mercredi 9 juillet 2008

FanTasia 2008, jour 3 et 4

Mad Detective

Johnnie To est triplement présent au Festival cette année. On y projette Triangle (un film à 6 mains et 3 têtes, co-réalisé avec Tsui Hark et Ringo Lam) Sparrow et Mad Detective. Sévissant dans le domaine du 7e art d'Hong Kong depuis officiellement 1989, il aura fait connaître à nous, Occidentaux, deux comédiennes dont je ne me passerais plus, Michelle Yeoh et Maggie Cheung.

Mad Detective, de son titre original Shen tan ; titre littéral "Le Dieu cherche", est sorti en 2007. L'histoire se concentre sur un détective aux méthodes peu orthodoxes, appelé Bun, qui résout pourtant des crimes atroces en reproduisant émotionnellement les scènes de crime (et le trajet présumé du meurtrier et de la victime, c'est-à-dire que si la victime a été enterrée, il se fait enterrer aussi). Mais c'est que Bun a la cervelle qui ne tourne pas rond. Il voit les personnalités intérieures des gens. Après une bourde (rien de sérieux, il offre comme cadeau de départ, à son chef, une de ses oreilles qu'il coupe devant lui), il est renvoyé. Quelques années plus tard, le jeune agent Ho, encore impressionné du talent indéniable de Bun, lui demande de l'aider à résoudre une enquête difficile. Mais le chemin vers la vérité est pavé de nids de poule... et le suspect numéro un n'a pas 2 ou 3 personnalités, mais 7. Ça complique les choses...

Pas mauvais, entre film noir, paranormal et thriller, le long métrage souffre pourtant beaucoup au niveau de la photographie. Une scène dans la forêt nous paraît totalement floue, la coloration est drabe. Mais Lau Ching-wan offre une performance à la limite de la schizophrénie et de la paranoïa. Finale en miroir, on rit beaucoup pour un film noir, sans pour autant être totalement satisfait à la sortie de la salle.



Epitaph

Après avoir vu la bande annonce, au ton de sepia, Epitaph m'avait paru comme un film surnaturel qui mettait en scène un hôpital de cambrousse en Corée dans les années 50. Bon, je n'étais pas si loin, mais tout de même. Je n'avais pas trop d'attente envers ce film, et croyez-moi, c'est tant mieux! Film mièvre tombant souvent dans un pathétisme romantique énervant, le film tente toujours de confondre le spectateur avec des morceaux de puzzle mal maniés. Cette méthode fonctionne par moment, mais à quel prix? À en voir les spectateurs qui quittaient la salle, le prix était plus élevé que celui du billet. Epitaph nous présente trois histoires qui sont reliées à cet hôpital inconnu. Un docteur soigne une jeune patiente, seule survivante d'un accident de voiture qui a coûté la vie à sa mère et à son beau-père. Un médecin découvre que sa femme n'a pas d'ombre. Un interne vit une relation surnaturelle avec une fille à la morgue, retrouvée sous une couche de glace. Film sur l'âme, les fantômes, absolument rien ici ne fait peur, ni la marre de sang dans le compartiment à la morgue, ni ces visages défigurés d'accidents divers. Bien sûr, c'est insolite, allant plutôt vers une certaine subtilité, mais c'est foutrement long et pénible, malgré parfois quelques belles images. Dommage.



Je vous offre le poster, parce qu'il est trop joli.

1 commentaire:

  1. C'est vrai qu'il est magnifique ce poster, dommage que le film n'ait pas été génial, il y aurait eu matière à faire quelque chose de bien avec ces histoires.

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