mercredi 7 novembre 2007

Quand le public devient une nuisance

Je suis un humble critique théâtre depuis maintenant presque neuf ans. Neuf ans à poser mes fesses sur des bancs de théâtre plus ou moins confortables, à me gratter la tête d'incompréhension ou à me tenir la mâchoire pour ne pas qu'elle décroche, d'hébétude et d'émerveillement. Neuf ans, plus de 400 pièces et critiques sous la cravate. Ça en fait du Molière, du décor, du jeu inégal, de la mise en scène extraordinaire, de l'interminable ou du encore, encore!

Hier, la goutte n'a pas que débordé du vase, elle a noyé le poisson et le chat qui voulait le manger. Bref, hier a été l'une des pires séances théâtrales de ma vie. Bon peut-être pas la pire, mais elle a enfoncé le clou, qui était déjà bien planté, dans la charpente de mon indignation.

Je dois tout d'abord dire que ce billet n'accuse aucunement le personnel du théâtre, ni l'administration, encore moins les comédiens sur scène - bien au contraire, je salue particulièrement leur concentration et leur professionnalisme.

Cette montée de lait s'adresse au public du théâtre Jean Duceppe. C'est malheureux que je doive nommer l'endroit, mais depuis que je couvre le théâtre, je n'ai pratiquement vécu ce genre de situation qu'à cet endroit. Et vu l'ampleur de la salle, faire appliquer une certaine discipline est un véritable défi.

Bon. Je comprends parfaitement que certains d'entre vous, gens du public, ne sortez pas souvent dans un théâtre, que c'est une sortie spéciale. Je comprends que ça peut être excitant, emballant, drôle. Mais si vous ne savez pas vivre, ou vous tenir en public, restez à la maison.

Certaines personnes se croient devant leur télé, dans leur salon. On commente fort les comédiens "ah y'é ben plus cute en personne", on rit des costumes, on s'amuse d'un rien. Mais surtout, on parle fort, comme à la maison. Puis-je vous rappeler que les comédiens sont en chair et en os à l'avant et qu'ils vous entendent papoter et jouer avec vos programmes??

Parlons d'entendre... les cellulaires. Dans une salle de théâtre, ce n'est pas une nuisance, c'est carrément une plaie d'Égypte. Hier, et je ne mens pas, le bidule électronique de mon voisin a fait bip-bip-bip, pas une fois, pas deux, mais À LA MINUTE durant TOUTES LES 100 MINUTES que durait la pièce. On a eu beau se dire que ça allait se terminer, qu'il allait le fermer. Mais non, un vrai cardiogramme qui testait notre patience cardio-nerveuse. Certaines personnes ont eu beau demander fort peu subtilement ce que c'était, ou encore de clairement fermer le téléphone, l'homme en question, d'un certain âge mais d'une effronterie certaine, n'a jamais daigné tenter de faire taire la chose. Assieds-toi dessus, enlève la pile, sors, mais fais quelque chose!! Un des comédiens, après la représentation, nous a même avoué avoir pensé que quelqu'un s'amusait avec un jeu vidéo!

C'était terriblement perturbant. Je sais que j'aurais dû réagir, prendre l'appareil et le "pitcher" en arrière de la salle, mais j'étais au travail, j'avais besoin de concentration pour analyser la pièce. J'ai donc joué la carte de la patience. Mais qu'en était-il des gens qui avaient payé leur billet un prix d'or, pour être harcelés constamment par un bruit à rendre dingue un thérapeute spécialisé en gestion de la colère ? Je le répète, si vous êtes incapables de vous tenir en public, restez chez vous. Vous allez économiser sur le billet, et nous allons avoir une expérience théâtrale beaucoup plus intéressante et enrichissante.

J'espère de tout coeur que ce genre de situation s'estompera dans les salles québécoises, autant au théâtre, qu’au cinéma, ou lors de tout spectacle musical. Ça dérange, ça perturbe, ça frustre.

Mais je sais que je suis optimiste, voire utopique... et votre opinion ?

Sauvez de l'énergie - on arrête pas le progrès!

Google devient Energy Star!

Si Google avait un écran noir, en tenant compte du grand nombre de pages vues, selon certains calculs, 750 mega watts/heure par année seraient sauvés.

En réponse à cela, Heap Media a créé une version "noire" du module de recherche Google, appelée Blackle, avec exactement les mêmes fonctions que la version blanche, mais évidemment avec beaucoup moins de dépense énergétique, moins de pubs et moins de gogosses de recherche.

Blackle permet d'économiser de l'énergie grâce au noir, couleur prédominante de l'écran. « L'affichage d'une image dépend principalement de la configuration des couleurs de l'utilisateur et des propriétés graphiques du bureau, tout comme la couleur et la taille d'ouverture des fenêtres des applications ; un écran consomme plus d'énergie pour afficher un écran blanc (ou clair) qu'un écran noir (ou sombre) » Roberson, 2002


Faites votre part...

http://www.blackle.com

jeudi 1 novembre 2007

Halloween

Je ne suis pas un homme qui aime se déguiser.

Alors si mes souvenirs sont encore bons, je n'aimais pas vraiment l'Halloween.

J'ai pourtant eu du plaisir avec certains déguisement, comme ce rockeur (perruque à cheveux longs, manteau de cuir, t-shirt de band et bottillons en cuirette gris - personne ne m'a reconnu) en secondaire 4, ou ce monstre masqué aux vêtements déchirés, en laisse, tenu par une Pierrot la lune sexy...

Hier j'avais pièce de théâtre. Excellente excuse pour ne pas être à la maison, à donner des bonbons aux enfants qui ne viendront de toute façon jamais. Mon quartier est plutôt tranquille - lire vieillissant...

Mais hier, c'est bien la seule fois de l'année où on peut voir une fille en costume hyper sexy accompagnée d'un homme défiguré, un soldat avec fusil en plastique, deux enfants dans des costumes venant tout droit de chez Barney, un autre dans une boite faisant office de camion de pompier, d'une vieille en pyjama, une bande de filles toutes plus mignonnes les unes que les autres au faciès de chattes et une fille au visage coloré (directement dans la salle de spectacle)...

...tout ça sans se poser la moindre question.

Fête de fous. Et que tout le monde s'amuse. Moi, je préfère vous regarder.