dimanche 28 septembre 2008

UdeM Story

Chers amis, il y a longtemps que je n'avais pas pris un peu de temps pour écrire quelques lignes dans mon blog. J'en profite, en ce samedi matin, alors que ma copine dort à poings fermés, pour attraper mon portable, écrire la critique de la pièce d'hier (Salvador, que vous pouvez lire sur www.montheatre.qc.ca), taper l'idée saugrenue que nous avons eue hier en nous couchant (je posterai peut-être un billet avec ce que j'ai écrit, ça s'intitule "Comment tenir sa «Jen» au chaud", qui parle des trucs et astuces pour le bonheur de sa copine) et rédiger ce petit billet.

Depuis début septembre, je suis un nouvel étudiant au baccalauréat en Enseignement au préscolaire et primaire. C'est que j'y pense depuis presque 14 ans à ce métier. Depuis, en fait, que j'ai enseigné à une fille les rudiments de la guitare. La piqûre de l'enseignement m'a alors donné une dose de j'sépaquoi qui me stimulait, et satisfaisait énormément de valeurs personnelles (aider, transmettre la connaissance, faire avancer les gens dans certaines démarches, etc.). Je ne me sens pas apte à donner des cours magistraux à des niveaux élevés de l'éducation, alors le cégep et l'université étaient hors de question. Pour des raisons personnelles, j'écartais aussi le secondaire. Pas que je n'y serais pas à l'aise, mais comme j'y ai passé la plus «difficile» partie de ma vie, je ne suis pas assez sado pour y remettre les pieds. Et j'aime les petits cons et les enfants géniaux, j'aime voir l'étincelle dans leurs yeux quand ils pigent un nouveau truc, j'aime discuter avec eux, comprendre le fonctionnement de leur pensée, m'émerveiller encore et encore devant leur imagination qui ne connaît absolument aucune limite. Alors me voici au bacc en enseignement. Je n'ai aucune idée si ça va fonctionner, mais prenons le tout session par session, et nous verrons bien.

Pour l'instant, j'ai 5 cours. Ouais, c’est beaucoup, mais j'ai été chanceux, j'ai passé mon examen de français (à 86%) et mon test de maths (60% !! - il paraît que nous sommes à peine une cinquantaine à l'avoir réussi) alors pas de cours de remise à niveau pour moi (ce qui m’en aurait fait 7 !!). Voilà à quoi ça ressemble :

Français écrit pour futurs enseignants. On repasse les règles de grammaire, l'orthographe, tout en décortiquant la langue. Assez riche, mais mes théories de phrases subordonnées, de groupes nominaux et compagnie sont loin dans ma petite tête de trentenaire...

Apprentissage en éducation. C'est comme un cours d'histoire sur l'éducation et des grandes tendances en enseignement. Ce serait intéressant, si le prof s'en tenait au contenu de son cours!

Didactique du français écrit. Là aussi c'est censé être un cours historique sur l'écriture, mais la chargée de cours, intéressante, dépasse de son plan de cours pour nous parler des grands penseurs de l'enseignement, et de la nécessité des coins de lecture dans les classes de maternelle.

Didactique de la musique. Cours pratique très rigolo, où on décortique la rythmique, où l'on apprend à bouger avec elle, à créer des activités pour les enfants tout en apprenant. Finalement, c'est un mélange de cours d'art dramatique et de musique pour les enfants. Mais ça reste drôle, de chanter des comptines en canon...

Recherche appliquée en éducation. Le cours le plus difficile, à mon avis, de la session. Prof intéressant, soit, mais matière complexe, où il faut établir des paradoxes, faires des recherches, trouver des synectiques, aiguiser son esprit critique en remplissant un formulaire à chaque lecture (et Dieu sait combien il y en a) que nous faisons...

Je me suis fait quelques "amies" dans mes groupes. C'est très plaisant, même si elles ont en moyenne 10 ans de moins que moi. Et je suis choyé, nous devons être 3 ou 4 garçons dans des classes de 70... On se sent presque au Saguenay!

Voilà, je vous tiendrai au courant des péripéties de mes études au fur et à mesure... qui sait, j'enseignerai peut-être un jour à un de vos rejetons...

2 commentaires:

  1. C'est tout un défi dans lequel tu t'embarques! Tu sembles être passionné... et la passion est l'ingrédient numéro 1 de la réussite. :)

    À mon avis, tu es dans la bonne voie... Bonne chance, David, et donne-nous des nouvelles de ton cheminement, c'est intéressant! (Ok ok, et c'est mon côté voyeur aussi!) :)

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  2. Je suis un peu en retard pour les commentaires...

    J'étais dans le BES dans la même faculté que les filles (et le gars) du BEPP et on rigolait toujours bien du peu d'hommes qu'il semblait y avoir dans le bacc du primaire (il y en a quand même un peu plus au secondaire, va savoir pourquoi). Et en réalité, il devrait y en avoir tellement plus : les garçons, au primaire comme au secondaire, on besoin d'un gars en avant de la classe. Les divorces et les histoires de famille qui n'existent malheureusement pas que dans Virginie et les Poupées Russes font en sorte que les petits hommes on gravement besoin d'une figure paternelle... pas d'une 2e mère.

    Vive les hommes en enseignement. Tu vas voir que c'est bien plus que de transmettre du savoir (en fait ce n'est plus ça, c'est du développement de compétences maintenant...): c'est une vocation, une passion, c'est un contact avec des jeunes que personne, pas même leurs parents, ne peut même rêver d'avoir. Et je te souhaite que ça marche!

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