dimanche 30 décembre 2007

Le gouffre de Helm, forteresse du houblon

Pardonnez ce jeu de mot en titre ce matin, avec Le Seigneur des anneaux. D'un côté, c'est que j'adore les récits de Tolkien, et les films de Jackson. Secondo, Helm (pour Houblon, Eau, Levure, Malt) est le bar où M., son chum F. et moi, sommes allés doucement et discrètement festoyer nos anniversaires (à M. et à moi). En fait, il n'est rien arrivé de particulier lors de cette soirée, sauf d'intéressantes conversations et une poutine chez Claudette à 2h du matin, mais ce fut tout simplement, fort agréable.

Après avoir passé quelques jours enfermé dans mon appart, à essayer de dormir et récupérer les centaines d'heures de sommeil évaporées dans la nature, M. et F. étaient les 2e et 3e personnes que je voyais depuis le début de mes vacances d'hiver. J'adore M., elle est d'une intelligence aigüe, drôle, rafraîchissante. Elle a un sourire parfois qui aurait fait fureur à Woodstock, et des yeux magnifiques. J'aime sa compagnie, qui est toujours agréable. On ne se sent jamais quelqu'un d'autre, le naturel est toujours le bienvenu. J'ai la chance de travailler avec elle depuis un certain temps, et je suis toujours émerveillé par la qualité de ce qu'elle me remet, comme texte. Je rencontrais aussi pour la 2e fois, si je ne m'abuse, son copain, F. Génial le copain, gentil, avenant, drôle, ancien hockeyeur maintenant dans le monde du théâtre, traits réguliers, fermes mais doux. Il portait bandeau et moustache hier, "pour rire". Il aurait fait ombrage à Orlando Bloom du Pirates des Caraïbes, s'il avait été de la partie...

Le lieu que j'avais choisi, le Helm, a été parfait. Petit bar de la rue Bernard, coin du Parc à Montréal, c'est un lieu très chouette pour les rencontres et les discussions. Ancien Futenbulle, les proprios ont effectué des rénovations : nouveau bar central en U, petite piste de danse à l'arrière (qui était occupée hier par des tables), salle de brassage de bière artisanale au fond. Les tables sont jolies, la déco est moderne mais sans aucune exagération, avec même une touche vieillotte. Des ardoises et un mur de briques donnent à la place quelque chose de chaleureux. Au lieu d'un lavabo dans la salle de bain, c'est une plaque de pierre sur laquelle coule l'eau. Fallait y penser. Ça m'a rappelé une étable que j'avais visité...

Le menu est super intéressant (vous auriez du voir les mini burgers de F., des bouchées avec pain à la pâte à chou, oignons caramélisés, et le saumon tartare "qui goûtait un peu trop l'aneth", mais qui semblait délicieux) et la bière, brassée sur place, est tout aussi bonne.

Visitez leur site, et faites-moi penser de parler du Vices et versa, bistro du terroir, situé sur St-Laurent, la prochaine fois...

mercredi 26 décembre 2007

Rien de sérieux...

Voilà que 2007 s'en va sur la pointe des pieds. Est-ce seulement moi ou je n'ai jamais vu passer cette année?

Est-ce que plus on vieillit, plus ca passe vite comme ca? Je vais être rendu à ma retraite et je ne l'aurai jamais su...

Mais en attendant, entre Noël que je n'ai pas fêté, seul et tranquille dans mon appartement depuis 5 jours, et un jour de l'An qui s'annonce bientôt, je tombe par inadvertance sur un clip maison de deux filles sur la musique de Daft Punk. J'adore.

mardi 11 décembre 2007

La réunion d'un groupe mythique

Hier, le 10 décembre 2007, se réunissait au Stade 02 de Londres l'un des plus grands groupes rock du XXe siècle : LED ZEPPELIN. Oui, Robert Plant commence à avoir un peu de difficulté à monter dans les aigus, oui pépère Page (comme je le surnommais au cégep avec mon coloc Louis - oh que je me rappelle de sa face quand j'avais mis la main, avant lui, sur l'album No Quarter...) a maintenant les cheveux aussi argenté que la voie lactée... reste que ce show est un événement unique dans son genre. Partout on a dit que ce fut réussi, un show à la hauteur de ce que le band nous avait déjà offert...

"La soirée avait pour but d'honorer la mémoire du fondateur des disques Atlantic, Ahmet Ertegun, et de récolter des fonds pour la fondation qui porte le nom de cet homme. Le but de l'organisme est de verser des bourses d'études à des jeunes américains, britanniques et turcs.

Le spectacle réunissait les membres originaux Jimmy Page, John Paul Jones et Robert Plant. Jason Bonham, fils du défunt drummer John décédé en 1980, remplaçait son illustre paternel à la batterie." (Source : showbizz.net)

Ce matin, j'ai versé deux larmes. La première de bonheur, quand j'ai pu voir 4 extraits complets de chansons de Led Zep filmés hier, et mis sur You Tube. Ma deuxième larme fut pour ne pas avoir eu la chance d'être sur place. Quelle ambiance!

Je vous offre Kashmir, probablement l'une de mes chansons préférées à vie.

Enjoy.

jeudi 6 décembre 2007

Retour sur la désillusion

Grâce à une rencontre hier, avec une amie à propos d'un projet de développement de soi, je me suis requestionné sur mes désillusions relationnelles. Mes réflexions m'ont fait comprendre quelques trucs, m'ont amené sur des traces que je me devais d'explorer. L'un de ces sentiers m'a indiqué que mon désarroi va beaucoup plus loin que la simple mais implaquable perte de la foi en l'amitié. En fait, c'est beaucoup plus complexe que ça.

Tout d'abord, je dois dire que je tiens encore mordicus à quelques trucs que j'ai exposé. Je pense toujours que l'amitié, la véritable, se situe entre 7 et 23 ans. Qu'ensuite, ben... ca dépend des gens. Certains, obnubilés par le marché du travail, optent pour des relations professionnelles intimes. Comme je l'expliquais, ces gens entretiennent des relations qui leur procurent quelque chose en retour. Plaisir, récompenses, culture, avancement, possibilités. D'autres arrivent, par des valeurs plus profondes, à joindre synonymement "famille" et "amis". Mais moi, je me situe où exactement? Après 30 ans, que recherche-t-on, que cherche-je dans une relation amicale?

Je parlais, dans mon autre billet, de mon sentiment de "donner sans recevoir". Qui suis-je finalement pour calculer ce que je donne versus ce que je reçois? Comment quantifier une relation? Comment attendre quelque chose en retour quand l'amitié est sensé être une relation altruiste?

Je me suis déjà décrit, un jour, comme un traversier, qui aide les gens que je rencontre à quitter le point A pour le point B. Puis, du bateau, je les salue, eux qui continuent vers un soleil levant radieux. Ça fait partie d'un syndrôme familial que j'ai nommé le Syndrôme du superhéros. J'en exposerai les principes dans un autre billet, si vous me le permettez.

Puis, j'ai pensé au concept "ami". Je crois que les "amis" se présentent dans notre quotidien comme un escalier. Certaines personnes sont sur des marches "connaissances", d'autres sur "je fais telles ou telles choses avec elles" et certaines sont sur "je peux lui parler sans me censurer". Reste à savoir comment appeler cet escalier. Et savoir qui laisser monter tout en haut, et à qui on ouvre certaines portes de l'étage.

Parlant de quotidien, il y a aussi les amis "parce qu'ils habitent proches" ou "locaux" et des amitiés qui fonctionnent malgré la distance. Je pense à une personne en particulier. On ne s'est jamais perdu de vue, mais on joue au yoyo sur la distance qui nous sépare depuis qu'on se connaît. Pourtant, je sais pertinemment que je prendrais une balle au coeur pour cet homme. C'est un sentiment rare, que je chéris. Et j'espère qu'il ferait pareil. Je ne sais pas, j'espère : je ne veux surtout pas prendre pour acquis que quelqu'un pourrait agir comme ça autour de moi. Et je ne voudrais jamais lui demander de le faire. Mais combien de personnes, dans notre vie, allons-nous rencontrer comme lui? Peut-être 2, 3?

Il y a des gens dans mon entourage que j'aime profondément, intensément, au-delà de ce qu'ils et elles pourront jamais imaginer. Je suis encore dans leur vie parce qu'ils ont fait de la mienne un moindre mal à supporter. Il y a des gens dans ma vie qui, s'ils ou elles quittaient, me verraient m'effondrer. Certaines sont parties, et j'en ressens encore beaucoup de chagrin et d'incompréhension. Celles qui restent, je tente du mieux que je peux de les gâter, les chérir, les faire rire et les rendre heureux et heureuses. Mais parfois, ma générosité me joue de sales tours. Mon énergie se vide, mes batteries sont à terre, et le miroir des vertes prairies se teinte en un décor fané, noirci, détruit.

Je me suis rappelé une petite chose dernièrement : il y a quelques années, j'étais seul une nuit, puis je me suis mis à trembler de fièvre. Un tremblement de corps de force 6 sur l'échelle de Richter. Je paniquais, carrément. Les dents serrés, j'ai attendu que ça passe.

Et s'il m'arrivait quelque chose? Qui pourrais-je appeler? J'ai fait l'exercice hier, et la réponse a été stupéfiante.

Personne.

Je ne pourrais appeler personne à 3 heures du matin. Je dérangerais certains, d'autres me seraient d'aucune utilité (aucun transport, trop loin...). Je serais sérieusement dans de beaux draps. Pourtant, ce n'est pas les personnes qui manquent... Est-ce que je me censure moi-même? Ou est-ce vraiment un problème extérieur à moi?

J'ai encore beaucoup de chemin à parcourir sur ces remises en question. Est-ce que ce blog m'aide ou me nuit? Je n'en ai aucune idée, mais il m'aide à réaliser concrètement ce que je pense, même si parfois j'y vais un peu fort. Il faut quelquefois brasser la cage un peu plus fort...

Amis, amies, connaissances, copains, copines, soyez heureux, profitez pleinement des gens autour de vous, profitez intensément de leur présence et laissez-les profiter de la vôtre. Car la solitude, malgré sa nécessité parfois, et une amie bien froide. Je la connais bien, et elle m'appelle même par mon prénom quand on se voit...

Des restes de toutous

J'ai déjà vu des jeux de mauvais goût, voire morbides.

Mais ici, ca dépasse les bornes.

Une compagnie en Angleterre, Road Kill Toys, s'amuse à créer et vendre différentes peluches représentant des animaux écrasés sur le bord de la route.

"We realise that roadkilltoys.com and our grown-up toy range might not be to everyone’s taste" disent-ils. You bet.

Je pourrais à la limite en rire, mais acheter et/ou offrir un raton laveur avec les vicères sortis, j'ai déjà vu plus romantique.

mardi 4 décembre 2007

La perte d'une autre innocence

AMITIÉ : sentiment réciproque d'affection ou de sympathie qui ne se fonde ni sur les liens du sang ni sur l'attrait sexuel ; relations qui en résultent - affection, camaraderie, sympathie. (Petit Robert)

Je ne crois plus en l'amitié. C'est un constat tellement fataliste que j'ai en ce mardi matin... Je ne crois tout simplement plus en l'amitié. À quoi bon?

L'amitié est un concept qui fonctionne généralement entre 7 et 23 ans. On se lie d'amitié, on ressent un sentiment fort, ennivrant. J'ai des amis, donc je suis.

Après, c'est une bullshit que nous essayons de nous faire croire. Ces amitiés disparaissent, se liquéfient. Ah bien sûr, il y a des gens que nous connaissons, plus ou moins intimement, des gens pour qui on pense être capable d'être présent en toute circonstance, les apprécier pour ce qu'ils sont. Mais est-ce vraiment le cas? L'est-ce vraiment? Nous entretenons des liaisons, des pseudo camaraderies, pour des raisons purement égoïstes. Posez-vous la question : pourquoi suis-je ami(e) avec telle personne? ou encore avec telle autre? Pourquoi je continue à consacrer du temps à telle autre personne? Et pour quelles raisons spécifiques?

Combien de fois, depuis quelques années, on m'a répondu : "-la prochaine fois? -on se reprend! -ça m'aurait fait plaisir, mais..." C'est moi qui offre, généralement on refuse. Si on accepte, c'est parce que "ça" nous convient. C'est moi qui est là, personne ne répond. Je tends l'oreille, on parle, Je parle, on n'écoute plus. Est-ce que ce genre de relation, qui se doit être une d'altruisme, de sympathie, n'est pas un sens unique après tout? La déception est une rôdeuse qui aime bien se montrer le bout du museau au pire moment.

Je ne crois plus en l'amitié. À quoi sert-elle réellement?

Ce n'est qu'une illusion de plus, dans un univers déjà trop chimérique.