dimanche 30 décembre 2007

Le gouffre de Helm, forteresse du houblon

Pardonnez ce jeu de mot en titre ce matin, avec Le Seigneur des anneaux. D'un côté, c'est que j'adore les récits de Tolkien, et les films de Jackson. Secondo, Helm (pour Houblon, Eau, Levure, Malt) est le bar où M., son chum F. et moi, sommes allés doucement et discrètement festoyer nos anniversaires (à M. et à moi). En fait, il n'est rien arrivé de particulier lors de cette soirée, sauf d'intéressantes conversations et une poutine chez Claudette à 2h du matin, mais ce fut tout simplement, fort agréable.

Après avoir passé quelques jours enfermé dans mon appart, à essayer de dormir et récupérer les centaines d'heures de sommeil évaporées dans la nature, M. et F. étaient les 2e et 3e personnes que je voyais depuis le début de mes vacances d'hiver. J'adore M., elle est d'une intelligence aigüe, drôle, rafraîchissante. Elle a un sourire parfois qui aurait fait fureur à Woodstock, et des yeux magnifiques. J'aime sa compagnie, qui est toujours agréable. On ne se sent jamais quelqu'un d'autre, le naturel est toujours le bienvenu. J'ai la chance de travailler avec elle depuis un certain temps, et je suis toujours émerveillé par la qualité de ce qu'elle me remet, comme texte. Je rencontrais aussi pour la 2e fois, si je ne m'abuse, son copain, F. Génial le copain, gentil, avenant, drôle, ancien hockeyeur maintenant dans le monde du théâtre, traits réguliers, fermes mais doux. Il portait bandeau et moustache hier, "pour rire". Il aurait fait ombrage à Orlando Bloom du Pirates des Caraïbes, s'il avait été de la partie...

Le lieu que j'avais choisi, le Helm, a été parfait. Petit bar de la rue Bernard, coin du Parc à Montréal, c'est un lieu très chouette pour les rencontres et les discussions. Ancien Futenbulle, les proprios ont effectué des rénovations : nouveau bar central en U, petite piste de danse à l'arrière (qui était occupée hier par des tables), salle de brassage de bière artisanale au fond. Les tables sont jolies, la déco est moderne mais sans aucune exagération, avec même une touche vieillotte. Des ardoises et un mur de briques donnent à la place quelque chose de chaleureux. Au lieu d'un lavabo dans la salle de bain, c'est une plaque de pierre sur laquelle coule l'eau. Fallait y penser. Ça m'a rappelé une étable que j'avais visité...

Le menu est super intéressant (vous auriez du voir les mini burgers de F., des bouchées avec pain à la pâte à chou, oignons caramélisés, et le saumon tartare "qui goûtait un peu trop l'aneth", mais qui semblait délicieux) et la bière, brassée sur place, est tout aussi bonne.

Visitez leur site, et faites-moi penser de parler du Vices et versa, bistro du terroir, situé sur St-Laurent, la prochaine fois...

mercredi 26 décembre 2007

Rien de sérieux...

Voilà que 2007 s'en va sur la pointe des pieds. Est-ce seulement moi ou je n'ai jamais vu passer cette année?

Est-ce que plus on vieillit, plus ca passe vite comme ca? Je vais être rendu à ma retraite et je ne l'aurai jamais su...

Mais en attendant, entre Noël que je n'ai pas fêté, seul et tranquille dans mon appartement depuis 5 jours, et un jour de l'An qui s'annonce bientôt, je tombe par inadvertance sur un clip maison de deux filles sur la musique de Daft Punk. J'adore.

mardi 11 décembre 2007

La réunion d'un groupe mythique

Hier, le 10 décembre 2007, se réunissait au Stade 02 de Londres l'un des plus grands groupes rock du XXe siècle : LED ZEPPELIN. Oui, Robert Plant commence à avoir un peu de difficulté à monter dans les aigus, oui pépère Page (comme je le surnommais au cégep avec mon coloc Louis - oh que je me rappelle de sa face quand j'avais mis la main, avant lui, sur l'album No Quarter...) a maintenant les cheveux aussi argenté que la voie lactée... reste que ce show est un événement unique dans son genre. Partout on a dit que ce fut réussi, un show à la hauteur de ce que le band nous avait déjà offert...

"La soirée avait pour but d'honorer la mémoire du fondateur des disques Atlantic, Ahmet Ertegun, et de récolter des fonds pour la fondation qui porte le nom de cet homme. Le but de l'organisme est de verser des bourses d'études à des jeunes américains, britanniques et turcs.

Le spectacle réunissait les membres originaux Jimmy Page, John Paul Jones et Robert Plant. Jason Bonham, fils du défunt drummer John décédé en 1980, remplaçait son illustre paternel à la batterie." (Source : showbizz.net)

Ce matin, j'ai versé deux larmes. La première de bonheur, quand j'ai pu voir 4 extraits complets de chansons de Led Zep filmés hier, et mis sur You Tube. Ma deuxième larme fut pour ne pas avoir eu la chance d'être sur place. Quelle ambiance!

Je vous offre Kashmir, probablement l'une de mes chansons préférées à vie.

Enjoy.

jeudi 6 décembre 2007

Retour sur la désillusion

Grâce à une rencontre hier, avec une amie à propos d'un projet de développement de soi, je me suis requestionné sur mes désillusions relationnelles. Mes réflexions m'ont fait comprendre quelques trucs, m'ont amené sur des traces que je me devais d'explorer. L'un de ces sentiers m'a indiqué que mon désarroi va beaucoup plus loin que la simple mais implaquable perte de la foi en l'amitié. En fait, c'est beaucoup plus complexe que ça.

Tout d'abord, je dois dire que je tiens encore mordicus à quelques trucs que j'ai exposé. Je pense toujours que l'amitié, la véritable, se situe entre 7 et 23 ans. Qu'ensuite, ben... ca dépend des gens. Certains, obnubilés par le marché du travail, optent pour des relations professionnelles intimes. Comme je l'expliquais, ces gens entretiennent des relations qui leur procurent quelque chose en retour. Plaisir, récompenses, culture, avancement, possibilités. D'autres arrivent, par des valeurs plus profondes, à joindre synonymement "famille" et "amis". Mais moi, je me situe où exactement? Après 30 ans, que recherche-t-on, que cherche-je dans une relation amicale?

Je parlais, dans mon autre billet, de mon sentiment de "donner sans recevoir". Qui suis-je finalement pour calculer ce que je donne versus ce que je reçois? Comment quantifier une relation? Comment attendre quelque chose en retour quand l'amitié est sensé être une relation altruiste?

Je me suis déjà décrit, un jour, comme un traversier, qui aide les gens que je rencontre à quitter le point A pour le point B. Puis, du bateau, je les salue, eux qui continuent vers un soleil levant radieux. Ça fait partie d'un syndrôme familial que j'ai nommé le Syndrôme du superhéros. J'en exposerai les principes dans un autre billet, si vous me le permettez.

Puis, j'ai pensé au concept "ami". Je crois que les "amis" se présentent dans notre quotidien comme un escalier. Certaines personnes sont sur des marches "connaissances", d'autres sur "je fais telles ou telles choses avec elles" et certaines sont sur "je peux lui parler sans me censurer". Reste à savoir comment appeler cet escalier. Et savoir qui laisser monter tout en haut, et à qui on ouvre certaines portes de l'étage.

Parlant de quotidien, il y a aussi les amis "parce qu'ils habitent proches" ou "locaux" et des amitiés qui fonctionnent malgré la distance. Je pense à une personne en particulier. On ne s'est jamais perdu de vue, mais on joue au yoyo sur la distance qui nous sépare depuis qu'on se connaît. Pourtant, je sais pertinemment que je prendrais une balle au coeur pour cet homme. C'est un sentiment rare, que je chéris. Et j'espère qu'il ferait pareil. Je ne sais pas, j'espère : je ne veux surtout pas prendre pour acquis que quelqu'un pourrait agir comme ça autour de moi. Et je ne voudrais jamais lui demander de le faire. Mais combien de personnes, dans notre vie, allons-nous rencontrer comme lui? Peut-être 2, 3?

Il y a des gens dans mon entourage que j'aime profondément, intensément, au-delà de ce qu'ils et elles pourront jamais imaginer. Je suis encore dans leur vie parce qu'ils ont fait de la mienne un moindre mal à supporter. Il y a des gens dans ma vie qui, s'ils ou elles quittaient, me verraient m'effondrer. Certaines sont parties, et j'en ressens encore beaucoup de chagrin et d'incompréhension. Celles qui restent, je tente du mieux que je peux de les gâter, les chérir, les faire rire et les rendre heureux et heureuses. Mais parfois, ma générosité me joue de sales tours. Mon énergie se vide, mes batteries sont à terre, et le miroir des vertes prairies se teinte en un décor fané, noirci, détruit.

Je me suis rappelé une petite chose dernièrement : il y a quelques années, j'étais seul une nuit, puis je me suis mis à trembler de fièvre. Un tremblement de corps de force 6 sur l'échelle de Richter. Je paniquais, carrément. Les dents serrés, j'ai attendu que ça passe.

Et s'il m'arrivait quelque chose? Qui pourrais-je appeler? J'ai fait l'exercice hier, et la réponse a été stupéfiante.

Personne.

Je ne pourrais appeler personne à 3 heures du matin. Je dérangerais certains, d'autres me seraient d'aucune utilité (aucun transport, trop loin...). Je serais sérieusement dans de beaux draps. Pourtant, ce n'est pas les personnes qui manquent... Est-ce que je me censure moi-même? Ou est-ce vraiment un problème extérieur à moi?

J'ai encore beaucoup de chemin à parcourir sur ces remises en question. Est-ce que ce blog m'aide ou me nuit? Je n'en ai aucune idée, mais il m'aide à réaliser concrètement ce que je pense, même si parfois j'y vais un peu fort. Il faut quelquefois brasser la cage un peu plus fort...

Amis, amies, connaissances, copains, copines, soyez heureux, profitez pleinement des gens autour de vous, profitez intensément de leur présence et laissez-les profiter de la vôtre. Car la solitude, malgré sa nécessité parfois, et une amie bien froide. Je la connais bien, et elle m'appelle même par mon prénom quand on se voit...

Des restes de toutous

J'ai déjà vu des jeux de mauvais goût, voire morbides.

Mais ici, ca dépasse les bornes.

Une compagnie en Angleterre, Road Kill Toys, s'amuse à créer et vendre différentes peluches représentant des animaux écrasés sur le bord de la route.

"We realise that roadkilltoys.com and our grown-up toy range might not be to everyone’s taste" disent-ils. You bet.

Je pourrais à la limite en rire, mais acheter et/ou offrir un raton laveur avec les vicères sortis, j'ai déjà vu plus romantique.

mardi 4 décembre 2007

La perte d'une autre innocence

AMITIÉ : sentiment réciproque d'affection ou de sympathie qui ne se fonde ni sur les liens du sang ni sur l'attrait sexuel ; relations qui en résultent - affection, camaraderie, sympathie. (Petit Robert)

Je ne crois plus en l'amitié. C'est un constat tellement fataliste que j'ai en ce mardi matin... Je ne crois tout simplement plus en l'amitié. À quoi bon?

L'amitié est un concept qui fonctionne généralement entre 7 et 23 ans. On se lie d'amitié, on ressent un sentiment fort, ennivrant. J'ai des amis, donc je suis.

Après, c'est une bullshit que nous essayons de nous faire croire. Ces amitiés disparaissent, se liquéfient. Ah bien sûr, il y a des gens que nous connaissons, plus ou moins intimement, des gens pour qui on pense être capable d'être présent en toute circonstance, les apprécier pour ce qu'ils sont. Mais est-ce vraiment le cas? L'est-ce vraiment? Nous entretenons des liaisons, des pseudo camaraderies, pour des raisons purement égoïstes. Posez-vous la question : pourquoi suis-je ami(e) avec telle personne? ou encore avec telle autre? Pourquoi je continue à consacrer du temps à telle autre personne? Et pour quelles raisons spécifiques?

Combien de fois, depuis quelques années, on m'a répondu : "-la prochaine fois? -on se reprend! -ça m'aurait fait plaisir, mais..." C'est moi qui offre, généralement on refuse. Si on accepte, c'est parce que "ça" nous convient. C'est moi qui est là, personne ne répond. Je tends l'oreille, on parle, Je parle, on n'écoute plus. Est-ce que ce genre de relation, qui se doit être une d'altruisme, de sympathie, n'est pas un sens unique après tout? La déception est une rôdeuse qui aime bien se montrer le bout du museau au pire moment.

Je ne crois plus en l'amitié. À quoi sert-elle réellement?

Ce n'est qu'une illusion de plus, dans un univers déjà trop chimérique.

mercredi 7 novembre 2007

Quand le public devient une nuisance

Je suis un humble critique théâtre depuis maintenant presque neuf ans. Neuf ans à poser mes fesses sur des bancs de théâtre plus ou moins confortables, à me gratter la tête d'incompréhension ou à me tenir la mâchoire pour ne pas qu'elle décroche, d'hébétude et d'émerveillement. Neuf ans, plus de 400 pièces et critiques sous la cravate. Ça en fait du Molière, du décor, du jeu inégal, de la mise en scène extraordinaire, de l'interminable ou du encore, encore!

Hier, la goutte n'a pas que débordé du vase, elle a noyé le poisson et le chat qui voulait le manger. Bref, hier a été l'une des pires séances théâtrales de ma vie. Bon peut-être pas la pire, mais elle a enfoncé le clou, qui était déjà bien planté, dans la charpente de mon indignation.

Je dois tout d'abord dire que ce billet n'accuse aucunement le personnel du théâtre, ni l'administration, encore moins les comédiens sur scène - bien au contraire, je salue particulièrement leur concentration et leur professionnalisme.

Cette montée de lait s'adresse au public du théâtre Jean Duceppe. C'est malheureux que je doive nommer l'endroit, mais depuis que je couvre le théâtre, je n'ai pratiquement vécu ce genre de situation qu'à cet endroit. Et vu l'ampleur de la salle, faire appliquer une certaine discipline est un véritable défi.

Bon. Je comprends parfaitement que certains d'entre vous, gens du public, ne sortez pas souvent dans un théâtre, que c'est une sortie spéciale. Je comprends que ça peut être excitant, emballant, drôle. Mais si vous ne savez pas vivre, ou vous tenir en public, restez à la maison.

Certaines personnes se croient devant leur télé, dans leur salon. On commente fort les comédiens "ah y'é ben plus cute en personne", on rit des costumes, on s'amuse d'un rien. Mais surtout, on parle fort, comme à la maison. Puis-je vous rappeler que les comédiens sont en chair et en os à l'avant et qu'ils vous entendent papoter et jouer avec vos programmes??

Parlons d'entendre... les cellulaires. Dans une salle de théâtre, ce n'est pas une nuisance, c'est carrément une plaie d'Égypte. Hier, et je ne mens pas, le bidule électronique de mon voisin a fait bip-bip-bip, pas une fois, pas deux, mais À LA MINUTE durant TOUTES LES 100 MINUTES que durait la pièce. On a eu beau se dire que ça allait se terminer, qu'il allait le fermer. Mais non, un vrai cardiogramme qui testait notre patience cardio-nerveuse. Certaines personnes ont eu beau demander fort peu subtilement ce que c'était, ou encore de clairement fermer le téléphone, l'homme en question, d'un certain âge mais d'une effronterie certaine, n'a jamais daigné tenter de faire taire la chose. Assieds-toi dessus, enlève la pile, sors, mais fais quelque chose!! Un des comédiens, après la représentation, nous a même avoué avoir pensé que quelqu'un s'amusait avec un jeu vidéo!

C'était terriblement perturbant. Je sais que j'aurais dû réagir, prendre l'appareil et le "pitcher" en arrière de la salle, mais j'étais au travail, j'avais besoin de concentration pour analyser la pièce. J'ai donc joué la carte de la patience. Mais qu'en était-il des gens qui avaient payé leur billet un prix d'or, pour être harcelés constamment par un bruit à rendre dingue un thérapeute spécialisé en gestion de la colère ? Je le répète, si vous êtes incapables de vous tenir en public, restez chez vous. Vous allez économiser sur le billet, et nous allons avoir une expérience théâtrale beaucoup plus intéressante et enrichissante.

J'espère de tout coeur que ce genre de situation s'estompera dans les salles québécoises, autant au théâtre, qu’au cinéma, ou lors de tout spectacle musical. Ça dérange, ça perturbe, ça frustre.

Mais je sais que je suis optimiste, voire utopique... et votre opinion ?

Sauvez de l'énergie - on arrête pas le progrès!

Google devient Energy Star!

Si Google avait un écran noir, en tenant compte du grand nombre de pages vues, selon certains calculs, 750 mega watts/heure par année seraient sauvés.

En réponse à cela, Heap Media a créé une version "noire" du module de recherche Google, appelée Blackle, avec exactement les mêmes fonctions que la version blanche, mais évidemment avec beaucoup moins de dépense énergétique, moins de pubs et moins de gogosses de recherche.

Blackle permet d'économiser de l'énergie grâce au noir, couleur prédominante de l'écran. « L'affichage d'une image dépend principalement de la configuration des couleurs de l'utilisateur et des propriétés graphiques du bureau, tout comme la couleur et la taille d'ouverture des fenêtres des applications ; un écran consomme plus d'énergie pour afficher un écran blanc (ou clair) qu'un écran noir (ou sombre) » Roberson, 2002


Faites votre part...

http://www.blackle.com

jeudi 1 novembre 2007

Halloween

Je ne suis pas un homme qui aime se déguiser.

Alors si mes souvenirs sont encore bons, je n'aimais pas vraiment l'Halloween.

J'ai pourtant eu du plaisir avec certains déguisement, comme ce rockeur (perruque à cheveux longs, manteau de cuir, t-shirt de band et bottillons en cuirette gris - personne ne m'a reconnu) en secondaire 4, ou ce monstre masqué aux vêtements déchirés, en laisse, tenu par une Pierrot la lune sexy...

Hier j'avais pièce de théâtre. Excellente excuse pour ne pas être à la maison, à donner des bonbons aux enfants qui ne viendront de toute façon jamais. Mon quartier est plutôt tranquille - lire vieillissant...

Mais hier, c'est bien la seule fois de l'année où on peut voir une fille en costume hyper sexy accompagnée d'un homme défiguré, un soldat avec fusil en plastique, deux enfants dans des costumes venant tout droit de chez Barney, un autre dans une boite faisant office de camion de pompier, d'une vieille en pyjama, une bande de filles toutes plus mignonnes les unes que les autres au faciès de chattes et une fille au visage coloré (directement dans la salle de spectacle)...

...tout ça sans se poser la moindre question.

Fête de fous. Et que tout le monde s'amuse. Moi, je préfère vous regarder.

jeudi 25 octobre 2007

Savoureux pourriels...

Yati (nouveau mot) quelque chose de plus agaçant, quand on est sur un ordinateur 12 heures par jour comme moi (ne vous inquiétez pas j'ai une vie à l'extérieur du monde cybernétique) qu'un &?%?& de pourriel qui biiiip dans notre boîte de réception?

Voici quelques savoureuses phrases de mes derniers pourriels de cet avant-midi :

- How are things? lefebvre
if she doesn't like you, she'll fall in love with your cock!

- hey darling
get a hold of your life, make your dick bigger today

- "now then, vote again. everybody remember it'shim, saying, in a tone that made the colour" there isn't anyone i'd like to see. boys makeas she spoke to herself david stood beside and dolly were at supper, and having served the the air was full of an exhilarating freshness
--- euh, hein??

- hello friends
its not about how you use it, its about how big your dick

- hey you
dont waste another minute, make your penis massive

- wats up
never be caught with a little cock again, take virility pills

et un spécial du blog de Sugarplum qui m'a fait mourir de rire

- Be a real man with a real penis !

Je ne suis pas psychologue, mais je sens une obsession de la grosseur du pendicule ici...

mardi 23 octobre 2007

Scandale! (sic)

Oyé chers ami(e)s, ça fait un certain moment que je n'ai écrit quelques mots. Non, je ne suis pas pris avec des Kurdes dans les montagnes du Kadjikistan, amnésique après un enlèvement par les extra-terrestres... Je suis plutôt, depuis quelques temps, dans les plis de mon divan à essayer de terminer les saisons d'X-Files qu'un ami m'a prêté, entre des scéances intenses de travail. Alors disons que toutes mes activités me demandent présentement beaucoup. De plus, je n'avais pas grand chose à dire... et comme mes parents me disaient : si t'as rien à dire, ferme la.

Pourtant... j'aurais pu vous parler du spectacle de Bélanger que j'ai vu au Métropolis (excellent, comme toujours, mais avec une vague de folie en moins... une mise en scène déficiente, un décor de dessus de building mal exploité, une complicité difficile avec ses musiciens (parfois un peu forcée)...) mais en tout et pour tout, une merveilleuse soirée (comment ne pas en profiter quand c'est Bélanger qui est sur scène??). Je pourrais vous parler du début de la saison théâtrale (mais ça vous avez le merrrrrrrveilleux site www.montheatre.qc.ca pour ca), du show de Rachid Badouri (dont j'avais des réserves avant d'entrer en salle, qui sont disparues le temps d'un seul rire durant le spectacle, rire qui s'est répété tout au long de la soirée), du lancement du nouvel album du Vent du nord... et de celui de ma déesse Jorane (j'y reviendrai).

Non, aujourd'hui, petit 23 octobre 2007 pluvieux, je vous parle d'un sujet qui peut paraître insignifiant au départ mais qui m'a percuté.

JK Rowling, l'auteure à succès de la série des Harry Potter, a lancé une bombe durant une lecture devant public à Carnegie Hall, à New York. Le grand sorcier Dumbledore, le directeur de l'école des sorciers, le maître d'Harry, la seule peur de Voldemort, est homosexuel.

En soi, c'est plus ou moins surprenant. Aucun vrai amour, aucun indice durant la lecture, tout était permis... mais il semble qu'il aie connu l'amour chez un autre grand sorcier qu'il a dû tuer lors d'une bagarre épique. La déception de sa vie, l'Amour est aveugle...

Jusqu'ici, moi ça me va. La décision de déclarer cette nouvelle qui pourrait en surprendre plusieurs fait plaisir à bien des gens. Là où je commence sérieusement à freaker, c'est devant les réactions de certains groupes.

Il y a quelques temps, des groupes religieux catholiques se battaient contre ces romans, les traitant d'hérésies, de maléfiques, car ils parlaient de sorcellerie. Foutaise, la grogne s'est modérée. Et paf, voilà une nouvelle arme pour ses gens. Voici la dernière déclaration : ils proclament que Rowling tente de faire d'un personnage gai quelqu'un de normal et aimable aux yeux des jeunes lecteurs.*

Normal.

Aimable.

Gay.

Ça va pas ensemble.

WTF!!??

C'est quoi leur problème? Comment peut-on être aussi intolérant? Insignifiant? Imbécile?

J'en reviens pas. Sérieux.

On relit :

"faire d'un personnage gai quelqu'un de normal et aimable aux yeux des jeunes."

Pensez-y.

____________________________________
* tiré du site www.showbizz.net

mardi 2 octobre 2007

Les noms de bars à Montréal

J'ai reçu un email ce matin d'un ami, Alexandre Hébert, directeur musical de CFAI Moncton. Ce cher Alex a un humour hors du commun, chaque semaine il nous égaie de ces commentaires et farces. Voici un extrait que j'ai trouvé particulièrement drôle ce matin...

«

Comme j'ai barbruniser un peu voici une liste de nom de bars de Montréal qui existe et que je trouve comique:

- Bar Rencontre Le Select Classique (c'est bon d'avoir un coté classique)
- Brasserie Chantal (avant c'était un salon de coiffure)
- Bar Salon Sherbrooke Est Enr (OK... on est le seul bar sur Sherbrooke est... c'est tu clair)
- Bar 3151 Inc - (un nom facile a retenir)
- Brasserie au Coin du Métro Henri Bourassa Ltée (on peux pas avoir plus clair comme adresse)
- Ye Olde Orchard Pub & Grill (venez vous faire griller une bédaine de bière, ou vous faire flamber à l'irlandaise)
- Baldwin Barmacie (m'a te prendre une frette avec 2 tylenol svp)
- Bar Chez Françoise (dans un demi sous-sol presque fini)
- Bar Chez Roger (ça c'est quand Françoise sort avec ses chums)
- Bar La Quincaillerie (la serveuse a une moustache et te dévisse ta bière avec un vise grip)
- Karina - (y'avais pas assez de place sur l'enseigne pour écrire Bar Chez)
- Le Bar 6 49 (un gratteux sur chaque bière)
- Le Drugstore (la subtilité des Hell's me fascine)
- Le Saint-Ciboire (juste avant le Calice et De Tabarnak)
- Méchant Boeuf Bar Brasserie (ici les descentes de la police sont bienvenues)
- Quai Des Brumes (avant était célèbre pour son fumoir)
- Bar Aux Trois Barils (ici juste de la Molson Ex en fut, de la Molson dry en fut et de la O'keefe tablette)
- Bar Danse Entre Nous (parce que si tu danses avec d'autre monde on te met dehors)
- Bar Du Diable A 4 Inc (Le) (on sacrifie une vierge par soir)
- Bar L'Aigle Noir (à tous les soirs... hommage à Barbara, sauf le jeudi Marie Carmen chante Barbara)
- Bar L'Excuse (pas ce soir chérie, faut que je boive ma paye)
- Brasserie La Côte De Boeuf Enr (aussi une boucherie)
- Edgar Hypertaverne (avec plus de plombier assis au bar)
- Miss Villeray Restaurant Inc (on se souviendra de sa bourde au concours Miss Montréal 1974...)
- Taverne Inspecteur Epingle (WTF?)
- Verres Stérilisés (la propreté c'est important même dans le nom)

»

lundi 24 septembre 2007

Dieu au bout du fil

On est lundi soir, 20h15. Je suis peinard à mon bureau d'ordi, discute avec des amis sur msn, tout en travaillant sur mon site web. Un lundi soir bien tranquille quoi.

Le téléphone sonne. Je réponds : une voix inconnue, chevrottante, commence à me parler des tragédies dans le monde. Puis, de la Bible. Mi-amusé mi-confus, je le laisse continuer. Il me demande, comme ça, "et si les humains suivaient les enseignements de la Bible, est-ce que le monde n'irait pas mieux?" Je lui réponds ma façon de penser : "franchement? non, le monde n'irait pas mieux". C'est alors qu'il me propose de me lire un passage d'un chapître de Timothée, et d'y réfléchir. Je lui réponds (et là je me suis trouvé drôle) : "si ca peut vous faire du bien".

Ce passage parle de l'enseignement de la Bible aux Hommes. J'écoute à moitié, écrivant à une amie ce qui se passe. Il me redemande, après coup, si les Hommes ne vivraient pas mieux s'ils suivaient l'enseignement de Dieu. Je ne démords pas. Je lui rétorque que "chaque religion a ses bons et mauvais côtés, que c'est à l'homme de ne pas s'y plonger aveuglément et d'en retirer les bénéfices pour son âme". Je termine avec quelque chose comme : "pour ma part, je ne crois pas en la Bible, et je vais assurément chercher ailleurs mes bases de ma spiritualité". Je raccroche en le remerciant d'avoir appelé (encore là je me suis trouvé très drôle).

Mais qu'est-ce que c'est que ça? Nouvelle stratégie marketing du Tout-Puissant pour annoncer la bonne nouvelle? Nouveau passe-temps dans les hospices depuis que la garde-malade prend des pauses cigarettes un peu plus longues que prévu?

La religion est une invention de l'homme pour s'expliquer l'inexplicable, pour se rassurer dans son état paradoxal, pour justifier des événements injustifiables, que l'homme subit ou crée. Attention, je ne suis pas contre la spiritualité, ni contre les gens qui croit en un Dieu, qu'il soit hindou, amérindien ou romain. Je suis contre le pouvoir de ses religions, contre le lavage de cerveau, contre la croyance outre-naturelle. Il pleut? c'est que Dieu l'a voulu ainsi. Il fait soleil, c'est la grâce de Dieu! Tu perds une jambe? Dieu te met à l'épreuve pour te voir grandir... non mais? et quoi encore??...

Peut-être que je me sentirais plus à l'aise devant la mort si j'arrivais à croire en quelque chose. Peut-être que j'apprécierais davantage l'Humain si ma foi était plus vivante. Mais je n'ai foi ni en l'Homme, ni en un Dieu créé par celui-ci. Au moins, les dieux grecs et romains étaient divertissants...

jeudi 20 septembre 2007

Retour sur la pub de St-Hubert

Je reviens brièvement sur la pub de St-Hubert avec Dan Bigras.

Quelques détails : Bigras a versé son cachet au Refuge des jeunes de la rue, une cause qu'il soutient depuis de nombreuses années (pensez au show du Refuge).

Merci Infopresse, on peut visionner la pub ici :

http://www2.infopresse.com/blogs/actualites/archive/2007/09/17/article-23554.aspx

mardi 18 septembre 2007

Scandale(s)!!

Scandale!

J'ai toujours voulu crier au scandale.

Les scandales de la semaine :

- Pendant que je magasinais chez mon ami Jean C, j'ai failli me tromper de dentifrice... non mais!! regardez ça!! c'est ti pas écoeurant comme méthode de marketing!!



- une amie à moi faisait son marché tranquillement. Puis, voulant acheter des pommes, elle s'arrête devant le stand de fruits. Ah ! Des pommes du Québec! Bonne idée, encourageons notre industrie!... mais... depuis quand le Québec produit des Granny Smith? Et puis depuis QUAND WASHINGTON FAIT PARTIE DU QUÉBEC??? SCANDALE! (et je promets que ce n'est pas un montage. Merci à F pour la photo)

dimanche 16 septembre 2007

Pubs de la semaine - plus et moins

J'aime la pub. J'aime la création sur commande, j'aime ce qu'elle peut nous faire vivre (et consommer parfois).

Je vais tenter de parler de pubs.

Je commence cette semaine avec un coup de coeur et un coup de gueule.

COUP DE GUEULE

J'imagine que plusieurs d'entre vous ont regardé la première de Tout le monde en parle, ce 16 septembre. Yoplait (yogourt) commandite le show. La pub d'entrée et de sortie de l'émission met en scène un homme dans la trentaine, dans un bar branché qui, au lieu de se commander à boire, il mange du yogourt. Alors, un double = un gros pot... ou alors il parle à une fille des probiotiques et elle succombe...

Bref, ridicule, inutile. Et pourquoi mélanger alcool et yogourt? À cause du slogan "à votre santé" ??

COUP DE COEUR

Mon coup de coeur cette semaine va à la magnifique pub de St-Hubert (oui oui!!) mettant en vedette Dan Bigras (qui donne son cachet aux jeunes de la rue). Il pleut, un homme sort d'un resto pour emporter, puis marche pour donner son repas à un jeune dans une ruelle. Puis on voit son visage.

Juste parfait. On a envie de faire pareil.

jeudi 6 septembre 2007

Septembre et sa folie, la guerre et la jeunesse retrouvée

C'est en septembre
Que l'on peut vivre pour de vrai...


Bécaud avait raison, c'est définitivement en septembre, quand la plage est désertée et que le sommeil se fait hésitant, que nous retrouvons nos souliers cirés pour la marche du travailleur impénitent...

Septembre est arrivé et il m'a aggripé solidement. Fini les vacances bonhomme, c'est le temps de rattraper tes deux mois de pognage de derrière.

Voilà en partie pourquoi j'ai pris tant de temps à écrire ici. Avant que je vous dévoile une des autres parties qui m'a retenue, laissez-moi faire une petite brève qui m'a touché et dont je voudrais parler :

_______________

Brève

Voilà quelques jours sinon semaines, le journaliste de Radio-Canada, et son caméraman, Charles Dubois, ont été victimes d'un attentat près de Kandahar. Trois morts, dont deux soldats canadiens ; Dubois a dû être amputé, et M. Roy a subi un violent choc nerveux.

J'ai un profond respect pour les soldats au front, mais surtout pour messieurs Roy et Dubois, et tous les journalistes de guerre qui surmontent des épreuves terribles pour nous présenter des images difficiles, crues, d'une réalité qui nous échappe. Ils affrontent, tous les jours un danger imminent, une pression atroce, des balles perdues ou preneuses, la haine, la pauvreté, la détresse. Le "thrill" doit être incroyable. Mais comme citoyen, jusqu'à quel point avons-nous besoin d'envoyer des journalistes au coeur des combats? Est-ce réellement une quête de vérité ou du voyeurisme à son paroxysme?

Depuis toujours, les rapporteurs, les journalistes, avaient le privìlège d'être intouchables (à moins d'être photo-reporter en plein Bérouth et de se retrouver sous les décombres d'un attentat, ce qu'on appelait un "dommage collatéral"). On ne tirait pas sur un journaliste ou un caméraman. Maintenant, depuis cette guerre sale au Moyen Orient, il n'y a plus rien de sacré. Le journaliste est protégé par l'ennemi? Il en fait partie. Kill. Aussi simple que cela. À quand les missiles contre les Casques Bleus et la Croix Rouge/Croissant rouge? C'est amoral et répugnant. Mais ça me déchire : autant je respecte et vénère ces gens qui sautent dans le feu de l'action pour rapporter les histoires, les images, une partie de la vérité, autant je me demande jusqu'à quel point on leur en demande...

________________

Le week-end dernier, lors de la fête du Travail (d'ailleurs l'avez-vous fêté Travail? pauvre petit, il a un week-end à lui seul et je suis sûr que personne a pensé à l'appeler pour lui souhaiter bonne fête) je me suis retrouvé à Jonquière.

Bon : c'est où Jonquière? Jonquière, maintenant fusionné avec quelques villes dont Chicoutimi, s'appelle Saguenay ; c'est au Saguenay, sur le bord de la rivière Saguenay. Pas compliqué. À 6 heures de Montréal en voiture, ce n'est qu'après un interminable parc qu'on y arrive enfin.

Pourquoi j'y étais? Ah voilà la bonne question.

En 1997, je terminais mon DEC (Diplôme d'études collégiales) en Art et technologie des médias *ATM pour faire plus court*, avec mon diplôme en communication, spécialisation radio (animation et technique) en poche. Les trois ans que j'y ai passés ont changé ma vie. Dans ma petite ville natale, j'étais étiqueté nerd de service. Mes lunettes à la Clark Kent n'aidaient pas beaucoup. On festoyait même quand une personne dépassait ma moyenne générale (cas vécu). J'étais rien. J'avais peu d'amis, et l'amour était loin d'être accessible. Quand je suis enfin arrivé au bout de mon enfer, de mes cinq années à me fendre les fesses dans cette foutue école, j'ai pu choisir entre deux institutions : un collège privé à Trois-Rivières (ville à 35 minutes de chez mes parents, là où allaient mes deux meilleurs amis) et Jonquière, à 5 heures de route. Le choix ne fût pas trop difficile : c'est l'éloignement dont j'avais besoin, qui se présentait de lui-même. Alleluia.

Arrivé sur place, je n'étais plus le nerd, j'étais en fait personne. Et ça me plaisait terriblement. Je pouvais enfin devenir quelqu'un. Repartir à zéro. Je me rappelle encore de ce premier contact féminin (un simple toucher sur mon bras après une blague et un fou rire), de ce premier baiser à la cafétéria, de ces party qui n'en finissaient plus, mais je me rappelle surtout des gens, de ces personnes qui ont, de près ou de loin, changé ma vie à jamais. Si je suis qui je suis présentement, c'est bien grâce à eux. J'y ai trouvé une famille, nombreuse mais si attachante et dévouée... Quand est venu le moment des stages, et que chacun a pris les routes du Québec, j'ai déprimé. Moi qui restais à Chicoutimi, j'ai vu tous mes amis partir, et ça m'a fait un mal de chien. Tellement que j'ai refusé le poste qu'on me proposait à la fin de mon stage pour retourner chez mes parents.

2007, 10 ans plus tard.

Je suis un saumon, qui remonte le courant du traffic pour revoir ma belle Jonquière adorée. C'est le party des retrouvailles, sur un site de villégiature à la sortie de ma ville d'étudiant. J'y vais avec deux amis, que je fréquentais peu en 1997, mais que j'ai appris à connaître dernièrement et que j'apprécie beaucoup. Petite visite éclair dans la ville... que tu changes, ma belle, quand on se voit pas. Une nouvelle garde-robe? Pourtant je retrouve des coins que je connais, d'autres que tu as changé, petite vilaine. Mais je t'aime encore, trop. Tu le sais. Le soleil te fait resplendir de santé, le ciel te rubanise du plus beau bleu. Tu me rappelles de trop bons souvenirs, comme ce premier rendez-vous au cinéma, au coin de ma rue, ce premier baiser avec ma première vraie amoureuse sur un rocher en arrière du Mikes, la Rivière au Sable et la croix du Mont-Jacob devant laquelle j'ai tant pleuré mes amours déchues. Je suis sûr que la rivière est encore salée. Tes froids arctiques, ta faune étudiante, ta joie de vivre, tes conneries de jeunesse, mais surtout les miennes de conneries...

Petit cocktail en arrivant, déjà une vingtaine de personnes sur place. Hey! T'es rendu où, qu'est-ce tu fais? t'es marié(e), t'as des enfants? Je rêve : voilà Boune et Socrate, que j'aime tant. Ma belle Marie à la voix d'ange, Tintin, Frigo, Steve, Nicole, José, Seb, Josée, Nat, Karine, Max, Louis, Martin, Stef, Jeftrep-coco rasé, Nicole2, Catherine-ma-réalisatrice-préférée, Seb2, Étienne, Valérie, les nombreuses Claudine, Bridget, Mat, Stéphanie A, Henri, Seb le grand, Sylvie-King Crimson, Dan, Ben, Maryse, Mancheron mon roi, Mireille, Isabel-enceinte et si belle, S-A, Fadelle, Carol, Sophie, Vincent, R-C, Amélie, Gorette, Gen, Marie-Eve, Guylaine... Accolades à n'en plus finir. Vous m'avez tant manqué. En voilà d'autres! Mais bordel où étiez-vous tout ce temps??

On a parié à savoir si j'allais emmener ma guitare (eh oui, je l'avais), on joue sur le bord du feu de camp, on chante jusqu'à 1 heure du matin. On se lève, je déjeune avec Nicole au Mikes près de mon ancien appartement, et on visite le pavillon d'ATM, au cégep. C'est un choc monumental. Mis à part la petite cafétéria (qui était en fait le quartier général des étudiants en radio) et les toilettes, tout à changé. Bien entendu, quand on injecte plus de 20 millions en réno... Des studios télé à la fine pointe de la technologie (et dire que dans notre temps on se battait pour avoir la bétacam qui tombait en morceau)... Personnellement je me rappelle qu'on faisait nos montages sonores sur du ruban magnétique, avec un bon vieil exacto et du ruban à coller... Un ordinaquoi? Aujourd'hui, les jeunes ont des mini-studios avec caméra web... Impressionnant.

Retour au camp, petite balade en nature, souper, boisson, danse (Me Mom, NIN, Nirvana... on est une gang de trentenaire qui se garoche partout... pathétiquement drôle)... et on se couche à 5h30 du matin (personnellement). Dernier petit déjeuner familial, et on quitte pour retourner chacun chez soi.

Pendant ces 2 jours, presque 3, j'avais 19 ans. Personne n'avait changé, physiquement ou mentalement - impressionnant. On était tous les mêmes. La chimie de l'époque était encore là, c'est comme si seulement un été nous avait séparé. J'étais si heureux de revoir certains d'entre eux que j'en bégayais. C'était si étrange et euphorisant en même temps... J'ai pu être le David de 1997, encore une fois dans ma vie, et juste pour ça, ça valait la peine d'avoir vécu jusqu'à 30 ans.

Ça fera presque une semaine maintenant, et je vis encore cette petite dépression que j'avais ressenti en 1997. Ils me manquent déjà, tous et chacun. Si vous me lisez, gens d'ATM, vous faites partie de ma vie, de mon coeur. Merci, merci maman d'avoir accouché de moi en 1977. Merci Providence de m'avoir fait écouter la radio un matin banal et de m'être dit : ça a l'air cool comme job ça...

L'an 2017 pour les 20 ans semble si loin...




Quelques autres photos

lundi 13 août 2007

Prendre un verre de bière mon minou...

Depuis que j'ai commencé à traverser cette magnifique flaque d'eau bleue qu'on appelle Océan Atlantique, pour mettre le pied sur la terre de nos cousins de la fesse gauche du voisin de la rue de l'autre ville, on me dit : tu vas voir, c'est fou le prix de la bière, ici on paye un max, là-bas ça ne coûte rien!

Est-ce vraiment le cas? Ça m'est revenu ce matin, quand j'ai vu dans le journal Métro (ah! une chose merveilleuse : vous pouvez lire toutes les éditions mondiales du journal au http://www.readmetro.com/ ) une petite manchette (à côté d'une nouvelle qui titrait "Un mort dans le métro de New York (rassurant) et une autre qui disait "Fusillade (dans une église du Missouri)" (non mais!! rappelez-moi de vous faire part de mon opinion sur les armes à feux...) donc une petite manchette qui compare le prix d'une bière en fût de 20 pays différent.

Voici, pour le bénéfice de tous, ce palmarès du plus cher au plus abordable (les commentaires sont de moi, bien sûr) :

En dollar canadien ($)

20. France : 8.80$ (eh oui! et vlan!)

19. Danemark : 8.71$ (Carlsberg, Tuborg... on est mieux de les acheter en bouteille ici...)

18. Suède : 7.57$ (on serait pas mieux avec un chocolat chaud là-bas?)

17. Finlande : 6.49$ (ils vendent peut-être le casque de Viking pour trinquer...)

16. États-Unis : 6.35$ (quoi? des restes d'anti-dopage à ce prix-là? non merci)

15 et 14. Italie et Pays-Bas : 5.77$ (du côté de l'Italie, je préfère le vin, qui doit se vendre moins cher le verre, mais pour les Pays-Bas, peut-être que les sondeurs se sont trompés et ont calculé le tonneau d'Heineken?)

13. Canada : 4.79$ (ah ben nous v'là! - c'est une moyenne, parce que je connais des endroits moins cher, mais aussi des endroits plus cher (hein Mitch, tu te rappelles de ton verre à 5,50$ au show de Manu Chao! ahahah!)

12. Grèce : 4.33$ (selon Global Wine & Spirits, il n'existe qu'une bière en Grèce, c'est la Mythos Hellenic... alors on comprend le prix. En espérant qu'elle ne soit pas aussi vieille que le Parthenon, ni qu'on aie remplacé un ingrédient par de l'huile d'olives...)

11. Corée du Sud : 3.61$ (qui veut aller prendre une bière en Corée du Sud? Paraît qu'elle "Séoul" bien...)

10. Russie : 2.88$ (bon... y'a bien la compagnie Heineken qui a acheté, pour 560 millions $$, la bière 'Ivan Taranov', mais entre vous et moi, si je vais à Moscou, c'est de la vodka que je vais me siffler)

9. Mexique : 2.44$ (là on commence à parler. Una cerveza por favor! enfin mes cours d'espagnol vont me servir à quelque chose)

8. Croatie : 2.37$ (je vais prendre une Ojuz... Ovj... Ojazu... *une Ozujsko Monsieur?* oui merci...)

7. Hongrie : 2.31$ (il faut saluer la (le?) Borsodi Sör, la bière la plus vendue en Hongrie, et l'un des rares produits hongrois à avoir remporté un prix aux Lions à Cannes - festival international de publicité)

6. et 5. Chili et Portugal : 1.73$ (encore là, pourquoi n'opterions-nous pas pour *hic!* un petit blanc chilien et un porto?)

4. Hong Kong : 1.59$ (tant qu'on me donne pas d'alcool de riz... et puis une bière à Hong Kong, ça doit être dépaysant...)

3. République tchèque : 1.23$ (wow! astuce : la bière est servie en pinte dans ce coin (ce sont des buveurs nés!!) il faut alors le préciser si vous voulez plus petit (on dit "maly pivo"). La pinte ne coûte environ que 30 couronnes (plus ou moins un euro, si on veut comparer avec l'Europe). Ils ont aussi une liqueur assez forte, appelée becherovka, et on peut même goûter à de l'absinthe. Mais n'abusez pas, vous allez rouler sous la table assez vite. Na zdravi! (santé!)

2. Espage : 1.15$ (oh. Il faut que je me remette définitivement à mes cours d'espagnol)

1. Brésil : 1.08$ (ah! Le Brésil! Je vous laisse avec deux pub de la Brahma... bonne dégustation!)

PS. Bizarrement, le pays de la bière, la Belgique, ne figure pas dans le palmarès... si le verre y est quand même abordable, c'est au niveau de la qualité et du choix qu'on ne s'y trompe pas!!

Pub 1



Pub 2

mercredi 8 août 2007

FanTasia, suite et fin

Pour conclure mes billets sur le Festival FanTasia 2007, voici mes dernières petites critiques.

Nightmare Detective (Japon) m'a passablement ébranlé. Le film raconte l'histoire d'un jeune homme (Ryuhei Matsuda) qui a le pouvoir d'entrer et/ou de voir les rêves des gens. Quelques policiers, dont Keiko Kirishima (la superstar super sexy de la pop niponne, Hitomi), tentent de démystifier des suicides bizarres, souvent en plein sommeil (on se taillade les poignets en dormant) apparemment liés par un numéro de téléphone. Mais le Nightmare Detective se suiciderait avant d'aider, tellement il en a ras-le-bol des dégueulasseries dans la tête des gens.

Morbide, hyper-violent, mais poétique et intéressant...

Dynamite Warrior est probablement le plus bizarroïde des films que j'ai vu à FanTasia cette année. C'est un western tout ce qu'il y a de plus conventionnel dans sa forme première : des troupeaux de bétail, des cowboys, des méchants qui volent les boeufs, un vengeur... mais là où ça dévie, voir même prendre le champs, c'est quand ce vengeur masqué, au talent de combat inébranlable, est à la recherche d'un homme surnaturel qui a tué ses parents, qui fait affaire avec un sorcier, et qui, au lieu des bon vieux Colt, se sert de roquettes contre ses assaillants.

FanTasia décrit : Arts martiaux. Magie. Romance. Des méchants dignes de dessins animés. Un héros qui vole au combat debout sur un tronc d’arbre transformé en fusée! C’est une toute nouvelle mouture d’un vieux classique d’action thaïlandais des années 70. Une pure dose de fantaisie adolescente sortie tout droit des romans d’aventure et des bandes dessinées qui bercèrent l’enfance du réalisateur.

L'acteur principal, Dan Chupong, est comparable au spectaculaire Tony Jaa (voir Ong Bak), en plus d'un talent plus pointu de la comédie.

Mon moment de la soirée : quand le personnage principal demande à la fille du sorcier, une vierge bien entendu, du sang de ses menstruations pour combattre le méchant ennemi... et ce sans aucun tact! Trop drôle!

Silk
s'est avéré beaucoup plus profond que je ne l'aurais cru. Un scientifique découvre l'anti-matière, un espèce de cube éponge qui absorbe l'énergie qui l'entoure. Il peut s'en servir pour de multiples tâches (dont marcher au plafond). Cette découverte leur en fait faire une autre : celle des esprits (énergie des morts) qui restent sur terre, comme des fantômes. Un en particulier leur pose problème : un petit garçon, prisonnier d'un appartement miteux. Les scientifiques engagent un policier aux sens hyper développés pour les aider à retracer le passé du jeune garçon... dont la mort ne tient qu'à un fil de soie.

Surprenant, surnaturel, c'est pourtant une histoire terriblement humaine et touchante qui nous est racontée. La notion d’image, de vision, et de comment l’une et l’autre sont perçues, est au cœur de ce film. Visuellement, c'est un petit exploit. Le garçon nous donne parfois la chair de poule et nous fait sursauter...

J'ai beaucoup moins apprécié Sword Bearer que mon amie Cassiopée, qui m'accompagnait. Encore là, je m'attendais à une histoire plus près de Night Watch, mais c'est un film beaucoup plus romantique, plus près de ce qu'un M. Night Shyamalan aurait pu faire ou qu'un Alan Moore (Watchmen) aurait pu écrire. Un homme porte en lui, dans son bras, une épée. Mais c'est pour lui une malédiction. Un peu comme Wolverine, elle sort lors de grandes émotions. Alors qu'il revient chez lui après un exil de plusieurs années, il fait la rencontre d'une femme qui l'envoûte totalement. C'est un amour impossible, qui brûle comme la finale d'un feu d'artifice. Un Bonnie and Clyde, un Roméo et Juliette... la fuite sera terrible et fatale. Métaphore sur la passion, l'amour, sur la perte.

Si vous le voyez, ca sera surtout pour la beauté des deux acteurs principaux, Chulpan Khamatova (la fille au tatouage magnifique) et Artom Tkachenko (l'homme épris et torturé).

Je n'ai pas vu City of violence, le 17e film de ma série. J'ai déclaré forfait. Mais je l'ai trouvé autrement, j'en reparlerai.

Finalement, Retribution de Kurosawa, est un film qui m'a laissé sur ma faim. Je m'attendais à un résultat plus près de ce que fait Miike. Mais la sauce poético-morbide prend trop légèrement et la glue romantique sur fond de suspens ne m'a pas beaucoup impressionné. Malgré tout, c'est un film intéressant, mais qui ne m'a pas autant dérangé qu'il aurait pu/dû. Je crois qu'il faut connaître la filmo de Kurosawa pour bien apprécier tous les thèmes et les liens qu'il fait dans ce film.

En résumé : un détective, prisonnier d’une relation qui s’étiole et troublé par des pertes de mémoire soudaines et des souvenirs flous, se voit confier une enquête sur une série de meurtres. Mais plus Yoshioka fouille, plus il se demande si ce tueur en série qu’il pourchasse, en fait, ne serait pas… lui-même. Et quelle conduite doit-il adopter avec cette femme revêtue de rouge, hurlante, fantômatique, qui lui apparaît, constamment, sur les scènes de crime?

Les récompenses

Voici le palmarès des prix FanTasia 2007. Ceux en gras sont les films que j'ai vu et dont j'ai parlé.

MEILLEUR FILM
MEMORIES OF MATSUKO - Tetsuya Nakashima (Japon)

MEILLEUR RÉALISATEUR
Feng Xiaogang – THE BANQUET (Chine)

MEILLEUR SCÉNARIO
Han Jae-rim – THE SHOW MUST GO ON (Corée du Sud)

MEILLEURE DIRECTION PHOTO
Li Zhang – THE BANQUET (Chine)

MEILLEUR ACTEUR
Ex æquo : Song Kang-ho - THE SHOW MUST GO ON (Corée du Sud) / Ryu Deok-hwan - LIKE A VIRGIN (Corée du Sud)

MEILLEURE ACTRICE
Mary McCormack – RIGHT AT YOUR DOOR (ÉUA)


PRIX DU PUBLIC - FANTASIA 2007


MEILLEUR FILM ASIATIQUE

FANTASIA D’OR:
13 BELOVED - Chookiat Sakweerakul (Corée du Sud)

FANTASIA D’ARGENT:
EXILED – Johnnie To (Hong Kong)

FANTASIA DE BRONZE:
Ex æquo : CITY OF VIOLENCE - Ryoo Seung-wan (Corée du Sud)/MEMORIES OF MATSUKO - Tetsuya Nakashima (Japon)

MEILLEUR FILM EUROPÉEN – NORD OU SUD AMÉRICAIN

FANTASIA D’OR:
HATCHET - Adam Green (ÉUA)

FANTASIA D’ARGENT:
END OF THE LINE - Maurice Deveraux (Canada)

FANTASIA DE BRONZE:
Ex æquo : MULBERRY STREET - Jim Mickle (ÉUA) / THE SIGNAL - David Bruckner, Dan Bush et Jacob Gentry (ÉUA)

MEILLEUR FILM D’ANIMATION

FANTASIA D’OR:
TEKKON KINKREET - Michael Arias (Japon)

FANTASIA D’ARGENT:
WE ARE THE STRANGE - M dot Strange (ÉUA)

FANTASIA DE BRONZE:
AACHI & SSIPAK - Joe Bum-jin (Corée du Sud)

FILM LE PLUS INNOVATEUR

FANTASIA D’OR:
WE ARE THE STRANGE - M dot Strange (ÉUA)

FANTASIA D’ARGENT:
EXTE: HAIR EXTENSIONS - Sion Sono (Japon)

FANTASIA DE BRONZE:
MEMORIES OF MATSUKO - Tetsuya Nakashima (Japon)

MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE

FANTASIA D’OR:
KING OF KONG - Seth Gordon (ÉUA)

FANTASIA D’ARGENT:
YOUR MOMMY KILLS ANIMALS - Curt Johnson (ÉUA)

FANTASIA DE BRONZE:
Ex æquo : GHOSTS OF CITY SOLEIL - Asger Leth (Danemark/ ÉUA) / ZOO – Robinson Devor (ÉUA)

lundi 6 août 2007

Fin des Francos, Pierre Lapointe en feu

Bon j'avoue, je suis un piètre croyant-non pratiquant. Alors que je ne rêve qu'en français, je n'ai vu que très peu de choses à ces 19e FrancoFolies de Montréal. Je suis allé voir Alexandre Belliard (belle découverte, mais j'étais vendu à sa choriste edit : mais j'y allais surtout pour voir mon amie comme artiste invitée), puis Emilie Simon et Ariane Moffatt (voir plus bas)...

Je me suis donc dit que j'allais, au moins, clôturer l'événement, le 5 août, avec nul autre que l'homme dandy, le maître du snobisme, Pierre Lapointe. Et il ne fermait pas les Francos n'importe comment : non non non. C'est avec l'Orchestre métropolitain de Montréal (80 musiciens) sous la direction de Yannick Nézet-Séguin (qui a pris son pied - fallait le voir jubiler, baguette en main, conduire son orchestre et jeter des coups d'oeil gamin à Lapointe), qu'il nous a enchanté et réunit dans sa forêt des mal-aimés. Le spectacle, capté pour la télé, la radio et pour un futur CD live, a été à la hauteur de l'homme. Les tout aussi fragiles que puissantes mélodies de Lapointe se portent tout naturellement à une adaptation symphonique. L'homme était heureux de conclure sa tournée d'une façon aussi grandiose, et les spectateurs le lui rendaient franchement bien (fallait entendre les "on t'aime Pierre!" les "Pierre fais-moi un enfaaaaaaaaant" et autres cris de jeunes groupies délurées et admiratrices finies).

Quelques moments forts ont marqué la soirée, dont l'apparition du chanteur, sous une cape kitsch à la Dracula, et la reprise de 3 pièces, à la toute fin, pour des raisons techniques ; mais ce qui a retenu l'attention, surtout des gens en premières rangées, c'est un des projecteurs qui a pris feu durant la prestation. Les cendres de la gélatine (petite feuille de couleur que l'on place devant la lampe du projecteur) sont tombées sur le piano, ou prenait place Pierre Lapointe, et sur la choriste-bassiste. À la fin de la chanson, éberlué, il a dit : y'a des cendres qui sont tombées du ciel, je veux croire que c'est le dernier show, mais je vais pas que ce soit mon dernier, je veux pas mourir sur scène!

En bref, une excellente soirée, très bien accompagné, qui a commencé plus tard que je ne le croyais (hein Raph! pas 19h, 21h...)



vendredi 3 août 2007

Emilie, Ariane, Francos 2007 et adieu Spectrum

Le 2 août dernier, j'ai décidé, sur un coup de tête (mais surtout de coeur) d'aller voir le spectacle d'Emilie Simon au Spectrum, concocté pour les FrancoFolies de Montréal. J'adore cette chanteuse ; elle a tout pour elle : belle, humble, géniale, elle se rapproche dangeureusement de la place qu'occupe Jorane dans mon coeur artistique. Hier soir, je n'ai pas été déçu! Le spectacle est passé en un clin d'oeil. Dès les premières paroles a capella de Rose hybride de thé, on est envoûté par cette voix mi-juvénile, mi-femme assurée... Bref, une heure et des poussières de joie intense. Avec des titres comme Fleur de saison, Opium, Desert, Vieil amant, Mercy Street (de Peter Gabriel) et son adaptation de Chanson de toile (qui a donné le frisson à plus d'un), comment ne pas tomber sous le charme de cette jeune femme? - À noter son fantastique collaborateur aux percussions, qui s'amuse autant sur un tambour, dans un aquarium à faire des clapotis au rythme de la chanson que sur les cordes et le bois d'un piano à queue...


C'était du coup mon adieu à une salle de Montréal devenue mythique, aillant accueilli les grands noms de la scène musicale québécoise et internationale - le Spectrum. Je me rappelle des shows de Daniel Bélanger, de Mano Solo qui avait perdu une dent, de Mes Aïeux (survolté), de Paul Kunigis alors que j'étais malade comme un chien, à faire près de 103 F de fièvre... J'ai d'excellents souvenirs de cette salle, même si elle tombait un peu en ruine et était de plus en plus désuète. Les artistes semblaient encore apprécier jouer dans cette salle, à l'excellente sonorité. C'est un bien triste moment...



La devanture de la salle, sur Ste-Catherine


Les fameuses petites lumières du Spectrum



Mes adieux de l'intérieur...

Après avoir essuyé une larme imaginaire, je me suis empressé de voir Ariane Moffatt pour son premier set à 21h, coin Ste-Catherine et Jeanne-Mance. Une première partie qui m'a beaucoup plu. Mais j'ai très bien fait d'attendre la deuxième, à 23h : ses excellents musiciens, ses rythmes déchaînés et terriblement dansants, ses remix live ont fait de la fin de la soirée un afterhour avant le temps, une piste de danse sous les étoiles. J'en ai eu mal aux cuisses à danser sur place pendant une heure, les bras vers le ciel, implorant la reine Ariane de me prêter son fil pour la suivre, corps et âme, dans le labyrinthe de sa créativité musicale...


Dimanche : Pierre Lapointe et un orchestre symphonique!

mardi 24 juillet 2007

Cher docteur...

Eh bien, je crois avoir fait le bon choix.

Diagnostic du médecin : entorse au genou.

Une entorse est une atteinte traumatique d'un ligament.

En cas d'entorse, il faut impérativement arrêter le sport, puisqu'il peut aggraver la lésion.

Vous imaginez? J'aurais pu carrément déchirer un des ligaments du genou.

Alors qu'est-ce qu'on fait?

Antiinflammatoire pour 10 jours, visite du physio d'ici quelques jours aussi... Aujourd'hui je vais aller à mon gym pour modifier mon entraînement, et je vais aller à Québec par d'autres moyens...

Compte à rebours annulé

Ma décision est prise, en ce mardi matin 24 juillet : je reporte officiellement le voyage.

- Chaleur accablante et averses prévues
- Mal de genou qui ne part pas - visite du médecin, au lieu de 255 bornes prévues
- Déplacements imprévus pour certaines personnes (remorquage, dépannage...)

Je préfère faire ce voyage avec tous mes moyens que de le faire et de risquer ma santé. Si c'était un mal de coude je dis pas, mais le genou, c'est ce qui bouge le plus en vélo, et il ne faut surtout pas qu'il lâche.

Merci pour tous les bons mots d'encouragement que vous m'avez envoyé. Vous me voyez ce matin, 6h05, comme un homme triste, déçu, mais qui, je crois, prend la seule décision souhaitable.

J'espère faire en sorte de pouvoir faire ce "trip" l'an prochain. En attendant, médecin, résolution du problème, gym... et il y a certaines personnes qui m'attendent à Québec, ma destination, et j'ai bien l'intention d'aller les voir le week-end prochain en un seul morceau, sur mes deux jambes, frais et dispos. Je leur dois ça.

lundi 23 juillet 2007

Compte à rebours suivi 4

Lundi, veille du départ.

Toujours ce mal de genou qui m'agace plus qu'autre chose, mais qui ne m'empêche pas de pédaler.

La météo m'ennuie aussi beaucoup. J'ai pas trop le goût de me taper une insolation en m'en allant. 40 degrés celsius à vélo, à trainer 30 livres de stock...

Réflexion, réflexion...

En fait, j'ai l'impression que je suis devant un échec. Investissement de temps, d'argent, entrainement, détermination, tout ça pour abandonner au dernier moment pour rien. Je crois un peu comprendre ce que ressent un athlète qui doit arrêter une compétition. C'est terriblement frustrant. On a juste le goût de pousser quand même la machine, de se dire qu'il n'est pas question de reculer. Mais à quel but? Celui finalement de se blesser encore plus gravement? De tomber en cours de route? Ou de passer la ligne d'arrivée à moitié mort?

Il reste à peine 17 heures avant mon départ, au moment où j'écris ces lignes, et je ne sais toujours pas si je vais enfourcher mon vélo...

dimanche 22 juillet 2007

Compte à rebours suivi 3

Eh bien, le voyage que je projetais se destine de plus en plus à être reporté. Mon genou? Il récupère doucement. Ce n'est pas trop ça le problème.

C'est du côté de miss Nature que ça va pas. On annonce des température entre 25 et 30 degrés (ce qui signifie des 32 à 39 degrés avec l'humidité...) c'est plaisant dans une piscine, mais pas sur un vélo.

Ma décision va se prendre mardi matin je crois bien... suspense.

mercredi 18 juillet 2007

FanTasia part 2

Voici quelques nouvelles de mon festival favori. Une grande surprise, mais le reste un peu décevant.

End of the line est ma surprise de ma longue liste de film jusqu'ici. Réalisé par Maurice Devereaux (un Québécois, il a réalisé $la$hers), le film raconte l'histoire d'une jeune médecin d'un hôpital psychiatrique. Après une journée terriblement mouvementée au travail, elle prend le dernier métro pour retourner chez elle. Puis le train s'arrête. Plusieurs passagers entendent leur paget sonner : à la vue du message, leurs visages blêmissent, ils trépignent, sortent des crucifix qui se transforment en dagues meurtrières. Ces gens, ordinaires, voient venu le temps de la purifiction! Massacres en vue...

Film entre l'horreur, le slasher et le gore, Devereaux fait un travail phénoménal avec le peu de budget qu'il a. Les moments d'angoisse sont très appuyés, les scènes gore sont surprenantes et la fin est terriblement mystérieuse. De quoi donner le frisson, et le goût de prendre un taxi...

Death Note est tiré d'un manga très connu au Japon. Un jeune homme qui étudie le barreau, désillusionné de la justice, tombe sur le livre des morts, un cahier dans lequel, si on y inscrit le nom de quelqu'un, trouve la mort dans les quelques minutes qui suivent (à moins d'indiquer les causes exactes et le moment de la mort). Il s'en donne alors à coeur joie, assassinant de sa plume les pires maniaques et criminels du pays. Alors qu'il pense faire la meilleure chose, la police, avec l'aide d'un génie anonyme, tente de démasquer le responsable.

Plutôt bien fait, intelligent, le film se laisse regarder avec un certain plaisir. Mais on a l'impression de regarder un "prequel", le film zéro d'une série... Je sais qu'il existe Death Note - The last name, la suite, que je tenterai de le voir (autrement que par le festival, puisque j'ai un conflit d'horaire)...

Puritan est le nom d'un ancien journaliste devenu médium à demi charlatan. Alors qu'il est dépressif, il tente de se suicider en se jetant devant le métro mais au dernier moment, un homme au visage brûlé l'en empêche. Cet homme reviendra le voir de temps en temps pour l'aider à démasquer une jolie femme dont les maris meurent bizarrement. Mais Puritan en tombe éperdument amoureux...

Film policier-suspence-fantastique, la couleur rouge est sans contredit prédominante. Un film qui serait intéressant à analyser, mais qui laisse peu de trace à la première écoute.

13 Beloved est le film que j'attendais impatiemment. Provenant de la Thailande, il raconte l'histoire d'un vendeur d'instruments de musique qui perd son emploi, qui n'arrive plus à payer sa voiture... bref tout va mal. Il reçoit alors un coup de fil : on lui dit que c'est un jeu télévisé, que s'il passe à travers 13 épreuves il pourrait gagner 100 millions. Première épreuve, tuer la mouche qui l'énerve depuis 5 minutes. Facile. Pour 50 000, la manger. Pour 80 000, faire pleurer au moins 3 enfants dans un parc... et ainsi de suite. Plus on avance, plus les épreuves sont impitoyables et dégoûtantes, dangeureuses. Et elles sont reliées directement au passé du personnage.

Comme le dit ma bonne amie Eve, le film part en lion pour se terminer en lapin (oui je sais Eve tu as dit lièvre, mais je préfère lapin!). Plus près d'un drame psychologiques, avec certaines scènes hard, que le film gore qu'on attendait (ou du moins que le trailer annonçait), au final qui n'en finit plus, on est un peu déçu à la sortie du film...

Backwoods est un autre film que j'attendais avec impatience, mais depuis 2 ans. Film franco-anglo-espagnole, mettant en vedette, entre autres, Virgine Ledoyen et Gary Oldman, il raconte l'histoire de deux couples (le boss et l'employé) qui vont passer quelques jours dans une maison, loin dans les bois. La population regarde les nouveaux venus d'un mauvais oeil. Alors que les deux hommes partent à la chasse, ils trouvent une petite fille abandonnée, enfermée dans une maison en ruine. Décidant de la ramener avec eux, pour aller voir la police le lendemain, ils s'aperçoivent que c'est une erreur. Les habitants de la région veulent retrouver cette petite, coûte que coûte, et organisent une battue avec le personnage de Oldman qui tait sa découverte.

Véritable western moderne, avec fusils, pluie à boire debout, discussions, femmes sous l'emprise des hommes, doute, peur, le film n'arrive malheureusement pas à répondre à toutes les questions essentielles qui nous tiraillent l'esprit. De plus, le film est moitié anglais, moitié espagnol, sans sous-titre. Comme je parle à peine l'espagnol, ce fut assez complexe de démystifier le tout. Visuellement intéressant, le film reste un emblématique point d'interrogation... Oldman est fantastique, comme toujours, et Virginie Ledoyen, qui se présente avec la camisole mouillée, n'est pas mal non plus...

Uro est un film policier norvégien, à la Narc ou Jour de formation (ou encore s'associe facilement au film danois Pusher). Hans Petter est un délinquant réhabilité qui gagne maintenant sa vie honnêtement en tant que policier. Son laisser-aller, ses tatouages et son franc-parler ont fait de lui la taupe parfaite. Il s’est infiltré, donc, dans le milieu du crime d’Oslo. Mais il est plutôt tête brûlé : pour réussir une arrestation, HP a tendance à transgresser le règlement. Il fait la rencontre de Mette, une vieille amie qui possède un bar branché. Il réussit à infiltrer et à remonter la filière de la vente de dope de la place (avec, mais surtout sans, l'accord de ses supérieurs) et doit, par le fait-même, revenir sur sa vie passé, son père disparu, sa mère alcoolique.

Film difficile, au final plutôt sordide, on sent la Fatalité dans toute sa splendeur. Même si on peut penser à une certaine rédemption, le film reste assez sale, gris, cru.

Par contre, fait étonnant, l'acteur principal,
Nicolai Cleve Broch ressemble étrangement au comédien québécois Maxime Denommée...

A Battle of Wits (coproduction Japon, Hong Kong Corée) est dans la lignée des grands films de guerre et d'époque chinois. Plusieurs siècles avant JC, la Chine est divisée. Les clans se battent entre eux. Mais la tribu des Mozi, maîtres en stratégie de guerre et croyant en l'amour universel, semble être le dernier espoir de Liang, ville qui se trouve sur le chemin de la puissante armée de Zhao qui veut conquérir le royaume de Yan. Un seul Mozi se déplace. Il arrive à repousser, par de brillantes astuces, l'armée de Zhao. L'homme acquiert une renommée grandissante dans la ville. Par jalousie, la cour et le roi le chasse de la ville, par peur qu'il prenne le pouvoir. Mais la puissante armée n'avait pas dit son dernier mot, et assaille la ville au dernier moment.

Film fleuve, conte impressionnant, sorti tout droit de la mythologie chinoise - et adapté d'un manga - "
le film démonte et expose tous les mécanismes liés à la faiblesse humaine puis à la traîtrise. Il est également intéressant de voir comment y sont explorées les impulsions qui sous-tendent chacune des sévères décisions de Ge Li (le mozi), lequel applique un humanitarisme profond, douloureusement contraire même à l’intuition. Cela apporte une touche poignante et très inhabituelle à l’histoire d’amour réprimée entre Ge Li et la jolie et courageuse jeune capitaine de la cavalerie, Yi Yue" *
* pris du site de FanTasia, que je trouve très juste.
Le film n'est pas aussi séduisant que Hero, Flying Daggers et compagnie, mais la maîtrise de l'oeuvre, la force des comédiens et du message en font un film à voir pour les amateurs du genre.

Prochains films :
Nightmare Detective, Dynamite Warrior, Silk, Sword Bearer, City of violence et Retribution

Compte à rebours, suivi 2

Comme il fait beau aujourd'hui, j'ai décidé de monter ma tente toute neuve que j'ai acheté pour l'occasion. Je l'appelle Agnes. Oui je sais, c'est un peu bizarre comme nom pour une tente (mes guitares s'appellent bien Eowyn, Arwen et BenHarper) mais si je vous parle d'Agnes, vous saurez de quoi je cause.

"Merci d'avoir acheté cette tente. Si vous vous êtes procuré ce produit, nous pensons donc que vous êtes en mesure de la monter par vous-même, brave coureur des bois!!" Y'a pas d'instruction qui vient avec ces trucs-là? Mais bon, j'ai quand même figuré comment ça fonctionne, mais il va me falloir un piolet ou je sais pas trop quoi pour planter les piquets. Du moins, dans la terre en arrière de chez nous, à mains nus, c'était impossible.

Vous avez envie de la voir hein? Je le sens d'ici.


Elle est magnifique! et y'a de la place pour deux! (notez qu'un toit est fourni, il ne pleuvera pas dans la tente...)

Et ce qui est encore plus magnifique, c'est que ca rentre là-dedans :


mardi 17 juillet 2007

Compte à rebours, suivi 1

Eh bien, moi qui craignait pour le matériel, le problème ne viendra peut-être pas de là.

J'ai fait quelques minutes de vélo cet après-midi, et mon genou droit me pose problème. Je vais diminuer au maximum les efforts que je dois faire avec, le masser et m'en occuper...

À suivre...

Compte à rebours

Le compte à rebours est amorcé. J'écris ces lignes le 17 juillet à midi 14. Dans sept jours, je serai sur mon vélo pour ma ballade-défi destination Québec. Mais laissez-moi le soin de vous raconter un peu le projet.

Tout a commencé l'an dernier. Comme je revenais d'Europe, j'avais pas beaucoup d'or dans mon compte chez Gringott's (oh boy, faut que j'arrête de lire Harry Potter moi). J'avais proposé à un ami au travail, maniaque de plein air, de faire Montréal-Québec à vélo. Il était d'accord, mais ses semaines de vacances ont changé. Je suis plutôt parti pour New York, avec une autre collègue.

Puis, en décembre dernier (2006), voyant mon corps enfler comme Elvis, j'ai décidé de relever le défi tout seul. Première étape : le gym. Me remettre en forme. Je commençais le 12 janvier dernier, à raison de 3 visites par semaine (lever à 5h40, deux heures d'entraînement, et hop au boulot). Ça m'a demandé beaucoup d'énergie, tellement que je dormais sur mon bureau vers les 10h de l'avant-midi (ça m'arrive encore). Les deux premiers mois, je ne voyais aucun changement. C'était un peu décevant. Mais comme je suis un homme têtu comme trois tortues, et que trotter en trotinette n'est pas mon fort, j'ai augmenté la cadence : au lieu du 20 minutes de cardio, j'en fais maintenant 45 minutes, ajouté à ça 15 minutes de vélo stationnaire et 20 minutes de musculation. Là, j'ai vu quelques résultats. Et ça n'a pas fait que du bien : mon portefeuille s'est vidé rapidement, à me trouver de nouveaux vêtements pour remplacer ceux dans lesquels je flottais.

Mon "trip de vélo" me hantait de plus en plus. "C'est cette année ou c'est rien" que je me suis dit. Vous savez, et mes amis proches (hein Michel? tsé mon appareil photo? :P) peuvent témoigner, j'ai un sérieux problème : quand j'ai quelque chose dans la tête, je ne l'ai pas dans les pieds. Alors vint le temps de m'équiper. Mon portefeuille ne s'est pas que plaint, il est allé directement à la RPEA (Régie des portefeuilles économiquement agressés). Je n'avais absolument rien... alors ce fut chandail, cuissard, coupe-vent, imper, pompe, odomètre, nouvelles pédales, tente, casque, gants.. ça ne finissait plus. Ça m'a coûté plus cher que mon billet d'avion Montréal-Paris!!

Mais rien n'est perdu. Tout me reste, et je suis enfin prêt à partir. Tout ce qu'il me restait à faire, c'est de tracer mon itinéraire. Rien de bien compliqué que je me suis dit ; erreur!! En fait le trajet est simple en soi : la route verte, cette piste cyclable qui fait une bonne partie du Québec, longe la route 138. Mais c'est le dodo qui causait problème. Soit que je me tapais des randonnées de plus de 100 km, soit que j'arrivais au camping en plein après-midi. J'ai finalement, ce matin, trouvé mon tracé idéal (et mes arrêts dodo) :

Montréal - St-Barthélémy (camping du Vieux Moulin, j'y ai passé mon enfance avec mes grands-parents, et mon papa y travaille encore de temps en temps quand les laveuses brisent) c'est le tracé le plus long, près de 100 km.

St-Barthélémy (arrêt chez mes parents à St-Justin, arrêt chez mes grands-parents à Louiseville) - Champlain (j'ai tellement hâte, j'adooooore Champlain)

Champlain - Neuville

Neuville - Québec. Arrêt deux jours. J'ai vraiment trop hâte de faire mon arrivée à Québec!

Un petit voyage de près de 260 km. Ça va être plaisant non? Sur le chemin, je vais faire quelques photos et vidéo que je placerai ici le plus rapidement possible.

J'ai le trac. J'espère que tout va bien aller... Mais je sens que j'ai besoin de ce voyage, physiquement et moralement.

dimanche 15 juillet 2007

Questionnaire

Dimanche matin, je suis en attente de mes films FanTasia.

Alors je fouine un peu dans le cyberespace, occuper mon cerveau à moitié endormi. Une nouvelle lectrice, Emilie, m'a laissé un commentaire. Un de ses billets parle d'un questionnaire.. en fait il faut mettre en gras les énoncés qui nous sont appropriés. Tentons le coup... et voyons tout ce que je n'ai pas encore fait (je suis sage moi!!)

Payer votre tournée dans un bar
Nager avec des dauphins dans l’océan
Escalader une montagne
Conduire une Ferrari
Visiter les Grandes Pyramides
Porter une tarentule
Prendre un bain avec quelqu’un à la lumière des bougies
Dire « Je t’aime » en le pensant vraiment, chaque fois…
Prendre un arbre dans vos bras (comme j'ai habité à la campagne... je faisais ca tous les matins.. :))
Sauter à l’élastique, dans la cour de récré
Visiter Paris (deux fois plutôt qu'une! et on dit jamais 2 sans 3!)
Regarder un orage sur la mer
Rester éveillée toute la nuit pour regarder le lever du soleil
Voir une aurore boréale (c'est arrivé plusieurs fois, mais je me rappelle d'une aurore toute verte.. c'était magnifique)
Aller dans un grand événement sportif
Monter les marches de l’Oratoire Saint Joseph (oui mais pas à genou)
Faire pousser et manger vos propres légumes (comme je disais j'habitais à la campagne.. alors on avait un énorme jardin... j'étais responsable de ramasser les ?%%? de bébittes à patates (et de les brûler diaboliquement hahahhah! et de m'occuper de la salade, des concombres, des tomates...)
Toucher un iceberg
Dormir sous les étoiles
Changer la couche d’un bébé (I am the babysitter officiel de mon ex... - et non les bébés ne sont pas de moi)
Faire un voyage en montgolfière
Voir des étoiles filantes (tiens ca me rappelle que je grimpais sur le toit chez mon ami Yan et on regardait les perséides... on avait quelle âge? 16 ans?)
Être saoul avec du champagne
Donner plus que vous en pouviez à une œuvre caritative
Observer la nuit avec un télescope
Participer à un record du monde
Faire une bataille avec de la nourriture
Parier sur le cheval gagnant
Demander votre chemin à un étranger (pendant mes frasques en vélo, j'ai souvent pas trop le choix..)
Faire une bataille de boules de neige (bien sur!!)
Crier aussi fort que vous pouviez (c'est génial)
Porter un agneau
Voir une éclipse totale (c'est arrivé quand j'étais au primaire, la prof nous criait : ne regardez pas dans les fenêtres!!)
Escalader une dune
Écraser un animal en voiture
Danser comme un fou sans se soucier de qui vous regarde (avec un verre ou deux...)
Adopter un accent pour une journée entière (j'ai essayé l'accent belge, personne ne me comprenait...)
Se sentir vraiment heureux, même un court moment (à Paris)
Avoir deux disques durs sur votre ordinateur (euh c'est pas la norme?)
Prendre soin de quelqu’un de saoul (jusqu'à la faire dormir dans mon lit, qu'elle a souillé de ses relents de bile)
Danser avec une inconnue (oui c'est arrivé...)
Observer les baleines dans l’océan (durant mon voyage vers la Gaspésie)
Voler un panneau
Voyager « sac au dos » au Canada
Entreprendre un long voyage sur la route (dans quelques jours ca sera fait!)
Escalader des rochers (je vivais à la campagne... bah vous comprenez le principe)
Faire une ballade de minuit sur la plage
Faire du parapente
Visiter l’Irlande
Avoir le cœur brisé plus longtemps que vous n’aviez été amoureux (sans commentaire)
Au restaurant, vous asseoir à une table d’inconnus et manger avec eux
Visiter le Japon
Traire une vache et aussi des chèvres
Classer vos CD par ordre alphabétique (en plus d'etre en ordre alpha, ils sont en ordre de genre (franco-anglo-jazz classique-bande sonore-traditionnel-humour)
Prétendre être un super héros (on fait tous ca quand on est petit)
Chanter dans un karaoké
Traîner au lit une journée
Jouer au football
Faire de la plongée sous-marine
S’embrasser sous la pluie
Jouer dans la boue
Jouer sous la pluie
Être dans un théâtre de plein air (avec mon travail, pas le choix, ca arrive)
Visiter la grande Muraille de Chine
Créer votre entreprise
Tomber amoureux sans avoir le cœur brisé
Visiter d’anciens monuments
Suivre un cours d’arts martiaux
Jouer à la XBox pendant 6h d’affilée
Être marié (et divorcé)
Tourner dans un film (amateur)
Organiser une fête surprise
Être divorcé (ah ben gadon)
Ne pas manger pendant 5 jours
Faire des biscuits à partir d’un sachet tout prêt
Gagner le premier prix à un concours de déguisement
Conduire une gondole à Venise
Être tatoué
Faire du canoë-kayak
Être interviewée à la télévision (Salut bonjour week-end, par Josée Bournival)
Recevoir des fleurs sans raison particulière
Jouer sur une scène (à quelques reprises)
Être à Las Vegas
Enregistrer de la musique (j'ai été formé dans des studios de son)
Manger du requin (une fois)
S’embrasser dès le premier rendez-vous
Être en Thaïlande
Acheter une maison
Enterrer un de vos parents
Faire une croisière
Parler plus d’une langue couramment (Anglais)
Élever des enfants
Suivre votre chanteur favori en tournée
Faire une randonnée en vélo dans un pays étranger (I wish!!)
Déménager dans une autre ville pour une nouvelle vie
Manger des fourmis (en fait c'est pire : larves, scorpion...)
Marcher sur le Golden Gate Bridge
Chanter à tue-tête dans votre voiture et ne pas avoir arrêté alors que vous saviez qu’on vous regarde
Subir de la chirurgie esthétique
Survivre à un accident duquel vous auriez pu ne pas survivre
Écrire des articles pour une grande publication (une critique)
Perdre plus de 18 kg
Soutenir quelqu’un qui perdait connaissance
Piloter un avion
Toucher une raie vivante
Briser le cœur de quelqu’un (c'est bizarrement toujours moi...)
Aider un animal à donner naissance (j'habitais en camp.. ok ok!)
Gagner de l’argent à un jeu télévisé
Vous casser un os
Percer une autre partie de votre visage que les oreilles
Utiliser un revolver ou autre arme à feu
Manger des champignons que vous aviez récoltés
Monter un cheval
Subir une importante opération (aux yeux, à 5 ans)
Avoir un serpent comme animal de compagnie
Dormir plus de 30h d’affilée
Visiter tous les continents
Faire une randonnée en canoë de plus de 2 jours
Manger du kangourou.
Manger des sushi (hmmm)
Avoir votre photo dans le journal (pour l'arrivée du premier film du Seigneur des anneaux, on m'avait interviewé comme "fan fini")
Changer l’opinion de quelqu’un à propos de quelque chose qui vous tenait vraiment à cœur
Reprendre vos études
Faire du parachute
Porter un serpent
Construire votre PC à partir de différents morceaux
Vendre une de vos créations à quelqu’un qui ne vous connaissait pas
Teindre vos cheveux
Raser votre tête
Sauver la vie de quelqu’un

Eh ben... commentaires?

vendredi 13 juillet 2007

Vendredi 13

Comme on est le vendredi 13, j'avais le goût d'en parler un peu. Pour certains, ce jour porte bonheur, pour d'autre c'est l'apocalypse.

Y'a même un nom pour ceux qui en ont une phobie : paraskevidékatriaphobie.

Imaginez une séance de thérapie de groupe :
- Bonjour mon nom est Martin, je suis ochlophobe. S'il vous plait reculez! vous êtes trop près...
- Bonjour mon nom est Ginette et je suis géphyrophobe. Je vous appelle de mon cellulaire parce que je suis sur la Rive-Sud...
- Bonjour, moi c'est David et je suis paraskevidékatriaphobe...
- Pardon?
- paraskevidékatriaphobe... j'ai une crainte affreuse du vendredi 13... d'ailleurs on est quelle d.. ARRGGHHH!

On a toujours considéré le 12 comme un nombre "divin" et le 13 devenait donc un symbole de "malédiction". Il y a 12 dieux dans l'Olympe antique, 12 signes du zodiaque, 12 travaux d'Hercule, 12 tribus d'Israël et 12 apôtres de Jésus. Et il y a 12 mois dans l'année, 12 heures le jour et 12 heures la nuit...

Les liens religieux :

Sur la base de la Bible, les croyances chrétiennes soutiennent ce qui suit:
- Lors de la Cène, dernier repas de Jésus-Christ avec ses apôtres, ils étaient 13 à table. Le 13e convive, Judas le trahira et Jésus subira la Passion. Depuis lors, on croit que le fait être 13 invités à table porte malédiction.
- Le vendredi, ou le sixième jour de la semaine selon la Bible, est le jour de la Crucifixion de Jésus Christ.
- Ce serait un vendredi que Caïn tua son frère Abel.
- Hérode massacra les innocents un vendredi.
- Un vendredi, le Diable tenta Ève et Adam mangea le fruit défendu.
- Adam et Ève furent par la suite expulsés du Jardin d'Eden un vendredi.
- Le Temple de Salomon aurait été détruit un vendredi.
- C'est un vendredi que commença la grande inondation, et que l'Arche de Noé fut lancée sur les flots.
- Selon les Chrétiens, lors de cérémonies sataniques, il y a 13 présences: douze sorcières (dont Frigga) et un diable. Après l'invasion des peuples nordiques et germaniques, et leur conversion au Christianisme, Frigga, la déesse nordique de l'amour et de la fertilité, fut bannie, envoyée au sommet d'une montagne et considérée comme une sorcière. Depuis, chaque vendredi, la déesse pleine de rancune convoquerait onze sorcières et le diable pour comploter de mauvais tours à jouer au cours de la semaine suivante.
- C'est dans le 13ième chapitre du dernier livre de la Bible [chapitre de l'Apocalypse, celui de l'Antéchrist], au dernier verset qu'on retrouve la mention du nombre de la Bête, 666 (Révelation 13:18). Notez que l'insertion de deux zéros donne 60606 = 7 x 37 x (13 x 18), d'où la coïncidence avec le passage biblique Rév. 13:18 qui traite du 666 ! ...
- Vendredi est un jour banni par la Bible. Le mot "vendredi" ne se retrouve nul part dans la Bible, ni dans le Nouveau Testament, ni dans l'Ancien Testament; on y utilise plutôt l'expression "sixième jour".
- Ce serait un vendredi 13 que les Templiers auraient été massacrés.

Loki
Selon la mythologie nordique, il y avait 12 dieux réunis pour un dîner à Valhalla, la maison du Dieu Odin. Ce dernier avait invité ses 11 plus proches amis-Dieux. Tout le monde s'amusait bien quand un 13ème convive surprise surgit, sans aucune invitation. C'était Loki, le Dieu poltron, du mal et du trouble, cruel, malveillant et aux cheveux roux. Le bien-aimé Dieu Balder tenta alors de sortir Loki de la maison. Selon la légende, une bagarre et un coup fatal de lance s'en suivirent, causant la mort de Balder. Depuis cet incident mythologique, outre la malédiction d'être 13 invités à table, l'histoire considère le nombre 13 comme hanté.

Chute de Constantinoble selon les Grecs

Pour les Grecs, le nombre 13 est considéré malchanceux car en lien avec la chute de Constantinople, survenue le mardi 29 mai 1453. En additionnant les chiffres de cette année dramatique, on a 1+4+5+3 = 13, soit le nombre hanté. Cette ville grecque, Constantinople fut conquise par les Turcs, sous commandement du Sultan Ottoman Mehmed II

Thèse anthropologique

Certains anthropologues prétendent que le nombre 13 est irrégulier car les premiers êtres humains ne pouvaient compter qu'avec 12 items seuls: 10 doigts et 2 jambes.

Mais le vendredi 13 n'est pas un jour d'infortune pour tout le monde. En Espagne en Grèce et en Amérique latine, c'est le mardi 13 qui est jour de malchance. Chez les Italiens, c'est 17 qui est le nombre malchanceux et non 13. "Fare tredici!" ou "Faire le treize" est un slogan de la lotterie nationale. Alors, si vous trouvez le nombre 13 vous gagnez. Toutefois, on ne trouvera pas de chambre 17, ni de 17ème étage dans les hôtels, ni de siège no 17 sur les avions de la compagnie italienne Alitalia. Des millions d'Asiatiques ont peur du chiffre 4. En effet, ce chiffre dont la prononciation est identique à celle du mot "mort" tant en mandarin, en cantonais, qu'en japonais. Pour les Japonais, le nombre 4 est hanté car il se prononce "shi", et ce dernier mot signifie "la mort".

Et moi, c'est le samedi le 14 qu'il m'arrive malheur... et c'est demain AAARGGHHH!!!

FanTasia, part 1

Le Festival FanTasia (www.fantasiafest.com) est commencé!

Cette année, pas moins de 18 films se sont ajoutés sans crier "gare" ni "arrêt d'autobus" à ma liste.

En ce vendredi 13, faisons un bref résumé de ce que j'ai vu :

The Restless (collaboration Corée-Japon, tourné nen Chine - un homme chasseur de démon dans le Japon féodal, repentant, ayant perdu sa bien aimée brûlée comme une sorcière, se retrouve vivant au Purgatoire et retrouve une image de sa copine qui n'a plus de mémoire, puis doit combattre une figure diabolique qui fut, sur terre, comme un père pour lui) - film plutôt intéressant, au style wuxia (escrime éblouissante, soieries vaporeuses, imagerie grandiose) qui joue bien entre la comédie, la romance et l'action, bons effets spéciaux, décors incroyables, entre le réel et le virtuel

The Banquet (les tribulations shakespearienne (Othello, Hamlet) d'une impératrice et de sa cour) - je m'attendais à mieux de la part de l'équipe de Yuen Woo-Ping, de Ziyi Zhang et du réalisateur Feng Xiaogang... mais le film dépasse certaines limites de la nudité auquelles les Chinoises nous ont habitué, le piano de Tan Dun est omniprésent, le massacre d'une école de comédiens est visuellement puissant, et la fin est très queue de poisson.. mais pour un si gros budget, on a déjà vu plus flamboyant (surtout au niveau des couleurs)

Wolfhound (film russe épique, mix entre Conan et Clash of the Titans - un homme, dernier survivant du clan des Chiens gris, ayant perdu ses parents lors d'une attaque sur son village, devient esclave et réussit à s'enfuir, rendu adulte et fort... dans sa quête de vengeance, il fait la rencontre d'individus (sorcier, jolie demoiselle, jeune érudit, princesse, guerriers fourbes...) qu'il aidera dans leur quête encore plus importante). Certaines scènes de combat valent le coup d'oeil, mais sinon c'est parfois risible... surtout l'animal de compagnie de l'homme : une chauve souris qui lui sauve la vie à quelques reprises...

The Show Must Go On (Corée - l'histoire d'un petit gangster qui se fait vieux et qui n'arrive plus à suivre le rythme, et qui perd enfants et femme au profit du Canada...) Je m'attendais à un Bittersweet Life, avec certainement plus de violence... mais ca trempe plutôt dans le pathétique. L'homme est une loque... et il ne fait rien (ou ne peut rien faire) pour s'en sortir... Même si on rit quelques fois, et que la performance de Song Kang-ho est remarquable, c'est un peu décevant selon mes attentes...

Stalker (film russe, de Tarkovsky, 1979 (2h42) - un pseudo-météorite a crashé en Russie. Dans cette zone maintenant interdite et dangeureuse en pleine nature, existe une chambre où tous les désirs se réalisent.) Métaphore d'une métaphore sur le marxisme, le communisme, le bonheur, la perte de la foi au profit d'un intelligentia, de la foi et l'espoir contre le matérialisme... Un road movie métaphysique, dédale philosophique abstrait... Réflection sur une bureaucratie aveugle et une industrialisation outrancière... Des plans séquence hyper contemplatives, pratiquement hypnotiques (y'a des bouts où il ne se passe rien à l'écran pendant 1 minute!), au son hyper recherché (gros trip de soundman), médiculeusement isolé. Des images sortant tout droit d'un tableau, quelques dialogues profonds et fort intéressants (sur le rôle d'un écrivain, sur l'accès au bonheur)... sûrement que la 2e écoute doit être moins pénible.. À ne pas voir fatigué, vous allez en perdre des bouts... je sais, j'en ai perdu une quarantaine de minutes!!

À venir : End of Line, Death Note, Puritan et le fameux 13 Beloved que tout le monde attend...

lundi 9 juillet 2007

Un petit pas pour l'homme part 4

“Je veux être dans mes affaires.”

Voilà la phrase qui a voulu dire : je ne t’aime plus, je te quitte, c’est fini. Assez original, il faut l’accorder. La belle rouquine, avec qui j’avais lié ma destinée devant un juge rigolo et La Nozze de Figaro en background, un jour de novembre de l’an boggué 2000, se faisait la malle pour aller recommencer sa vie ailleurs.

Seul.

Je me retrouvais donc seul dans ce minuscule appartement d’un quartier que je tente toujours d’apprivoiser, que nous partagions du mieux que nous pouvions. J’étais tout aussi excité que terrorisé : c’est la première fois que je me retrouvais solitaire dans ma résidence primaire. J’ai toujours habité en colocation ; même dans ma ville collégienne, je partageais ma chambre avec un “plus grand que moi” (comme j’adore l’appeler), puisqu’il était aussi géant que moi petit. C’est-à-dire qu’il changeait les ampoules sans monter sur une chaise et j’allais chercher la pomme dans le fond du frigidaire pour lui quand il avait faim. Bon j’exagère, mais si peu. J’ai dû, pour la peine, régresser dans mon cheminement personnel. Après deux mois de réflexion, j’ai été faire une razzia dans une boutique d’affiche de films. Bien entendu, j’ai quand même du goût dans le genre, je n’ai pas acheté n’importe quoi! Mes coups de cœur avaient été le poster en allemand, orange noir et blanc, de Lola Rennt (Cours Lola Cours) et le magnifique poster chinois, tout rouge, du Fabuleux destin d’Amélie Poulin (elle est assise dans son lit à contempler l’album photo de Nino). J’ai toujours cette affiche, qui trône au-dessus de mon lit - y paraît que c'est pas feng shui, selon mes collègues de bureau, que ça peut effrayer les filles, de voir une fille seule trôner sur un poster ou dans un cadre, dans la chambre du maître des lieux. Feng Shui ou pas, je le garde!

Donc, des films un peu partout, des disques vinyles dans ma cuisine, des bouteilles de bière importées qui ramassaient la poussière; je me croyais revenu au cégep. Ça n’a pas duré : après quelques mois, je reprenais le contrôle du lieu. En fait, j’ai essayé (et j’essaie toujours) de me connaître davantage, de connaître mes goût en matière de déco, mes besoins, mes désirs. Je voulais que, quand une personne entrait chez moi, elle (se) dise : ah ça c’est totalement David. Du David tout craché! J’y ai mis donc du temps et des sous, et voilà que les murs se sont remplies d’autres trucs : dans mon salon, deux affiches encadrés d’Enki Bilal, dont un hommage à Tintin, une sérigraphie de Loisel directement de Belgique, un croquis de la Fée Clochette (ça c’est tout nouveau de juin 2007). Une affiche d’un tableau d’un de mes peintres préférés, Magritte, au-dessus de mon écran d’ordinateur, ramené aussi de Bruxelles (le Magritte, pas l'ordi), quelques dessins du génial dessinateur Serge Boisvert de Nevers, qu’il a bien voulu me dédicacer, et un mini poster de Dial M for Murder, d’Hitchcock, parce qu’elle est cool, parce que c’est Grace Kelly qui se fait poignarder et qu’elle tente d’attraper un téléphone qui ressemble drôlement à l’antiquité que j’ai pu trouver, il y a quelques années, sur eBay. Bref, plus ça allait, plus je me sentais chez moi. Chez moi. Deux mots magiques.

Mon rythme de vie roulait aussi de plus en plus rapidement. Les demandes pour la fabrication de pages Web allaient de mieux en mieux, on me donnait de plus en plus de responsabilités à mon travail, je couvrais autant sinon plus de pièces de théâtre…
Old Charlie stole the handle and
The train won't stop going --
No way to slow down.

Les rencontres amicales et amoureuses n’ont donc pas été nombreuses. Une petite brunette me plaisait beaucoup, jusqu’à ce qu’elle me demande, lors d’un dîner, si j’avais quelque chose derrière la tête. Nonchalamment, je réponds non, pourquoi? Et voilà-ti pas qu’elle se lève et m’expose son joli bedon rond plein de vie. Comme je l’avais toujours vu avec un manteau d’hiver ou assise, je n’avais jamais remarqué!

C’est alors que je me suis inscris sur quelques forums de discussion, dont certains de cinéma. J’y ai rencontré de très bons amis, que je salue bien bas et qui, je suis sûr, me lisent et se reconnaissent. Des sites de rencontre aussi, ce que j’appelle des « catalogues de luxe » : plusieurs bonjour, quelques rencontres, dont une qui me dit, après 20 minutes de discussion : bon, regarde, c’est pas d’un ami que j’ai besoin, alors je te souhaite bonne chance. Euh… on peut se donner un peu de temps pour se connaître svp ?? Puis, une qui fonctionne. Malheureusement, on habitait sur des planètes diamétralement opposées. Si nos planètes étaient dans l’astrologie, les médiums diraient probablement que, quand elles apparaissent en même temps dans le ciel, discorde et incompréhension tombent immanquablement sur les humains. On parlait, et on ne se comprenait pas. On utilisait pourtant la même langue, les mêmes mots, mais il y avait de l’interférence. En fait, c’est un peu dommage, puisque c’était une gentille… correcte… une fille. Trois mois plus tard, on se disait adieu. Le train de ma vie allait définitivement trop vite et allait trop loin pour certains passagers...
He sees his children jumping off
At the stations -- one by one.
Merci Jethro Tull.

Que me réserve l'avenir? Restés branché!