lundi 30 juin 2008

Do You FanTasia?

Mon festival préféré est enfin revenu hanter et me voler direct dans mon portefeuille...

FanTasia est de retour pour (si je compte bien) une 12e édition. Festival de cinéma à la programmation variée, mais tournant toujours autour des films d'horreur, science fiction et fantastique, il est sans contredit un incontournable maintenant à Montréal. Mon seul regret est qu'il ne présente pratiquement plus d'anime (dessins animés japonais, ou asiatiques).

Cette année, je donne un coup terrible. Si vous lisez ce blog depuis le début, vous vous rappelez que j'ai fait de petites critiques pour chaque film que j'allais voir. Je ferai de même cette année.

Voici ma liste et une brève description.

Genius Party

Ben tiens justement, parlant d'anime, c'en est un. Collectif créatif réunissant Atsuko Fukushima, Shoji Kawamori, Shinji KImura, Yoji Fukuyama, Hideki Futamura, Masaaki Yausa et Shinichiro Watanabe, il comporte sept courts qui promettent d'en mettre plein la vue, dans tous les styles.

[REC]

Film espagnol, attention, ca risque de brasser. Les critiques sur [REC] sont jusqu'ici dithyrambiques. Une journaliste télé tourne un topo sur les pompiers. Un appel arrive, ca ne va pas dans un bloc voisin. C'est une vieille dame qui crie sans arrêt. Elle débarque avec son caméraman (et les pompiers) chez la dame, et bascule dans l'inimaginable. Les images que j'en ai vu font penser à Cloverfield, mais en plus intense encore...

Batman: Gotham Knight

Co-production États-Unis/Japon, les animateurs de ce films à 4 court métrages explorent la mythologie de Batman... ca sortira très bientôt en dvd, mais je ne peux pas attendre...

A Love

Film coréen, A Love raconte l'histoire de In-ho qui, au premier regard, tombe amoureux de la jeune Mi-ju. Destin cruel, ils sont séparés mais se retrouvent quelques années plus tard. Il lui fait la promesse de veiller sur elle. Mais la malchance s'acharne sur la jeune femme, qui est poussé dans les griffes d'un truand. In-ho la sort de ce pétrin mais se retrouve en prison, et elle quitte pour le Japon. À sa sortie de taule, il est engagé par un gangster et la route le ramène encore vers Mi-ju. Croisement, semble-t-il entre Once upon a time in America et Bittersweet Life (que j'avais adoré), le réalisateur Kim Ji-woon nous prépare assurément un texte dramatique à souhait mais pas à l'eau de rose...

Timecrimes

Ce film espagnol semble assez tordu. Un homme tente d'espionner une jeune femme qui se déshabille en plein bois. Mais désemparé par la vue d'un homme en bandages, il s'enfuit et se réfugie dans un labo. Il entre... et la journée recommence à zéro! Ce qui va lui occasionner quelques problèmes...

Before the Fall

Il me fallait, quand même, dans mes choix, un petit film d'apocalypse, question de me faire digérer l'affreux film de Shyamalan que j'ai vu récemment. Before the Fall (toujours un film espagnol) raconte la catastrophe d'une météorite qui va percuter la terre. La petite ville de Laguna chavire dans le chaos. Ale se réfugie en campagne, chez son frère, qui ne sait rien encore de la tragédie. Si la fin de monde prend fin dans 72 heures, que feriez-vous?

Mad Detective

Je sens que je vais beaucoup aimer ce film de Hong Kong... ! Un détective un peu fou exploite des méthodes peu orthodoxes pour résoudre des crimes, comme de se mettre dans une valise et de débouler les marches, ou planter un couteau dans une carcasse de cochon... et l'énigme était résolu. Mais cette fois-ci, impasse, et un jeune détective tente de retrouver cet inspecteur bizarre pour l'aider dans son enquête.

Epitaph

Epitaph m'a d'abord attiré par l'esthétisme vieillot et gribouillé de l'image. Puis par ses qualités horrifiques. Epitaph se passe dans les années 50, en Corée, où de jeunes médecins apprennent sur le tas. Dans la glace, on retrouve un corps non identifié... La table est servie.

L: Change the World

L, cet ado bizarre mais génialissime, est un personnage tiré des manga et films Death Note. Comme je les ai vu, comment refuser de renouer avec L?

Accuracy of Death

Voici un film qui renoue avec la Faucheuse, sous les traits du génial Takeshi Kaneshiro (de retour après six ans d'absence). Chiba est donc l'Ange de la Mort. Mais il est loin de ce qu'on imagine de ce personnage. Il trouve les humains drôles, et attachants. Il aime beaucoup la musique. Alors qu'en 1986 on lui assigne une jeune musicienne, il l'étudie pendant une semaine et rend sa décision... qui aura des répercussions en 2007, puis en 2028...

The Chasing World

Ah Japon, tu ne cesseras de m'étonner... Une épidémie de morts étranges s'étend sur le Japon. Et toutes les victimes portent le même nom : Sato. Un étudiant du secondaire, qui s'appelle Sato, est plutôt préoccupé par la condition de sa soeur. Mais, Sato en s'enfuyant devant des bandes d'ados qui lui en veulent pour rien, basculera dans un monde irréel, mais semblable aux nôtres.

Be A Man! Samurai School

Toujours du Japon, nous vient Be A Man! Samurai School. Le seul moyen de devenir un homme respecté de tous est de s'enrôler à une école de samouraïs. Mais attention, mauviettes s'abstenir. Vous croyez avoir ce qu'il faut?

The Rebel

Du Vietnam nous vient ce film d'arts martiaux qui semble envoûtant. Drame daction explosif `saveur politique, le film se passe en 1922 et met au prise une Vietnam sous la tutelle de la France. et les Français ne sont pas appréciés. Le gouvernement colonial crée des unités d'agents vietnamiens pour remonter les filières rebelles, et les exterminer. Mais un agent remet en question sa loyauté...

Our Town

Dans une petite ville de Corée, un tueur en série sévit. Puis, un jeune romancier commet l'irréparable. Et comme son meilleur ami est flic, ca cause problème.. à moins de copier le tueur en série... Thriller tordu, on dit que le film est un séjour dans l'esprit d'un psychopathe...

Going by the book

L'un des films que j'attends le plus cet année. Un policier trop zélé, hyper perfectionniste, se voit mettre à la circulation, pour une infraction pour laquelle il aurait dû fermer les yeux. Quelques temps plus tard, la police, pour montrer à la population qu'elle fait bien son travail, met sur pied un vol de banque bidon. On demande au policier de jouer le voleur, et.. de se faire attraper. Mais le policier est têtu, et avec son sens de la perfection, donne du fil à retordre... Ça semble amusant non?

4Bia

Ce film d'horreur en 4 parties (de quatre réalisateurs différents) est une anthologie qui réunit les talents les plus brillants de la Thaïlande. Une jeune femme entreprend une relation par SMS pendant qu'elle se remet d'un accident de voiture. Une jeune victime d’intimidation se venge grâce à la magie noire. Quatre amis se font peur avec des histoires terrifiantes de revenants, alors qu’ils font du camping dans la jungle. Une hôtesse de l’air doit escorter le corps d’une princesse en visite, qui est rapatrié vers sa terre natale pour y être inhumé. Il y aura de tout dans ça, du gore à la comédie en passant par une narration à l'ancienne... prometteur.

Hunting Grounds

Dans un proche avenir, les villes sont refermées sur elles-mêmes. Personne ne peut en sortir. Des chasseurs, qui aimerait bien pratiquer leur art dans une vraie forêt, tente de sortir des bulles des cités. Malheur à eux... Film québécois d'Éric Bilodeau, ça semble un film très honnête, qui mérite qu'on s'y intéresse. Et il paraît que c'est le premier volet d'un tétralogie sur la chasse...

Je vais aussi tenter de voir Seven Days (avec la magnifique Yunjin Kim, qui incarne Sun dans Lost) et Sasori (une héroïne d’action japonaise des années 70 renaît de ses cendres grâce au cinéma de Hong Kong! ).

Mais je manquerai définitivement les Black Belt, Chanbara Beauty (comment résister à une fille en bikini, bottes de cuir et katana qui kick des culs de zombies? - too bad), A Colt is my passport (un vieux film noir japonais des années 60), Dark Floors (ca je regrette, une excellente histoire de la Finlande sur un hôpital déglingué et d'une jeune autiste), The Detective, An Empress and the Warriors (un film épique comme je les aime), From Within, Gangster VIP, Island of Lost Souls, Lady Blood, Machine Girl (encore là comment résister à une jeune écolière japonaise qui a une mitraillette à la place du bras? *soupir*), The Midnight Meat Train (oui, oui, Steve! Après avoir vu le trailer, je commence à regretter de ne pas aller le voir avec toi!), Paradise Murdered, The Shadow Spirit, Shadows in the Palace, The Sparrow (du trop excellent Johnnie To), Tokyo Gore Police, Triangle (ça, ça m'enrage de le manquer!), Le tueur (un rare film français), Voice of a murderer, Wide Awake...

FANTASIA QUE TU ES CRUEL AVEC MOI CETTE ANNÉE!!!

mardi 24 juin 2008

Carnet de voyage : New York City, dernière partie

New York, like a scene from all those movies
But you're real enough to me, but there's a heart
A heart that lives in New York


Jour 3

En ce jour particulier de mai, Jen et moi célébrons notre quatrième mois de concubinage. On quitte l’hôtel entre 9 heures et 10 heures. C’est le petit café Lenny qui nous offre le petit dej, où j’oublie un des croissants achetés. On se pousse quand même avec muffin banane noix, muffin choco, vraie banane et pomme verte, vers un champs de fraises... Strawberry Fields. La place Imagine est un arrêt incontournable pour ma jolie fan finie des Beatles. On admire l’endroit, on déjeune sur place. On pénètre dans Central Park, main dans la main, on traverse de moitié le pont de pierre si souvent vu dans les films, qu'il doit avoir son nom au générique en quelque part (moi, je l'associe au premier Highlander, mais bon). Vue sur les buildings qui ont inspiré les créateurs de Ghostbusters pour l'appartement de Dana, puis on retourne à notre maison du week-end.

Au revoir les filles, au revoir ! C’est le temps du check out, le temps de se dire bye bye. Raph et Cyn vont vers le zoo ; nous, magasinage en règle pour ma copine (ce qui signifie que je la suis et que je porte théoriquement les sacs – mais comme elle déteste dépenser, je suis quitte). On tente de visiter le Rockefeller Plaza, je n’en trouve même pas «l’entrée» ou du moins la place principale, avec la figure d’Atlas et la fontaine. On retourne au MoMA Shop pour quelques lézards casse-tête qui casse la tête de Jen depuis la veille et on trouve par hasard le magasin tant recherché de ma brune, mais la marchandise est assez décevante, car semble-t-il que le fluo revient en force cette année ! Petite faim qui me tenaille le creux du bedon, je tire ma copine vers le Sandwich Planet, ma découverte du voyage. Hyper petit (que quelques tables de disponibles), on se commande deux sandwich que je n’oublierai pas de sitôt. C’est réellement à expérimenter : bon, pas cher, et frugal. Salade de poulet pour elle, dinde rôtie pour moi. Retour dans le sous-sol de Port Authority, où on attend le bus de 17h qui nous ramène doucement à la maison, après une fin de semaine que j’ai adoré, et qui j’espère, par ces billets, vous inspirera le goût de partir et de me raconter à votre tour, vos petits moments magiques.

Adresses

Lenny’s Cafe, 307 Columbus Ave

Strawberry Fields, côté ouest de Central Park, entre la 71e et la 74e rue
http://www.centralpark.com/pages/attractions/strawberry-fields.html

Zoo de Central Park, côté est de Central Park, entre la 63e et la 66e rue
http://www.centralpark.com/pages/central-park-zoo.html

Rockefeller Plaza, la rumeur dit que c’est entre la 5e Avenue et Avenue of the Americas, entre la 48 et la 51e rue… mais bon…

Sandwich Planet, 534 9th Ave #2
http://sandwichplanet.net/

Merci à Simon and Garfunkel, Madonna, Gainsbourg et Frank Sinatra pour leurs chansons...

dimanche 22 juin 2008

Carnet de voyage : New York City, part 3

New York is not for little pussies who scream
If you can't stand the heat
Then get off my street
[...]
I love New York...

New York, Jour 2

Nos plans de la journée faits, on déjeune au chic bistro français Nice Matin. Nice comme dans la ville de Nice, en France, et non pas comme dans « gentil ». Parce que le prix, il n’était pas gentil du tout. Raph commande un déjeuner intitulé « New York Heart Attack » ; je vous laisse le soin d'imaginer ce que contenait l’assiette. Après avoir compris le principe, le métro s’avère finalement d’une réelle utilité. Vive les transports en commun (et les maps qu'ils fournissent)! Nous voulions aller visiter le Green-Wood Cemetery, admirer son entrée gothique et satisfaire ma copine qui adore ce genre d’endroit, puis se diriger vers Coney Island. Mais vu le temps qui s’amuse à nos dépends, on se dirige plutôt vers la presqu’île et ses manèges du milieu du siècle.

Alors que nous parlions tout bonnement, tanguant au rythme des rails et des bosses, un homme se pointe dans mon champ de vision. Il sort de son sac ce qu’on appelle communément un « gun à clou », ou un pistolet à clou, pneumatique. Je le vois sortir le magasin, regarder à l'intérieur, le remettre à sa place, manœuvrer l’engin, pointer l’outil sur le sol du wagon et… POWW ! Déflagration. Cyn et Raph me regardent avec les yeux aussi ronds qu’un compas aurait pu les dessiner. Je regarde l’homme, avec un air de « maudit cave c’est quoi la joke ? » et il me rétorque expressément : « sorry ! don’t worry it’s blank ! ». Trop tard, le dommage est fait. Mes deux amies s’empressent de me demander de changer de wagon, ce que nous faisons. Cet imbécile nous suit ! Panique en nos rangs. On exite à la station suivante. On avait bien cru qu’on était sauf, il sort aussi, en s’obstinant avec l’un des passager. Rapidement on trouve la sortie, et on se retrouve en plein milieu de nulle part, ce nulle part qu’on appelle ici, Brooklyn. On marche un peu, et nous sommes enfin « seuls ». On tente de rire un peu de l’événement, et je me rends compte que nous sommes à peine à une dizaine de rue du cimetière qu’on avait planifié de visiter.

Green-Wood Cemetery est un endroit paisible, dont l’entrée est un porche gothique magnifiquement travaillé. Je souris à la gardienne de sécurité qui écoute du classique, on visite la chapelle, et je laisse Jen partir à l’aventure dans le dédale des pierres tombales. À la sortie, autre pause pipi dans un Dunkin défraîchi et on repart en métro vers Coney Island. À la sortie, il pleut, ce qui rend l’ambiance plutôt maussade. Et moi qui voulait essayer un manège ou deux... Malgré tout, on profite au maximum de notre visite éclair. On admire la plage de sable, le boardwalk de bois traité, et les vieilles attractions qui fonctionnent sûrement encore que par de lugubres maléfices. Alors que je tire au bras de fer avec une machine (qui me déclare en forme athlétique), Jen obtient une carte de bonne aventure d’un vieux mannequin, sensé représenter une vieille dame, qui prend place dans un box vitré. La dernière fois que j’avais entendu parler d’un tel machin, c’était dans Stephen King et l’homme en avait été bon, après utilisation, pour un cinq ans d’état comateux (devinez le titre et gagnez un bravo de ma part!).

Fringale : en revenant, on stoppe à un de mes endroits favoris, le Peanut Butter and co. Très petit café style 50’s (à peine 6 ou 7 tables), on y déguste des sandwichs au beurre d’arachide plus bizarre les uns que les autres. Plutôt classique, j’opte pour le chocolat-arachide, alors que mes amies s’amusent avec de la confiture aux framboises, des guimauves, du miel, des bananes…

Comme le ciel est malade, on dirige nos pas vers le MoMA (Museum of Modern Art) pour terminer cette journée en beauté. L’endroit est résolument moderne et saisissant. Un ventilateur, accroché au plafond, tourne d’une façon circulaire. Et c’est supposé être de l’art ? Parfois y'a des trucs que je ne comprends pas de l'art moderne. Comme disait une amie, si je peux le reproduire, c'est pas une oeuvre d'art! En montant les étages, nous passons par un corridor éclairé de jaune. Un jaune qui a la particularité d’annihiler toutes les autres couleurs : on est en noir et jaune !! J'avoue que ce fut pour moi un réel trip! Retour à l'art, on commence la réelle visite au cinquième étage. Malgré bon nombre de tableaux et d’œuvres fantastiques à se mettre sous la rétine, Jen est déçue : l’un de ses tableaux préférés de Dali, la Persistance de la mémoire, n’est pas exposé. Elle réussit par contre à trouver un diachylon par terre, neuf, pour un bobo au doigt qu’elle traîne depuis le matin. C’est déjà ça de gagné. Certaines salles et expositions sont… « spéciales », proposant, par exemple, des vidéos d’une femme qui fait du hoola hoop avec un cerceau en barbelé, et une autre qui boit du lait, provenant d’un contenant percé, d’une façon presque pornographique. L’heure de la fermeture sonne, on se déplace vers la boutique du musée, où personne de notre groupe n’y trouve son compte. Nous partons à la recherche d’autres boutiques. Celle de Raph est fermée (pensant que c’était dans un petit mail intérieur, j’en profite pour me faire laver les mains au sel de mer de la mer Morte - à essayer), et on ne trouve pas le magasin chéri de ma chérie. Mes amies tentent de retracer de leur côté l’Empire State Building (la météo est plus clémente en cette fin de journée) tandis que Jen et moi partons vers le Brooklyn Bridge, le plus vieux pont suspendu des États-Unis, que l’on traverse entièrement, alors que le soleil va vers son lit pour la nuit.

Low Fat milk au Starbucks Coffee, Jen et moi passons le temps. Les filles finissent par venir nous rejoindre. Il se fait tard et nous sommes affamés. Direction Hard Rock Café. Jamais, je vous jure, je n’aurais pu imaginer la réaction de Raph, mais surtout celle de Jen, en entrant dans ce musée hétéroclite. Alors que l’on descend les marches vers le resto (oui, car on entre par la boutique puis on se dirige vers le resto qui est sous-sol), elle pose la main sur sa bouche, ébahie ; ce sont, devant elle, les costumes de scène des Beatles, exposés dans une immense vitrine. Et la chasse aux trésors commence : portes d’Abbey Road Studios, objets, de Hole, de Gwen Stefani, de Hendrix, poème de Lennon, etc. Après une demi-heure d’attente, on a enfin droit à une table. On commande à Melissa, la très très jolie serveuse (mais où est son foutu numéro de téléphone ?), et R&J font le tour de l’endroit, pire que des adolescentes. Ah! Repas! Steak pour elles, burger for me! hmmm!! L’estomac rassasié, on se roule doucement vers la boutique souvenir. J’essaie un t-shirt signature Ozzy ; si le dessin avait été à l’avant, je l’aurais pris sur le champ. Too bad. Retour à l’hôtel, je marche une petite demi-heure, seul, dans le quartier. C’est beau et tranquille, passé minuit...

Dernière partie très bientôt!


Adresses

Nice Matin, 201 W 79th St

Green-Wood Cemetery, 500 - 25th Street, Brooklyn
http://www.green-wood.com

Coney Island, tout au sud de Brooklyn, 1000 Surf Avenue, à 45 minutes de métro de Manhattan
http://www.coneyisland.com/

Peanut Butter and co, 240 Sullivan Street
http://www.ilovepeanutbutter.com

Museum of Modern Art, 11 West 53 Street,
http://www.moma.org

Empire State Building, 350, 5e ave.
http://www.esbnyc.com/index2.cfm

Brooklyn Bridge, accessible du côté de Manhattan par Centre Street, ou par les escaliers du côté sud de la station de métro Brooklyn Bridge-City Hall IRT

Starbucks Coffee – no way, je ne vous donne pas l’adresse, y’en a à tous les coins de rue !

Hard Rock Café, 1501 Broadway 3
http://www.hardrock.com

jeudi 19 juin 2008

Carnet de voyage : New York City, Part 2

J'ai vu New York
New York USA
Je n'avais rien vu d'au
Je n'avais rien vu d'aussi haut


Jour 1

7 h 30 AM. Nous mettons pied à terre dans le sous-sol du Port Authority. Rien d’invitant, je vous jure, tout ce qu’on souhaite, quand on y est, c’est de trouver la sortie. Enfin la lumière du jour. Portes qui s'ouvrent. Choc : bruits de klaxons, fusées jaunes sur la route, immenses panneaux, mer de monde… et sourires béats sur le visage de mes trois mignonnes. Je tente la suggestion d’une amie (merci Éliane !) et je dirige la troupe vers un petit café-resto belge tout près de Bryant Park, à quelques rues de là. On arrive un peu d’avance, et on jase sous les rayons d’un soleil magnifique qu’il fait pleuvoir au travers des arbres du parc. La boutique resto ouvre enfin et on mange à notre petit appétit. Au Pain Quotidien que ça s’appelle, et je vous suggère fortement leur Brunette, une espèce de tartinade de caramel aux noisettes hal-lu-ci-nan-te. Deuxième choc : le métro de New York. Avec ses 1100 km de rails, il vaut quand même le coup d’œil. Et on se perd rapidement, soyez avisés des lignes, des embranchements, et des wagons qui passent. Parce que celui qui s’arrête devant vous n’est peut-être pas le bon !

Nous voilà donc partis dans ce train d’aluminium, vers l’hôtel, question d’y laisser bagages et de se rafraîchir un peu. Celui-ci est situé tout près du musée d’histoire naturelle, à quelques minutes de Central Park. On est ravis. Bisous bisous, c’est l’heure de la séparation, deux groupes qui partent chacun de leur côté. Raph et Cyn sont à leur première visite, elles se dirigent donc au Sud pour visiter Battery Park, Staten Island, Wall Street (et son McDo 4 étoiles)… Jen et moi sommes plus habitués à la frénésie touristique de l’endroit. On se dirige donc à pied vers le Chinatown, tout en shopinant ici et là. On décide aussi, vu qu’on est dans le quartier juif, vu que c’est samedi, et que donc, c’est congé et que les restos du coin sont fermés, de se rabattre aussi sur l’Arc Jaune. Si je puis me permettre, chers lecteurs et lectrices, ne prenez JAMAIS, je dis bien J-A-M-A-I-S un Sweet Tea. Ce n’est pas du thé glacé, c’est du sucre liquide aromatisé à quelque chose qui ressemble à du thé. En somme, c’est dégueulasse. J’ai promis alors à mon amour que c’était la première et la dernière fois qu’on mangeait dans un Werk Do du voyage. Elle était d’accord.

On a repris la route vers le nord, et je lui ai présenté mon petit bar favori sur la 18e: le Old Town Bar. Institution incontestée dans le quartier, bar immense en bois noirci, quelques box de dispo, c’est un petit pub de quartier, ou une «real american urban tavern», ouverte depuis 1892, qui me plait beaucoup. Même les urinoirs sont d’époque. On déguste une Sierra Nevada à la santé de notre brillant ami qui nous a tapé sur la tête toute la journée. En feuilletant nos guides, on s’aperçoit qu’on est à quelques pas de la maison où naquit Theodore Roosevelt. On se dandine vers l’édifice, on trouve la place, on prend une photo de la porte… pour s’apercevoir qu’on n’est pas du tout sur la bonne rue ! On finit par trouver l’endroit mythique, on croise une boutique au nom de ma douce (qui est hyper contente, c’est quand même un magasin de luxe) et je lui présente le Flatiron Building. Flatiron-Jen, Jen-Flatiron.

On remonte la 5e pour aboutir au Grand Central Station, qu’elle n’avait pas encore vu. J’adore cet endroit, c’est achalandé, ça grouille de partout, mais en même temps, il y a un je-ne-sais-quoi d’énergisant, d’excitant. On trouve, en cherchant un peu, le Whispering Gallery. C’est sous la porte d’entrée nord, juste en face de l’Oyster Bar. En fait, c’est une petite voûte, à quatre piliers. Si deux personnes se positionnent devant un pilier en diagonale, et parlent doucement face au mur, ils peuvent s’entendre, par la réverbération de la voûte. Incrédules, on essaie, et ça fonctionne !

On repart vers Broadway, c’est bondé, on est samedi soir déjà. Remonte vers Central Park, visite le Mac Store, ce cube géant transparent, puis petite saucette à l’hôtel. On rejoint Cyn et Raph un peu plus tard dans la soirée, en face du Public Library, avec ses énormes lions. On se prend une petite bouffe au Deli Cafe Charlie (bagel avec un pouce de fromage à la crème pour Jen, sandwich au poulet pour moi) et on retourne au Square où il fait jour même la nuit. Les lumières nous éblouissent, et Raph, qui réalise enfin un rêve de jeunesse, verse quelques larmes. Moment émouvant, clic photo souvenir, et on s’arrête au Toys ‘r’ Us, puis au Foot Locker (Raph est folle des souliers) – juste à temps, une pluie torrentielle s’abat sur nous. On clôt la soirée tous ensemble au M&M World, où il y a plus de vols de bonbons que de ventes, avant de retourner à l’hôtel et de s’assoupir glorieusement.

Adresses

Au Pain Quotidien, 70 West 40th Street
http://www.lepainquotidien.com/fr/

Old Town Bar, 45 E 18th St
http://oldtownbar.com/

Maison de Theodore Roosevelt, 28 East 20th Street
http://www.nps.gov/thrb/

Flatiron Building, intersection de la 5e avenue et Broadway

Grand Central Terminal (Station), entre la 42e rue et Park Avenue
http://www.grandcentralterminal.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Central_Terminal

Mac Store, 767 5th Ave
http://www.apple.com/retail/fifthavenue/

Cafe Charlie, 9 E 40th St (entre la 5th Ave & Madison Ave)

Toys ‘r’ Us, 1530 Broadway
http://www.toysrus.com

Foot Locker, 1530 Broadway 1
http://www.footlocker.com

M&M’s World, 1600 Broadway
http://www.mymms.com

mardi 17 juin 2008

Astro en route, décès d'un grand

Ce héros du futur
Qui nous fait vivre de vraies aventures
Toujours là quand il faut
C'est Astro le Petit Robot


Oui! Le petit Astro sera de retour en 2009 grâce au long métrage conduit par David Bowers (Shark Tales, Flushed Away) et écrit par Timothy Harris (Kindergarden Cop, Space Jam) - que l'on sort de sa retraite semble-t-il.

Créé par Ozamu Tesuka en 1952, cette mouture racontera l'histoire «d'un jeune robot aux puissants pouvoirs. Ce dernier doit son existence à un scientifique qui l'a créé à l'image du fils qu'il avait perdu. Il ne pourra toutefois pas remplir les attentes de l'homme en deuil. Il s'embarquera alors dans une quête pour être accepté des gens avant de devoir sauver sa ville d'origine. » (showbizz.net).

Jusqu'ici, c'est tout de même assez près de l'histoire originale. Mais espérons qu'on n'aie pas la suite de A.I. ...

Les voix seront campés par Freddie Highmore (c'est le Charlie de Charlie and the Chocolate Factory ; il a aussi été la voix de Pantalaimon dans The Golden Compass), Nicolas Cage et Donald Sutherland.

La série télé a connu 3 versions, celle des années 60 en noir et blanc, celle des années 80 que nous connaissons tous et celle des années 2000, pas très réussie.

Et voilà deux images du prochain film





____________________________


Je déplore ce matin la disparition, à 62 ans, de l'un des plus grands créateurs et spécialistes d'effets spéciaux, M. Stan Winston. M. Winston, décédé dimanche dernier, luttait contre un myélome multiple, un cancer qui affecte notamment la moelle osseuse. L'homme avait participé à l'élaboration et créé les effets de plusieurs films cultes, dont «Aliens» (1986), «Terminator 2: Judgment Day» (1992), «Jurassic Park» (1993), «Iron Man» (2008), etc.

Merci de nous avoir effrayé, émerveillé, fait rire mais surtout nous faire croire que tout ceci était vrai.

lundi 16 juin 2008

Carnet de voyage : New York City, part 1

I wanna be a part of it, New York, New Yoooorrk…

Récit de voyage

New York.

Jour -x

La première fois que j’ai voulu tâter le pouls de la pomme américaine, j’avais 17 ans. C’était, en fait, le voyage organisé de mon école secondaire. Que de beaux souvenirs : visite de l’ONU (et arrestation de l’un d’entre nous qui avait marché sur la pelouse), pique-nique au pied de la statue de la dame Liberté, shopping sur Times Square (et deux heures après, au retour à l’hôtel, un juron puis une montre qui dégringole d’un étage supérieur pour cause de « la salope elle tourne à l’envers ! ». Ne faites jamais confiance à un homme qui vous vend une Omega à 15$). Puis, un deuxième aller-retour, avec ma deuxième copine à vie, une Bécassine qui me suit dans mes lubies de Disney et de Warner Bros (du temps où ces deux compagnies avaient des magasins plus énormes que nature). Un troisième coucou en solitaire, une année de déprime et de brisures, puis une visite opportune avec mon cher ami Jean-Guy le globetrotter et une collègue de travail lors de nos congés partagés – aucune rumeur ici, ce n’était qu’amical.

Alors que l’automne 2007 fuyait sans demander son reste, deux magnifiques jeunes femmes, au nom de Raph et Cyn, planifiaient tranquillement leur propre fuite de quelques jours hors des frontières de leur ville chérie. New York s’est évidemment imposée d’elle-même. Ces jolies demoiselles m’ont alors fait part de leur projet. Là, je dois préciser un truc. C’est la deuxième fois qu’une telle chose m’arrive.

- David, on part pour New York !
- Ah oui! C’est donc ben cool ! Ça serait marrant que je vous accompagne…
(regards questionneurs, puis éclair de génie)
- Oh oui !!

Eh voilà, j’étais de la partie. Ce fut la même entourloupette pour mon décollage vers la Belgique il y a quelques années avec mon amie Eve. Il faut que je fasse attention et que j’arrête de trouver drôle l’idée d’accompagner les gens ailleurs…

Décembre passe, puis janvier et le reste de l’hiver, long et pénible. Le projet est toujours dans l’air, la date s’inscrit au calendrier et une quatrième personne se fusionne au groupe d’aventuriers : ma nouvelle copine, Jen.

Jour J

On se retrouve tous, en ce jour de mai, au terminal d’autobus de la gare centrale de Montréal. On arrive pourtant de bonne heure, ma douce et moi, et on est malgré tout à 2000 km de la porte d’embarquement ; une filée de monde qui ne demande qu’à filer d’ici. On pose nos sacs par terre, puis Raph et Cyn se pointent. Mes deux amies font finalement officiellement connaissance avec Jen. J’avais une crainte, non fondée, sur l’harmonie entre ces charmantes dames : crainte écartée, elles s’entendront très bien lors du voyage. Cyn et Raph sont excitées comme des puces qui attendent de faire leur plus grand numéro de puces. L’autobus s’engare, sans crier gare, avec 30 minutes d’avance. Trop de monde, ils ont nolisé un express.

Je parle quand même un anglais relativement correct. Mais je vous jure que, le premier coup, je n’ai absolument rien compris. C’est une dame, noire corpulente, chauffeuse d’autobus de profession et new yorkaise all the Starbucks’ way qui est à la porte et qui nous détickette. Je lui tends alors le mien, et elle me rétorque une suite de syllabes incompréhensible. Je lui demande sorry, et je comprends. Leçon no 1, ne jamais, semble-t-il, séparer votre billet vous-mêmes des autres billets et du reçu. Comme le dit Egon Spengler dans Ghostbusters : c’est mal.

Après plusieurs arrêts (et un moment d’égarement pour cause de « wrong highway exit, sorry folks »), on arrive à Albany. Pause pipi, les filles rigolent de la compagnie Peter Pan, et ma copine me dort dans les bras. Le soleil se lève, et voilà enfin New York dans toute sa splendeur urbaine, sa haute magnificence et sa saleté enivrante…

samedi 14 juin 2008

Trash

Trash. Trash dans le sens de crap, trash dans le sens aussi de vidanges

Je suis allé avec un vieil ami, Dom, et sa copine que je rencontrais pour la première fois hier, Marie, Noël, au Total Crap 5. C'est un drôle de concept tout de même : on paye 10$ le billet pour aller écouter en gang des extraits de pourritures télévisuelles et cinématographiques. Comme l'a dit hier Dom, c'est le festival Youtube.

Total Crap (cinquième édition) est animé par Simon Lacroix et Pascal Pilotte, présenté par Spasm, et propose 5 blocs plus mongoles les uns que les autres.

Sérieusement, mon cerveau a fait un overdose de crap hier, et je me rappelle à peine de ce que j'ai vu. Et c'est sûrement tant mieux ainsi!!

Pourtant, me reste des images d'Hulk Hogan qui partage l'affiche avec Carl Marotte, une traduction débile d'un discours en langage des sourds, des japoniaiseries plus douteuses les unes que les autres (comme des filles en bikinis qui se plongent dans une bassine d'eau bouillante, elles utilisent le temps accumulé, disons 15 secondes, pour ploguer quelque chose, ça s'appelle acheter du temps d'antenne. On devrait faire ça ici aussi, peut-être qu'on verrait moins de pubs connes) et quoi encore...

Y'a eu des émissions d'une absurdité à rendre les Chick n' swell aussi crédibles que Bernard Derome, des vidéoclips d'anthologie du métal d'un goût douteux (du pré Michel Gondry selon les animateurs) et un remarquable extrait de Beaux prés, une Semaine verte sans budget et à l'animateur déficient (dans le sens de...).

Pourtant, ce sont les pubs du Club Video Beaubien qui m'ont fait beaucoup rigolé. En espérant les revoir ailleurs un de ces 4...

En attendant, voici un extrait de Total Crap 5.

Merci les gars de m'avoir fait rire sur des images aussi pathétiquement drôles...



http://www.simonlacroix.com/total-crap/total-crap.htm
http://www.spasm.ca

jeudi 12 juin 2008

Fun noir

Cette semaine, pour l'anniversaire de ma douce entière (parce que moitié, je trouve ça un brin réducteur) j'avais décidé de lui faire une surprise. Elle savait qu'on allait au restaurant, mais lequel ? Ah, voilà tout l'attrait de ce billet!

Comme elle m'en avait déjà parlé, comme je voulais que ce soit un peu spécial, nous nous sommes donc dirigés vers le restaurant O.Noir. Le O.Noir est un concept assez unique : l'endroit nous «invite à vivre l’expérience d’une bonne table et de conversations agréables comme jamais auparavant… DANS LE NOIR!» Oui oui!

Le resto est situé au 1631 Ste-Catherine Ouest à Montréal. On est accueilli à l'intérieur par une charmante hôtesse derrière son comptoir style bistro. La première chose que l'on remarque, bien sûr, est le manque... de salle. Quand la gentille demoiselle a pris nos noms et notre commande (la table offre peu de variété, mais tout a l'air succulent ; il y a aussi possibilité de «plats surprises», i.e. vous n'aurez aucune idée de ce que vous allez manger) nous plaçons sacs et traîneries dans des cases. C'est alors que se pointe le serveur ou la serveuse qui sera aussi notre guide de la soirée. Nous sommes alors, à ce moment et ce jusqu'au départ, dépendant d'une personne non-voyante. Le monde à l'envers! Pour nous, c'était la charmante Griselda. À la queue leu leu, on pénètre une anti-chambre, puis on pousse une deuxième porte. C'est l'obscurité totale. On nous place, ma jolie et moi, côte à côte. L'expérience est déjà très intéressante. On tâtonne, on juge, on se parle, on écoute. Nos sens en éveil prennent le pas sur celui qui se voit handicapé.

Premier plat servi, un petit pain et du beurre. C'est déjà tout un exercice : rompre le pain puis tenter de le beurrer relève tout à coup du défi. Ma copine s'est graissée les doigts plus d'une fois!

Plat principal, crevettes et riz pour ma belle, suprême de volaille et aubergine pour moi. Alors qu'elle abdique et pige dans son assiette avec ses doigts (commode, ça se mange bien des grosses crevettes avec les mains), je me bats pour tenter de
1. différencier le morceau énorme d'aubergine du poulet
2. découvrir quels sont les autres légumes en accompagnement
3. savoir si j'ai tout mangé

J'ai dû avoir l'air fou, à prendre avec ma fourchette un morceau trois fois gros comme ma bouche... Mais j'ai réussi à tout trouver!

À la fin de ce repas, s'est joint à nous d'autres gens. Céline et Anne (deux personnes inconnues, deux clientes comme nous l'étions) se sont assises juste en face de nous. La communication a été instantanée. La perte de la vue brise beaucoup de barrière. On ne juge plus, on écoute, on jase, et on a eu beaucoup de plaisir.

Dessert : sorbet de fruits avec ananas frais pour elle, mousse au chocolat et framboises pour lui. J'en ai presque léché l'assiette. Hey, qui m'aurait vu faire de toute façon?

Pendant tout le repas, ma copine et moi ne pouvions arrêter de nous toucher, nous palper. Sentir que l'autre est là, redécouvrir la voix de l'autre...

Finalement, malgré quelques appréhensions, ce fut une excellente idée et une soirée réussie, en plus de mieux comprendre la situation des personnes aveugles et d'aider une cause (5 % des bénéfices va à des associations locales qui soutiennent les personnes aveugles ou ayant une déficience visuelle de tous âges). Il est certain que j'y retournerai, mais avec plusieurs amis, tenter quelques repas différents, deviner qui parle...

Et comme le dit leur slogan : c'est vrai que c'est meilleur dans l'obscurité...

lundi 9 juin 2008

Homardises

Extraits d'une conversation msn que j'ai eue aujourd'hui avec ma copine à propos d'un souper à venir. Je n'y connais absolument rien en homard...

«...

D. ouin ca va etre dûr ca... comment on s'arrange? on peut l'acheter la veille le homard?

J. non va falloir y aller le jour-même

D. y'a tu une poissonnerie dans le coin?

J. en fait, pour être honnête, je comptais sur toi pour aller l'acheter parce que ça va être fermé quand je vais terminer mon quart de travail

D. euh ok ... va falloir me donner la liste alors, et où aller porter ca

J. la liste?

D. : oui une liste, la bouffe, l'alcool, extra... ça vient dans une cage, un homard? j'ai peur de m'attacher à la petite bête...

J. ahaha mais non pas dans une cage

D. tu me diras ce que tu voudras anyway, et comme je te dis, où je vais le porter? *je ne crois pas le garder chez moi tout de même

J. oui ça va être chez C. d'après moi, ou [chez moi], et on passera le chercher

D. faut pas le mettre dans de l'eau salé? je peux pas le laisser courir dans l'appart, il va couper tous les fils

J. ahahahaha! il reste dans un sac, dans le frigo

D. ah oui? eh ben...

J. putain que tu es drôle

D. comme tu vois, les homards et moi, deux mondes nous séparent

J. **** qu'elle est bonne, mon spaggat va me sortir par le nez

...»

[homardises...]