mardi 24 juillet 2007

Cher docteur...

Eh bien, je crois avoir fait le bon choix.

Diagnostic du médecin : entorse au genou.

Une entorse est une atteinte traumatique d'un ligament.

En cas d'entorse, il faut impérativement arrêter le sport, puisqu'il peut aggraver la lésion.

Vous imaginez? J'aurais pu carrément déchirer un des ligaments du genou.

Alors qu'est-ce qu'on fait?

Antiinflammatoire pour 10 jours, visite du physio d'ici quelques jours aussi... Aujourd'hui je vais aller à mon gym pour modifier mon entraînement, et je vais aller à Québec par d'autres moyens...

Compte à rebours annulé

Ma décision est prise, en ce mardi matin 24 juillet : je reporte officiellement le voyage.

- Chaleur accablante et averses prévues
- Mal de genou qui ne part pas - visite du médecin, au lieu de 255 bornes prévues
- Déplacements imprévus pour certaines personnes (remorquage, dépannage...)

Je préfère faire ce voyage avec tous mes moyens que de le faire et de risquer ma santé. Si c'était un mal de coude je dis pas, mais le genou, c'est ce qui bouge le plus en vélo, et il ne faut surtout pas qu'il lâche.

Merci pour tous les bons mots d'encouragement que vous m'avez envoyé. Vous me voyez ce matin, 6h05, comme un homme triste, déçu, mais qui, je crois, prend la seule décision souhaitable.

J'espère faire en sorte de pouvoir faire ce "trip" l'an prochain. En attendant, médecin, résolution du problème, gym... et il y a certaines personnes qui m'attendent à Québec, ma destination, et j'ai bien l'intention d'aller les voir le week-end prochain en un seul morceau, sur mes deux jambes, frais et dispos. Je leur dois ça.

lundi 23 juillet 2007

Compte à rebours suivi 4

Lundi, veille du départ.

Toujours ce mal de genou qui m'agace plus qu'autre chose, mais qui ne m'empêche pas de pédaler.

La météo m'ennuie aussi beaucoup. J'ai pas trop le goût de me taper une insolation en m'en allant. 40 degrés celsius à vélo, à trainer 30 livres de stock...

Réflexion, réflexion...

En fait, j'ai l'impression que je suis devant un échec. Investissement de temps, d'argent, entrainement, détermination, tout ça pour abandonner au dernier moment pour rien. Je crois un peu comprendre ce que ressent un athlète qui doit arrêter une compétition. C'est terriblement frustrant. On a juste le goût de pousser quand même la machine, de se dire qu'il n'est pas question de reculer. Mais à quel but? Celui finalement de se blesser encore plus gravement? De tomber en cours de route? Ou de passer la ligne d'arrivée à moitié mort?

Il reste à peine 17 heures avant mon départ, au moment où j'écris ces lignes, et je ne sais toujours pas si je vais enfourcher mon vélo...

dimanche 22 juillet 2007

Compte à rebours suivi 3

Eh bien, le voyage que je projetais se destine de plus en plus à être reporté. Mon genou? Il récupère doucement. Ce n'est pas trop ça le problème.

C'est du côté de miss Nature que ça va pas. On annonce des température entre 25 et 30 degrés (ce qui signifie des 32 à 39 degrés avec l'humidité...) c'est plaisant dans une piscine, mais pas sur un vélo.

Ma décision va se prendre mardi matin je crois bien... suspense.

mercredi 18 juillet 2007

FanTasia part 2

Voici quelques nouvelles de mon festival favori. Une grande surprise, mais le reste un peu décevant.

End of the line est ma surprise de ma longue liste de film jusqu'ici. Réalisé par Maurice Devereaux (un Québécois, il a réalisé $la$hers), le film raconte l'histoire d'une jeune médecin d'un hôpital psychiatrique. Après une journée terriblement mouvementée au travail, elle prend le dernier métro pour retourner chez elle. Puis le train s'arrête. Plusieurs passagers entendent leur paget sonner : à la vue du message, leurs visages blêmissent, ils trépignent, sortent des crucifix qui se transforment en dagues meurtrières. Ces gens, ordinaires, voient venu le temps de la purifiction! Massacres en vue...

Film entre l'horreur, le slasher et le gore, Devereaux fait un travail phénoménal avec le peu de budget qu'il a. Les moments d'angoisse sont très appuyés, les scènes gore sont surprenantes et la fin est terriblement mystérieuse. De quoi donner le frisson, et le goût de prendre un taxi...

Death Note est tiré d'un manga très connu au Japon. Un jeune homme qui étudie le barreau, désillusionné de la justice, tombe sur le livre des morts, un cahier dans lequel, si on y inscrit le nom de quelqu'un, trouve la mort dans les quelques minutes qui suivent (à moins d'indiquer les causes exactes et le moment de la mort). Il s'en donne alors à coeur joie, assassinant de sa plume les pires maniaques et criminels du pays. Alors qu'il pense faire la meilleure chose, la police, avec l'aide d'un génie anonyme, tente de démasquer le responsable.

Plutôt bien fait, intelligent, le film se laisse regarder avec un certain plaisir. Mais on a l'impression de regarder un "prequel", le film zéro d'une série... Je sais qu'il existe Death Note - The last name, la suite, que je tenterai de le voir (autrement que par le festival, puisque j'ai un conflit d'horaire)...

Puritan est le nom d'un ancien journaliste devenu médium à demi charlatan. Alors qu'il est dépressif, il tente de se suicider en se jetant devant le métro mais au dernier moment, un homme au visage brûlé l'en empêche. Cet homme reviendra le voir de temps en temps pour l'aider à démasquer une jolie femme dont les maris meurent bizarrement. Mais Puritan en tombe éperdument amoureux...

Film policier-suspence-fantastique, la couleur rouge est sans contredit prédominante. Un film qui serait intéressant à analyser, mais qui laisse peu de trace à la première écoute.

13 Beloved est le film que j'attendais impatiemment. Provenant de la Thailande, il raconte l'histoire d'un vendeur d'instruments de musique qui perd son emploi, qui n'arrive plus à payer sa voiture... bref tout va mal. Il reçoit alors un coup de fil : on lui dit que c'est un jeu télévisé, que s'il passe à travers 13 épreuves il pourrait gagner 100 millions. Première épreuve, tuer la mouche qui l'énerve depuis 5 minutes. Facile. Pour 50 000, la manger. Pour 80 000, faire pleurer au moins 3 enfants dans un parc... et ainsi de suite. Plus on avance, plus les épreuves sont impitoyables et dégoûtantes, dangeureuses. Et elles sont reliées directement au passé du personnage.

Comme le dit ma bonne amie Eve, le film part en lion pour se terminer en lapin (oui je sais Eve tu as dit lièvre, mais je préfère lapin!). Plus près d'un drame psychologiques, avec certaines scènes hard, que le film gore qu'on attendait (ou du moins que le trailer annonçait), au final qui n'en finit plus, on est un peu déçu à la sortie du film...

Backwoods est un autre film que j'attendais avec impatience, mais depuis 2 ans. Film franco-anglo-espagnole, mettant en vedette, entre autres, Virgine Ledoyen et Gary Oldman, il raconte l'histoire de deux couples (le boss et l'employé) qui vont passer quelques jours dans une maison, loin dans les bois. La population regarde les nouveaux venus d'un mauvais oeil. Alors que les deux hommes partent à la chasse, ils trouvent une petite fille abandonnée, enfermée dans une maison en ruine. Décidant de la ramener avec eux, pour aller voir la police le lendemain, ils s'aperçoivent que c'est une erreur. Les habitants de la région veulent retrouver cette petite, coûte que coûte, et organisent une battue avec le personnage de Oldman qui tait sa découverte.

Véritable western moderne, avec fusils, pluie à boire debout, discussions, femmes sous l'emprise des hommes, doute, peur, le film n'arrive malheureusement pas à répondre à toutes les questions essentielles qui nous tiraillent l'esprit. De plus, le film est moitié anglais, moitié espagnol, sans sous-titre. Comme je parle à peine l'espagnol, ce fut assez complexe de démystifier le tout. Visuellement intéressant, le film reste un emblématique point d'interrogation... Oldman est fantastique, comme toujours, et Virginie Ledoyen, qui se présente avec la camisole mouillée, n'est pas mal non plus...

Uro est un film policier norvégien, à la Narc ou Jour de formation (ou encore s'associe facilement au film danois Pusher). Hans Petter est un délinquant réhabilité qui gagne maintenant sa vie honnêtement en tant que policier. Son laisser-aller, ses tatouages et son franc-parler ont fait de lui la taupe parfaite. Il s’est infiltré, donc, dans le milieu du crime d’Oslo. Mais il est plutôt tête brûlé : pour réussir une arrestation, HP a tendance à transgresser le règlement. Il fait la rencontre de Mette, une vieille amie qui possède un bar branché. Il réussit à infiltrer et à remonter la filière de la vente de dope de la place (avec, mais surtout sans, l'accord de ses supérieurs) et doit, par le fait-même, revenir sur sa vie passé, son père disparu, sa mère alcoolique.

Film difficile, au final plutôt sordide, on sent la Fatalité dans toute sa splendeur. Même si on peut penser à une certaine rédemption, le film reste assez sale, gris, cru.

Par contre, fait étonnant, l'acteur principal,
Nicolai Cleve Broch ressemble étrangement au comédien québécois Maxime Denommée...

A Battle of Wits (coproduction Japon, Hong Kong Corée) est dans la lignée des grands films de guerre et d'époque chinois. Plusieurs siècles avant JC, la Chine est divisée. Les clans se battent entre eux. Mais la tribu des Mozi, maîtres en stratégie de guerre et croyant en l'amour universel, semble être le dernier espoir de Liang, ville qui se trouve sur le chemin de la puissante armée de Zhao qui veut conquérir le royaume de Yan. Un seul Mozi se déplace. Il arrive à repousser, par de brillantes astuces, l'armée de Zhao. L'homme acquiert une renommée grandissante dans la ville. Par jalousie, la cour et le roi le chasse de la ville, par peur qu'il prenne le pouvoir. Mais la puissante armée n'avait pas dit son dernier mot, et assaille la ville au dernier moment.

Film fleuve, conte impressionnant, sorti tout droit de la mythologie chinoise - et adapté d'un manga - "
le film démonte et expose tous les mécanismes liés à la faiblesse humaine puis à la traîtrise. Il est également intéressant de voir comment y sont explorées les impulsions qui sous-tendent chacune des sévères décisions de Ge Li (le mozi), lequel applique un humanitarisme profond, douloureusement contraire même à l’intuition. Cela apporte une touche poignante et très inhabituelle à l’histoire d’amour réprimée entre Ge Li et la jolie et courageuse jeune capitaine de la cavalerie, Yi Yue" *
* pris du site de FanTasia, que je trouve très juste.
Le film n'est pas aussi séduisant que Hero, Flying Daggers et compagnie, mais la maîtrise de l'oeuvre, la force des comédiens et du message en font un film à voir pour les amateurs du genre.

Prochains films :
Nightmare Detective, Dynamite Warrior, Silk, Sword Bearer, City of violence et Retribution

Compte à rebours, suivi 2

Comme il fait beau aujourd'hui, j'ai décidé de monter ma tente toute neuve que j'ai acheté pour l'occasion. Je l'appelle Agnes. Oui je sais, c'est un peu bizarre comme nom pour une tente (mes guitares s'appellent bien Eowyn, Arwen et BenHarper) mais si je vous parle d'Agnes, vous saurez de quoi je cause.

"Merci d'avoir acheté cette tente. Si vous vous êtes procuré ce produit, nous pensons donc que vous êtes en mesure de la monter par vous-même, brave coureur des bois!!" Y'a pas d'instruction qui vient avec ces trucs-là? Mais bon, j'ai quand même figuré comment ça fonctionne, mais il va me falloir un piolet ou je sais pas trop quoi pour planter les piquets. Du moins, dans la terre en arrière de chez nous, à mains nus, c'était impossible.

Vous avez envie de la voir hein? Je le sens d'ici.


Elle est magnifique! et y'a de la place pour deux! (notez qu'un toit est fourni, il ne pleuvera pas dans la tente...)

Et ce qui est encore plus magnifique, c'est que ca rentre là-dedans :


mardi 17 juillet 2007

Compte à rebours, suivi 1

Eh bien, moi qui craignait pour le matériel, le problème ne viendra peut-être pas de là.

J'ai fait quelques minutes de vélo cet après-midi, et mon genou droit me pose problème. Je vais diminuer au maximum les efforts que je dois faire avec, le masser et m'en occuper...

À suivre...

Compte à rebours

Le compte à rebours est amorcé. J'écris ces lignes le 17 juillet à midi 14. Dans sept jours, je serai sur mon vélo pour ma ballade-défi destination Québec. Mais laissez-moi le soin de vous raconter un peu le projet.

Tout a commencé l'an dernier. Comme je revenais d'Europe, j'avais pas beaucoup d'or dans mon compte chez Gringott's (oh boy, faut que j'arrête de lire Harry Potter moi). J'avais proposé à un ami au travail, maniaque de plein air, de faire Montréal-Québec à vélo. Il était d'accord, mais ses semaines de vacances ont changé. Je suis plutôt parti pour New York, avec une autre collègue.

Puis, en décembre dernier (2006), voyant mon corps enfler comme Elvis, j'ai décidé de relever le défi tout seul. Première étape : le gym. Me remettre en forme. Je commençais le 12 janvier dernier, à raison de 3 visites par semaine (lever à 5h40, deux heures d'entraînement, et hop au boulot). Ça m'a demandé beaucoup d'énergie, tellement que je dormais sur mon bureau vers les 10h de l'avant-midi (ça m'arrive encore). Les deux premiers mois, je ne voyais aucun changement. C'était un peu décevant. Mais comme je suis un homme têtu comme trois tortues, et que trotter en trotinette n'est pas mon fort, j'ai augmenté la cadence : au lieu du 20 minutes de cardio, j'en fais maintenant 45 minutes, ajouté à ça 15 minutes de vélo stationnaire et 20 minutes de musculation. Là, j'ai vu quelques résultats. Et ça n'a pas fait que du bien : mon portefeuille s'est vidé rapidement, à me trouver de nouveaux vêtements pour remplacer ceux dans lesquels je flottais.

Mon "trip de vélo" me hantait de plus en plus. "C'est cette année ou c'est rien" que je me suis dit. Vous savez, et mes amis proches (hein Michel? tsé mon appareil photo? :P) peuvent témoigner, j'ai un sérieux problème : quand j'ai quelque chose dans la tête, je ne l'ai pas dans les pieds. Alors vint le temps de m'équiper. Mon portefeuille ne s'est pas que plaint, il est allé directement à la RPEA (Régie des portefeuilles économiquement agressés). Je n'avais absolument rien... alors ce fut chandail, cuissard, coupe-vent, imper, pompe, odomètre, nouvelles pédales, tente, casque, gants.. ça ne finissait plus. Ça m'a coûté plus cher que mon billet d'avion Montréal-Paris!!

Mais rien n'est perdu. Tout me reste, et je suis enfin prêt à partir. Tout ce qu'il me restait à faire, c'est de tracer mon itinéraire. Rien de bien compliqué que je me suis dit ; erreur!! En fait le trajet est simple en soi : la route verte, cette piste cyclable qui fait une bonne partie du Québec, longe la route 138. Mais c'est le dodo qui causait problème. Soit que je me tapais des randonnées de plus de 100 km, soit que j'arrivais au camping en plein après-midi. J'ai finalement, ce matin, trouvé mon tracé idéal (et mes arrêts dodo) :

Montréal - St-Barthélémy (camping du Vieux Moulin, j'y ai passé mon enfance avec mes grands-parents, et mon papa y travaille encore de temps en temps quand les laveuses brisent) c'est le tracé le plus long, près de 100 km.

St-Barthélémy (arrêt chez mes parents à St-Justin, arrêt chez mes grands-parents à Louiseville) - Champlain (j'ai tellement hâte, j'adooooore Champlain)

Champlain - Neuville

Neuville - Québec. Arrêt deux jours. J'ai vraiment trop hâte de faire mon arrivée à Québec!

Un petit voyage de près de 260 km. Ça va être plaisant non? Sur le chemin, je vais faire quelques photos et vidéo que je placerai ici le plus rapidement possible.

J'ai le trac. J'espère que tout va bien aller... Mais je sens que j'ai besoin de ce voyage, physiquement et moralement.

dimanche 15 juillet 2007

Questionnaire

Dimanche matin, je suis en attente de mes films FanTasia.

Alors je fouine un peu dans le cyberespace, occuper mon cerveau à moitié endormi. Une nouvelle lectrice, Emilie, m'a laissé un commentaire. Un de ses billets parle d'un questionnaire.. en fait il faut mettre en gras les énoncés qui nous sont appropriés. Tentons le coup... et voyons tout ce que je n'ai pas encore fait (je suis sage moi!!)

Payer votre tournée dans un bar
Nager avec des dauphins dans l’océan
Escalader une montagne
Conduire une Ferrari
Visiter les Grandes Pyramides
Porter une tarentule
Prendre un bain avec quelqu’un à la lumière des bougies
Dire « Je t’aime » en le pensant vraiment, chaque fois…
Prendre un arbre dans vos bras (comme j'ai habité à la campagne... je faisais ca tous les matins.. :))
Sauter à l’élastique, dans la cour de récré
Visiter Paris (deux fois plutôt qu'une! et on dit jamais 2 sans 3!)
Regarder un orage sur la mer
Rester éveillée toute la nuit pour regarder le lever du soleil
Voir une aurore boréale (c'est arrivé plusieurs fois, mais je me rappelle d'une aurore toute verte.. c'était magnifique)
Aller dans un grand événement sportif
Monter les marches de l’Oratoire Saint Joseph (oui mais pas à genou)
Faire pousser et manger vos propres légumes (comme je disais j'habitais à la campagne.. alors on avait un énorme jardin... j'étais responsable de ramasser les ?%%? de bébittes à patates (et de les brûler diaboliquement hahahhah! et de m'occuper de la salade, des concombres, des tomates...)
Toucher un iceberg
Dormir sous les étoiles
Changer la couche d’un bébé (I am the babysitter officiel de mon ex... - et non les bébés ne sont pas de moi)
Faire un voyage en montgolfière
Voir des étoiles filantes (tiens ca me rappelle que je grimpais sur le toit chez mon ami Yan et on regardait les perséides... on avait quelle âge? 16 ans?)
Être saoul avec du champagne
Donner plus que vous en pouviez à une œuvre caritative
Observer la nuit avec un télescope
Participer à un record du monde
Faire une bataille avec de la nourriture
Parier sur le cheval gagnant
Demander votre chemin à un étranger (pendant mes frasques en vélo, j'ai souvent pas trop le choix..)
Faire une bataille de boules de neige (bien sur!!)
Crier aussi fort que vous pouviez (c'est génial)
Porter un agneau
Voir une éclipse totale (c'est arrivé quand j'étais au primaire, la prof nous criait : ne regardez pas dans les fenêtres!!)
Escalader une dune
Écraser un animal en voiture
Danser comme un fou sans se soucier de qui vous regarde (avec un verre ou deux...)
Adopter un accent pour une journée entière (j'ai essayé l'accent belge, personne ne me comprenait...)
Se sentir vraiment heureux, même un court moment (à Paris)
Avoir deux disques durs sur votre ordinateur (euh c'est pas la norme?)
Prendre soin de quelqu’un de saoul (jusqu'à la faire dormir dans mon lit, qu'elle a souillé de ses relents de bile)
Danser avec une inconnue (oui c'est arrivé...)
Observer les baleines dans l’océan (durant mon voyage vers la Gaspésie)
Voler un panneau
Voyager « sac au dos » au Canada
Entreprendre un long voyage sur la route (dans quelques jours ca sera fait!)
Escalader des rochers (je vivais à la campagne... bah vous comprenez le principe)
Faire une ballade de minuit sur la plage
Faire du parapente
Visiter l’Irlande
Avoir le cœur brisé plus longtemps que vous n’aviez été amoureux (sans commentaire)
Au restaurant, vous asseoir à une table d’inconnus et manger avec eux
Visiter le Japon
Traire une vache et aussi des chèvres
Classer vos CD par ordre alphabétique (en plus d'etre en ordre alpha, ils sont en ordre de genre (franco-anglo-jazz classique-bande sonore-traditionnel-humour)
Prétendre être un super héros (on fait tous ca quand on est petit)
Chanter dans un karaoké
Traîner au lit une journée
Jouer au football
Faire de la plongée sous-marine
S’embrasser sous la pluie
Jouer dans la boue
Jouer sous la pluie
Être dans un théâtre de plein air (avec mon travail, pas le choix, ca arrive)
Visiter la grande Muraille de Chine
Créer votre entreprise
Tomber amoureux sans avoir le cœur brisé
Visiter d’anciens monuments
Suivre un cours d’arts martiaux
Jouer à la XBox pendant 6h d’affilée
Être marié (et divorcé)
Tourner dans un film (amateur)
Organiser une fête surprise
Être divorcé (ah ben gadon)
Ne pas manger pendant 5 jours
Faire des biscuits à partir d’un sachet tout prêt
Gagner le premier prix à un concours de déguisement
Conduire une gondole à Venise
Être tatoué
Faire du canoë-kayak
Être interviewée à la télévision (Salut bonjour week-end, par Josée Bournival)
Recevoir des fleurs sans raison particulière
Jouer sur une scène (à quelques reprises)
Être à Las Vegas
Enregistrer de la musique (j'ai été formé dans des studios de son)
Manger du requin (une fois)
S’embrasser dès le premier rendez-vous
Être en Thaïlande
Acheter une maison
Enterrer un de vos parents
Faire une croisière
Parler plus d’une langue couramment (Anglais)
Élever des enfants
Suivre votre chanteur favori en tournée
Faire une randonnée en vélo dans un pays étranger (I wish!!)
Déménager dans une autre ville pour une nouvelle vie
Manger des fourmis (en fait c'est pire : larves, scorpion...)
Marcher sur le Golden Gate Bridge
Chanter à tue-tête dans votre voiture et ne pas avoir arrêté alors que vous saviez qu’on vous regarde
Subir de la chirurgie esthétique
Survivre à un accident duquel vous auriez pu ne pas survivre
Écrire des articles pour une grande publication (une critique)
Perdre plus de 18 kg
Soutenir quelqu’un qui perdait connaissance
Piloter un avion
Toucher une raie vivante
Briser le cœur de quelqu’un (c'est bizarrement toujours moi...)
Aider un animal à donner naissance (j'habitais en camp.. ok ok!)
Gagner de l’argent à un jeu télévisé
Vous casser un os
Percer une autre partie de votre visage que les oreilles
Utiliser un revolver ou autre arme à feu
Manger des champignons que vous aviez récoltés
Monter un cheval
Subir une importante opération (aux yeux, à 5 ans)
Avoir un serpent comme animal de compagnie
Dormir plus de 30h d’affilée
Visiter tous les continents
Faire une randonnée en canoë de plus de 2 jours
Manger du kangourou.
Manger des sushi (hmmm)
Avoir votre photo dans le journal (pour l'arrivée du premier film du Seigneur des anneaux, on m'avait interviewé comme "fan fini")
Changer l’opinion de quelqu’un à propos de quelque chose qui vous tenait vraiment à cœur
Reprendre vos études
Faire du parachute
Porter un serpent
Construire votre PC à partir de différents morceaux
Vendre une de vos créations à quelqu’un qui ne vous connaissait pas
Teindre vos cheveux
Raser votre tête
Sauver la vie de quelqu’un

Eh ben... commentaires?

vendredi 13 juillet 2007

Vendredi 13

Comme on est le vendredi 13, j'avais le goût d'en parler un peu. Pour certains, ce jour porte bonheur, pour d'autre c'est l'apocalypse.

Y'a même un nom pour ceux qui en ont une phobie : paraskevidékatriaphobie.

Imaginez une séance de thérapie de groupe :
- Bonjour mon nom est Martin, je suis ochlophobe. S'il vous plait reculez! vous êtes trop près...
- Bonjour mon nom est Ginette et je suis géphyrophobe. Je vous appelle de mon cellulaire parce que je suis sur la Rive-Sud...
- Bonjour, moi c'est David et je suis paraskevidékatriaphobe...
- Pardon?
- paraskevidékatriaphobe... j'ai une crainte affreuse du vendredi 13... d'ailleurs on est quelle d.. ARRGGHHH!

On a toujours considéré le 12 comme un nombre "divin" et le 13 devenait donc un symbole de "malédiction". Il y a 12 dieux dans l'Olympe antique, 12 signes du zodiaque, 12 travaux d'Hercule, 12 tribus d'Israël et 12 apôtres de Jésus. Et il y a 12 mois dans l'année, 12 heures le jour et 12 heures la nuit...

Les liens religieux :

Sur la base de la Bible, les croyances chrétiennes soutiennent ce qui suit:
- Lors de la Cène, dernier repas de Jésus-Christ avec ses apôtres, ils étaient 13 à table. Le 13e convive, Judas le trahira et Jésus subira la Passion. Depuis lors, on croit que le fait être 13 invités à table porte malédiction.
- Le vendredi, ou le sixième jour de la semaine selon la Bible, est le jour de la Crucifixion de Jésus Christ.
- Ce serait un vendredi que Caïn tua son frère Abel.
- Hérode massacra les innocents un vendredi.
- Un vendredi, le Diable tenta Ève et Adam mangea le fruit défendu.
- Adam et Ève furent par la suite expulsés du Jardin d'Eden un vendredi.
- Le Temple de Salomon aurait été détruit un vendredi.
- C'est un vendredi que commença la grande inondation, et que l'Arche de Noé fut lancée sur les flots.
- Selon les Chrétiens, lors de cérémonies sataniques, il y a 13 présences: douze sorcières (dont Frigga) et un diable. Après l'invasion des peuples nordiques et germaniques, et leur conversion au Christianisme, Frigga, la déesse nordique de l'amour et de la fertilité, fut bannie, envoyée au sommet d'une montagne et considérée comme une sorcière. Depuis, chaque vendredi, la déesse pleine de rancune convoquerait onze sorcières et le diable pour comploter de mauvais tours à jouer au cours de la semaine suivante.
- C'est dans le 13ième chapitre du dernier livre de la Bible [chapitre de l'Apocalypse, celui de l'Antéchrist], au dernier verset qu'on retrouve la mention du nombre de la Bête, 666 (Révelation 13:18). Notez que l'insertion de deux zéros donne 60606 = 7 x 37 x (13 x 18), d'où la coïncidence avec le passage biblique Rév. 13:18 qui traite du 666 ! ...
- Vendredi est un jour banni par la Bible. Le mot "vendredi" ne se retrouve nul part dans la Bible, ni dans le Nouveau Testament, ni dans l'Ancien Testament; on y utilise plutôt l'expression "sixième jour".
- Ce serait un vendredi 13 que les Templiers auraient été massacrés.

Loki
Selon la mythologie nordique, il y avait 12 dieux réunis pour un dîner à Valhalla, la maison du Dieu Odin. Ce dernier avait invité ses 11 plus proches amis-Dieux. Tout le monde s'amusait bien quand un 13ème convive surprise surgit, sans aucune invitation. C'était Loki, le Dieu poltron, du mal et du trouble, cruel, malveillant et aux cheveux roux. Le bien-aimé Dieu Balder tenta alors de sortir Loki de la maison. Selon la légende, une bagarre et un coup fatal de lance s'en suivirent, causant la mort de Balder. Depuis cet incident mythologique, outre la malédiction d'être 13 invités à table, l'histoire considère le nombre 13 comme hanté.

Chute de Constantinoble selon les Grecs

Pour les Grecs, le nombre 13 est considéré malchanceux car en lien avec la chute de Constantinople, survenue le mardi 29 mai 1453. En additionnant les chiffres de cette année dramatique, on a 1+4+5+3 = 13, soit le nombre hanté. Cette ville grecque, Constantinople fut conquise par les Turcs, sous commandement du Sultan Ottoman Mehmed II

Thèse anthropologique

Certains anthropologues prétendent que le nombre 13 est irrégulier car les premiers êtres humains ne pouvaient compter qu'avec 12 items seuls: 10 doigts et 2 jambes.

Mais le vendredi 13 n'est pas un jour d'infortune pour tout le monde. En Espagne en Grèce et en Amérique latine, c'est le mardi 13 qui est jour de malchance. Chez les Italiens, c'est 17 qui est le nombre malchanceux et non 13. "Fare tredici!" ou "Faire le treize" est un slogan de la lotterie nationale. Alors, si vous trouvez le nombre 13 vous gagnez. Toutefois, on ne trouvera pas de chambre 17, ni de 17ème étage dans les hôtels, ni de siège no 17 sur les avions de la compagnie italienne Alitalia. Des millions d'Asiatiques ont peur du chiffre 4. En effet, ce chiffre dont la prononciation est identique à celle du mot "mort" tant en mandarin, en cantonais, qu'en japonais. Pour les Japonais, le nombre 4 est hanté car il se prononce "shi", et ce dernier mot signifie "la mort".

Et moi, c'est le samedi le 14 qu'il m'arrive malheur... et c'est demain AAARGGHHH!!!

FanTasia, part 1

Le Festival FanTasia (www.fantasiafest.com) est commencé!

Cette année, pas moins de 18 films se sont ajoutés sans crier "gare" ni "arrêt d'autobus" à ma liste.

En ce vendredi 13, faisons un bref résumé de ce que j'ai vu :

The Restless (collaboration Corée-Japon, tourné nen Chine - un homme chasseur de démon dans le Japon féodal, repentant, ayant perdu sa bien aimée brûlée comme une sorcière, se retrouve vivant au Purgatoire et retrouve une image de sa copine qui n'a plus de mémoire, puis doit combattre une figure diabolique qui fut, sur terre, comme un père pour lui) - film plutôt intéressant, au style wuxia (escrime éblouissante, soieries vaporeuses, imagerie grandiose) qui joue bien entre la comédie, la romance et l'action, bons effets spéciaux, décors incroyables, entre le réel et le virtuel

The Banquet (les tribulations shakespearienne (Othello, Hamlet) d'une impératrice et de sa cour) - je m'attendais à mieux de la part de l'équipe de Yuen Woo-Ping, de Ziyi Zhang et du réalisateur Feng Xiaogang... mais le film dépasse certaines limites de la nudité auquelles les Chinoises nous ont habitué, le piano de Tan Dun est omniprésent, le massacre d'une école de comédiens est visuellement puissant, et la fin est très queue de poisson.. mais pour un si gros budget, on a déjà vu plus flamboyant (surtout au niveau des couleurs)

Wolfhound (film russe épique, mix entre Conan et Clash of the Titans - un homme, dernier survivant du clan des Chiens gris, ayant perdu ses parents lors d'une attaque sur son village, devient esclave et réussit à s'enfuir, rendu adulte et fort... dans sa quête de vengeance, il fait la rencontre d'individus (sorcier, jolie demoiselle, jeune érudit, princesse, guerriers fourbes...) qu'il aidera dans leur quête encore plus importante). Certaines scènes de combat valent le coup d'oeil, mais sinon c'est parfois risible... surtout l'animal de compagnie de l'homme : une chauve souris qui lui sauve la vie à quelques reprises...

The Show Must Go On (Corée - l'histoire d'un petit gangster qui se fait vieux et qui n'arrive plus à suivre le rythme, et qui perd enfants et femme au profit du Canada...) Je m'attendais à un Bittersweet Life, avec certainement plus de violence... mais ca trempe plutôt dans le pathétique. L'homme est une loque... et il ne fait rien (ou ne peut rien faire) pour s'en sortir... Même si on rit quelques fois, et que la performance de Song Kang-ho est remarquable, c'est un peu décevant selon mes attentes...

Stalker (film russe, de Tarkovsky, 1979 (2h42) - un pseudo-météorite a crashé en Russie. Dans cette zone maintenant interdite et dangeureuse en pleine nature, existe une chambre où tous les désirs se réalisent.) Métaphore d'une métaphore sur le marxisme, le communisme, le bonheur, la perte de la foi au profit d'un intelligentia, de la foi et l'espoir contre le matérialisme... Un road movie métaphysique, dédale philosophique abstrait... Réflection sur une bureaucratie aveugle et une industrialisation outrancière... Des plans séquence hyper contemplatives, pratiquement hypnotiques (y'a des bouts où il ne se passe rien à l'écran pendant 1 minute!), au son hyper recherché (gros trip de soundman), médiculeusement isolé. Des images sortant tout droit d'un tableau, quelques dialogues profonds et fort intéressants (sur le rôle d'un écrivain, sur l'accès au bonheur)... sûrement que la 2e écoute doit être moins pénible.. À ne pas voir fatigué, vous allez en perdre des bouts... je sais, j'en ai perdu une quarantaine de minutes!!

À venir : End of Line, Death Note, Puritan et le fameux 13 Beloved que tout le monde attend...

lundi 9 juillet 2007

Un petit pas pour l'homme part 4

“Je veux être dans mes affaires.”

Voilà la phrase qui a voulu dire : je ne t’aime plus, je te quitte, c’est fini. Assez original, il faut l’accorder. La belle rouquine, avec qui j’avais lié ma destinée devant un juge rigolo et La Nozze de Figaro en background, un jour de novembre de l’an boggué 2000, se faisait la malle pour aller recommencer sa vie ailleurs.

Seul.

Je me retrouvais donc seul dans ce minuscule appartement d’un quartier que je tente toujours d’apprivoiser, que nous partagions du mieux que nous pouvions. J’étais tout aussi excité que terrorisé : c’est la première fois que je me retrouvais solitaire dans ma résidence primaire. J’ai toujours habité en colocation ; même dans ma ville collégienne, je partageais ma chambre avec un “plus grand que moi” (comme j’adore l’appeler), puisqu’il était aussi géant que moi petit. C’est-à-dire qu’il changeait les ampoules sans monter sur une chaise et j’allais chercher la pomme dans le fond du frigidaire pour lui quand il avait faim. Bon j’exagère, mais si peu. J’ai dû, pour la peine, régresser dans mon cheminement personnel. Après deux mois de réflexion, j’ai été faire une razzia dans une boutique d’affiche de films. Bien entendu, j’ai quand même du goût dans le genre, je n’ai pas acheté n’importe quoi! Mes coups de cœur avaient été le poster en allemand, orange noir et blanc, de Lola Rennt (Cours Lola Cours) et le magnifique poster chinois, tout rouge, du Fabuleux destin d’Amélie Poulin (elle est assise dans son lit à contempler l’album photo de Nino). J’ai toujours cette affiche, qui trône au-dessus de mon lit - y paraît que c'est pas feng shui, selon mes collègues de bureau, que ça peut effrayer les filles, de voir une fille seule trôner sur un poster ou dans un cadre, dans la chambre du maître des lieux. Feng Shui ou pas, je le garde!

Donc, des films un peu partout, des disques vinyles dans ma cuisine, des bouteilles de bière importées qui ramassaient la poussière; je me croyais revenu au cégep. Ça n’a pas duré : après quelques mois, je reprenais le contrôle du lieu. En fait, j’ai essayé (et j’essaie toujours) de me connaître davantage, de connaître mes goût en matière de déco, mes besoins, mes désirs. Je voulais que, quand une personne entrait chez moi, elle (se) dise : ah ça c’est totalement David. Du David tout craché! J’y ai mis donc du temps et des sous, et voilà que les murs se sont remplies d’autres trucs : dans mon salon, deux affiches encadrés d’Enki Bilal, dont un hommage à Tintin, une sérigraphie de Loisel directement de Belgique, un croquis de la Fée Clochette (ça c’est tout nouveau de juin 2007). Une affiche d’un tableau d’un de mes peintres préférés, Magritte, au-dessus de mon écran d’ordinateur, ramené aussi de Bruxelles (le Magritte, pas l'ordi), quelques dessins du génial dessinateur Serge Boisvert de Nevers, qu’il a bien voulu me dédicacer, et un mini poster de Dial M for Murder, d’Hitchcock, parce qu’elle est cool, parce que c’est Grace Kelly qui se fait poignarder et qu’elle tente d’attraper un téléphone qui ressemble drôlement à l’antiquité que j’ai pu trouver, il y a quelques années, sur eBay. Bref, plus ça allait, plus je me sentais chez moi. Chez moi. Deux mots magiques.

Mon rythme de vie roulait aussi de plus en plus rapidement. Les demandes pour la fabrication de pages Web allaient de mieux en mieux, on me donnait de plus en plus de responsabilités à mon travail, je couvrais autant sinon plus de pièces de théâtre…
Old Charlie stole the handle and
The train won't stop going --
No way to slow down.

Les rencontres amicales et amoureuses n’ont donc pas été nombreuses. Une petite brunette me plaisait beaucoup, jusqu’à ce qu’elle me demande, lors d’un dîner, si j’avais quelque chose derrière la tête. Nonchalamment, je réponds non, pourquoi? Et voilà-ti pas qu’elle se lève et m’expose son joli bedon rond plein de vie. Comme je l’avais toujours vu avec un manteau d’hiver ou assise, je n’avais jamais remarqué!

C’est alors que je me suis inscris sur quelques forums de discussion, dont certains de cinéma. J’y ai rencontré de très bons amis, que je salue bien bas et qui, je suis sûr, me lisent et se reconnaissent. Des sites de rencontre aussi, ce que j’appelle des « catalogues de luxe » : plusieurs bonjour, quelques rencontres, dont une qui me dit, après 20 minutes de discussion : bon, regarde, c’est pas d’un ami que j’ai besoin, alors je te souhaite bonne chance. Euh… on peut se donner un peu de temps pour se connaître svp ?? Puis, une qui fonctionne. Malheureusement, on habitait sur des planètes diamétralement opposées. Si nos planètes étaient dans l’astrologie, les médiums diraient probablement que, quand elles apparaissent en même temps dans le ciel, discorde et incompréhension tombent immanquablement sur les humains. On parlait, et on ne se comprenait pas. On utilisait pourtant la même langue, les mêmes mots, mais il y avait de l’interférence. En fait, c’est un peu dommage, puisque c’était une gentille… correcte… une fille. Trois mois plus tard, on se disait adieu. Le train de ma vie allait définitivement trop vite et allait trop loin pour certains passagers...
He sees his children jumping off
At the stations -- one by one.
Merci Jethro Tull.

Que me réserve l'avenir? Restés branché!

samedi 7 juillet 2007

Jorane, la terre et le 07-07-2007

Jorane. Synonyme d'artiste génialissime, de déesse, de muse. J'adore Jorane, pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle crée.

Jorane s'est associée au Live Earth et à la cause environnementale. Aujourd'hui, soit le 07-07-2007, les profits des chansons inédites (du projet Canvas ou Canvass?) qui sont en vente sur le site http://www.boutiquetacca.com/ vont aller à la cause.

J'ai acheté l'album ce matin.

Abandonnant le violoncelle pour plonger dans un mode beaucoup plus électro plannant, elle réussit encore à nous faire voyager et à nous faire prendre plaisir à la musique qu'elle élabore. Laluz est unanimement (comment être plus unanime quand on est seul? attendez je demande à mes trois autres personnalités) ma préférée, avec une préférence exceptionnelle à Loopita. Toutes les chansons valent le petit 5,94$ qu'on dépense.

Bonne écoute!

---

Un merci particulier à Mymy pour m'avoir rappelé que c'était aujourd'hui :P

vendredi 6 juillet 2007

Si j'avais les ailes d'un ange...

Ça me coûterait moins cher!!

Vous savez ce que vous allez faire pour vos vacances?

Moi c'est décidé. Ma première semaine je la consacre au gym, au repos et à FanTasia.

La deuxième, à mon voyage Montréal-Québec à vélo. Oui. Vélo. Comme dans bécyk, bécane, bicyclette.

Mais le problème c'est que je n'avais absolument aucune pièce d'équipement.

Toujours avec mon fidèle ami Michel, je lui demande de venir avec moi chez ABC Cycle, sur du Parc. Je lui deal ça contre mes bras pour un voyage chez IKEA qu'il doit faire.

On arrive à la boutique et je sors ma liste à la jolie et gentille vendeuse sportive :
- sacoches
- chandails
- bas en polypropylène
- pompe
- kit de réparation
- lumières avant et arrière
- casque
- gants
- huile
- bouteille d'eau et rack
- cuissards
- coupe-vent
- imperméable

Ça n'en finissait plus!!

Ça m'a coûté un bras et une jambe. Mais comme il me reste encore d'autres membres à mon corps mutilé, je dois y retourner pour des cale-pieds, l'installation d'un tachymètre-odomètre et faire ajuster le vélo à mon corps d'athlète... arrghhh... ca va me coûter en tout le prix d'un billet aller-retour en Europe! Mais bon, ce n'est pas perdu...

Je vais poster ici quelques vidéos que je ferai en route vers Québec. Ça sera génial, non?

En vrac

Ca fait un petit bout de temps que je n'ai pas écrit quelques mots ici. On me l'a même fait remarqué :P

Alors voici, chers lecteurs, chères lectrices en manque, quelques trucs en vrac :



Manu Chao
(ou le retour en douce de la Mano Negra)

Le 1er juillet dernier, devinez où j'étais? Ceux et celles qui ont répondu "à un rassemblement fédéral brandissant l'unifolié (drapeau canadien) avec orgueil et fierté" peuvent le rouler sur le poteau et se le mettre là où je pense.

Non.

J'étais au spectacle de Manu Chao, sur l'Île Ste-Hélène. En fait, c'est mon ami Michel, qui, un soir fin juin, me dit : ça te tente-tu?
- De?
- Ben Manu Chao...
- T'es malade, au prix que c'est? j'ai pas beaucoup d'argent...
- M'a te le payer...
- Non non non on commencera pas ça!
- Ben là avec le nombre de pièce que tu me fais voir gratuitement...
etc etc.

Finalement, il achète les deux billets sur le site d'Admission, sous mon compte. Mais je lui dis : invite ta soeur, si elle refuse j'irai.

Je reçois un appel, le vendredi, pour me confirmer que je suis "l'heureux élu". Je me dis : bon finalement, ca me fera un petit dimanche intéressant. On arrive sur place pour 15h. On demande les billets au nom de Michel. Pas de billets. J'y pense : et au nom de David? Ah voilà. C'est ce que ça fait quand on utilise pas sa propre session dans un site d'achat en ligne! Mais rassurez-vous les billets sont à mon nom, mais c'est pas ma carte plastifié or qui les payé (la mienne n'est même pas assez bonne pour être or anyway... la seule médaille d'or qu'elle pourrait remporter c'est dans la catégorie "record du plus haut taux d'intérêt").

On s'installe tranquillement, on déconne, on se prend en photo, on mange, on dort (paraît que j'ai même ronflé, mais bon, ce ne sont que des ragots, je ronfle pas, je respire fort). Après un groupe poche (St. Alvia Cartel) et moyen (Planet Smashers), Chao décide d'envahir les planches pour 1h30-1h45 de spectacle. De la musique reggae/electro/latine originale on passe au rock déchainé, un style à la Mano Negra. Le band est excellent, Chao est emballé par la foule, il fait ses petites interventions socialement et politiquement engagées (dont une contre Bush, totalement déplacée... on est au Canada, nom de Zeus (merci Alex/Doc Brown pour cette expression) pas aux USA! on s'en fout de Bush!) mais bon, on lui pardonne. Parce que c'est Manu Chao, parce qu'il commence le groove de Me Gustas Tu, parce qu'on a envie de danser et de sauter. D'un côté, les nouvelles interprétations sont intéressantes, mais les bridges rock sont similaires et très répétitifs.

Côté température, soit que Mère Nature était menstruée, soit qu'elle était excitée. Parce qu'on a eu droit à tout : plein soleil, nuages, pluie (4 bonnes averses), chaleur (22 degrés) puis, en quelque secondes, du froid (en bas de 15, avec en prime l'humidité de la pluie et du fleuve)... c'était le rodéo des chandails qu'on enlève et qu'on remet, et c'était la journée bénie pour les hommes un tantinet voyeur (c'est qu'on s'en est mis plein la vue, avec les G-String qui dépassent des jeans et les chandails blancs trempés... - j'entends les protestations : ce n'est pas macho, c'est seulement un gros merci que je fais à la vie et à la féminité!)

Pour de beaucoup plus belles photos, visitez le www.sugarplum-art.com/aether/ de mon amie Mymy qui a réussi, à Québec, à s'approcher davantage de la scène que moi...





Montréal au coucher du soleil...


____________________________


Déjeuner sur l'herbe

Lundi avait lieu notre premier déjeuner sur l'herbe de l'année au Lac des Castors. Étaient présents les coquins de Jean-Guy et Marsu et mes amies Cynthia et Raphaëlle, que je rencontrais pour la première fois. Au menu, mis à part quelques chansons avec ma guitare : pain, fruits, concombres, un peu de viande, endives (parait que ça goûte le sexe...), moules fumées, pâté de foie et fromages.

Ma découverte du siècle : du Morbier des montagnes, artisanal. Fromage de chèvre avec une ligne de cendres au milieu : trop bon!!

Merci les filles pour ce super sympathique lundi! On se reprend bientôt!

(et non Raph, y'a pas de castors au Lac des Castors... non ça c'est un poisson... non ça c'est un chien... ça c'est un écureuil.. ca c'est mes souliers!)


______________________


The International Electronic Malfunction Week

Je dois absolument parler de la semaine du 18 juin au boulot. Je n'avais jamais vu ça : ça a commencé lundi avec un disque dur qui saute. Pas n'importe lequel, celui de l'adjointe à la direction. Puis, le BlackBerry de ma boss qui fait des siennes. Elle ne reçoit plus d'email. Ce n'était pas le Black le problème - c'est ce que j'ai découvert après 3 heures de gossage - mais bien notre serveur Exchange qui bloquait tout entrée d'emails. Parle avec 4 techniciens, finis par trouver un des bobos. On le règle. Le 2e Blackberry me cause des maux de tête - de plus que la proprio, ma grand' boss, est à Londres. Le serveur Spam ne laisse plus aucun email sortir de la bâtisse, une des imprimantes n'indique plus rien au compteur... bref, comme support TI, je n'avais jamais vu autant de problèmes en une semaine.

The International Electronic Malfunction Week que je l'ai appelé. Ma boss a trouvé ça ben drôle. Une chance.

________________________________

FanTasia Festival édition 2007

Je suis un fan de ce festival de films d'horreur, gore, science-fiction et fantasy, et ce depuis que je suis à Montréal. Je me rappelle, dans le temps c'était au cinéma Impérial, y'avait toujours foule, et on présentait énormément de films d'animation, de Goldorak, Ulysse 31, Albator et cie. Depuis quelques années, bref je dirais depuis le déménagement forcé à l'Université Concordia, le Festival veut (et a obtenu cette année) ses lettres de noblesse : exit presque tous les animes (ca c'est vraiment dommage, ca nous manque), on ajoute une tonne de court métrages d'ici et d'ailleurs et on ouvre les portes aux films coréens, russes, thaïlandais, européens et (nord et sud) américains. Que de plaisir de découvrir le savoir-faire de ces pays ! Je me rappelle d'un brillant film d'exorcisme espagnol, d'un film d'horreur russe, d'un film manga rose bonbon japonais, d'un autre hyper violent mais d'un humour décapant (coréen)...

Cette année en est une bonne. Même si seulement quelques films se démarquent réellement du lot, plusieurs font saliver les amateurs. Moi-même je me suis laissé prendre au piège : 16 films en tout. 16 films en 19 jours. Yes sir, je sais ce que je vais faire de mes soirées. J'ai attendu 4 heures à la billetterie, 4! quatre! quatro, four!!!

Ça commence ce soir, avec The Restless. Je vous promets d'écrire un petit quelque chose sur chaque film que j'aurai vu. Vous raconter l'ambiance (parce que l'ambiance, c'est le charme de FanTasia) et mon appréciation de la pelicula.

Ouf!

http://www.fantasiafest.com/

À venir aussi, la suite de Un petit pas pour l'homme...