vendredi 13 juillet 2007

FanTasia, part 1

Le Festival FanTasia (www.fantasiafest.com) est commencé!

Cette année, pas moins de 18 films se sont ajoutés sans crier "gare" ni "arrêt d'autobus" à ma liste.

En ce vendredi 13, faisons un bref résumé de ce que j'ai vu :

The Restless (collaboration Corée-Japon, tourné nen Chine - un homme chasseur de démon dans le Japon féodal, repentant, ayant perdu sa bien aimée brûlée comme une sorcière, se retrouve vivant au Purgatoire et retrouve une image de sa copine qui n'a plus de mémoire, puis doit combattre une figure diabolique qui fut, sur terre, comme un père pour lui) - film plutôt intéressant, au style wuxia (escrime éblouissante, soieries vaporeuses, imagerie grandiose) qui joue bien entre la comédie, la romance et l'action, bons effets spéciaux, décors incroyables, entre le réel et le virtuel

The Banquet (les tribulations shakespearienne (Othello, Hamlet) d'une impératrice et de sa cour) - je m'attendais à mieux de la part de l'équipe de Yuen Woo-Ping, de Ziyi Zhang et du réalisateur Feng Xiaogang... mais le film dépasse certaines limites de la nudité auquelles les Chinoises nous ont habitué, le piano de Tan Dun est omniprésent, le massacre d'une école de comédiens est visuellement puissant, et la fin est très queue de poisson.. mais pour un si gros budget, on a déjà vu plus flamboyant (surtout au niveau des couleurs)

Wolfhound (film russe épique, mix entre Conan et Clash of the Titans - un homme, dernier survivant du clan des Chiens gris, ayant perdu ses parents lors d'une attaque sur son village, devient esclave et réussit à s'enfuir, rendu adulte et fort... dans sa quête de vengeance, il fait la rencontre d'individus (sorcier, jolie demoiselle, jeune érudit, princesse, guerriers fourbes...) qu'il aidera dans leur quête encore plus importante). Certaines scènes de combat valent le coup d'oeil, mais sinon c'est parfois risible... surtout l'animal de compagnie de l'homme : une chauve souris qui lui sauve la vie à quelques reprises...

The Show Must Go On (Corée - l'histoire d'un petit gangster qui se fait vieux et qui n'arrive plus à suivre le rythme, et qui perd enfants et femme au profit du Canada...) Je m'attendais à un Bittersweet Life, avec certainement plus de violence... mais ca trempe plutôt dans le pathétique. L'homme est une loque... et il ne fait rien (ou ne peut rien faire) pour s'en sortir... Même si on rit quelques fois, et que la performance de Song Kang-ho est remarquable, c'est un peu décevant selon mes attentes...

Stalker (film russe, de Tarkovsky, 1979 (2h42) - un pseudo-météorite a crashé en Russie. Dans cette zone maintenant interdite et dangeureuse en pleine nature, existe une chambre où tous les désirs se réalisent.) Métaphore d'une métaphore sur le marxisme, le communisme, le bonheur, la perte de la foi au profit d'un intelligentia, de la foi et l'espoir contre le matérialisme... Un road movie métaphysique, dédale philosophique abstrait... Réflection sur une bureaucratie aveugle et une industrialisation outrancière... Des plans séquence hyper contemplatives, pratiquement hypnotiques (y'a des bouts où il ne se passe rien à l'écran pendant 1 minute!), au son hyper recherché (gros trip de soundman), médiculeusement isolé. Des images sortant tout droit d'un tableau, quelques dialogues profonds et fort intéressants (sur le rôle d'un écrivain, sur l'accès au bonheur)... sûrement que la 2e écoute doit être moins pénible.. À ne pas voir fatigué, vous allez en perdre des bouts... je sais, j'en ai perdu une quarantaine de minutes!!

À venir : End of Line, Death Note, Puritan et le fameux 13 Beloved que tout le monde attend...

1 commentaire:

  1. Oui c'est vrai, moi aussi j'ai ete fort decue par l'equipe de Yuen Woo-Ping... hi hi hi ;)

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