dimanche 6 juillet 2008

Fantasia 2008, jour 2

Le lendemain de mon début de programme, quatre films m'attendaient. Tout un samedi en perspective!

Batman: Gotham Knight

Coréalisation États-Unis/Japon, voici un collectif intéressant ajoutant de nouvelles lumières sur le personnage glauque qu'est le chevalier noir. C'est le plus récent film des Original Animated Movies de DC Comics, après Superman: Doomsday et Justice League: New Frontiers (deux films que j'avais récemment visionnés). Six courts métrages nous présentent le superhéros dans diverses situations. Pour débuter, quatre gamins sk8t3r (qui font du skateboard) s'échangent leur vision du même événement, transformant Batman en ombre destructrice ou en chauve-souris monstrueuse. Quelques aventures suivent, dont une avec Killer Croc et le Scarecrow dans les profondeurs infectes des égouts de Gotham et un Bruce Wayne qui apprend à gérer la douleur avec un guru féminin, en Inde. Nous avons même droit à quelques personnages secondaires assez récents, dont la jolie inpectrice Renee Montoya. La cohésion vocale est assurée par Kevin Conroy, qui fait la voix de Batman du début à la fin. Film d'animation fort satisfaisant, images impeccables, il sera disponible en dvd d'ici quelques jours. Probablement pas un achat en soi, mais certainement un visionnement à programmer avant la venue de Batman: Dark Knight, de Christopher Nolan.




Wide Awake

À cause de problèmes de sous-titres, je n'ai pu voir "A Love". On nous a proposé un autre film coréen, intitulé Wide Awake. Drame/suspense médical, le film raconte l'histoire d'un jeune garçon, au début des années 80, qui subit une intervention chirurgicale. Il vit ce qu'on appelle un « éveil anesthésique », c'est-à-dire qu'il peut tout ressentir et tout entendre, mais il ne peut pas réagir. Mais personne ne le croit. Imaginez-vous sur une table d'opération, celle du genre à cœur ouvert, et vous sentez votre torse s'ouvrir grâce à la scie, et les instruments triturer votre intérieur... Ça cause de sérieux problèmes psychologiques. Le jeune garçon, traumatisé, exorcise sa douleur en infligeant des sévices aux animaux. Vingt-cinq ans plus tard, quelques membres du personnel d'un hôpital décèdent dans des circonstances nébuleuses. Qui est l'homme qui manipule les ficelles de ces meurtres? Est-ce ce fou qui a perdu sa femme récemment lors d'une opération? Est-ce un des infirmiers, un du personnel, ou cet homme qui était parti aux États-Unis, revenu il y a à peine quelques jours? Et il y ce chirurgien, au beau milieu de l'affaire, qui tente de sauver sa femme sur la table d'opération, mais qui n'y parvient pas. Persuadé que sa femme a été lentement tuée, il enquêtera au péril de sa vie. Définitivement, Wide Awake est un film sur la douleur, la souffrance. L'inconfort provient des images et du son, bien montés. Même si le thriller est bien ficelé, reste un inconfort devant cette vengeance impitoyable, ces aiguilles, ces scies, mais surtout devant l'idée qu'un jour ou l'autre nous serons, nous aussi spectateurs, sur la table d'opération d'un médecin et d'un anesthésiste... Ça donne des frissons.




Timecrimes

Les histoires de retour dans le temps pullulent sur nos écrans. Certaines sont intéressantes, d'autres carrément ridicules. Mais il faut l’avouer, le film espagnol de Nacho Vigalondo, Timecrimes (titre original Los cronocrimenes, que l'on pourrait traduire par "les crimes commis à cause du temps") est simple, mais foutument bien écrit. C'est presque une nouvelle littéraire mise en images. C'est l'histoire d'Hector, qui est tranquille à sa maison en campagne, et qui aperçoit un truc dans la forêt. Il attrape ses jumelles, et voit une jeune femme se dévêtir. La femme d'Hector quitte pour aller chercher quelques trucs pour le souper, et Hector ne peut s'empêcher d'aller reluquer la jeune dame. Il la trouve, entièrement nue, inconsciente. Alors qu'il s'en approche, un inconnu à la tête bandouillée lui plante une paire de ciseaux dans le bras. Pris de panique, notre antihéros part à travers bois pour trouver un petit centre scientifique où il se réfugie. Un homme l'aide à se cacher dans une grande cuve qu'il referme. Au bord de l'asphyxie, Hector sort... un jour plus tôt. Il est Hector 2, il se voit à sa maison en train d'espionner avec les jumelles, et tout ce qu'Hector 2 fera aura des répercussions sur Hector 1... et occasionnera des crimes et des événements que seul un autre retour dans le temps pourrait corriger. Mais peut-il y avoir une fin? Sans prétention, ni grande surprise, le tout est quand même cohérent, et se concentre sur l'histoire d'Hector sans vraiment donner d'explication sur le fonctionnement de la machine. Mais tout compte fait, on s'en fout un peu...




Before the Fall

Je termine mon samedi avec un autre film espagnol, intitulé Before the Fall (3 dias), réalisé par F. Javier Gutiérrez, coproduit par Green Moon Productions (la boîte d'Antonio Banderas). Une météorite s'écrasera sur la terre dans quelques jours. On a tout tenté, on ne peut y échapper. C'est l'extinction de la race humaine. La petite ville de Laguna, en Espagne, panique, et Ale, pauvre ouvrier taciturne, décampe avec sa mère vers la petite maison perdue du frère d'Ale. Les enfants du frérot ne sont pas au courant du drame qui les attend, on décide donc de ne rien leur dire. Les prisons deviennent des passoires, et Soro, tueur d'enfants, s'échappe et revient vers cette famille qui l'avait mis en taule. Sorte de western apocalyptique, Before the Fall a remporté plusieurs prix au Festival du film de Malagua. Les images sont sèches, poussiéreuses, et le traitement est épuré. La tension monte, et cet inconnu qui squatte le terrain de la maison d'Ale est inquiétant. C'est atypique, presque parano, et comme le dit le programme, c'est crève-coeur, puisque même si Ale se bat pour sauver la vie de ceux et celles qu'il aime, au bout du compte, leurs jours sont comptés...

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