mercredi 18 juillet 2007

FanTasia part 2

Voici quelques nouvelles de mon festival favori. Une grande surprise, mais le reste un peu décevant.

End of the line est ma surprise de ma longue liste de film jusqu'ici. Réalisé par Maurice Devereaux (un Québécois, il a réalisé $la$hers), le film raconte l'histoire d'une jeune médecin d'un hôpital psychiatrique. Après une journée terriblement mouvementée au travail, elle prend le dernier métro pour retourner chez elle. Puis le train s'arrête. Plusieurs passagers entendent leur paget sonner : à la vue du message, leurs visages blêmissent, ils trépignent, sortent des crucifix qui se transforment en dagues meurtrières. Ces gens, ordinaires, voient venu le temps de la purifiction! Massacres en vue...

Film entre l'horreur, le slasher et le gore, Devereaux fait un travail phénoménal avec le peu de budget qu'il a. Les moments d'angoisse sont très appuyés, les scènes gore sont surprenantes et la fin est terriblement mystérieuse. De quoi donner le frisson, et le goût de prendre un taxi...

Death Note est tiré d'un manga très connu au Japon. Un jeune homme qui étudie le barreau, désillusionné de la justice, tombe sur le livre des morts, un cahier dans lequel, si on y inscrit le nom de quelqu'un, trouve la mort dans les quelques minutes qui suivent (à moins d'indiquer les causes exactes et le moment de la mort). Il s'en donne alors à coeur joie, assassinant de sa plume les pires maniaques et criminels du pays. Alors qu'il pense faire la meilleure chose, la police, avec l'aide d'un génie anonyme, tente de démasquer le responsable.

Plutôt bien fait, intelligent, le film se laisse regarder avec un certain plaisir. Mais on a l'impression de regarder un "prequel", le film zéro d'une série... Je sais qu'il existe Death Note - The last name, la suite, que je tenterai de le voir (autrement que par le festival, puisque j'ai un conflit d'horaire)...

Puritan est le nom d'un ancien journaliste devenu médium à demi charlatan. Alors qu'il est dépressif, il tente de se suicider en se jetant devant le métro mais au dernier moment, un homme au visage brûlé l'en empêche. Cet homme reviendra le voir de temps en temps pour l'aider à démasquer une jolie femme dont les maris meurent bizarrement. Mais Puritan en tombe éperdument amoureux...

Film policier-suspence-fantastique, la couleur rouge est sans contredit prédominante. Un film qui serait intéressant à analyser, mais qui laisse peu de trace à la première écoute.

13 Beloved est le film que j'attendais impatiemment. Provenant de la Thailande, il raconte l'histoire d'un vendeur d'instruments de musique qui perd son emploi, qui n'arrive plus à payer sa voiture... bref tout va mal. Il reçoit alors un coup de fil : on lui dit que c'est un jeu télévisé, que s'il passe à travers 13 épreuves il pourrait gagner 100 millions. Première épreuve, tuer la mouche qui l'énerve depuis 5 minutes. Facile. Pour 50 000, la manger. Pour 80 000, faire pleurer au moins 3 enfants dans un parc... et ainsi de suite. Plus on avance, plus les épreuves sont impitoyables et dégoûtantes, dangeureuses. Et elles sont reliées directement au passé du personnage.

Comme le dit ma bonne amie Eve, le film part en lion pour se terminer en lapin (oui je sais Eve tu as dit lièvre, mais je préfère lapin!). Plus près d'un drame psychologiques, avec certaines scènes hard, que le film gore qu'on attendait (ou du moins que le trailer annonçait), au final qui n'en finit plus, on est un peu déçu à la sortie du film...

Backwoods est un autre film que j'attendais avec impatience, mais depuis 2 ans. Film franco-anglo-espagnole, mettant en vedette, entre autres, Virgine Ledoyen et Gary Oldman, il raconte l'histoire de deux couples (le boss et l'employé) qui vont passer quelques jours dans une maison, loin dans les bois. La population regarde les nouveaux venus d'un mauvais oeil. Alors que les deux hommes partent à la chasse, ils trouvent une petite fille abandonnée, enfermée dans une maison en ruine. Décidant de la ramener avec eux, pour aller voir la police le lendemain, ils s'aperçoivent que c'est une erreur. Les habitants de la région veulent retrouver cette petite, coûte que coûte, et organisent une battue avec le personnage de Oldman qui tait sa découverte.

Véritable western moderne, avec fusils, pluie à boire debout, discussions, femmes sous l'emprise des hommes, doute, peur, le film n'arrive malheureusement pas à répondre à toutes les questions essentielles qui nous tiraillent l'esprit. De plus, le film est moitié anglais, moitié espagnol, sans sous-titre. Comme je parle à peine l'espagnol, ce fut assez complexe de démystifier le tout. Visuellement intéressant, le film reste un emblématique point d'interrogation... Oldman est fantastique, comme toujours, et Virginie Ledoyen, qui se présente avec la camisole mouillée, n'est pas mal non plus...

Uro est un film policier norvégien, à la Narc ou Jour de formation (ou encore s'associe facilement au film danois Pusher). Hans Petter est un délinquant réhabilité qui gagne maintenant sa vie honnêtement en tant que policier. Son laisser-aller, ses tatouages et son franc-parler ont fait de lui la taupe parfaite. Il s’est infiltré, donc, dans le milieu du crime d’Oslo. Mais il est plutôt tête brûlé : pour réussir une arrestation, HP a tendance à transgresser le règlement. Il fait la rencontre de Mette, une vieille amie qui possède un bar branché. Il réussit à infiltrer et à remonter la filière de la vente de dope de la place (avec, mais surtout sans, l'accord de ses supérieurs) et doit, par le fait-même, revenir sur sa vie passé, son père disparu, sa mère alcoolique.

Film difficile, au final plutôt sordide, on sent la Fatalité dans toute sa splendeur. Même si on peut penser à une certaine rédemption, le film reste assez sale, gris, cru.

Par contre, fait étonnant, l'acteur principal,
Nicolai Cleve Broch ressemble étrangement au comédien québécois Maxime Denommée...

A Battle of Wits (coproduction Japon, Hong Kong Corée) est dans la lignée des grands films de guerre et d'époque chinois. Plusieurs siècles avant JC, la Chine est divisée. Les clans se battent entre eux. Mais la tribu des Mozi, maîtres en stratégie de guerre et croyant en l'amour universel, semble être le dernier espoir de Liang, ville qui se trouve sur le chemin de la puissante armée de Zhao qui veut conquérir le royaume de Yan. Un seul Mozi se déplace. Il arrive à repousser, par de brillantes astuces, l'armée de Zhao. L'homme acquiert une renommée grandissante dans la ville. Par jalousie, la cour et le roi le chasse de la ville, par peur qu'il prenne le pouvoir. Mais la puissante armée n'avait pas dit son dernier mot, et assaille la ville au dernier moment.

Film fleuve, conte impressionnant, sorti tout droit de la mythologie chinoise - et adapté d'un manga - "
le film démonte et expose tous les mécanismes liés à la faiblesse humaine puis à la traîtrise. Il est également intéressant de voir comment y sont explorées les impulsions qui sous-tendent chacune des sévères décisions de Ge Li (le mozi), lequel applique un humanitarisme profond, douloureusement contraire même à l’intuition. Cela apporte une touche poignante et très inhabituelle à l’histoire d’amour réprimée entre Ge Li et la jolie et courageuse jeune capitaine de la cavalerie, Yi Yue" *
* pris du site de FanTasia, que je trouve très juste.
Le film n'est pas aussi séduisant que Hero, Flying Daggers et compagnie, mais la maîtrise de l'oeuvre, la force des comédiens et du message en font un film à voir pour les amateurs du genre.

Prochains films :
Nightmare Detective, Dynamite Warrior, Silk, Sword Bearer, City of violence et Retribution

4 commentaires:

  1. Je vais voir City Of Violence demain. On va peut-être se croiser. :-)

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  2. En fait j'attendais avec impatience ta critique de 13 Beloved... dis, c'est décevant.

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  3. Je vais voir City of Violence dimanche... on s'en reparle!

    Jacinthe : ce n'était pas un mauvais film en soi, mes attentes étaient un peu plus haut que prévu...

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  4. Lapin, lièvre, lièvre, lapin, c'est blanc bonnet, bonnet blanc ! :p

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