dimanche 22 juin 2008

Carnet de voyage : New York City, part 3

New York is not for little pussies who scream
If you can't stand the heat
Then get off my street
[...]
I love New York...

New York, Jour 2

Nos plans de la journée faits, on déjeune au chic bistro français Nice Matin. Nice comme dans la ville de Nice, en France, et non pas comme dans « gentil ». Parce que le prix, il n’était pas gentil du tout. Raph commande un déjeuner intitulé « New York Heart Attack » ; je vous laisse le soin d'imaginer ce que contenait l’assiette. Après avoir compris le principe, le métro s’avère finalement d’une réelle utilité. Vive les transports en commun (et les maps qu'ils fournissent)! Nous voulions aller visiter le Green-Wood Cemetery, admirer son entrée gothique et satisfaire ma copine qui adore ce genre d’endroit, puis se diriger vers Coney Island. Mais vu le temps qui s’amuse à nos dépends, on se dirige plutôt vers la presqu’île et ses manèges du milieu du siècle.

Alors que nous parlions tout bonnement, tanguant au rythme des rails et des bosses, un homme se pointe dans mon champ de vision. Il sort de son sac ce qu’on appelle communément un « gun à clou », ou un pistolet à clou, pneumatique. Je le vois sortir le magasin, regarder à l'intérieur, le remettre à sa place, manœuvrer l’engin, pointer l’outil sur le sol du wagon et… POWW ! Déflagration. Cyn et Raph me regardent avec les yeux aussi ronds qu’un compas aurait pu les dessiner. Je regarde l’homme, avec un air de « maudit cave c’est quoi la joke ? » et il me rétorque expressément : « sorry ! don’t worry it’s blank ! ». Trop tard, le dommage est fait. Mes deux amies s’empressent de me demander de changer de wagon, ce que nous faisons. Cet imbécile nous suit ! Panique en nos rangs. On exite à la station suivante. On avait bien cru qu’on était sauf, il sort aussi, en s’obstinant avec l’un des passager. Rapidement on trouve la sortie, et on se retrouve en plein milieu de nulle part, ce nulle part qu’on appelle ici, Brooklyn. On marche un peu, et nous sommes enfin « seuls ». On tente de rire un peu de l’événement, et je me rends compte que nous sommes à peine à une dizaine de rue du cimetière qu’on avait planifié de visiter.

Green-Wood Cemetery est un endroit paisible, dont l’entrée est un porche gothique magnifiquement travaillé. Je souris à la gardienne de sécurité qui écoute du classique, on visite la chapelle, et je laisse Jen partir à l’aventure dans le dédale des pierres tombales. À la sortie, autre pause pipi dans un Dunkin défraîchi et on repart en métro vers Coney Island. À la sortie, il pleut, ce qui rend l’ambiance plutôt maussade. Et moi qui voulait essayer un manège ou deux... Malgré tout, on profite au maximum de notre visite éclair. On admire la plage de sable, le boardwalk de bois traité, et les vieilles attractions qui fonctionnent sûrement encore que par de lugubres maléfices. Alors que je tire au bras de fer avec une machine (qui me déclare en forme athlétique), Jen obtient une carte de bonne aventure d’un vieux mannequin, sensé représenter une vieille dame, qui prend place dans un box vitré. La dernière fois que j’avais entendu parler d’un tel machin, c’était dans Stephen King et l’homme en avait été bon, après utilisation, pour un cinq ans d’état comateux (devinez le titre et gagnez un bravo de ma part!).

Fringale : en revenant, on stoppe à un de mes endroits favoris, le Peanut Butter and co. Très petit café style 50’s (à peine 6 ou 7 tables), on y déguste des sandwichs au beurre d’arachide plus bizarre les uns que les autres. Plutôt classique, j’opte pour le chocolat-arachide, alors que mes amies s’amusent avec de la confiture aux framboises, des guimauves, du miel, des bananes…

Comme le ciel est malade, on dirige nos pas vers le MoMA (Museum of Modern Art) pour terminer cette journée en beauté. L’endroit est résolument moderne et saisissant. Un ventilateur, accroché au plafond, tourne d’une façon circulaire. Et c’est supposé être de l’art ? Parfois y'a des trucs que je ne comprends pas de l'art moderne. Comme disait une amie, si je peux le reproduire, c'est pas une oeuvre d'art! En montant les étages, nous passons par un corridor éclairé de jaune. Un jaune qui a la particularité d’annihiler toutes les autres couleurs : on est en noir et jaune !! J'avoue que ce fut pour moi un réel trip! Retour à l'art, on commence la réelle visite au cinquième étage. Malgré bon nombre de tableaux et d’œuvres fantastiques à se mettre sous la rétine, Jen est déçue : l’un de ses tableaux préférés de Dali, la Persistance de la mémoire, n’est pas exposé. Elle réussit par contre à trouver un diachylon par terre, neuf, pour un bobo au doigt qu’elle traîne depuis le matin. C’est déjà ça de gagné. Certaines salles et expositions sont… « spéciales », proposant, par exemple, des vidéos d’une femme qui fait du hoola hoop avec un cerceau en barbelé, et une autre qui boit du lait, provenant d’un contenant percé, d’une façon presque pornographique. L’heure de la fermeture sonne, on se déplace vers la boutique du musée, où personne de notre groupe n’y trouve son compte. Nous partons à la recherche d’autres boutiques. Celle de Raph est fermée (pensant que c’était dans un petit mail intérieur, j’en profite pour me faire laver les mains au sel de mer de la mer Morte - à essayer), et on ne trouve pas le magasin chéri de ma chérie. Mes amies tentent de retracer de leur côté l’Empire State Building (la météo est plus clémente en cette fin de journée) tandis que Jen et moi partons vers le Brooklyn Bridge, le plus vieux pont suspendu des États-Unis, que l’on traverse entièrement, alors que le soleil va vers son lit pour la nuit.

Low Fat milk au Starbucks Coffee, Jen et moi passons le temps. Les filles finissent par venir nous rejoindre. Il se fait tard et nous sommes affamés. Direction Hard Rock Café. Jamais, je vous jure, je n’aurais pu imaginer la réaction de Raph, mais surtout celle de Jen, en entrant dans ce musée hétéroclite. Alors que l’on descend les marches vers le resto (oui, car on entre par la boutique puis on se dirige vers le resto qui est sous-sol), elle pose la main sur sa bouche, ébahie ; ce sont, devant elle, les costumes de scène des Beatles, exposés dans une immense vitrine. Et la chasse aux trésors commence : portes d’Abbey Road Studios, objets, de Hole, de Gwen Stefani, de Hendrix, poème de Lennon, etc. Après une demi-heure d’attente, on a enfin droit à une table. On commande à Melissa, la très très jolie serveuse (mais où est son foutu numéro de téléphone ?), et R&J font le tour de l’endroit, pire que des adolescentes. Ah! Repas! Steak pour elles, burger for me! hmmm!! L’estomac rassasié, on se roule doucement vers la boutique souvenir. J’essaie un t-shirt signature Ozzy ; si le dessin avait été à l’avant, je l’aurais pris sur le champ. Too bad. Retour à l’hôtel, je marche une petite demi-heure, seul, dans le quartier. C’est beau et tranquille, passé minuit...

Dernière partie très bientôt!


Adresses

Nice Matin, 201 W 79th St

Green-Wood Cemetery, 500 - 25th Street, Brooklyn
http://www.green-wood.com

Coney Island, tout au sud de Brooklyn, 1000 Surf Avenue, à 45 minutes de métro de Manhattan
http://www.coneyisland.com/

Peanut Butter and co, 240 Sullivan Street
http://www.ilovepeanutbutter.com

Museum of Modern Art, 11 West 53 Street,
http://www.moma.org

Empire State Building, 350, 5e ave.
http://www.esbnyc.com/index2.cfm

Brooklyn Bridge, accessible du côté de Manhattan par Centre Street, ou par les escaliers du côté sud de la station de métro Brooklyn Bridge-City Hall IRT

Starbucks Coffee – no way, je ne vous donne pas l’adresse, y’en a à tous les coins de rue !

Hard Rock Café, 1501 Broadway 3
http://www.hardrock.com

4 commentaires:

  1. Le commateux de Stephen King ne serait pas Johnny dans Dead Zone ?

    RépondreEffacer
  2. Épeurant, le maniaque au gun à clous!!

    Cool, le cimetière!

    Trop drôle, le passage sur le "Nice"!

    Re-cool, le Hardrock Café! Les pantalons de Janis y sont encore exposés? Avez-vous achetés vos verres à drinks?

    Tu me donnes l'envie subite et insistante de retourner à NY sur-le-champ! La suite, la suite!

    RépondreEffacer
  3. Oui Mymy, exactement. Dead Zone! Deux morceaux de statue de la Liberté pour toi!

    RépondreEffacer
  4. Cassi : merci pour les commentaires :) J'avoue que tu as été palpitante à suivre aussi!! J'ai adoré tes mails...

    Le cimetière était vraiment génial, je t'enverrai une photo du porche si tu veux, tu vas adorer. Pour les pantalons de Janis, je pense que oui, mais sincèrement je suis pas sûr. On a pas ramené les verres à drink, on n'en a pas pris :P

    La suite bientôt!!

    RépondreEffacer