lundi 16 juin 2008

Carnet de voyage : New York City, part 1

I wanna be a part of it, New York, New Yoooorrk…

Récit de voyage

New York.

Jour -x

La première fois que j’ai voulu tâter le pouls de la pomme américaine, j’avais 17 ans. C’était, en fait, le voyage organisé de mon école secondaire. Que de beaux souvenirs : visite de l’ONU (et arrestation de l’un d’entre nous qui avait marché sur la pelouse), pique-nique au pied de la statue de la dame Liberté, shopping sur Times Square (et deux heures après, au retour à l’hôtel, un juron puis une montre qui dégringole d’un étage supérieur pour cause de « la salope elle tourne à l’envers ! ». Ne faites jamais confiance à un homme qui vous vend une Omega à 15$). Puis, un deuxième aller-retour, avec ma deuxième copine à vie, une Bécassine qui me suit dans mes lubies de Disney et de Warner Bros (du temps où ces deux compagnies avaient des magasins plus énormes que nature). Un troisième coucou en solitaire, une année de déprime et de brisures, puis une visite opportune avec mon cher ami Jean-Guy le globetrotter et une collègue de travail lors de nos congés partagés – aucune rumeur ici, ce n’était qu’amical.

Alors que l’automne 2007 fuyait sans demander son reste, deux magnifiques jeunes femmes, au nom de Raph et Cyn, planifiaient tranquillement leur propre fuite de quelques jours hors des frontières de leur ville chérie. New York s’est évidemment imposée d’elle-même. Ces jolies demoiselles m’ont alors fait part de leur projet. Là, je dois préciser un truc. C’est la deuxième fois qu’une telle chose m’arrive.

- David, on part pour New York !
- Ah oui! C’est donc ben cool ! Ça serait marrant que je vous accompagne…
(regards questionneurs, puis éclair de génie)
- Oh oui !!

Eh voilà, j’étais de la partie. Ce fut la même entourloupette pour mon décollage vers la Belgique il y a quelques années avec mon amie Eve. Il faut que je fasse attention et que j’arrête de trouver drôle l’idée d’accompagner les gens ailleurs…

Décembre passe, puis janvier et le reste de l’hiver, long et pénible. Le projet est toujours dans l’air, la date s’inscrit au calendrier et une quatrième personne se fusionne au groupe d’aventuriers : ma nouvelle copine, Jen.

Jour J

On se retrouve tous, en ce jour de mai, au terminal d’autobus de la gare centrale de Montréal. On arrive pourtant de bonne heure, ma douce et moi, et on est malgré tout à 2000 km de la porte d’embarquement ; une filée de monde qui ne demande qu’à filer d’ici. On pose nos sacs par terre, puis Raph et Cyn se pointent. Mes deux amies font finalement officiellement connaissance avec Jen. J’avais une crainte, non fondée, sur l’harmonie entre ces charmantes dames : crainte écartée, elles s’entendront très bien lors du voyage. Cyn et Raph sont excitées comme des puces qui attendent de faire leur plus grand numéro de puces. L’autobus s’engare, sans crier gare, avec 30 minutes d’avance. Trop de monde, ils ont nolisé un express.

Je parle quand même un anglais relativement correct. Mais je vous jure que, le premier coup, je n’ai absolument rien compris. C’est une dame, noire corpulente, chauffeuse d’autobus de profession et new yorkaise all the Starbucks’ way qui est à la porte et qui nous détickette. Je lui tends alors le mien, et elle me rétorque une suite de syllabes incompréhensible. Je lui demande sorry, et je comprends. Leçon no 1, ne jamais, semble-t-il, séparer votre billet vous-mêmes des autres billets et du reçu. Comme le dit Egon Spengler dans Ghostbusters : c’est mal.

Après plusieurs arrêts (et un moment d’égarement pour cause de « wrong highway exit, sorry folks »), on arrive à Albany. Pause pipi, les filles rigolent de la compagnie Peter Pan, et ma copine me dort dans les bras. Le soleil se lève, et voilà enfin New York dans toute sa splendeur urbaine, sa haute magnificence et sa saleté enivrante…

4 commentaires:

  1. Je suis bien contente que tu sois de retour avec ton blog, j'adore te lire!

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  2. Merci Eve! :) Pareillement, même si je laisse rarement des commentaires

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  3. T'as fait le voyage avec Greyhound ? Vous avez été chanceux ou vous avez tomber sur un bus à moitié d'émoli avec des gums collées sur pratiquement tous les sieges?

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  4. On a été plus ou moins chanceux. Oui c'était avec Greyhound. Le bus était pas super confo, il n'y avait pas de lumiere pour lire, mais on a tenté de dormir, alors ca allait... pour le retour c'était beaucoup mieux!!

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