jeudi 17 juillet 2008

FanTasia 2008, jour 7

The Rebel

Rarement on peut admirer, au Québec, ce genre de film – Merci FanTasia ! Production vietnamienne, The Rebel (Dòng Máu Anh Hùng, ou Heroic Blood) est l’histoire d’un agent vietnamien, Cuong, à la solde de l’occupation française (on est en 1922), qui lutte contre les rebelles, ses compatriotes, chez qui il a fait couler trop de sang. L’alcool n’endort plus ses blessures, ni les putes, et il remet tout à coup sa loyauté en question. Un jour, lors d’une tentative d’assassinat d’un consul français, le cruel Sy mais la main sur la fille du commandant des rebelles. C’est l’élément déclencheur qu’il fallait pour Cuong, qui met tout en branle. Il aide la jeune femme à s’évader et s’enfuit avec elle. Ils passeront par un camp de travaux forcés pour arriver dans le village de la jeune femme, où ils se feront coincer par la milice de Sy.

Finaliste lors du Los Angeles Asian Pacific Film Festival de 2007, The Rebel est au départ un film politique, traitant d’esclavage, de révolution, de liberté. Les Vietnamiens ne nient pas, dans ce film, ce que les Français leur ont apporté : modernité, routes, cités. Mais ils sont aussi un peuple, et non pas du bétail à la solde de la France. L’occupation française doit cesser. On peut même faire des liens avec l’occupation américaine, en Asie, ces derniers temps. Mais c’est aussi un film d’action parfois intense, où combat au couteau, fusillades, explosions et arts martiaux sont extrêmement bien chorégraphiés, coordonnés. Certains mouvements sont parfois surprenants, faisant la satisfaction du public qui s’est exclamé à quelques reprises. Johnny Nguyen et Than Van Ngo forment un couple magnifique, mais un peu forcé. La scène d'amour est d'ailleurs un peu trop romantico-sensuelle pour l'esprit du film et la situation dans laquelle sont les deux protagonistes. Côté réalisation, le tout est assez classique, même déjà vu. C’est probablement ce qu’on peut reprocher de pire au film, qui possède quand même plusieurs qualités indéniables. L’équipe de production a saturé les couleurs, voulant donner un cachet vieillot au film, jusqu’à un semblant d’image carte postale lors des flashback. Pas un grand film, mais un film bien dosé qui se regarde très bien.


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