrêt : l'Inde. Aubert expliquait que l'Inde est comme son deuxième pays, lui qui l'a visité déjà à quelques reprises. En compagnie du comédien Luis Bertrand, d'un caméraman et d'une fille au son, ils ont passé cinq semaines à tourner le maximum d'images. L'histoire d'Aubert est insaisissable : un homme est en Inde à la recherche de son frère jumeau. Existe-t-il vraiment? Que cherche-t-il vraiment? Peut-être sa propre rédemption. Peut-être son salut. Peut-être son frère. Il fera la rencontre de mille personnes, donc une Japonaise, qui changera le cours de ses jours. Inégal mais inspiré, poétique par moment, philosophique autrement, À quelle heure vaut le coup d'oeil pour le dépaysement. Tout ce qu'il manque, c'est l'odeur de Mumbai qui prend à la gorge pour se sentir réellement ailleurs. On attend la "suite" : À l'origine d'un cri.



28 juillet

Eureka Seven: Good Night, Sleep Tight, Young Lovers


Deux jeunes enfants, un garçon et une fille, sont sur une base militaire. Leur maître leur fait découvrir une fleur qui bourgeonne sous la neige. Tout autour d'eux, il y a pourtant un danger imminent : une force organique tente de s'emparer du monde. Les humains essaient de combattre, et créent une arme solaire ultime qui détruira le monde. La terre est aux humains ou à personne! La jeune fille se fait enlever, le garçon grandit avec la culpabilité au ventre. Il devient pilote d'un costume de combat et retrouve la jeune femme. S'aimant d'une passion qui outrepasse tout entendement, sont-ils le miracle de l'humanité? C'est ce que pensent certains rebelles, selon un livre qui ressemble étrangement à Peter Pan... Tiré de la série culte Eureka SeveN, ce film réécrit en fait la genèse de cette histoire apocalyptique. Attrayant, imparfait, le film se laisse très bien regarder. Entre les créatures bizarroïdes de Miyazaki (faut voir le Nirvash), l'action et le mysticisme d'Evangelion, Eureka Seven est maîtrisé et donne le goût de regarder la série ou le manga. Kawaii, comme diraient les Japonais.

FanTasia troisième partie

16 juillet

Terribly Happy

Amateurs des frères Coen, beware! Voici un réalisateur qui pourrait s'avérer prometteur. Le Danois Henrik Ruben Genz propose un film dense, qu'on pourrait même qualifier, comme l'indique Fantasia, de néo noir. On se laisse manipuler et happer par l'histoire joliment tordue et tortueuse de Terribly Happy, tout en restant sur notre faim.

Terribly Happy raconte l'histoire d'un policier rétrogradé après une... bévue. C'est-à-dire qu'il a surpris sa femme au lit avec un autre homme et il aurait menacé les amants avec son arme de service. Les forces de l'ordre le réassignent temporairement au poste de Marshall dans une petite ville tranquille, où il ne se passe rien. Vraiment? De plus, on semble se moquer de la loi à South Jutland, les villageois préférant s'occuper eux-mêmes des problèmes. Lors d'une première ronde sur sa bécane, on lui dit que le réparateur de vélo a disparu. Puis une femme vient le voir et clame que son mari la violente sans cesse, mais ne veut pas porter plainte. Est-elle une victime sans défense, ou folle à lier? Ingelise est ravissante, et s'installe, entre le policier et la femme, une connivence, une intimité qui ne peut mener qu'aux problèmes. Le mari n'est pas content que le policier se mêle de leurs affaires, et toute l'histoire prend une tournure désastreuse et dangereuse...

Esprits obscurs, passivité active, concessions machiavéliques, moralité douteuse, Terribly Happy est certes intelligent, jouant avec les clichés du genre, tout en se gardant de tout dévoiler. Mystérieux.



17-18 juillet

20th Century Boys et 20th Century Boys Last Chapter

Le festival nous présentait cette année les deux longs métrages (long dans le sens de 2h30 et plus; quoi qu'on a vu pire cette année, avec les 4h30 de Love Exposure...) tirés du manga et de l'anime qui fait sensation au Japon, 20th Century Boys, de Naoki Urasawa. Les films couvrent trois époques distinctes :

1969 : quelques amis se regroupent et forment un club secret. Pour s'amuser, ils écrivent dans un cahier Le Livre des prophéties - comment le monde sera dominé et anéanti par un virus mortel au début des années 2000...

1997 : Kenji s'occupe du dépanneur familial, de sa mère et de la fille de sa soeur, disparue. Il retrouve lors d'un conventum ses amis du primaire, qui formaient le club secret. Une secte devient de plus en plus puissante dans la région, et des morts s'accumulent dans les grandes villes du monde. Kenji reconnait tout à coup le symbole de la secte : c'était leur symbole à eux, en 1969! Est-ce que le chef spirituel, masqué, serait l'un de ses camarades au primaire? Est-ce que Kenji, se remémorant des images de sa jeunesse et de son cahier, peut sauver le monde?

2015 : la fin est proche, on enferme les mangakas qui semblent prédire l'avenir. Une jeune rebelle fait la vie dure aux autorités. La secte est près de son but ultime. Est-ce la fin de la civilisation?

20th Century Boys respecte beaucoup le manga, par sa facture très bédé (il faut voir les expressions de l'acteur Toshiaki Karasawa, que j'avais beaucoup aimé dans une autre adaptation d'un manga, Casshern). Les films abordent les fantasmes des jeunes garçons, le pouvoir que les laissés pour contre peuvent acquérir pour se venger (style Syndrome des Incroyables (Pixar), la puissance des fausses prophéties, de la propagande et du terrorisme. Bien ficelés, on gueule notre mécontentement à la toute fin, quand on s'aperçoit qu'il y a un troisième film en route... Coït interrompu. Mais fallait pas s'en étonner quand on sait que 20th Century Boys compte... 22 tomes. Oh, et on aime beaucoup le casting parfait (voir http://20th.centuryboys.free.fr/casting-films.php) et la découverte des comédiennes Teruyuki Kagawa et Hitomi Kuroki.

FanTasia deuxième partie

12 juillet

Thirst

Un curé pose sa candidature pour la recherche d'un remède à une maladie qui s'attaque aux Caucasiens et aux Asiatiques mâles. Alors qu'il est en train de mourir de la maladie, on tente de le sauver : une transfusion plus tard, on le croit perdu. Mais l'homme de Dieu ouvre les yeux et sa peau, pustulée, redevient aussi belle qu'elle l'était. Le prêtre revient à la maison, et la nation le déclare miraculé. Il visite un vieil ami et revoit la soeur adoptive de celui-ci, qui est maintenant sa femme. Le curé a tous les sens dans le tapis, et ne peut lui résister... de corps comme de sang. Elle se laisse emporter dans cette ivresse, se sent tout à coup vivante, mais elle perd la tête et veut aussi la puissance et l'immortalité du curé...

Après sa trilogie sur la vengeance, Park Chan-wook dépeint la passion, l'amour interdit et l'appel de la chair par le vampirisme. Inspiré d'un roman de Zola, les intrigues secondaires amenées par le réalisateur nourrissent abondamment le film. La direction photo propose parfois des moments jouissifs (comme les sauts d'un toit à l'autre de la jeune femme dans les bras du prêtre : la caméra, au lieu de montrer la prouesse des sauts, se concentre exclusivement sur le visage de la femme en extase). On va jusqu'à se moquer de la religion, en montrant le prêtre nu à quelques reprises. Les scènes explicites (deux en particulier) sont chaudes, mais crues : on ne donne pas dans le pinku, mais dans un réel surexcité, en ébullition. Le film sort bientôt en salle. À voir.



Kaifeck Murder

Marc est un photographe en quête d'un nouveau sujet. Sur la route avec son jeune fils, aux alentours de Noël, ils débarquent à Kaifeck, petite bourgade perdue où les habitants célèbrent encore une très vieille tradition, celle de se déguiser en monstres pour chasser les mauvais esprits. Fêtée tout de suite après Noël, elle inspire Marc, qui profite de l'occasion pour s'installer dans un gîte et prendre quelques clichés de l'événement à venir. De plus, l'aubergiste est assez jolie, et elle répond assez bien... Un matin, Marc se réveille d'un rêve étrange, où il assiste à une boucherie humaine, dans une ferme, duquel seul un bébé survit. Plus étrange encore, il est tout habillé et voit au pied du lit ses bottes couvertes de boue. Où est-il allé? Qui est cette famille? Alors qu'il tente d'investiguer, les villageois semblent de plus en plus hostiles. Qu'est-il vraiment arrivé à Kaifeck, pourquoi ne veut-on lui répondre? Pourquoi rêve-t-il nuit après nuit à cette ferme, et pourquoi il sent que tout ceci est relié à lui?

Suspense surnaturel, Kaifeck Murder, de la réalisatrice allemande Esther Gronenborn, se savoure tout en lenteur au départ, ce qui permet au spectateur de bien sentir la détresse psychologique du personnage principal. Les pistes sont données au compte-goutte, et l'on apprécie la cadence et paranoïa qui s'y dégage, même si la fin reste un brin décevante.



15 juillet

Mutants

Issu de la nouvelle vague de films d'horreur français, Mutants est le premier long métrage de David Morley (l'homme a définitivement le nom pour les films de zombies - Morley, Mord-les - pardonnez cette blague à un festivalier aguerri et fanatique). Il avait offert au Festival le court Morsure, qui avait plu à beaucoup de spectateurs. Mutants se passe dans un futur rapproché. Un virus se propage, transformant les êtres humains en mangeurs de chair fraîche. Sonia et Marco sont sur la route, dans leur ambulance, pour trouver une base militaire devenue mythique, appelée Noé. Suite à une rencontre fortuite, ils se réfugient dans un grand édifice vacant, en pleine forêt. Mais Marco est atteint de la maladie. Il lui reste trois jours avant que le virus prenne entièrement le contrôle de son corps. Sonia, immunisée, tente de le garder en santé, jusqu'à ce que les secours parviennent à les localiser et à venir les chercher. Des renégats entrent dans la bâtisse, et terrorisent Sonia. Les morts-vivants entourent l’immeuble, cachés dans les bois. Va-t-elle réussir à s'en sortir indemne?
Variante digne d'intérêt, Mutants propose une incursion dans la psychologie de la peur lors d'une situation extraordinaire. Progéniture lointaine d'un 28 Days Later (ou sa suite), il n'a malheureusement la force de ses inspirations, mais procure quelques bons moments. Les maquillages sont foutument bien réalisés, et on souhaite de tout coeur que Sonia (excellente Hélène de Fougerolles) quitte ces lieux rapidement, avant que son copain (intrigant et violent Francis Renaud) ne parte avec un morceau d'elle...

FanTasia 2009 première partie

Le festival sévissait dans la métropole pendant presque tout le mois de juillet. Les organisateurs ont proposé quelques films très attendus, comme Love Exposure, Thirst ou encore, finale, Inglorious Basterds. Le festival a comblé la plupart des attentes que j'avais, sans pourtant les dépasser. Un festival, donc, qui s'est plutôt bien déroulé. Selon Showbizz.net "Le festival montréalais a attiré plus de 90 000 spectateurs dans ses deux salles tandis que 40% des 195 projections ont été présentées à guichets fermés."

Voyons maintenant ma programmation personnelle.

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Quatorze billets m'attendaient à la billetterie. À chaque jour, je publierai mes mini critiques de trois films. On commence!

10 juillet

Dream

Un homme (Jin) poursuit en voiture son ex-petite-amie. Il happe une autre automobile avant d'éviter un piéton... et se réveille. Intrigué, il monte dans sa bagnole et conduit jusqu'au lieu de l'accident, qui est, ô surprise, bien réel. Il suit la police : ceux-ci arrêtent une jeune femme (Ran), voiture abîmée, qui clame qu'elle dormait et qui ne comprend pas ce qui se passe. C'est alors que l'homme se rend compte que ce dont il rêve se concrétise par cette femme qui est somnambule. Rencontrant tous les deux une voyante-psychologue, ils se rendent compte qu'ils sont aux extrémités du spectre humain. Alors que lui, de noir vêtu, cherche à retrouver sa bien-aimée, elle, en revanche, ne veut plus rien savoir de son ex. Mais dès que lui rêve de son amour perdu, c'est elle qui, endormie, se dirige chez son ex-copain pour faire ce dont l'homme rêve... La sortie? Tomber amoureux l'un de l'autre. Ou alors, "l'autre sortie", plus drastique.

Plutôt étrange comme description, n'est-ce pas? Tout en contraste, les merveilleuses images de Dreams (simples, mais d'une force métaphorique hors-norme - faut voir comment Ran, la sleepwalker, passe du blanc total au noir pour se fondre aux habitudes vestimentaires de Jin, ou alors, les matériaux qu'ils travaillent - Jin sculpte le bois pour créer des estampes (dureté), elle est couturière (souplesse). Quinzième long métrage de Kim Ki-duk, premier dans le domaine du fantastique, Dreams nous plonge "en plein délire freudien, marqué par l'univers bouddhiste". Douceur, douleur, métaphores, on en sort un peu ébloui et intrigué.



11 juillet

Queens of Langkasuka

Prenez un grand bol, plongez-y une goutte de Waterworld, les costumes elfiques du Seigneurs des anneaux, la notion du bien et du mal et les Padawan de Star Wars, les kamikazes de Pearl Harbor, Sauvez Willy sur l'acide, quelques flèches d'Hero et de Willow, les idées heureuses de Peter Pan et beaucoup, beaucoup de Pirates des Caraïbes et vous aurez une idée de ce qu'avait l'air Queens of Langkasuka. Film thaïlandais à gros budget, Queens ratisse si large que les deux heures que dure le long métrage en paraissent le double. Mais attention : ce n'est pas un (si) mauvais film : épique, il propose beaucoup d'action, grâce au héros qui apprend l'art de la sorcellerie sous-marine, des pirates et de la vie tumultueuse d'un garde du corps des reines de Langkasuka. Pulp, on plonge dans une aventure fantastique aux multiples (parfois trop nombreux) rebondissements.



Ip Man

Ne faites pas l'erreur que je fais à chaque fois que je lis le titre de ce film de Wilson Yip, ne prononcez pas "aïe pi" (comme une adresse IP, sur Internet), mais bien "yip monne". Ip Man est un maître incontesté du Wing Chun, art martial chinois. Plusieurs viennent voir le maître bien nanti, dans sa propre maison, pour l'affronter, et du même coup apprendre. Mais Ip Man ne désire pas ouvrir d'école. Il ne pense qu'à améliorer sa technique, pendant que sa femme s'offusque et lui demande de passer plus de temps avec son fils. 1937, les Japonais envahissent la Chine et profitent de leur stationnement à Fo Shan pour s'exercer et combattre. Le général Miura tire avantage des Chinois qui meurent de faim en leur proposant un sac de riz par combat. Ip Man ne se prête pas au jeu, malgré sa nouvelle pauvreté, son travail harassant dans le charbon et sa femme qui se meurt de faim. Mais en voyant un autre maître et ami tomber sous une balle dans la tête après un combat, il se met dans une fureur incroyable et affronte 10 adversaires en même temps. Le général Miura, hébété, veut s'approprier ce savoir, mais Ip Man ne baisse pas les bras et le défit en combat singulier.

Pour faire une histoire courte, le Wing Chun est principalement, à cette époque, pratiqué par les femmes. Mais sous Ip Man, il devient extrêmement populaire, localement pour se défendre contre les Japonais, plus tard (surtout) grâce à l'un de ses plus grands élèves, Bruce Lee. Histoire biographique, IP Man reste sobre dans son traitement, mais en met plein la vue aux bons moments, avec des prouesses martiales exemplaires et une vitesse d'exécution qui me laisse encore pantois. Donnie Yen s'y trouve criant de vérité, et est dans une forme resplendissante. J'ai beaucoup apprécié le visionnement, qui fut très satisfaisant. À voir, si vous aimez les biopic martiaux sans trop de flafla.

mercredi 15 juillet 2009

Festival International de Jazz de Montréal, bilan

Le Festival International de Jazz de Montréal a débuté le 30 juin dernier. Je ne sais pour quelle raison, je le préfère aux FrancoFolies. Pourtant, je suis un amant aguerri de la musique francophone, et les Francos m'ont fait découvrir par le passé d'excellents artistes (dont Alexis HK, il y a si longtemps). Je ne fréquente pas le FIJM autant que j'aimerais le faire, hélas, surtout à cause du temps qui manque, qui fuit et qui s'échappe comme ombre au soleil. Parlant de soleil, c'est ce qui a cruellement fait défaut durant les deux premières semaines du festival. Le FIJM aurait presque pu être rebaptisé le Festival des parapluies de Montréal!

30 juin, Stevie Wonder

Un incontournable. Je travaillais ce soir-là, je n'ai donc pas pu m'y rendre trois heures d'avance. Me voilà donc devant la sortie du métro Place des Arts, sur Sainte-Catherine, regardant deux écrans géants qui diffusent les images du spectacle qui se passe sur... Jeanne-Mance. Je ne sais combien nous étions, mais on était "une maudite bonne gang" (ndr, près de 200 000 personnes selon Canoe). Spectacle rendant hommage à Michael Jackson (c'était la première fois depuis la mort du roi de la Pop que Wonder en parlait), le chanteur aux lunettes noires a diffusé quelques chansons de Jackson. Ce fut sans contredit le point faible du spectacle, brisant le rythme que Wonder et son band (incluant sa magnifique fille claviériste - est-ce que je me fourvoie ou si elle a tenté de se suicider quelques jours après le spectacle?) imposaient depuis le départ. On aurait vraiment aimé qu'il les interprète lui-même, ces grands succès qu'on nous a fait jouer en entier. Peut-être que Wonder était encore trop ému par cette nouvelle pour chanter ces pièces musicales maintenant mythiques. Wonder condensera dans les 45 dernières minutes du spectacle ses plus grands succès, dont Superstition et I Just Call... juste après que votre serviteur avait quitté le site, pour cause de manque de connaissance du catalogue musical que Stevie nous offrait depuis le départ. Dommage.

2 juillet Federico Aubele

Décrit comme du trip hop argentin, la musique de Aubele est tout de même difficile à décrire. L'homme a une excellente technique flamenco et est d'une grande générosité avec le public montréalais, parlant beaucoup et expliquant les chansons qu'il interprète. Out Thievery Corporation, qui avait fait de l'album Gran Hotel Buenos Aeres un petit bijou électro-latin, bienvenido au style Gotan Project acoustique. Un tantinet homogène, le spectacle de 55 minutes s'écoute avec beaucoup de plaisir (tant qu'un voisin de rue ne se prend pas pour un musicien débile en imitant des maracas avec ses clés...).

3 juillet Room Eleven

Mon coup de coeur du Festival. Le groupe néerlandais en a surpris plusieurs, moi le premier, avec son swing pop groovy enlevant. La chanteuse était mignonissime avec sa robe bleue, ses collants vert pomme et sa fleur rouge dans ses cheveux blonds. Parlez-moi de couleurs! Généreux, ils ont fait de ce petit 50 minutes de prestation un petit moment de bonheur condensé. Excellents musiciens (fallait voir le pianiste, aux sonorités classico-swing), les membres de Room Eleven nous ont transportés dans un joli univers, dont celui du feu Café Sarajevo, avec leur dernière pièce, dont il me reste la dernière phrase "I'm getting stronger everyday"...

4 juillet Gadji-Gadjo

Band originaire d'ici, Gadji-Gadjo donne dans la musique tzigane originale, inspirée de la musicalité des pays de l'Est, tout en saupoudrant d'une épice tout à fait locale. C'était sur l'esplanade, sous un petit pavillon, que le groupe s'est produit (à plusieurs reprises lors du Festival). La prestation fut de plus en plus entrainante, à mesure que le temps passait. La pluie et le soleil se battaient pour avoir le dessus, mais ce sont les spectateurs qui en sont sortis gagnants.

9 juillet Jesse Cook

Ah, ce guitariste, idole de votre humble serviteur! Je l'attendais de pied ferme, lui que j'avais découvert lors de ce même festival en 1994, dans la lilliputienne salle Spectrum en haut. J'avais assisté à son spectacle deux fois plutôt qu'une, éberlué par son talent et le son de son instrument. Le spectacle du 9 juillet fut à la hauteur du talent de Cook : en deux parties (21h et 23h), la prestation a été capté numériquement pour une sortie prochaine en DVD. Il est certain que je me procurerai ce petit bijou. Jesse Cook avait plusieurs invités sud-américains qui sont venus ajouter leur saveur aux pièces musicales (la plupart du temps instrumentales, mais ô combien riches) du guitariste. Le chanteur canadien Jeremy Fisher est venu faire plaisir à la foule en interprétant une entraînante version de Cecilia (Simon & Garfunkel) avec le Salsa Squad. Enlevante.

10 juillet Bet.E

Première réelle déception du Festival cette année. J'étais un admirateur de son ancien groupe (qu'elle ne nomme jamais), Bet.E and Stef, qui avait un démo absolument fantastique et un premier CD international respectable (Day By Day). Je me rappelle de ce spectacle au Théâtre Outremont, avec les Angelo Finaldi et cie, où la première partie (Coco Finaldi) avait éclipsé Bet.E qui avait donné une performance presque amatrice. On sentait que la qualité et le talent du band accompagnateur derrière le duo lui poussait littéralement dans le dos. J'attendais donc avec impatience les premiers pas de la chanteuse en solo. En février dernier, elle se décide à sortir son album B.Coming, qui se vend probablement beaucoup moins qu'on l'aurait espéré. Néanmoins, elle est invitée au FIJM cette année, sur la grande scène du Festival. C'est un honneur, et après tout, elle est connue mondialement, se produisant sur les scènes nord et sud-américaines et dans les clubs Blue Note au Japon.
Musicalement parlant, rien à dire. Smooth, à la bossa-nova, le spectacle nous a donné ce dont on s'attendait. Sans être enivrant, certains bougeaient un peu des hanches et d'autres, dont moi, écoutions avec attention. Là où le bât blesse, c'est dans les interventions de la chanteuse. En plus d'être anticharismatique, il était clair qu'elle n'avait rien à dire. Elle nous a entretenus de ses croyances sur la chance, de sa rencontre avec Joyce, une artiste brésilienne, qui aurait facilement pu se résumer en 10 secondes (quand l'intervention a pris plusieurs minutes)... Non pertinent, frôlant presque la condescendance (disant que les gens qui viennent au Festival sont intelligents et qu'elle ne chante pas pour n'importe qui... etc.)... Bref, quand la meilleure partie du spectacle est la présentation des musiciens combinée à un petit solo de chacun lors de Feeling Good, y'a de quoi se poser des questions. Une rencontre à moitié réussie, pour ma part. Dommage.

11 juillet - Nikki Yanofsky

La fille est devenue une jeune femme... Je n'ai pu entendre que quelques notes, mais cette jeune jazzwoman qu'est Nikki Yanofsky promet, beaucoup. Son registre est large, elle maîtrise de plus en plus son instrument organique et, grâce à la maturité de celui-ci, se permet d'interpréter un répertoire encore plus large. On lui souhaite une brillante et très longue carrière...

'est ce qui conclut mon festival. Je voulais aller voir Ben Harper, mais l'épuisement a pris le dessus. Le festival de cinéma FanTasia est commencé depuis quelques jours, j'y ai vu déjà quelques films, et mes critiques s'en viennent sous peu. C'est un exercice que j'aime faire, chaque année, qui me permet de garder mon cerveau en mode "critique" durant l'été.

Pour des images du Festival International de Jazz de Montréal, je vous suggère très fortement (pour ne pas dire allez !! je vous oblige à y aller) de visiter le site de la blogueuse et bonne amie à moi Bloui
http://sugarplum-art.com/aether/
http://www.flickr.com/photos/bloui/

dimanche 5 juillet 2009

FanTasia, pré-liste

Le site de FanTasia (festival de cinéma de genre le plus couru en Amérique du Nord) s'est enfin décidé à fonctionner, j'ai pu donc, tard samedi soir, faire un premier choix de film.

Voici la liste de mes choix. Y serez-vous? Comme à chaque année, je ferai un petit commentaire sur chaque film après visionnement...

IP Man
Dream
Queens of Langkasaka
Thirst
Kaifeck Murder
Mutants
Terribly happy
20th century boys
20th century boys 2
Evangelion 1.0
A quelle heure le train pour nulle part
Left Bank
Private eye

Mais à cause de vacances, je rate Dead Snow, Milly, The Chaser, The Warlords, Legendary Assassin, Yatterman, Coweb, The Children, Rough Cut, The Divine Weapon, Nightmare Detective 2, The Clone Returns Home...

Dans mon prochain billet, je vous parle de mes premiers shows au FIJM...

dimanche 21 juin 2009

Rêve, 3e partie

Je n'ai pas le courage de décrire tout ce qui se passe dans ma vie présentement. Alors voici en bref, ça vous permettra de reprendre contact :

- J'ai délaissé, avec beaucoup de chagrin, l'idée d'enseigner aux enfants. Je lâche donc mon bac entrepris en septembre dernier. Mes motivations : l'idée trop idéaliste que je me faisais de ce métier, pardon : de cette vocation. La nécessité que mon auditoire m'écoute et interagisse avec moi (pas évident avec des enfants, vous en conviendrez), le travail de préparation qui me donne le tournis, le sentiment que j'ai quand j'entre dans une classe (mauvais) et mon âge. Étudier encore 3 ans pour faire un job qui me donnait le mal de tête après 1 semaine de stage? Je suis borné, mais pas à ce point. À 25 ans, j'aurais sûrement persévéré. Mais je n'ai plus 20 ans, et je dois rapidement trouver le meilleur moyen, le plus efficace au moins, pour assurer mes vieux jours et ne pas me casser le cul avec mon boulot.

- Je suis tombé officiellement célibataire en décembre dernier. La dame refait sa vie présentement, et j'espère que tout ira pour le mieux. Personnellement, je dois dire que j'ai pris cela assez durement, et je dois être honnête avec moi-même là-dessus. Mais j'ai ma part de responsabilité, même si elle est mince.

Par contre, j'ai rencontré une petite blondinette charmante, d'une beauté à damner un moine aveugle et sourd... qui n'est pas facile à vivre tous les jours, mais qui procure à votre humble serviteur, beaucoup de bien. Et pour ceci, elle est remerciée de la meilleure façon possible. Si cela vous intéresse, je vous tiendrai au courant du cheminement de cette nouvelle rencontre.

- Jean-Guy est allé en Espagne... j'ai hâte d'avoir ses photos! - je suis à penser à son nouveau site web. Je vous tiendrai aussi au courant pour ceci.

- Je prépare un voyage historique en Europe, avec mon père. Nous partirons probablement d'ici deux ans. Un voyage qui nous mènera jusqu'aux plages des différents débarquements des grandes guerres. Je sens que nous aurons beaucoup d'émotion. :)

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Bon. Voilà ce qui m'amenait ici aujourd'hui. En faisait du ménage, j'ai retrouvé une feuille lignée qui décrit un rêve que j'ai fait entre le 1er et le 2 février dernier. Je vais le décrire ici... parce qu'en fait, je me sers de mon blogue pour laisser une trace dans la postérité humaine, me permettre de tout regrouper ici et me souvenir...

Alors. Je suis dans une prison. en Angleterre. Au départ, je ne sais pas ce que j'y fais. Mais je sais que je dois m'évader. J'achète une carte de la région, pour bien planifier mon coup. Je vois que nous sommes près de la mer. J'ai de la visite dans ma cellule. Je "découvre" alors (ou me remémore) que je suis emprisonné par erreur : je jouais de la musique dans un pub et on m'a ramassé lors d'une descente. Alors qu'on me mène au peloton d'exécution (jouer de la musique, c'est mal), avec les anciens joueurs des Canadiens de Montréal (bon là je sais que ça dérape, mais je ne suis pas toujours en contrôle de mes rêves), je réussis à sortir de la ligne, sauter un mur et me cacher dans les bois. C'est la brûnante. Il fait bleu-noir. Je cours, je sors du bois, mes pieds s'enfoncent dans le sable de la plage. La plage est hachurée par les différentes vagues qui sont passées. Je bifurque vers une rivière qui monte dans les terres, et j'arrive dans un village. On est deux prisonniers tout à coup, et on entre dans ce qui semble être un gaz bar. Ils servent de la nourriture. De la soupe et des frites. Je me fais presque prendre par la police. Une fille me regarde, elle me vole des frites. Je marche avec elle vers la cour arrière et on commence à bavarder. J'imite, pour une raison que j'ignore, l'accent australien. France Gall arrive et on la salue en français.

Je me réveille.

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Alors Doc, qu'est-ce que j'ai?


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À venir : le Festival de Jazz, FanTasia... c'est l'été!!

dimanche 7 juin 2009

Sans titre

Les avions passent à un rythme effréné au-dessus de ma tête de citadin endurci.

Il est bientôt temps que j'aille voir ailleurs si j'y suis.

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C'est un petit message qui me trottait dans la tête au lever du lit, ce dimanche, vers 16h, après une tombée de fièvre et un petit somme. Je vous reviens très bientôt avec beaucoup plus de détail sur ma vie et mes humeurs, promis. Oui, promis.

mercredi 25 mars 2009

Moment de gloire

Le titre peut paraître un peu pompeux, voire prétentieux, mais je viens de vivre de beaux moments...

Mise en situation : fin du cours d'université Problématique au préscolaire, de mon bac en Enseignement au primaire.

C'est la présentation de notre travail de session devant la classe. Nous devions, mon équipe et moi, développer quelque chose sur les réalités culturelles. Nous avons alors eu l'idée de développer une plateforme web, un site pour et par les professeurs et les parents, sur les réalités culturelles. Articles, stats, recettes, activités, livres, jeux, calendrier, matériels pédagogiques, forum de discussion... les idées foisonnent. Il y a aussi une section enfants, où des jeux, des dessins à colorier et une mappemonde est disponible pour que l'enfant découvre le monde qui l'entoure. Le personnage central du site est mon ami Jean-Guy, la grenouille globetrotteur.

L'accueil fut fantastique, les questions pertinentes et le sourire des autres étudiants en découvrant notre site ont été hautement appréciées et réconfortantes. Alors que je m'occupais surtout de la section graphique et web (conception) -- MERCI immense à Mymy (sans toi le css serait du chinois) et à Marc qui m'a aidé avec les dessins de JG -- mes précieuses et belles collègues Marie-Philippe Lucas et Marie-Claude Pilette ont développé les sections parents et prof avec tellement de professionnalisme! Merci les filles, vous êtes des perles !

Jusqu'au 1er avril 2009, vous pouvez consulter notre travail au www.jeanguyexplore.com

Mais là ne s'arrête pas ma journée.

Nous devions aussi remettre notre examen final. Cet examen était de type "à la carte", c'est-à-dire que nous choisissions entre 5 activités différentes. J'avais choisi "réécrire les paroles d'une chanson pour parler d'une problématique". Malheur à moi, j'avais plutôt écrit deux premiers couplets qui faisait la synthèse du cours, sur l'air de Réjean Pesant de Paul Piché. J'écris à mon professeur, lui demande ce qu'il en pense, il me demande les paroles.

Je lui envoie. Pas de réponse.

On reçoit un peu plus tard un email général du prof, nous rappelant d'apporter au dernier cours différents items dont nous aurons besoin.

Dont ma guitare.

Je lui réécris : ma guitare? Vous voulez que je termine la chanson?

Il me répond que non, juste de chanter la partie que j'ai faite serait parfait.

AHAhahahahhHAHahah.

C'est mal me connaître.

J'ai passé une partie de la nuit hier soir à terminer la chanson. Une synthèse du cours en quelques phrase.

Aujourd'hui, j'ai bouclé le cours Problématiques au préscolaire avec une chanson, assis sur le bureau du prof, guitare en main.

Et j'ai eu droit de la part de mes pairs à un standing ovation senti et spontané. Un torrent d'applaudissement dans la classe qui résonnent encore à mes oreilles.

Mon moment de gloire, mon manteau de printemps, et mon sourire enfin revenu.

Si je décide d'abandonner le bac pour plusieurs raisons, jamais je ne dirai que ça aura été du temps perdu. J'ai rencontré des filles magnifiques dans ce cours, et j'espère continuer de les côtoyer longtemps.

Merci.

"Tant que tu jugeras pas l'enfant, tu seras le maître..."

vendredi 6 mars 2009

Petite absence...

Ma petite absence ces derniers temps sur ce blog n'est dû qu'à mes études et au temps qui me fuit et me nargue.

Mais ne vous en faites pas, je serai de retour bientôt. J'ai des BD à lire chez Fichtre, des trucs à vous raconter (vous pouvez aussi utiliser twitter pour me lire sporadiquement, au )... Je suis aussi en train de confectionner une nouvelle page d'accueil, plus à mon goût. Restez branchés!!
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Pascal "Renart" L'éveillé, sur son blogue de Branchez-vous, a eu la gentillesse de noter Nom d'un blog! sur la page Pour les femmes, sous le titre Sur la route... Merci !!

samedi 24 janvier 2009

Le dernier souffle

Je dois avoir les nerfs en boule ces temps-ci.

Mon iPod m'a joué un sale tour en me jouant la chanson Le dernier souffle, de Daniel Bélanger, alors que je travaillais nonchalamment. C'est une chanson qui me touche et qui me happe comme nulle autre. Je l'avais presque oublié. Je la dédie aux personnes concernées...


Il a le sang d'un poète
C'est le sang de mon père
Dans mon corps coule et ne s'arrête
Avec lequel il me faut faire

Quelle horreur de m'y reconnaître
Dans mes yeux par ses yeux me touche
Je m'y refuse mais c'est à cet être
Que je ressemble depuis mon premier souffle

Rien ne me remplit plus que le silence
Rien, mon coeur n'est aussi doux
Que de rêver le monde en son absence
Dans son tout de tout mon soûl

Ça ne fait pas mal juste un peu drôle
Tenir mon père que sa peau soit douce
Ça fait léger sur les épaules
Que de prendre, de prendre son dernier souffle

Aussi je me demande où et quand
J'ai levé l'ancre sans le savoir
De ce bateau me retenant
À ce monde absent de victoire

Je sais que toi t'es en tout bien
Que t'es heureuse en général
Je sais que tout ne donne rien
Et que de te perdre me fera mal

Alors regarde dans mes yeux regarde dans mes yeux
Regarde combien les mots je les dis tous
Ces mêmes mots qui pour nous deux
S'entendent comme, tout comme un dernier souffle

Tout comme un dernier souffle

vendredi 23 janvier 2009

Rêve... deuxième partie

Cela fait deux nuits (espacées) que je rêve à cela :

Ça commence avec un astronaute qui monte les marches d'une tour inhabituelle, sur la lune. Il rencontre des "gens", en haut. Ils parlent. Il communique avec la terre, tout est foutu. Il avait le sort de l'humanité entre les mains, il n'a pas su le préserver. J'entends ce message et je panique. Je me précipite dans ma chambre (je suis dans la maison familiale) et je prends quelques vêtements. Je regarde par la fenêtre d'une autre pièce. La lune craque et devient rouge. Je crie à mes frères de descendre au sous-sol. Ils ne me croient pas, jusqu'à ce qu'ils voient aussi la lune. On descend et tout se passe vite... Je remonte à la surface et je vois les gens mourir. Ils commencent par devenir verts, puis craquellent, se solidifient et meurent.

Je vous avoue, c'est assez épouvantable de voir des amis, des enfants mourir comme ça. Et de découvrir dans un miroir qu'on vire au vert...

Mauvais réveil ce matin...

mardi 20 janvier 2009

Un rêve, il y a bien longtemps...

En faisant le ménage d'un de mes tiroirs, j'ai retrouvé 3 petites feuilles avec mon écriture. Ces petites feuilles datent de mon anniversaire de 22 ans qui relatent un rêve extraordinaire, dont je me souviens encore quelques bribes.

Il y a tant à analyser dans ce rêve... mais je vous l'offre.

Je suis dans un party. Plusieurs personnes que je connais. Une rousse. Une piscine bleue creusée. J’essaie de réparer l’arcanson d’un violon. Puis le party ne m’inspire plus. Je rencontre Pierre Blanchet (c'est un collègue à moi). Je sors me retrouve à l’union du bâtiment. Bâtiment qui ressemble à un manoir britannique. Un grand vent. Je me mets à voler. Je suis Superman qui a perdu ses pouvoirs. Je réfléchis, j’atterris. Je crie FLASH ! Il arrive. Il m’a aidé à faire le costume de Superman en kevlar. Ellipse de temps.

Je suis en forêt. On traite ma fille de fermier (…) Je me fâche. C’est une blague, tout le monde est heureux de me voir. Un homme à grande épée. Ennemi de Superman. Je prends une épée japonaise. Combat. Je le désarme et lui coupe la tête. J’ai appris la haine en étant un homme. Je marche dans un très grand sentier boisé en réfléchissant à ça. Ellipse de temps.

La nuit, dans un stationnement d’un immeuble résidentiel. J’ai recouvert mes forces je cours dans la rue, je m’envole. Mes vêtements se transforment en mon costume, il fait noir mais j’arrive à la dernière minute à voir l’immeuble en face, en vert. Tout est en vert, je m’élance en volant en rase-motte dans la rue. Je m’éveille.

jeudi 8 janvier 2009

Belle Humble Fallen 2009

Une merveilleuse voix, une chanteuse-amie que j'adore, découvrez-la avec Fallen, qui m'a donné la chair de poule :)

mardi 6 janvier 2009

Mes résolution 2009

Voilà 2009 !! Pa pa paaaaahh!

Bonne et heureuse année à tous et toutes. Que 2009 vous apporte joie, prospérité et santé.

Comme à chaque année, je prends des résolutions qui feront en sorte de semer la joie et de m'aider à passer au travers...

Au cours de l'année, je tenterai de vous tenir au courant de ces résolutions.

1- Aller chez Fichtre et encourager les nouveaux artistes BD, surtout les filles.

2- C'est l'année d'Edgar Allan Poe. Sur la côte est américaine, on va fêter son 200e anniversaire de naissance. Je vais donc tenter de lire et de terminer (défi!) l'une de ses nouvelles.

3- Je vais tenter de ne pas trop prendre de poids, et si possible, en perdre encore un peu. Méchante balance, à nous deux !

4- Je vais diminuer mes achats de luxe (livres, dvd, bd) et me concentrer sur mes études et mon voyage au début de l'été (vive les mariages! - pas le mien, en passant). Je sais que cette résolution va un peu à l'encontre du no 1, mais shhhttt.

5- J'aimerais recommencer à dessiner. J'aimais dessiner. Paufiner mon crayonné. Tenez, je vous donne un extrait d'une petite BD que j'ai griffonné sur un papier qui trainait sur une table, il y a un mois...



6- Essayer de prendre un peu de temps pour moi. Ça, ça va être dur...

7- Tenter de voir plus souvent quelques amis qui me sont cher

8- Faire le ménage dans ma vie. Un petit coup de balai de temps en temps ça fait du bien.

... pour l'instant, ça devrait aller. On verra bien.