lundi 14 juillet 2008

FanTasia 2008, jour 6

Thème de la journée : adaptation de roman style mangaaaa!!

The Chasing World

Une étrange épidémie de morts (accidentelles ou suicides) dévaste les îles du Japon. Toutes les personnes qui portent le nom de Sato sont touchées. Tsubasa Sato ne s'en fait pas trop avec ça, de toute façon, il a d'autres ennuis : un de ces anciens amis, qui travaille maintenant pour la pègre niponne, lui court après pour lui faire du mal, son père est un alcoolo fini et sa soeur est pratiquement cathatonique dans un hôpital psychiatrique - où elle se fait bassement abuser par un vieux docteur (un spectateur a crié "pervers!!" sur le coup de l'émotion lors de la séance). Mais Sato a un atout : il sait courir, et arrive à s'échaper de n'importe quelle situation, par des prouesses surprenantes. Alors qu'il est pris au piège dans un parc par la bande de mécréants, il se transporte dans un monde parallèle, où ses amis ne sont plus les mêmes, où sa soeur est vivante et bien marchante, où son père est un ancien rebelle, et où un mystérieux Roi masqué a ouvert un jeu de chasse mortelle contre tous les Sato, employant des hommes masqués pour tuer impitoyablement les personnes ayant le fameux nom. Notre ami est dans leur colimateur, il faut courir! (et sauver sa soeur, et son ami, démasquer le roi, et tomber sous le charme d'une journaliste ambitieuse).

Adaptation du roman de Yusuke Yamada, The Chasing World est un croisement entre The Running Man de Stephen King, d'hsitoires sous-Philip K. Dick, de Star Wars et un épisode raté d'une émission quétaine de science fiction. La caméra utilisée est définitivement de type numérique (même si la projection est en 35 mm), mais on finit par s'habituer à l'image qui balance entre l' "amateur" et le "court métrage". Et le film porte bien son nom : on y court, à toute jambe et longtemps. Décors de jeux vidéo, musique classique, on flirte avec le pastiche et le film d'action low budget, mais rien ici pour satisfaire vraiment notre appétit. Et surtout pas la fin, où notre supposé héros s'aperçoit qu'il existe plusieurs mondes parallèles. Très cliché.




Be A Man! Samurai School

Alors que je m'attendais à un film dramatique, intense, sur une école millénaire secrète où les plus grands Japonais ont étudié, à un film sur le retour aux traditions ancestrales et les valeurs du guerrier nipon, j'avais tout faux. Be A Man! est une adaptation d'un manga populaire où l'on suit les déboires du très peu sympathique Hidemano, qui est obligé de fréquenter l'école Otoko-juku, pour l'honneur de sa famille. À côté de Momo, mystérieux guerrier à la force surhumaine, et d'autres camarades de classe, il fait piètre figure. L'école est soudainement au prise avec un ancien élève renvoyé, qui défit le directeur, dans le Triple Death Combat (un combat à mort dans des situations impossibles) entre 6 guerriers, trois de chaque côté. Malgré tout, Hidemano tire son épingle du jeu en soulevant un drapeau de 300 kilo à lui tout seul (!!) pour encourager les participants.

Comédie loufoque et burlesque, se moquant d'à peu près tous les clichés des films d'action japonais, c'est un film d'une absurdité incontestable. Aucun réalisme, on aurait carrément pu remplacer les images par des cases de bandes dessinées. Les personnages les plus intéressants ont deux facettes ou moins, les gags sont à moitié réussis ou alors déjà vu (le guerrier au sabre qui coupe tout, le directeur qui se présente et fracasse tout ce qui est alentour de sa seule voix, le professeur qui sort de la 2e guerre mondiale, barbe fournie, casquette sudiste et matraque, etc). Les scènes de martyr (un élève est assis dans un bain d'huile bouillant, un autre soutient un rocher pour ne pas qu'un autre détenu se fasse fracasser le crâne), sont présentés et expliqués comme dans une encyclopédie (peut-être les moments les plus réussis du film)... Même les scènes de combat font piètre figure, et on tombe dans un ennui morbide dès la moitié de la séance. Dommage, ça promettait davantage dans ma tête que sur l'écran.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire