vendredi 8 juin 2007

Montréal

MONTRÉAL C'EST TOI MA VILLE, PART I (avouez que ca fesse dans l'dash)


Montréal est une drôle de ville. On en parle probablement sur des centaines de blogs. Métropole nombriliste pour certains, ville culturelle et plaque tournante pour d'autres, Montréal reste pour les Québécois une place aussi mythique que détestée, aussi attrayante que mystérieuse. J'ai toujours eu une histoire particulière avec Montréal. Durant les premières années de ma vie, mes parents croyaient que j'étais fêlé. Oui oui, je tombais toujours, je fonçais dans les murs... Jusqu'au jour où mon père s'est aperçu, en voyant un de mes dessins bizarres et en me demandant ce que je voyais, que j'avais un problème de vue intense. Après quelques pseudo-experts qui disaient que j'avais rien (sales incompétents! ah... ca fait du bien, après 25 ans), on est allé rencontrer un homme qui a changé ma vue... euh vie. Ce qui nous retourne à Montréal.

À cinq ans, je prenais le métro pour la première fois. Je me sentais grand, j'étais impressionné, et je suis sorti à la première station, pensant être arrivé. Les portes se sont donc refermées sur le nez de mes parents en panique. Ils m'ont fait des simagrées par la fenêtre, m'ont demandé de rester calme (mais j'étais calme!) et de rester là... et ils sont revenus par l'autre côté. Question de suivi médical, je revenais tous les ans à Montréal. C'était un de mes plaisirs inavoués. Je trouvais ça grand, beau, mais qu'est-ce que ça puait, terrible. On passait par les raffineries, à l'entrée de la ville. Ca sentait pas comme chez nous, en campagne. Ca sentait la ville, la pollution, l'urbanisme expantionniste à plein museau.

Puis j'ai déménagé à Montréal en 1997, après avoir quitté Chicoutimi, après un mal du pays et une peine d'amour. Durant la première année, je sentais un poids sur mes épaules. La ville me semblait lourde à vivre, à porter, à habiter, à assumer. Puis je l'ai visité, longuement, j'ai longé ses artères les plus achalandées, plongé dans ses ruelles les plus sombres, admiré ses avenues inconnues, je me suis perdu en elle comme on se perd dans un livre saississant. À chaque fois que je pars en voyage et que je reviens, je suis heureux - ma ville me colle à la peau. Montréal est belle, Montréal sourit, Montréal pleure, Montréal vit.

Je vais donc parler de cette ville que j'aime de plus en plus, à ma manière. Vous la présenter par mes yeux d'homme, de gamin, de petit comique, d'amoureux.

Montréal est reconnue pour de multiples raisons dans le monde. Tout dernièrement, c'est grâce à la musique que la métropole brille sur la scène internationale. On n'a qu'à penser à Arcade Fire, The Stars, Mobile, Lhasa, Patrick Watson, Georges Hamel... ca pullule ces temps-ci. Mais Montréal, c'est aussi de l'architecture, du design (voir le fabuleux blog toctoctocentrez, de mon extraordinaire amie Eve) une histoire particulière, une vie différente d'ailleurs...








Aujourd'hui, je vous parle des cordes à linge. Pourquoi? Parce que c'est drôle. Parce que c'est plutôt typique. La notion de corde à linge revient souvent dans les pièces de théâtre de Tremblay, par exemple. La corde à linge, rapidement, est une corde aller-retour sur laquelle on accroche ses vêtements pour les faire sécher. Je m'en sers aussi pour enlever les poils de mes chats de sur mes vêtements, par temps de grand vent, mais c'est une autre histoire. C'est aussi l'outil par excellence pour communiquer avec ses voisins. Je soupçonne même certaines personnes d'accrocher des morceaux secs et propres juste pour "piquer une jasette" (discuter) ou "écornifler" (fouiner) avec/chez les gens de l'entourage.


Les ruelles de Montréal se colorent souvent l'été grâce aux cordes à linge. Rouge, bleu, vert, jaune, slip, chemise, pantalons.... y'en a pour tous les goûts, du plus mauvais au plus audacieux.



À ne pas manquer dans Montréal c'est toi ma ville part II : quand les créatures urbaines régurgitent leurs détritus pour en faire profiter aux autres... ou "les ventes de garage"

6 commentaires:

  1. Superbes les photos baby! Je vais m'ennuyer d'avoir une corde à linge. On peut par tout avoir! :)

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  2. *pas. PAS! Note mentale : ne jamais répondre à un blog quand on est en train de digérer un repas gastronomique 7 services : ça brouille les touches.

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  3. Vivement l'an prochain pour déménager dans un appart avec corde à linge (mais pas à Montréal) !

    (m'enfin, la corde à linge ne fait pas partie des critères essentiels...)

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  4. J'ai HÂTE d'avoir une corde à linge!! Dans le quartier de Sherbrooke où je vis, il n'y a que des immeubles à 16 logement, tous carrés et laids, et des poteaux d'Hydroélectricité partout, mais pas une corde à linge pour satisfaire mes envies de lessive extérieure. Je m'en suis bobiné une sur mon balcon, sur laquelle je peux pendre environ cinq morceaux ou quinze bobettes... Mon merveilleux duplex à Longueuil a une corde, c'est une des choses que j'ai le plus hâte d'utiliser ;)

    Bon, Longueuil ce n'est pas Montréal, je sais, je sais. Mais quand même, c'est dans le coin, pour la petite Sherbrookoise originaire de Laval que je suis.

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  5. j'aime quand les gens parlent de leur vision de montréal. si c'est pas indiscret, tu habitais en région avant ? moi, j'ai besoin des deux, la ville et la campagne. malgré tout cela, à cause des études, la ville est le premier choix. putain, je raconte encore des trucs pas intéressants sur ma vie, je m'arrête, beau blog.

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  6. jlbc...

    oui je suis de la campagne... et faut pas arrêter de raconter!! On est là pour ca, se raconter des trucs...

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